Aujourd'hui chez les Révolutionnaires, c'est un jour semblable à un jour férié. Le jour de la naissance de l'organisation, en d'autres mots: l'anniversaire de sa création.
Tu étais dans un magasin de vêtement en la compagnie de Sabo, le bras droit du patron. Pas de meilleur garde du corps que lui. Pas de meilleur ami que lui non plus! Tu lui faisais porter tes sacs, ça n'avait pas l'air de le déranger. Il te propose même de faire une pause pour aller boire après matinée chargée de shopping, tu approuve tout de suite.
Installés face à face autour d'une petite table ronde d'un joli café, vous attendiez vos commandes. Tu parlais de tout et de rien, lui t'écoutais sans le lâcher du regard. S'en était presque gênant.
Une serveuse arriva et déposa un grand cocktail bien rempli à craquer. Tu la regardes avec incompréhension et tourna ton regard vers Sabo qui n'avait pas l'air plus avancé que toi ...
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- Oh, excusez moi, je pensais que vous étiez en couple ...
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Tu te mets à rougir d'un coup, et Sabo affiche un sourir amusé.
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- Merci c'est bien le cas, nous pensions juste que vous vous étiez trompez de commande. Répondit le blond avec une grande maturité.
- Autant pour moi, bonne appétit ...!
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Elle sourit et vous laisse. Tu fusilles ton meilleur ami du regard et ça a l'air de l'amuser encore plus ...
Le verre était grand et large, le cocktail rosé te donnait envie mais les deux pailles entremêlées en forme de cœur te faisaient hésiter.
Le blond, lui, ne se gêna pas. Il prend entre ses lèvres le côté de sa paille et te fixe, attandant que tu le rejoignes. Tu comprends que si tu ne te décides pas il ne vas rien laisser et ça pas question!
Tu rejoint la partie et vos visages sont maintenant proches. Tu te sentais rougir, intimidée par la proximité entre ton meilleur ami et toi, ainsi que le fait d'être en public.
Le verre se vide rapidement et tu te retires sans demander ton reste. Son sourir énigmatique te mettait dans l'embarras.
Sur le chemin du retour tu n'osais pas trop regarder dans les yeux, ça ne t'empêchait pas de discuter avec lui.
Soudain tu sens une grande main attraper la tienne. Tu te tourne vers son propriétaire. Le blond regardait toujours devant lui, souriant.
Tu te laisses faire, même que ça t'a fait plaisir sans trop savoir pourquoi. Ta main se resserre sur la sienne.
Ce sentiment étrange dans ta poitrine, tu savais ce que c'était et tu souris à ton tour ...
