Note de l'auteur :

Désolée de ne pas avoir posté plus tôt, mais je suis clouée au lit à cause d'une PUT* DE F*CKING BRONCHITE ! ARGH ! Non, je ne suis pas du tout énervée ! Ca fait juste QUATRES JOURS que je douille dans mon lit et que j'ai une voix de vieille sorcière. Donc, je vais essayer d'écrire ce chapitre avec la plus grande zen-attitude que je puisse. Une partie de ce texte est écrite par Florence Sinin.

BONE lecture !

PDV FRISK :

Je continuais à mourir, malgré l'aide de Chara et celle de Sans.

Les fleurs progressaient sur mon corps, je ne pouvais désormais plus voir ni marcher. Cette maladie parasitait mon corps que je sentais se recouvrir de boutons d'or. Sans me portait, ne disait rien, compréhensif. Il savait : Flowey lui avait révélé pour cette maladie étrange.

Nous étions désemparés.

Chara, tout d'abord méfiante envers mes compagnons de voyage, accepta bien vite que Flowey était dans cet univers gentil et que Sans n'était pas un simple comédien mais un véritable héros dans cette AU.

Je me réveillais dans les bras de Sans, grelotante. Je marmonnais :

"Sans, j'ai f-froid..."

Chara se réveilla immédiatement et s'exclama :

"C'est à cause de Snowdin, ça ! D'ordinaire, tu l'aurais supporté, mais avec ta maladie étrange... marmonna-t-elle

-Chara, je sais, mais il faut que je me réchauffe...

-C'est la fièvre qui te donne si froid. Tu ne devrais pas trop te couvrir.

-Frisk, prend mon manteau."

Je sentis autour de moi de la laine et du cuir, ainsi que quelque chose comme de la fourrure m'envelopper. Je souris et me lovais un peu plus contre ce manteau si chaud, si grand et si confortable. On continua d'avancer.

Rapidement, on arriva face à la terrible Undyne. Sans me posa contre un mur et commença le combat, aidé de temps à autre de Flowey. Malheureusement, ce n'était pas Sans qu'Undyne voulait. C'était moi. Elle lançait donc toutes ses lances contre moi.

Et moi qui ne voyais rien, je ne pouvais pas éviter ses attaques.

Je dus mourir une trentaine de fois dans ce combat.

Quand on réussit à passer Undyne, je pus continuer avec Sans et Flowey jusqu'au château du Roi en passant par le laboratoire d'Alphys et les jeux de télé de Mettaton. Chara m'expliqua alors quelque chose qui sut me redonner de l'espoir :

"Normalement, à la sortie de l'Underground, on devrait trouver Ink ou Error. Ils vont te soigner et t'échanger avec la vraie Frisk d'Underfell. On pourra rentrer chez nous, tout comme avant.

-Vraiment ?"

Je sentis que Chara opinait dans ma tête et sentis une nouvelle chaleur m'envahir : l'espoir. J'étais pleine d'espoir et me raccrochais à ses paroles. Sans, dans la salle du Jugement, me demanda :

"Tu es sûre de vouloir aller plus loin, gamine ? Parce qu'après... C'est la salle du Roi. Et... Je ne suis pas certain que tu puisses survivre à ce combat.

-Sans, je veux tous vous libérer."

Je ne le voyais pas, mais j'avais envie de faire quelque chose, comme pour lui assurer que j'allais survivre. Je lui dis :

"Sans, tu es où ?

-Ici, sweetheart."

Surprise par le surnom, je ne dis rien un instant, entendant seulement les cris de rages de Chara dans ma tête qui trouvait ce Sans un peu trop tactile. Je pris la tête de Sans entre mes mains avant de déclarer :

"Sans, rapproche toi."

Il rapprocha son visage et je posais mon front contre le sien avant de murmurer :

"Je vais tous vous libérer. Laisse moi aller voir Asgore.

-...Sweetheart, reste ici, je ne serais pas long."

Il me déposa avec délicatesse, me laissant mon blouson. J'attendis avec Flowey, certaine qu'il allait revenir. Le temps se fit long, terriblement long. Au bout d'un moment, Chara me dit :

"Il nous a abandonnés.

-Non, je ne pense pas. J'ai confiance en lui.

-Moi pas !"

Je soupirais avant d'attendre un peu plus longtemps. Flowey marmonna à son tour :

"Mais qu'est-ce qu'il fiche !

-Je ne sais pas, Flowey.

-Je vais aller jeter un coup d'oeil."

J'entendis les racines de Flowey glisser sur le sol pour s'en aller puis revenir. Il me dit alors, d'une voix plus grave, plus sobre que d'habitude :

"C'est... terminé. On peut passer.

-Que veux-tu dire ?

-Tu comprendras."

Intriguée, je m'avançais, titubante, me tenant aux murs pour continuer à marcher.

Quand j'arrivais dans la salle du trône, ne pouvant m'accrocher à rien, je m'écroulais.

Ce fut à cet instant que je sentis un liquide poisseux et de la poussière contre mes doigts frêles. Commençant à comprendre, je me figeais. Non, non, non, non... Je m'avançais quand j'entendis un :

"Sweetheart ? Je t'avais dit de rester là-bas...

-Sans !"

Je me précipitais à l'aveuglette sur lui, jusqu'à sentir son pull entre mes doigts. Son pull trempé. Je marmonnais :

"C'est quoi ce liquide ?

-C'est rien, Sweetheart..."

Je grinçais des dents en marmonnant :

"Sans, dis moi ce que c'est.

-C'est rien, je te dis. Remettons nous en marche."

Sans se releva pour tomber juste après. Je m'exclamais :

"Sans, qu'est-ce que t'as fait !

-Grâce à moi, tu ne vas pas mourir, Sweetheart. J'ai tué Asgore.

-Quoi...? Mais j'ai réussi à faire en sorte de tuer personne, Sans ! Maintenant, il va y avoir deux morts : toi et Asgore... Avec ma méthode...

-Tu serais morte. Et je ne voulais pas que ça arrive.

-Mais, Sans..."

Je commençais à pleurer toutes les larmes de mon corps. Sans marmonna :

"Prends mon âme quand je vais mourir et les six humaines pour briser la barrière.

-Non, Sans, jamais je ne pourrais...

-Sweetheart, libère nous..."

Je sentis sa respiration faiblir. Non, non, non ! Je pleurais sans pouvoir m'arrêter quand j'entendis :

"Bon, laisse moi faire.

-Chara...?

-Laisse moi faire pour cette partie-là, Frisk. Ca y est, tu as fait ton héroïne, personne n'est mort à part Sans et Asgore, hip hip hip hourra, maintenant laisse moi faire."

Laissant le contrôle de mon corps à Chara, je me vis prendre l'âme de Sans, l'absorber, aller dans le caveau prendre les six âmes humaines, les absorber elles aussi. J'avais la puissance d'un dieu.

Chara alla devant la barrière, nous allâmes devant la barrière, et on la brisa, la force de nos huit âmes réunies étant suffisamment puissante. Nous étions déterminés.

La barrière se brisa.

Ce fut titubante que je m'avançais sur la montagne pour sentir l'air frais sur mon visage. Je ne voyais rien, mais je sentais les bourrasques de vent ébouriffer mes cheveux. Flowey, à mes côtés, marmonna :

"C'est beau... Frisk, on a réussi !

-Oui... Il faut avertir les autres.

-Tu as raison ! Appelle Toriel !"

Je m'exécutais et appelais un à un Toriel, Papyrus et Undyne, Alphys, bref, tout mes amis. Je souris. J'avais fini. Mais il n'y avait aucun Ink et aucun Error. Chara répondit à mes interrogations mentales :

"Va dans un lieu où tu seras seule, sans Flowey."

Quand Toriel arriva, je la laissais avec Flowey et dévalais la montagne, m'accrochant à la paroi rocheuse pour marcher. Au bout d'un moment interminable, jugeant être assez loin, je m'arrêtais.

Je sentis quelqu'un apparaître derrière moi. Ca aurait pu être Sans, mais il était mort donc ce n'était pas lui. J'entendis une voix étrange me dire :

"Bonjour, gamine. Je suis Error.

-Error...? Chara m'a parlé de vous.

-Suuuuper, dans ce cas-là, je n'aurais pas à faire l'introduction. Bref. Nous avons une idée du lieu où se trouve les Frisk et Chara de ce monde.

-Mais ?

-Mais nous ne les avons pas avec nous. Ce qui veut dire que tu vas devoir rester ici encore un petit bout de temps.

-Ah.

-La maladie que tu as contractée semble t'être propre et incurable. Donc laisse moi te donner un conseil : ne fais aucun autre reset et imagines toi que tu es en porcelaine, pigé ?

-Oui.

-Bref. Les Frisk et Chara d'Underfell sont retenues dans le château de Nightmare, un mec pas très sympa comme l'indique son prénom. Nightmare a pour projet de fragiliser l'ensemble de la structure du multivers.

-Ah... Mais c'est grave ça !

-Oui, petite. On va lancer une offensive avec Gaster et Flowey de votre monde.

-FLOWEY ?! Cela veut dire qu'Asriel est...

-Oui. D'ailleurs, Gaster et lui semblaient... proches.

-OK...?

-Tant que les Frisk et Chara d'Underfell ne seront pas retrouvées, tu devras rester ici. Dès que la situation aura évolué, on te contactera."

Il disparut.

PDV FLOWEY :

"Gaster ! Qu'est-ce que tu fous...!

-Quoi, ça ne te plaît pas ?

-Ce n'est pas ça ! Mais... Je... C'est... Gênant. Voilà, c'est gênant !

-Le scientifique en moi est fier : réussir à provoquer la gêne d'une fleur c'est rare.

-Détrompes-toi, BAKA !"

Je détournais les yeux de l'objet que Gaster confectionnait. Bon sang... Gaster remarqua :

"Regarde le, il est mignon, non ?

-GASTER ! N'en rajoute pas !

-Mais si, il est mignon...

-NON !"

Je jetais un coup d'oeil à l'horreur : une peinture de moi. EN POT. Une peinture de moi EN POT ! Et puis quoi encore ! Bientôt, je serais sa fleur de compagnie ! ARGH ! Ink nous regardait, amusé. Je m'exclamais :

"Eh, toi ! Montre toi utile et aide moi !

-Je ne voudrais surtout pas réprimer les élans créatifs d'un artiste...

-Ce n'est pas de l'art, c'est du gribouillage !

-Le gribouillage est un art !"

Je soupirais. Décidément, les Sans, peu importe leur monde, sont toujours aussi idiots. Gaster rajouta, comme si ce n'était pas assez, un noeud rouge autour du pot. Je marmonnais :

"T'es content ?

-Assez.

-Je suis sûr que tu te marres au fond de toi. Idiot.

-J'avoue que c'est assez comique.

-Déchire-le.

-Non.

-Déchire-le !

-Non !

-Allez, déchire-le !

-Non plus !

-Il faut que je te supplie ou quoi ?!

-Hmm... C'est une option."

Je fixais Gaster d'un air désarçonné. Il rigola et s'exclama :

"Je plaisantais !

-IDIOT !"

Je me ratatinais sur moi-même, c'est à dire que je me lovais contre son épaule. C'était un tic que j'avais développé quand je suis énervé. Gaster rigola et marmonna :

"Flowey, si je t'énerve, tu peux toujours aller dans un po...

-JAMAIS !

-Je sens que je vais me lancer dans la poterie ! s'exclama Ink, C'est un art peu mis en valeur !

-Bien dit, Ink !

-ARRÊTEZ !"

Il y eut un fou rire général et je me ratatinais encore plus sur moi-même. Error apparut alors. Voyant Ink et Gaster pliés en deux de rire, il resta figé quelques instants, me regardant en me demandant silencieusement ce qu'il se passait. Il finit par lâcher :

"Sérieux ? Es-tu là ? Ambiance sérieuse !!!!!

-Oui, pardon, Error. Veux-tu que je t'offre un pot à ton anniversaire ?

-Pardon ?

-Un grand pot ! Avec plein de fleurs !

-C'est une blague ?"

Ink partit à nouveau dans un fou rire tandis que Gaster se calmait. Il regarda Error et dit :

"Error, donc ?

-On peut attaquer Nightmare quand vous voulez, Dream et Cross sont prêts.

-Magnifique, on y va !"

On se leva et on rejoignit le maître des rêves et l'épéiste. Ils élaborèrent un plan d'attaque. Gaster et moi étions chargés de secourir les Frisk et Chara d'Underswap, retenues elles aussi dans le château.

En place dans le château, Gaster et moi allâmes de notre côté. On se déplaçait furtivement, telles deux ombres. Il avait une démarche tellement silencieuse aussi. Je lui fis remarquer et il me souffla :

"Truc de scientifique sans doute."

Ne comprenant pas ce qu'il voulait dire, j'abandonnais, préférant me concentrer sur le repérage des deux gamins.

Ce fut dans une sorte de salle des tortures qu'on les trouva, deux visages affamés et apeurés. Gaster leur expliqua la situation avec calme, les rassurant, les calmant d'une voix douce et paternelle. Intérieurement, je me dis que c'était la voix qu'il avait quand j'étais Asriel. Je me surpris à détester cette voix, je ne voulais plus cette voix de père venant de Gaster. Je souris intérieurement. Petit Asriel était devenu Grand !

Ravi de cette trouvaille interne, on alla au point de rendez-vous avez les Frisk et Chara. Et on attendit.

On attendit sacrément longtemps.

On attendit même un peu trop longtemps.

On vit arriver autour de nous les Bad Sanses. Je soufflais à Gaster :

"Téléportons nous !

-Et Ink ?

-On reviendra plus tard."

On se téléporta donc dans le multivers avec les Frisk et Chara d'Underswap.

Une fois dans le multivers, j'observais les deux gamins. Des cheveux courts gras et sales, des yeux apeurés qui ne reflétaient que la gentillesse, des sweat-shirt rapiécés et en lambeaux, j'avais mal pour ces deux gamins. Ils se collèrent à Gaster qui leur donna de quoi manger un peu.

Ils se jetèrent sur la nourriture comme des chiens affamés. Je souris faiblement avant d'observer Gaster. Il prenait soin d'eux avec tellement de simplicité, il savait quel geste avoir, quel mot prononcer... Au bout d'un moment, je lui dis :

"Sauver des gens, c'est une habitude pour toi ?

-Non, pourquoi ?

-Tu sembles savoir quoi faire avec eux.

-J'ai déjà du m'occuper de plusieurs personnes."

Gaster me sourit faiblement.

Je hochais de la tête, prêt pour ce qui allait suivre.

Nous allions devoir secourir Ink, Error et les Frisk et Chara d'Underfell (beurk, j'aurais secouru autant de personnes en si peu de temps, je ne me reconnais plus...).

Puis on remettra tous les Frisk et Chara à leur place.

Puis... Puis... Le monde... Les âmes... Être un...

Gaster taquina de son doigt osseux mes pétales. J'appuyais légèrement ma tête contre son doigt.

Puis on retournera dans le Void.

Note de l'auteur :

Chapitre terminé ! Youpi !!!!!!!!! Réponse aux reviews !

Iris : Cool, j'aime quand on ne me frappe pas ;-) Pour les AU, je ne suis pas une experte dans la matière non plus (des fois dans les Fan Fictions je tombe sur des trucs où j'écarquille les yeux avant de comprendre la référence lol !). Pour le Flowey x Gaster, on trouve que c'est un couple trop meugnon tout plein qui n'existe pas (bouhouhou) mais qui est trop meugnon quand même.