Note de l'auteur :
Voilà le premier chapitre de la partie deux !!!! J'ai mis un certain temps à le poster, désolée ! J'ai vu que les commentaires que vous avez laissé étaient plutôt inquiets sauf que non, quand je dis fin de la partie 1, il y a forcément une partie deux, du calme !!
BONE lecture !
Je fixais Chara, ses cheveux courts flottant au vent. Nous étions en route dans le train pour notre nouvel appartement, notre université se situant -malheureusement pour notre famille- trop loin du domicile. Nous avions toutes deux eu un bac S avec mention donc nous étions toutes les deux sur nos lauriers, heureuses. J'avoue avoir une certaine peur : nous allions commencer une nouvelle vie et ce, seules... Ma peur se concentrait surtout pour Asgore et le royaume : j'abandonnais momentannément mon poste d'ambassadrice...
Ah là là, quand il va voir la pile de dossiers à compléter, il va hurler de peur...
Une voix enregistrée annonça l'arrêt à la gare Frisk. Je rougis.
Oui, en tant que sauveuse des monstres, quand il a été question de nommer les rues, les places, les avenues et les gares, j'ai beaucoup entendu de "Rue Frisk !" "Place Frisk notre sauveuse !" "Avenue de l'ambassadrice Frisk !"...
C'était très gênant.
Chara remarqua mon attitude et ricana en lâchant :
"Quoi, tu es toute gênée parce que c'est ton nom ?
-O-Oui...
-Dis-toi que moi, je n'ai pas eu droit à cet honneur. Un cercueuil en bois peint avec un coeur rouge rafistolé dessus. Waouh. La grande classe.
-Moi, dès que je me présente, on me dit 'comme l'ambassadrice'. C'est pas mieux. Je suis l'ambassadrice ! Pas 'comme' l'ambassadrice !
-Ils ont du mal à se faire à ton presitige, voilà tout."
Elle me fit un bisou dans le cou et je rougis encore plus. Bon sang, elle peut pas attendre que l'on soit seules ?! Je sais pas, mais à sa place, je ne l'embrasserais pas en plein milieu d'un train bondé !
Légèrement en colère, je méditais sur la question seule, laissant Chara dans l'ignorance ce qui la perturba, elle qui d'ordinaire entendait la moindre de mes pensées. Je lâchais :
"Pas en public.
-Oh, c'est ça qui te dérange. Tu sais, personne ne va chercher à savoir si...
-Ce n'est pas la question !
-Hmm... C'est les autres qui te dérangent ?
-O-Oui...
-OK. Laisse moi faire.
-NON ! RESTE ASSISE !"
Je la vis se lever et se diriger vers... les toilettes ? Quoi ? Quel rapport ? Ce fut quand elle ouvrit d'un geste naturel la porte des toilettes pour homme que je compris.
La menteuse ! J'attendis son retour, considérant qu'elle en mettait du temps pour simplement faire coucou aux urinoirs masculins.
Ce fut quand elle revint que je pris peur : elle avait une perruque et des lunettes ce qui accentuait son côté masculin. Désormais, elle avait des cheveux d'un noir d'ébène embroussaillés, ce qui me fit immédiatement penser à L, un personnage de Death Note, c'était peut-être une coupe pour faire son cosplay... Bref. Ses lunettes rectangles aux branches fines grises lui donnaient un air sérieux et très viril. Je marmonnais :
"Qu'est-ce que tu fous, Chara ?!
-Hmm... Je suis un homme à présent.
-Non, on sait toutes les deux que...
-Le premier qui est tenté de vérifier je lui en colle une, DONC, aux yeux des passagers je suis un homme. Ton petit copain pour être plus précise, même si je trouve ça complètement ridicule que tu n'assumes pas notre relation.
-Ce n'est pas ça, c'est juste que ce n'est pas légal.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-...Notre université est dans quel pays ?
-Le Royaume des monstres, pourquoi ?
-Je suis l'ambassadrice de ce pays, on est d'accord ?
-Oui, je le sais !
-Eh bien j'ai d'abord appris par coeur le code pénal qu'avait instauré Asgore. Il était très simple, d'ailleurs. Par contre, il y est indiqué que la séparation entre la religion et l'état n'est pas faite ! Ors la religion est une religion qui était il y a longtemps commune aux deux espèces, humains et monstres, puis après la guerre a diabolisé et transformé tout les anciens textes pour banir l'homosexualité.
-Tu parles de...?
-La religion catholique (mininote : je n'ai rien contre les catholiques, sauf que c'est à ma connaissance l'une des religions antique -donc susceptible d'avoir été pratiquée par des monstres dans Undertale- qui banisse l'homosexualité et l'une des plus répandues. C'est tout.).
-Ah... C'est... un problème que je n'avais pas pris en compte.
-Oui. Et du coup, si on commence à dire ça ouvertement, on risque des répercussions graves, décidées non pas par un tribunal laïque mais une sorte d'inquisition modernisée ! Et dans tout les cas, on aura beau trouver toutes les excuses que l'on veut, résultat la plupart des personnes vont nous accuser d'inceste en prime.
-Tu as raison...
-Bien ! Penses-y la prochaine fois que tu t'amuseras à m'embrasser !"
Je m'enfonçais dans mon siège, en colère contre Chara et contre Asgore. Je l'aime, Asgore, vraiment. Super Papa, super gars... Mais quand il faut se bouger pour son royaume en y laissant des plumes, ah beh là... Personne ! C'est vrai ! Durant la guerre des monstres, il a rien fait, durant l'emprisonnement pareil, quand Chara est tombée malade il a juste prié, quand Asriel est mort, il n'a rien fait pour calmer sa population et ainsi éviter la mort de six enfants (même s'il l'avait un peu provoqué, cette colère...), quand Toriel est partie il a juste pleuré et quand je suis arrivée il n'a rien fait non plus, se voilant la face avec son "je dois sauver mon peuple" qu'il répétait comme un mantra.
Je sentis la main de Chara passer sur ma cuisse. Je tournais mes yeux pour voir les siens, deux rubis calmes. Je soupirais. Bon, peut-être que je devais me calmer.
Le train s'arrêta à une autre gare. Notre gare. Chara sourit, retira sa perruque bizarre, prit ses bagages pendant que je prenais les miens et on descendit.
Une bourrasque de vent s'engouffra dans nos êtres dès que nous sortirent du train. Je me sentis trembler, mes narines respirant cet air nouveau : un air marin et chaud. Je souris faiblement, tout en levant les yeux sur un ciel dégagé à la pûreté légendaire.
Ce fut Chara qui me ramena sur Terre en me tirant par la manche. Je vis ses cheveux courts emmêlés, lui donnant un air sauvage et ses deux perles rouges tentatrices me firent fondre. Prise d'un élan d'amour, je lâchais mes valises et la prit dans mes bras en la faisant tournoyer. Elle me fixa, étonnée, en poussant une sorte de cri mêlé de peur et de joie. La reposant enfin sur le sol, je l'enlaçais avant qu'elle ne me dise :
"C'est pas toi qui disait "discrétion" ?
-Ferme-la et laisses toi faire.
-Oh mais je ne demande que ça."
Mon sourire s'aggrandit.
Notre nouvelle vie commençait.
Note de l'auteur :
Plutôt court, je vous le concède. Mais c'est une intro à la partie deux aussi !!!! BREF. Réponse aux reviews !
Prodoldy : Voilà le chapitre 1 de la partie 2 ! On a toutes les deux été super contente de tes compliments, Flo et moi on est très sensibles aux compliments de ce style ! Et ne t'inquiète pas, nous n'allons pas lâcher l'histoire de si tôt ;-) Merci à toi d'avoir commenté (je sens que je vais écrire un truc cliché) : c'est grâce à toutes les personnes qui commentent que je me suis -entre autre- lancée dans la fan fiction (et voilà ! écrire un truc cliché : check !).
Legeekeur gameur : Je sais que je t'ai déjà répondu par MP, mais bon... Je voulais juste te remercier à nouveau pour tes reviews, ça fait super plaisir ;-)
