Je ne possède aucun des personnages des différents fandom.
A l'occasion de la journée mondiale des Calins le 21 janvier, voilà quelques textes remplis de fluff
Le recueil sera compléter au fur et à mesure.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
50 NUANCES DE FLUFFY
Maintenant ou jamais
Hardison se laissa tomber assis sur le canapé en décapsulant son soda et laissa filer un soupir de satisfaction. Avoir botté les fesses de Moreau et l'avoir obligé à s'enfuir était une vraie première victoire. Ce type était un marchand de mort sans scrupules, un assassin, il avait vraiment envie de le détruire pour de bon et…
Hardison se figea dans ses pensées alors que la silhouette d'Eliot se glissa dans la cuisine. Il paraissait encore bouleversé, gêné, il ne regardait aucun d'eux dans les yeux depuis son retour du hangar et la poitrine du hacker se serra… Merde… ça, c'était à cause de lui, en grande partie à cause de lui… Sous l'effet de la colère quand il avait découvert qu'à un moment de sa vie Eliot avait travaillé pour Moreau, il avait explosé. Il lui avait hurlé dessus, lui avait lancé à la figure des mots violents, l'avait accusé de trahison… l'avait même traité d'assassin s'il avait été l'homme de main de ce type… Il avait vu que ça le touchait. Il l'avait vu se mettre à trembler… et Hardison s'en voulait…
Parce qu'Eliot ne méritait pas autant de colère et de haine… Il était son ami, son meilleur ami, son frère de cœur. Il lui avait prouvé chaque jour depuis plus de trois ans qu'il le connaissait qu'il pouvait lui faire confiance, qu'il se ferait tuer pour lui comme pour chaque membre de cette équipe…
Comment il aurait pu leur parler de Moreau ? … Tout le monde savait que Moreau était un monstre, mais tous savait aussi qu'Eliot avait connu une vraie descente en Enfer… Il avait été torturé, abandonné par l'armée dans une prison birmane, traqué… Il avait juste tenté de survivre et dans ces conditions, parfois, on ne faisait pas les bonnes rencontres… Quand on était affaibli, à bout de forces, perdu… C'était normal qu'il ait eu peur de leur parler, il redoutait leur réaction, il redoutait très exactement ce qui s'était passé… Il souffrait… Hardison le voyait parce qu'il le connaissait bien plus qu'Eliot le pensait… et il ne pouvait pas le laisser souffrir sans rien faire, parce qu'au final, il s'en moquait qu'Eliot ait travaillé pour ce dingue… Tout ce qu'il voyait c'était qu'il était traumatisé lui-même par cette expérience et qu'il était terrifié à l'idée de les perdre…
S'il devait lui faire comprendre qu'il n'avait rien à craindre et qu'il ne lui en voulait pas, c'était maintenant ou jamais ! Posant son soda, Hardison se leva pour se rapprocher de la cuisine. Eliot eut un léger mouvement de recul quand il s'approcha qui l'attrista. Il avait vraiment peur de se faire rejeter…
- Pose ta bière s'il te plait.
- De quoi ? Marmonna l'ancien mercenaire.
- Pose ta bière sur le bar, juste une minute.
Eliot soupira et le fit. Si ça pouvait lui permettre de quitter cette pièce plus vite. Le reproches d'Hardison et les regards déçus des autres ne cessaient de le hanter, il n'avait pas envie d'en subir plus, il ne pourrait pas le supporter. Il était si fatigué et…
Eliot sursauta parce qu'à peine il eut posé sa bière qu'Hardison se pencha pour le prendre dans ses bras. Il eut un nouveau mouvement de recul, mais son ami ne le lâcha pas et posa son menton sur son épaule.
- Je suis désolé Eliot, j'ai agi comme un idiot, je n'ai pas voulu voir que tu n'as rien dit parce que tu tiens à nous, tu as besoin de nous et que tu as peur de nous perdre… Je ne sais pas trop ce que je pourrais dire pour me faire pardonner, alors je me suis dit qu'un câlin ça se passait de mots, non ? Moi aussi je tiens à toi, tu es mon meilleur ami.
Puis, Hardison se tut, attendant une réponse qui ne vint pas. En revanche, Eliot leva les mains et s'agrippa fermement à son dos. Il le sentit s'appuyer contre lui. Sa respiration était rapide. Il était ému et au bord des larmes. Hardison le serra un peu plus fort contre lui et se mit à le bercer, attendant patiemment que ses émotions ne redescendent. Plus tard, quand il serait plus calme, peut-être qu'il pourrait s'ouvrir un peu plus, mais pour le moment, un câlin de réconfort, ça lui semblait plus efficace que des mots.
