Je m'attriste de voir que je n'ai pas plus de reviews sur cette histoire... Je me demande même si je suis lu...
John ouvrit les yeux en pleine nuit. Il descendit son regard et vit Sherlock penché sur son sexe en train de le dévorer goulûment. Le blond grogna et passa ses mains dans les boucles de Sherlock:
«Je n'aurais donc jamais de répit?
-Non jamais… je voulais juste te réveiller beau gosse.»
John sourit et fit remonter Sherlock pour l'embrasser avec fougue. Il le colla à lui et le déshabilla tout en le caressant. L'éditeur se laissait faire avec plaisir, il aimait beaucoup être au contact du blond. Ils continuèrent leurs baisers et leurs caresses, puis cette fois Sherlock demanda en l'embrassant dans le cou:
«-J'ai envie que tu découvres à quel point c'est bon de se faire prendre…
-Alors dans ce cas prépare moi bien, sinon je n'aurais jamais le courage de te laisser faire.»
Sherlock eut un large sourire et reprit sa fellation pour détendre son amant. Au bout d'un moment il entra progressivement un doigt en lui, le laissa s'adapter puis ajouta un deuxième. John ferma les yeux, c'était à la fois désagréable et enivrant. Le blond sentait qu'il était prêt, il inspira un grand coup et attira Sherlock entre ses jambes:
«-C'est bon, tu peux y aller chéri.»
Sherlock l'embrassa longuement puis finit par entrer en lui. John grimaça d'abord de douleur, puis sentit toutes les parcelles de son corps s'ouvrir. John se mordit la lèvre, le sexe avec Sherlock était meilleur que tout au monde. Il se mit à bouger légèrement pour accompagner son amant et sentit qu'ils étaient sur le point de venir tous les deux. Le brun lui mordilla la gorge:
«-Tu me rends dingue! Continues de bouger comme ça!»
Les deux hommes continuèrent de faire l'amour passionnément pendant de longues minutes jusqu'à ce que Sherlock crie le nom de son amant et qu'il se tende. John bougea encore un peu et vint lui aussi, pressant Sherlock contre lui. Les amants reprirent leurs esprits avant de partir marcher au bord du lac.
Le grand air leur fit du bien. John avait totalement oublié le chapitre qu'il voulait écrire. Il marchait tranquillement sur le sentier, profitant du vent et du silence. Le blond s'arrêta et ferma les yeux en inspirant. Le soleil baigna son visage et John se sentit enfin vivant, plus vivant qu'il ne l'avait jamais été. Il sourit lorsqu'un baiser atterri sur ses lèvres. John murmura:
«-Je me sens bien ici.
-Moi aussi je me sens bien ici. Dis moi à quoi tu penses.
-A rien de spécial, je profite de l'instant.»
Sherlock attrapa la main de John et ils se remirent à marcher doucement. Les petits clapotis de l'eau avaient un côté apaisant. John ne savait pas pourquoi mais sentir la main du brun dans la sienne lui donnait de la force. Il avait l'impression d'oublier peu à peu toutes les horreurs qui d'habitudes le hantait.
Sherlock avait l'impression de voir John pour la première fois. Le blond semblait réellement différent, comme apaisé. Le brun réfléchissait et finalement si John ne terminait pas son roman ce n'était pas si grave. Si le médecin oubliait un peu la guerre et qu'il guérissait autrement alors c'était le plus important. Le brun s'arrêta et embrassa John:
«-C'est vraiment beau ici.
-Je suis bien d'accord. Ça me fais oublier ce que j'ai pu vivre là-bas. Je ne sais pas comment, mais tu réussis à me changer les idées.
-J'essaye de nous trouver des occupations. De te faire découvrir des choses. Et je t'emmène dans un endroit paradisiaque.
-Tu as bien réussi ton coup. Tu avais prévu ce qui s'est passé entre nous?
-Non. J'avais de l'attirance pour toi, mais je ne savais pas que tu en avais aussi. En tout cas je suis ravi que ça ai tourné de cette manière.
-Je n'ai pas à me plaindre non plus.»
Ils échangèrent un sourire et continuèrent leur promenade. Sherlock expliquait ce qu'il savait à John à la façon d'un guide touristique. Ils discutèrent de tout et de rien puis rentrèrent à l'hôtel. Ils passèrent un peu de temps au spa de l'hôtel, ils avaient besoin de prendre soin d'eux un peu.
John remonta dans la chambre et écrivit un peu. Il avait reprit son calepin et développa ses idées. Il sentait que ça lui faisait du bien, mais il n'en avait plus autant besoin qu'avant. Maintenant il avait trouvé une substitution à l'écriture: Sherlock. Le docteur s'étira et regarda Sherlock. Le brun dormait sur le canapé devant la télé. Manifestement se faire chouchouter au spa l'avait détendu au point le plus élevé. John attrapa un plaid et le plaça tendrement sur le corps fin de l'éditeur. Il déposa un baiser sur son front et éteignit la télé. Il se remit derrière son ordinateur et se mit à écrire.
Sherlock se réveilla un peu plus tard, légèrement hagard. Il lui fallut quelques instants pour comprendre où il était. Il regarda John qui était toujours en train d'écrire. Il se leva, passa ses bras autour du cou du blond et embrassa sa tempe:
«-Tu ne t'es pas arrêté depuis que nous sommes montés?
-Non, j'ai envie de finir ce livre. Comme ça après je pourrai me consacrer à autre chose.
-Il ne faut pas écrire pour écrire, ça doit être vrai.
-Tout est vrai dans mes écrits, c'est juste que depuis que nous sommes là j'ai l'inspiration. C'est pour ça que je peux écrire beaucoup. Mais si toi tu veux continuer de te reposer il n'y a pas de soucis.
-D'accord, mais j'espère que tu vas aussi t'occuper de moi sinon je vais m'ennuyer.»
John ricana et caressa les pommettes saillantes du brun, frottant son nez contre le sien:
«-Ne t'inquiète pas, tout se passera bien. J'ai bien assez de temps pour mon livre et pour toi petit pervers.»
John sourit et attira le brun sur ses genoux pour l'embrasser fougueusement. Le brun se retrouva rapidement allongé sur le bureau, John le prenant violemment. Le blond avait l'impression d'être un adolescent découvrant les plaisirs du sexe. Ils n'en avaient jamais assez, ils s'étaient découvert une compatibilité inouïe dans ce domaine. Sherlock cria le nom de son amant lorsque l'orgasme le prit, juste au moment où John avait le sien lui aussi. Ils prirent une douche et commandèrent à manger au service d'étage. Ils prirent des lasagnes au saumon avec du vin. Ils s'installèrent sur le canapé en attendant leur commande. Sherlock se colla à John tel un enfant en mal d'affection. John de son côté caressait inlassablement les boucles tout en regardant la télé, la respiration dans son cou le calmait.
Sherlock resta contre John même quand le garçon arriva. Il leur laissa leur plat et partit d'un air neutre après que le médecin ait donné un pourboire. Le brun regarda son amant:
«-Bon appétit John, mais je sais déjà que ces lasagnes seront moins délicieuses que toi.»
Les deux hommes se mirent à rire et commencèrent à manger. Une fois le ventre plein ils allèrent dans le lit. Sherlock se blottit de nouveau contre John et murmura:
«-Il fallait que je te dise quelque-chose.
-Oui quoi?
-Je sais que c'est tôt et inattendu, mais je t'aime.»
Le blond accusa le coup, il s'était attendu à beaucoup de choses sauf à une telle déclaration. Il sourit et enlaça Sherlock, déposant un baiser sur son front:
«-C'est pour le moins surprenant… Sherlock mon ange… waouh.»
John ne pouvait se permettre de répondre quelque-chose d'aussi stupide que « moi aussi », il ne savait donc pas quoi dire. Il posa son index sous le menton du brun et lui fit doucement lever le visage. Il l'embrassa tendrement, caressa sa nuque et murmura:
«-Je n'ai jamais aimé quelqu'un comme je t'aime. Tu apaises mon âme de tous ses tourments! Je crois que je suis tombé sous ton charme dès que j'ai entendu ta voix, dès que nos regards se sont croisés. Je dois aussi dire que te voir avec des lunettes m'a excité inconsciemment.»
Sherlock était immobile et silencieux. Il murmura finalement:
«-C'était bien plus beau que mon pitoyable je t'aime.
-Non ta déclaration était parfaite… j'espère juste que ça se passera aussi bien à la fin du séjour.
-Je ne vois pas pourquoi ça serait différent. Le cadre autour de nous n'a fait qu'accentuer ce que nous avons essayé de nous cacher rien de plus.»
Ils s'embrassèrent tendrement pendant une longue partie de la nuit avant de sombrer dans un sommeil calme et agréable.
