Sherlock se réveilla le premier. Il resta un moment immobile en constatant qu'il était totalement collé à John. Il inspira un grand coup et regarda l'heure, 9h15, il était temps de se lever. Doucement il s'extirpa de la chaleur agréable du lit et alla prendre une douche. Il ressortit de la salle de bain et vit John toujours endormi, hors des couvertures mais flanqué d'une belle érection. Sherlock se racla nerveusement la gorge et détourna la tête en essayant de ne pas penser à ce détail de l'anatomie du blond. Sherlock commanda le petit-déjeuner et secoua doucement l'épaule de John:
«-John, il faut te lever c'est l'heure. Le petit-déjeuner va bientôt arriver.
-Il est quelle heure?
-Il est déjà 9h30.
-Oh… j'arrive.»
John se redressa et rougit lorsqu'il sentit sa propre érection entre ses jambes. Il se gratta la nuque avec embarras:
«-Je… enfin…»
Le brun comprit le problème et se leva pour se diriger vers la porte. John le remercia intérieurement de cette délicate attention et partit vers la salle de bain d'un pas rapide. Il prit une douche bien froide en fermant les yeux. Il savait que c'était la proximité de Sherlock qui avait provoqué cet état, car habituellement il n'avait jamais d'érection matinale. Au bout de plusieurs longues minutes il sortit de l'eau, en réalité il avait fallu que Sherlock toque à la porte en disant que le petit-déjeuner allait refroidir pour qu'il sorte, sinon il serait toujours sous le jet. John se sécha, s'habilla et sortit pour rejoindre Sherlock.
Les deux hommes prirent le petit-déjeuner et repartirent pour le salon. Là, ils rencontrèrent les derniers auteurs qu'ils devaient voir, et John nota d'autres idées sur son calepin. Il regarda Sherlock qui parlait avec quelqu'un. Le blond était fasciné par ces lèvres pleines en train de remuer, cette langue qui passait parfois furtivement à sa vue, ces dents blanches et droites. John se mettait à imaginer cette bouche autour de son érection, ces boucles brunes dans sa main pour qu'il guide le mouvement. John ferma les yeux et inspira un grand coup, il sentait son sexe durcir à mesure qu'il s'imaginait Sherlock à genoux devant lui. Ces pensées étaient électrisantes et il ne pouvait pas les arrêter.
Sherlock discutait toujours avec Pete Donshon et se tourna vers John. Il le vit, yeux clos, se mordant la lèvre, légèrement cambré. Sherlock continuait sa conversation comme si de rien n'était mais il constata que le jean du blond était légèrement plus tendu. Il sentit une vague de chaleur monter en lui, John était beau et il ne s'en rendait même pas compte. Le brun se tourna à nouveau vers Pete et lui sourit, la discussion était presque finie. Le brun se jura qu'il allait faire changer John d'avis vis à vis de la sexualité entre hommes. Pete lui sourit et s'occupa d'un lecteur qui lui posait des questions. Le jeune Holmes en profita pour s'éclipser et s'approcha du blond. Il lui murmura, la voix rauque:
«-Je meurs de faim John.»
Le blond sursauta légèrement et ouvrit les yeux. Leurs regards se soudèrent et le blond demanda:
«-Vraiment? Pourtant on vient à peine de déjeuner.
-Ce n'est pas de cette faim-là que je parle.
-Oh… mais pourquoi tu me dis ça à moi?
-Parce que c'est toi qui me la provoque.»
Sherlock sourit quand il vit John frissonner et tressaillir en même temps. Le brun posa doucement sa longue main sur la hanche du blond et lui chuchota à l'oreille:
«-Allons dans un endroit plus calme… juste toi et moi.
-Tu vas faire quoi?
-Tu verras… mais normalement tu apprécieras.»
John frissonna à nouveau en entendant cette voix encore plus grave qu'à l'accoutumée, elle ne faisait qu'accentuer ses pensées coquines. Les deux hommes sortirent de la salle rapidement. Le blond se retrouva plaqué contre un mur sans même l'avoir comprit. Il sourit à Sherlock sans trop savoir comment réagir car la situation était en train de lui échapper. Le brun le regarda au fond des yeux:
«-Tu as conscience à quel point tu es séduisant?
-Euh… je ne suis pas séduisant voyons!
-Oh que si! Tu crois que je ne t'ai pas vu tout à l'heure, en train de bander? Tu n'imagines pas à quel point ça m'a excité!
-Ah… ah oui?»
John ferma les yeux, il se sentait durcir un peu plus à chaque parole du brun. Sherlock posa une main de chaque côté du blond pour le bloquer:
«-Tu ne me crois pas?
-Je sais pas… c'est bizarre à imaginer. »
Pour prouver ses dires, Sherlock pressa sa propre érection contre celle de John et enfouit son visage dans son cou:
«-Maintenant tu le sais… tu en penses quoi? J'ai l'impression que ça te plaît pas vrai?»
John ne pouvait même plus parler, il se demandait même comment faisait le brun pour avoir encore l'usage de la parole à cet instant. Il ne pouvait même plus bouger, car sentir l'intimité de Sherlock pressée contre la sienne était à la fois un délice et quelque-chose de totalement terrifiant.
Sherlock décida de tenter le tout pour le tout. Il commença à déposer de petits baisers dans le cou du blond, tout en continuant de se frotter contre lui. John poussa un petit soupir, manifestement il aimait ce que lui infligeait le brun. John réussit à articuler au bout de quelques instants:
«-Rentrons… je ne veux pas… enfin tu vois… pas ici.
-Alors c'est partit.»
Sherlock l'attrapa par la main et le tira jusqu'à la voiture. Ils sautèrent presque dedans et foncèrent jusqu'à l'hôtel. Les deux hommes montèrent dans leur suite à toute vitesse et verrouillèrent la porte. Une fois là ils restèrent à se fixer un moment. Ils ne savaient pas ce qu'ils devaient faire maintenant. l'intimité de la chambre changeait la pulsion qu'ils avaient eu dehors. Sherlock se lécha les lèvres et retira sa veste. Il commença à déboutonner sa chemise et regarda le blond:
«-Je trouve qu'il fait chaud ici non?
-Si. »
John comprit l'insinuation et commença à se déshabiller lui aussi. Il était si fasciné par les mouvements du brun en train de se dénuder qu'il les imitait sans soucis. Bientôt ils se retrouvèrent nus face à l'autre. Sherlock appuya sur un interrupteur qui ferma le store. John s'approcha et tendit timidement la main vers Sherlock. Il était légèrement intimidé par ce corps long et fin. Il passa le bout de ses doigts sur le torse imberbe du brun, savoura la douceur de sa peau couleur porcelaine.
Sherlock prit John par la taille et le plaça bien face à lui. Il l'observa un instant, puis fit glisser ses mains sur les fesses fermes de John. Le brun les colla peu à peu puis se pencha. Leurs lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres, leurs souffles se mêlaient. Finalement Sherlock franchit la courte distance qui les séparaient et joignit leurs lèvres. Le baiser était hésitant, mais ne mit que quelques instants à devenir passionné.
John glissa ses mains dans les épaisses boucles brunes et ouvrit légèrement sa bouche, accueillant avec joie la langue de Sherlock. Jamais John Watson n'avait ressentit autant de désir pour qui que ce soit, mais là il perdait littéralement la tête. Le blond se laissa tomber sur le lit et attira Sherlock avec lui.
Le brun fit courir ses mains sur tout le corps de John, il avait la peau légèrement rappeuse, c'était fort agréable. Il donna quelques coups de langues à des points érogènes avant de descendre ses baisers le long du ventre de son futur amant. Il passa sur le nombril, descendit encore et s'arrêta sur l'aine. Il sourit quand John se cambra à ce contact. Sherlock descendit encore et finit par prendre John en bouche.
John poussa un petit gémissement de plaisir. Il avait du mal à réaliser qu'il était avec un homme à cet instant. John avait l'impression de redécouvrir son propre corps, jamais une femme ne lui avait procuré autant de plaisir durant une fellation. Le blond n'y tenait plus, il glissa ses doigts dans les cheveux de Sherlock et contrôla légèrement le rythme avant de lâcher prise. Le brun semblait ne pas avoir besoin d'indications sur la manière de donner du plaisir. John se laissa donc totalement aller, c'était si délicieux.
Sherlock continua ses mouvements de tête et finit par se redresser légèrement. Il plongea son regard dans celui du blond:
«-Je n'en peux plus… par pitié prends moi.
-Tu… quoi?
-Baises moi!»
John fut surpris d'entendre Sherlock parler si crûment mais comprit cette hâte. Sherlock semblait réellement sur le point d'exploser de désir. John l'embrassa à en perdre haleine et plaqua Sherlock au lit. Il ne savait pas quoi faire et il n'arrivait pas à réfléchir pour trouver une solution. Le brun prit les devant, il attrapa la main du médecin et commença à lui lécher les doigts. John sentit un coup d'électricité fuser dans son sexe et comprit ce qui se passait. Il attendit encore un peu et libéra sa main. Il la descendit le long du corps gracile et entra un doigt en Sherlock. Le brun poussa un gémissement en se cambrant, c'était délicieux. Il écarta légèrement les jambes et ferma les yeux, John s'en sortait bien pour une première fois. Le blond commença un mouvement de va-et-vient avec son index, puis ajouta son majeur, arrachant un nouveau gémissement au brun. Sherlock mordilla la nuque de John et lui murmura en léchant son oreille:
«-Prends moi maintenant!»
John n'y tenait plus non plus, Sherlock était si ouvert à lui qu'il ne pouvait plus résister. Il plaça son sexe devant l'entrée du brun et souda ses yeux aux siens:
«-Je l'ai jamais fait.
-Je sais.. mais tu vas t'en sortir.»
John poussa doucement, il ne voulait pas lui faire mal. Il ne s'attendait pas à entrer si facilement. Il ferma les yeux et profita un instant de la sensation d'être en Sherlock. Il reprit son souffle, qu'il avait retenu sans s'en rendre compte, et commença à bouger.
Sherlock se mordit la lèvre, John s'y prenait si bien alors que c'était sa première fois. Sherlock n'osait même pas imaginer à quel point ce serait agréable une fois que John serait vraiment expérimenté. Le brun savait déjà qu'il perdrait la tête quand son amant saurait vraiment ses failles et ses préférences. Pour le moment il savourait les coups de reins doux que lui infligeait John. Le brun gémit à nouveau quand John écouta ses pulsions et qu'il donna des coups de reins plus profonds et plus forts. Les sons émit par le brun n'étaient plus que des monosyllabes incompréhensibles, seuls deux mots complets sortaient: encore et John.
Le blond se sentit pousser des ailes. Il donna des coups de butoir de plus en plus puissants et passionnés. Il sentait que l'orgasme était proche, il voulait que le brun l'atteigne en même temps, c'est pourquoi il agrippa le sexe de Sherlock. Il commença à le masturber tout en continuant ses mouvements de hanches.
Sherlock ne savait plus par où donner de la tête. Il était totalement soumis aux bons vouloir de John et c'était divin. Sherlock avait l'impression de n'être qu'une poupée de chiffon entre les mains du blond, jamais on n'aurait pu croire qu'il n'avait jamais été attiré par les hommes auparavant. Ça semblait si naturel que Sherlock gémit une dernière fois en se cambrant, sentant tout son corps se tendre dans l'orgasme dévastateur qui l'emportait.
John jouit aussi lorsqu'il sentit Sherlock se déverser dans sa paume et qu'il le vit se raidir ainsi. Le médecin n'avait jamais fait l'amour avec tant de passion, et cette sensation en Sherlock était bien meilleure que celle qu'il avait ressentit en faisant l'amour à des femmes par le passé.
Le blond était épuisé par tant de nouveauté et se laissa tomber à côté de son amant. Ils reprirent doucement leur souffle et Sherlock se blottit contre John. Aucun mot ne voulait sortir de sa gorge, pourtant il avait milles compliments à lui faire. Au bout de plusieurs longues minutes Sherlock murmura:
«-Waouh… John c'était si bon! J'ai hâte que nous recommencions. Et tu oses prétendre que tu n'avais jamais eu de rapport sexuel avec d'autres hommes avant aujourd'hui?!
-Je te jure que c'est la première fois.
-Alors j'ai eu beaucoup de chance de te découvrir novice, car quand tu seras expert alors je vais grimper au rideau!»
Il prit la bouche de John dans un baiser ardent pour l'empêcher de répondre, car il avait trop peur d'entendre qu'il n'y aurait jamais de prochaine fois. Cette action ne sembla pas du tout déranger John, bien au contraire puisqu'il plaça sa main dans le creux des reins de Sherlock et qu'il l'attira à lui. Les deux hommes continuèrent de s'embrasser puis décidèrent d'aller prendre une douche. Tout avait changé entre eux et ils ne savaient pas encore où cela les mènerait.
