Bonjour tout le monde !

Un mois après le dernier update, me voici avec le 11ème chapitre de Twisted Games !

Ayant repris un rythme d'écriture plutôt régulier, je pense partir sur une publication mensuelle. Je sais que c'est peu, mais c'est toujours mieux que rien (ce qui signifie que cette histoire sera probablement terminée dans 4 ans).

Sans plus tarder, je vous laisse à votre lecture de ce chapitre qui, j'en suis sûre, vous plaira.

As usual, un immense merci à Douce Velane, MrsYoflam et HelAndNiflhel pour leur relecture et leur soutien sur cette histoire.


Samedi 9 janvier

Elle me fixe.

Elle pense être discrète, détournant les yeux à chaque fois que nos regards se croisent, mais je sais ce qu'il en est réellement. Elle ne peut pas s'en empêcher. Toutes les cinq secondes, elle finit par céder ; et à chaque fois, je lis dans ses yeux ces émotions qui m'empêchent moi-même de dormir.

- Qu'est-ce que tu as envie de faire, aujourd'hui ?

La voix de Pansy me sort de ma contemplation. Elle me regarde de ses grands yeux remplis d'attente et d'adoration.

Ce que j'ai envie de faire ? J'ai envie de reprendre là où nous avons été interrompus hier avec Granger. J'ai envie de voir cette lueur de folie dans ses prunelles, de voir son monde s'effondrer, et de savoir que ce sera de ma faute. J'ai envie qu'elle frissonne sous mes caresses, qu'elle tremble sous mes lèvres et qu'elle se brise sous mes coups de reins.

- Peu importe, comme tu veux.

- On pourrait se promener à Pré-au-Lard ? Il va faire beau, ce serait agréable, non ?

Je hoche la tête, guère emballé par le projet. Cependant, je dois me faire violence : il faut que je maintienne les apparences, que je fasse comme si de rien n'était, comme si tout allait bien. Comme si cette guerre avec Granger n'était pas en train de me rendre fou.

Alors que les hiboux nous apportent le courrier, j'aperçois celui de mon père. Le Grand Duc me dépose une trop longue missive dans laquelle mon paternel me parle de ma mère, des projets de sa fondation, de mes résultats scolaires et surtout, de mon futur mariage.

Depuis le gala de Noël, nous n'avons pas reparlé de la conversation au sujet de Pansy. Je n'ai, de toute façon, aucune envie de le faire, d'autant plus que je lui ai déjà tout dit à ce moment-là. Cependant, ça m'étonnait qu'il n'ait pas remis le sujet sur le tapis. Alors de le voir m'écrire pour me presser un peu plus, ça ne me surprend pas plus que ça.

- Quelque chose ne va pas ?

Pansy a l'air inquiet de celle qui sait que quelque chose me tracasse. La pauvre pense sûrement que c'est cette lettre qui me contrarie. Si elle savait… je n'ai que faire des menaces ridicules de mon père et de ses envies de mariage. Il n'est ni en position de négocier, ni de se montrer intimidant.

Non… mon tourment se situe ailleurs. Pas si loin de moi, à l'autre bout de la Grande Salle, assise entre la petite Weasley et Londubat. Elle est là, la raison de toutes mes préoccupations, en train de manger son petit-déjeuner calmement, en train de parler avec ses amis le plus naturellement du monde, comme si je n'avais pas failli la baiser la veille.

- Mon père me presse sur les sujets habituels, rien de bien nouveau.

- S'il veut absolument organiser un mariage, tu peux lui dire que je me rends tout à fait disponible pour ta mère.

Blaise, installé en face de nous, a entendu notre conversation et s'est penché vers moi pour me sortir sa blague graveleuse.

- Laisse ma mère tranquille.

- Je n'y peux rien si cette femme est…

- Ne termine pas cette phrase.

Il regarde Théo et les deux se mettent à rire comme des gamins insouciants.

Parfois, j'ai envie de leur parler de ce qui m'arrive. De leur raconter ce qui me ronge, de leur faire part de mes envies les plus sombres ; mais avant même que l'idée ne puisse germer dans mon esprit, je me retiens.

Leur dire, et après ? Voir l'incompréhension dans leurs yeux ? Les entendre se rire de moi ? Devoir subir leurs leçons de morale ? Non… très peu pour moi. Je laisse Granger dans ce jardin secret qui n'appartient qu'à moi. Les seuls témoins de nos rixes seront les murs qui nous entourent et peu importe la surface sur laquelle je la prendrai. Après tout, je n'ai besoin d'en parler à personne.

Alors qu'autour de moi, la conversation se dirige vers quels couples se sont formés pendant la soirée d'hier, je divague une énième fois sur Granger. Elle a le regard dans le vide et sa main tient inutilement sa tasse de thé qu'elle ne boit pas. Elle ne semble pas écouter la conversation autour d'elle, alors que tous ceux qui l'entourent y participent. Je me demande à quoi elle pense : pense-t-elle à moi ? Je l'espère. En fait non, j'en ai besoin. J'ai besoin qu'elle pense à moi, que les souvenirs de ce que nous avons fait la hantent. Parce que je crève d'envie de la voir chuter et surtout, parce que si ce n'est pas le cas, cela veut dire que je suis seul à en être obsédé. Et ça, je ne pourrai pas le tolérer.

D'un coup, elle se lève. Elle dit quelque chose à Weasley et avant de quitter la Grande Salle, elle me jette un dernier coup d'œil. Plein de méfiance, plein de suspicion, mais surtout plein d'un désir qu'elle n'arrive pas à dissimuler. Et dans le sourire que je lui renvoie, je lui dis « Je sais, Granger. Moi aussi. »

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Toute la journée, je suis Pansy partout où elle veut aller.

Elle veut déjeuner dans le petit restaurant qui vient d'ouvrir à Pré-au-Lard, alors je la suis.

Elle veut s'acheter de nouveaux vêtements dans sa boutique préférée, alors je la suis.

Elle veut faire le plein de sucreries chez Honeydukes, alors je la suis.

Cette année, Pansy n'est pas si difficile à contenter. Il faut juste que je sois près d'elle pour que les crises d'angoisse s'espacent jusqu'à disparaître. Parfois, je me dis que je devrais culpabiliser. Je sais pertinemment qu'elle attend de moi une relation exclusive, que même si elle me soutient dans ma lutte contre les idées ridicules de noces de mon père, elle n'attend qu'une chose, c'est que je lui fasse ma demande. Je sais que Pansy ne jure que par moi et qu'il n'y a que dans mes bras qu'elle réussit à trouver le sommeil.

Oui, je devrais ressentir de la culpabilité.

Mais le fait est que jamais une once de remords ne m'a traversé le corps.

Ce que je ressens, en revanche, c'est une colère sourde et difficilement gérable lorsque nous croisons le foutu Golden Trio devant les Trois Balais. Évidemment, chaque week-end, le fils prodigue nous bénit de sa présence et chaque week-end, le fils Weasley vient visiter sa chère et tendre. Si depuis la rentrée, les croiser sur mon temps libre ne faisait qu'accroître la haine que j'avais contre eux, et surtout contre elle, aujourd'hui, le sentiment est tout autre. Parce qu'aujourd'hui, Granger a gémi sous mes doigts.

Souvent, je me demande si elle lui a parlé de la moindre chose, et bien vite, je réalise que non. Parce qu'une telle nouvelle ruinerait forcément sa réputation, son avenir, et sa vie par la même occasion. Tout le monde lui tournerait le dos, elle s'écroulerait de cette estrade dorée sur laquelle elle brille sans avoir besoin de faire autre chose que respirer.

Je suis bien conscient du pouvoir qui réside sur mes lèvres. Il me suffirait d'une phrase, d'une rumeur ébruitée, d'une idée lancée. Les gens seraient choqués, outrés, ils n'y croiraient pas une seconde, mais je serai en mesure de leur apporter la preuve de ce que j'avance. Je pourrai leur parler de la peau atrocement douce entre ses cuisses, du soyeux insupportable de ses cheveux emprisonnés dans ma poigne, de la sensation de ses lèvres autour de ma queue. Je leur confierai qu'il n'y a pas plus divin bruit que celui des gémissements qu'elle pousse à cause de moi, car ils chantent sa défaite, sa faillite, car ils chantent sa chute de la plus transcendante des façons.

Oui, je suis conscient du pouvoir que j'ai entre les mains. Mais je serais bien idiot d'en user maintenant. Tout révéler, ce serait forcément mettre un terme au jeu addictif auquel nous nous sommes mis à jouer. Et il n'y a rien que je ne souhaite moins que d'arrêter. Pas avant de l'avoir eue tout entière, de l'avoir goûtée et de l'avoir détruite.

Derrière moi, je sens que Pansy a cessé d'avancer et je me retourne pour voir ce qui se passe. Elle les regarde marcher dans la direction opposée à la nôtre et je devine sans mal ce qui se passe dans son esprit blessé. Elle les envie.

- Viens, Parks.

Elle tourne la tête vers moi et s'excuse d'un sourire triste. Et lorsqu'elle glisse sa main dans la mienne, je la laisse faire, même si je déteste ça. La voix de Blaise résonne parfois dans mon esprit. Si tu n'as pas envie de plus que ce que vous avez déjà, je te conseille de ne pas trop la faire espérer… Je suis bien conscient que je devrais mettre un terme à cette relation qui ne mènera jamais à rien. Pansy attend de moi que je la demande en mariage, que je lui fasse des enfants et que je finisse ma vie avec elle, mais aucun de ses projets ne fait partie de mes ambitions. Mais qu'étais-je censé faire quand, juste après la Bataille de Poudlard, les parents de Pansy m'avaient supplié de venir la trouver car elle ne demandait que moi ? Nous étions tous brisés, tous traumatisés. Je ne pouvais décemment pas lui refuser mon aide. Aujourd'hui, je me dis que peut-être, j'aurais dû être moins tendre avec elle.

Le reste de la journée se déroule sans que je ne recroise Granger. Je n'arrive pas exactement à expliquer pourquoi, mais ça me tend.

A la rentrée, dès que je l'ai aperçue sur le quai du Poudlard Express, quelque chose s'est changé en moi.

A chaque fois que je la vois dans la Grande Salle, chaque fois que je la croise dans les couloirs, chaque fois qu'elle ouvre la bouche en classe, je revis mon procès. Cette journée atrocement longue où un nombre incalculable de personnes ont défilé pour me juger, pour donner leur avis sur mon droit d'être libre. Je n'avais rien à faire d'aucun d'entre eux, jusqu'à ce que Harry Potter ne rentre dans la salle d'audience.

Il a plaidé ma cause avec aisance, débitant de simples faits, me lançant quelques regards compatissants. J'en ai détesté chaque seconde. Lui, que j'avais pris soin de haïr pendant six longues années, que j'avais humilié à la première occasion, ce garçon qui aurait dû tout faire pour me laisser croupir en prison prenait ma défense devant le monde sorcier entier. Et surtout, je savais que je devrais lui être redevable, car chaque mot qui sortait de la bouche de l'Élu était parole d'évangile.

Weasley a suivi. Son allocution a été bien plus brève. Il ne m'a pas accordé un seul regard et j'ai deviné sans mal qu'il n'avait aucune envie d'être là et que sa présence n'était due qu'à son meilleur ami. Lorsqu'il a quitté la salle, j'étais persuadé que son départ mettait fin à ce défilé de témoins plus improbables les uns que les autres.

Mais non. Elle est entrée et tous les regards se sont tournés vers elle alors qu'elle ne semblait voir que moi. Elle que j'avais passé des années à insulter, à rabaisser, à ridiculiser. Elle que j'avais haïe, dégoûté par son sang, effrayé par son talent. Elle qui était censée, plus que de témoigner contre moi, refermer de ses mains la porte de ma cellule à Azkaban… elle a raconté les événements comme si je n'étais qu'un petit chiot apeuré qui n'avait eu aucun choix.

Mon sang a littéralement bouilli dans tout mon corps. Je revois encore les membres du Magenmagot hocher la tête avec compassion, mon avocat sourire avec confiance, conscient que la partie était déjà gagnée avec le témoignage de la sang-de-bourbe la plus appréciée d'Angleterre.

Elle est sortie en me lançant un regard plein de pitié. Et depuis ce jour, je l'ai haïe davantage, l'abhorrant de tout mon être, obligé de la voir tous les jours, de la voir briller alors que ma mère se battait pour tenter de nous redonner un peu d'honneur. Je la détestais, de tout mon cœur, de toute mon âme, sa simple vision faisait bouillonner en moi une rage qu'il m'était de plus en plus difficile de contenir et que je déversais dans la chambre sur une Pansy extatique, persuadée d'être l'unique source de mon enthousiasme.

C'est elle, d'ailleurs, qui se blottit dans mes bras, lovés dans l'unique lit du dortoir. Souvent, presque toutes les nuits, en fait, Daphné prend ma place aux côtés de Blaise et Théo pour que je puisse dormir seul avec Pansy. Elle embrasse mon cou, sa main effleurant mon torse nu, et je comprends sans mal où elle veut en venir. Et tandis que je lui ôte sa chemise de nuit et que sa bouche descend en bas de mon ventre, mon esprit divague. Je ferme les yeux, et comme depuis des semaines, Pansy disparaît de mes pensées.

Je commence toujours par me rappeler du moment où tout a dérapé. Ce soir-là, dans cette bibliothèque où, pour la énième fois, elle avait testé mes nerfs et joué avec ma patience. Je me souviens de cet instant où elle s'était retrouvée coincée entre les étagères et moi, où j'avais vu la peur dans son regard qui demeurait étrangement éteint depuis le début de l'année scolaire. De la peur et pour la première fois, du désir. Le même qui m'obsède et qui me hante.

Quand la bouche de Pansy se referme sur ma queue, mon esprit fait un saut dans le temps jusqu'au gala de ma mère. Je la revois, les traits déformés par la colère, les yeux remplis d'envie, ses lèvres charnues montant et descendant sur mon sexe. Instinctivement, j'attrape ses cheveux et regrette de les trouver si lisses et si courts. Je revois les larmes couler sur ses joues, j'entends les petits gémissements qu'elle se refusait à lâcher.

Quand Pansy s'assoit sur moi, mon esprit grimace, car il n'a rien à se remémorer. Alors je me venge sur elle, inversant nos positions pour pouvoir la mettre à quatre pattes et ne plus voir son visage. J'imagine que c'est elle, que je la baise si fort qu'elle finit par hurler mon nom. Qu'elle devienne une vulgaire poupée de chiffon sous mon poids, qu'elle devienne si faible, les jambes tremblantes, les yeux larmoyants, incapable d'assumer le plaisir que je lui donne. C'est en peignant cette image derrière mes paupières closes que je finis dans un râle étouffé.

Je m'allonge et immédiatement, Pansy se blottit dans mes bras, me ramenant brusquement à cette réalité que je ne veux plus. L'étreinte de Pansy est si oppressante que je ressens le besoin de m'en défaire, mais je sais qu'un tel geste la blesserait profondément. Si tu n'as pas envie de plus que ce que vous avez déjà, je te conseille de ne pas trop la faire espérer… En m'endormant ce soir-là, je me demande combien de temps encore je pourrai faire durer cette mascarade qui n'a aucun avenir.

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Dimanche 10 janvier

Le lendemain, après une matinée ennuyeuse à la bibliothèque où, malheureusement, Granger ne se trouvait pas, je décide de passer un peu de temps avec Théo et Blaise, laissant Pansy avec Daphné.

Alors que nous nous posons dans un coin reculé de la salle des Trois Balais, mon esprit commence déjà à divaguer.

C'est insupportable, en réalité. J'entends mes amis parler -de Quidditch, je crois bien- j'entends le brouhaha du bar plein à craquer en ce dimanche après-midi. Presque tous les huitième années sont là, profitant de leur liberté privilégiée. Pourtant, moi, je suis ailleurs. Je pourrais participer à cette conversation sur le prochain match de l'école ou encourager Blaise dans ses nouvelles conquêtes, mais je n'arrive qu'à me concentrer sur une seule chose.

Et quand cette chose pénètre dans l'établissement, toujours accompagnée de ses deux toutous qu'elle n'arrive décidément pas à abandonner, mon corps entier se tend, comme en alerte.

- Ça va, Drago ?

La voix de Théo me tire de mon inspection. Granger est beaucoup trop habillée dans ses gros vêtements d'hiver. Je vois à peine ses cheveux, visiblement relevés dans un chignon caché sous son bonnet. Même ainsi, je l'imagine nue, à ma merci, pantelante et épuisée.

Merde.

- Oui oui, ça va. Un peu crevé.

Un piètre mensonge qui ne convainc ni Théo, ni Blaise. Leur regard interrogateur pour l'un et moqueur pour l'autre suffisent à me le faire comprendre.

- T'es complètement à l'ouest ces derniers temps, mon pote, remarque Blaise. Qu'est-ce qui te tracasse ?

- Je ne suis pas tracassé.

Mais je le dis en suivant Granger des yeux tandis qu'elle s'assoit à l'autre bout de la salle. M'a-t-elle vu ? Il est évident qu'elle va me voir. Pourquoi n'est-elle pas déjà en train de me chercher du regard ?

- À d'autres.

La voix plus posée et plus réfléchie de Théo me fait tourner la tête vers lui. A-t-il remarqué que je ne cessais de fixer Granger, en ce moment ? Si c'est le cas, il a eu la noblesse de ne rien dire.

- Si tu étais quelqu'un d'autre, je te dirais bien de tirer ton coup, mais je suppose que pour ça tu n'as pas de problème, reprend Blaise en ricanant.

Je me contente de rire faussement. Je n'ai aucune envie que le sujet de Pansy soit abordé pour le moment. Pas alors que Granger m'a enfin trouvé des yeux et que ces derniers me transpercent de leur lueur aussi meurtrière que pleine de désir. Intérieurement, je jubile.

- D'ailleurs, comment ça va avec Pansy ? enchérit Blaise en buvant nonchalamment une gorgée de sa boisson. Toujours pas de demande en mariage ? Ton père va finir par déprimer.

- Ta gueule, Blaise. Tu sais très bien que ce n'est pas au programme.

- Ah, il faudrait peut-être prévenir Pansy, alors. Je suis presque sûr qu'elle a déjà choisi sa robe, pourtant.

Il éclate de rire, fier de sa blague ridicule, mais ni Théo ni moi ne le suivons dans son hilarité. Je serre les poings, sentant la colère grandir en moi, mais Théo intervient avant que je ne puisse répliquer quoi que ce soit.

- Et toi, alors, tu en es où ? Si ça continue comme ça, tu vas finir par t'être tapé tout Poudlard.

À la mention de ses conquêtes, Blaise se redresse sur sa chaise, visiblement heureux que le sujet vienne sur le tapis.

- Eh bien peut-être que c'est mon but, qui sait ? Toutes les septième et huitième année, en tout cas. Et figurez-vous que je ne m'en sors pas si mal !

- Tu tiens des comptes, en plus ?

- Évidemment ! Imaginez que j'oublie ? Je vous avoue que celle que j'ai dans ma ligne de mire en ce moment, c'est la petite Lovegood.

Ça a au moins le mérite de me sortir de mes pensées.

- Luna ?

- Eh ben oui, Luna Lovegood. Quoi ?

- Non, Zabini, pas Luna, s'il te plaît. C'est une fille bien, elle n'a pas du tout besoin d'avoir un connard comme toi dans les pattes.

- C'est vrai que vous êtes potes, tous les deux. Tu voudrais pas me brancher ?

- Non, Zabini, je ne vais pas vous brancher. Je t'ai dit que c'était une fille bien.

- Et alors ? Je ne l'embêterai pas longtemps tu sais…

- Tu me dégoûtes, rit Théo.

- Mais en attendant moi je baise. Ça fait toute la différence.

Théo lève les yeux au ciel et met une main sur son cœur, faussement blessé. Cependant, son silence pique ma curiosité.

- Et puis de toute façon, il me reste qui ? continue Blaise qui n'a apparemment pas fini de parler de sa vie sexuelle. Ginny Weasley ? Elle est belle, c'est vrai, et elle a l'air d'être fougueuse, comme fille, mais elle est obnubilée par Potter, c'est mort.

Il se stoppe une seconde, l'air de réfléchir, avant de reprendre.

- Quoi que… ça me ferait un petit challenge.

- Tu briserais un couple ?

- Comme tu y vas, Théodore… briser, c'est un grand mot. Et puis, est-ce seulement un couple s'ils ne vivent pas dans la même ville ? Je te laisse méditer là-dessus. Je disais donc, Weasley, ça semble compliqué. Pansy bah… voilà quoi, et Daphné n'a jamais voulu, à mon grand désespoir.

L'avantage de parler de sexe avec Blaise, c'est qu'il ne peut jamais s'arrêter. Il aime se vanter de ses expériences, il pourrait parler de femmes pendant des heures. Et surtout, il n'a pas forcément besoin qu'on lui réponde. Et si parfois, c'est un trait de caractère particulièrement agaçant, aujourd'hui, je m'en délecte. Car il me laisse l'occasion de lorgner ma proie.

Son profil m'est gâché par Weasley qui est assis à côté d'elle. Sa main est posée sur sa cuisse, possessif, et je ne peux m'empêcher de ricaner à cette vision. S'il avait seulement la moindre idée de ce que sa chère et tendre me laisse lui faire quand il quitte ce château…

- Et elle a bien raison, confirme Théo. Elle n'a sûrement pas envie d'être un énième nom sur ta liste douteuse.

Elle éclate de rire. Évidemment, j'ignore pourquoi, mais j'imagine que c'est une blague lourde caractéristique de son petit-ami. Mon poing se resserre autour de mon verre. Rirait-il autant s'il savait que sa précieuse Granger a failli me laisser la baiser i peine deux jours ?

- Je peux t'assurer que toutes les femmes avec qui j'ai couché sont plus que ravies d'être sur ma liste douteuse. Donc, qui d'autre ? Et puis je te le dis, cette Lovegood a quelque chose. Je suis sûr qu'elle cache une folie qu'on ignore.

Je repense une nouvelle fois à cet instant. J'étais si près du but. Si ce chat de malheur ne nous avait pas interrompu, Granger aurait été mienne vendredi soir.

- Si tu veux mon avis, elle ne te laissera pas t'approcher. Elle ne m'a pas l'air très intéressée par tout ça. À ce qu'on dit, elle a refusé les avances de Londubat.

Malgré moi, le souvenir de ses lèvres sur ma queue s'impose de nouveau à mon esprit. Ma prise sur mon verre se raffermit davantage. Je vois son mascara dégouliner sur ses joues, j'entends les bruits obscènes qu'elle fait avec sa bouche.

- Mais évidemment qu'elle a refusé ses avances ! On parle de Londubat ! Je me serais fait du souci pour elle si elle les avait acceptées.

Elle retire son bonnet. Son chignon brouillon apparaît, mais elle le défait aussitôt, laissant ses cheveux cascader autour de ses épaules. Weasley les ébouriffe affectueusement. Il me donne envie de vomir, plein de bon sentiment et de guimauve. Je ne peux me retenir de me répéter s'il savait s'il savait s'il savait.

- Padma Patil ?

- Déjà fait. Et sa sœur aussi. Pas en même temps, je te vois venir.

- Et Granger ?

Ma tête tourne si vite que j'entends des os craquer. Blaise explose de rire, ne s'attendant visiblement pas à cette proposition.

- Granger ? Mais tu es fou, mon vieux. Inapprochable, cette nana. J'aurais tout le département de la justice magique sur le dos si je tentais quoi que ce soit. Non et puis sérieusement, elle a l'air tellement chiante. Pas sûr que je m'éclaterais avec elle.

Forcément, sa remarque me fait ricaner, ce que, heureusement, Blaise prend pour de l'approbation.

- Je ne suis pas d'accord, contredit cependant Théo.

Choqué, je me tourne vers lui. Blaise a la même tête interloquée que moi. Certainement pas pour les mêmes raisons.

- Comment ça ?

- Je ne crois pas qu'elle soit aussi ennuyeuse que tu le dises. Alors oui, c'est vrai, c'est une Miss je sais tout en puissance, mais j'ai eu plusieurs fois l'occasion de discuter avec elle et elle est vraiment sympa.

- Je ne dis pas qu'elle n'est pas sympa. Je dis simplement qu'être sympa ne suffit pas à être un bon coup. Et je suis désolé, mais quand je regarde Granger, j'imagine un vieux missionnaire chiant et une chatte plus sèche qu'un parchemin.

A nouveau, un rire sardonique s'échappe de mes lèvres. Lui aussi, s'il savait. A quel point, contre toute attente, Granger n'est ni chiante, ni coincée, et encore moins une sainte.

- Des fois je me demande comment je fais pour être ton ami, se désole Théo en soupirant. Tu me dégoûtes.

- Je te dégoûte ou tu es jaloux ?

- Jaloux de ton palmarès ? Ça va, je te remercie, je n'ai aucune liste à remplir et aucune intention de me taper tout le château. Fais gaffe, bientôt il ne te restera plus que McGonagall.

- Tu ne sais pas, peut-être qu'elle se débrouille encore bien pour son âge !

Il y a un léger silence avant que les deux n'éclatent de rire, attirant l'attention de quelques personnes dans le bar. Quelques personnes dont eux trois, et surtout elle, qui, pour une fois, a le loisir de me regarder sans que ça ne soit louche.

Je lui rends son regard avec toute la passion qui m'anime. J'essaye pratiquement de lui envoyer des images par la pensée. Là, à cet instant, j'aimerais qu'elle puisse lire dans mon esprit pour qu'elle soit en mesure de voir tout ce qui me hante.

Je suis persuadé qu'elle est hantée par les mêmes choses. Non, en fait, je le sais.

Elle me veut, c'est écrit sur chaque courbe de son corps, chaque expression de son visage. Elle me veut, il ne pourrait en être autrement.

Le contraire me rendrait fou.

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Le soir venu, je n'arrive pas à me sortir Granger de la tête.

Ce n'est rien d'inhabituel ces derniers temps, mais ça commence sérieusement à prendre des proportions totalement ridicules.

Allongé dans mon lit, ayant renvoyé Pansy dans son dortoir avec Daphné, je semble incapable de penser à autre chose. Il n'y a que Granger et le désir indélébile que j'ai de la souiller jusqu'à ce qu'elle non plus, ne puisse plus penser à autre chose qu'à moi.

Déjà, ma queue commence à durcir et je la maudis de me faire autant d'effet. Étant seul, Théo et Blaise sont encore en bas, dans la salle commune, je pourrais en profiter pour me soulager moi-même, mais je n'en ai aucune envie.

Non, ce soir, c'est en elle que je veux enfin me libérer. Et une fois que cette idée s'est ancrée à mon esprit, il m'est tout simplement impossible de m'en détacher.

Mû par la force de ma décision, je saute pratiquement de mon lit et descend les escaliers quatre à quatre. En me voyant passer, Théo lâche un "mais tu vas où comme ça ?" auquel je réponds par un vague geste de la main. Que Merlin soit loué, ni lui ni Blaise n'insiste ou ne cherche à me suivre. Je n'ai aucune envie de m'occuper d'eux maintenant alors que j'ai une mission bien plus urgente à remplir.

Une fois sorti des cachots, je pars rejoindre le chemin de ronde des préfets en chef. On est dimanche, et je sais que Granger fait sa ronde avec Goldstein, son abruti d'homologue de Serdaigle.

Il ne me faut pas bien longtemps pour les retrouver. Quand je les rattrape, ils traversent les couloirs complètement vides du troisième étage, près de la salle de cours de défense contre les forces du mal. Restant à bonne distance pour ne pas me faire voir, l'écho du château me permet tout de même d'entendre leur conversation insipide.

- … l'une des formes de magie les plus compliquées au monde. Rien que la potion pour y parvenir met des mois à être préparée.

Granger se contente de répondre par un "hmm hmm" clairement désintéressé.

- J'ai demandé conseil à McGonagall. Elle m'a dit qu'elle y était parvenue en trois essais. Je me suis donc donné comme challenge de réussir en deux.

Là-dessus, Granger s'arrête et se tourne pour faire face à Goldstein. Immédiatement, je me cache derrière une alcôve pour ne pas me faire repérer.

- Tu espères sincèrement faire mieux que McGonagall ?

Tout dans sa voix indique qu'elle ne l'en pense pas capable une seule seconde.

- Et pourquoi pas ? En tout cas, j'ai déjà décidé en quel animal je voulais me transformer. Je pense qu'un aigle me correspondrait parfaitement, tu en penses quoi ?

- Un aigle ?

- Oui, c'est un bel animal. Et puis j'adorerais pouvoir voler, ça doit être un sentiment tellement…

Même sans le voir, ce garçon me sort par les yeux. Ne supportant plus son babillage incessant et futile, je passe la tête hors de ma cachette pour viser correctement et le stupefixe sans sommation. Il tombe comme un vulgaire torchon sur le sol et Granger émet un petit cri de surprise, une main devant sa bouche. Immédiatement, elle regarde dans ma direction et je me révèle complètement, un sourire aux lèvres. Sur ses traits, la colère remplace la surprise et ses sourcils se froncent, sa main agrippe sa baguette.

- Tu es complètement malade ou quoi ? crie-t-elle en pointant sa baguette vers moi.

- Ne me fais pas croire que tu n'en crevais pas d'envie. La seule chose que ce tocard a en commun avec un aigle, c'est son nez tout à fait atypique.

Même si elle tente de le cacher, Granger esquisse un rire. Ses lèvres tressaillent avant de se reprendre.

- Ce n'est pas une raison pour stupefixer les gens, Malefoy ! Qu'est-ce qu'on va faire si quelqu'un nous voit comme ça ?

- Tu sais très bien qu'à cette heure-ci, les seules personnes dans les couloirs, c'est vous deux.

- Ça ne change rien, c'est complètement irresponsable.

- Tu me fais chier, Granger. Toi et ton règlement. Cet abruti te casse les oreilles sûrement depuis le début de votre ronde. Tu devrais être un peu reconnaissante.

- Reconnaissante ? D'avoir stupefixé Anthony ?

Pour une raison que j'ignore, l'utilisation du prénom de Goldstein me fait tiquer.

- J'ignorais que tu tenais tant à Anthony.

- Je me fiche complètement de lui, ça confirme juste que tu es complètement taré ! À débarquer d'on ne sait où pour attaquer les gens au hasard ! Ils auraient dû te confisquer ta baguette à ton procès ! Ça aurait été d'utilité publique !

Le ton monte et elle s'avance vers moi, les yeux rageurs et la baguette toujours tendue. C'est comme ça que je la préfère, pleine de colère, et surtout lorsque cette colère est tournée contre moi.

- Il n'est peut-être pas encore trop tard pour aller changer ton témoignage, Granger.

- Je devrais sans doute le faire oui ! réplique-t-elle en s'approchant davantage. Comme ça, peut-être que je n'aurais plus à supporter ta présence chaque jour de ma putain de vie !

Je souris, ravi de la tournure que prend la conversation, ravi du rouge qui monte à ses joues, ravi d'avoir encore une fois le dessus, malgré ses pauvres petites défenses.

- Mais je crois que tu es plus qu'heureuse de ma présence dans ta putain de vie, pourtant, non ? Qui te ferait jouir en cours d'arithmancie, sinon ?

Elle rougit davantage, la fureur déformant pratiquement ses traits. Et plus elle s'énerve, plus je sens mon sexe se gorger de sang.

- Tu me dégoûtes, crache-t-elle, son visage maintenant si proche du mien que je peux sentir son haleine.

- Dis ça à qui veut bien le croire.

Je ne sais pas exactement ce qui la rend hors d'elle dans cette phrase, mais toujours est-il qu'elle me saute littéralement dessus, m'agrippant par le col et nous faisant tomber à la renverse par la même occasion. J'essaye d'amortir notre chute en prenant appui sur mes mains mais le corps inerte de Goldstein est au milieu. Après avoir atterri lourdement sur lui, je pousse Granger de toutes mes forces pour me remettre debout. Vive, elle fait de même, sa baguette à nouveau en main.

A nos pieds, Goldstein n'a pas bougé, toujours inconscient.

C'est le cadet de mes soucis.

- Qu'est-ce que tu essayes de faire exactement, hmm ? demandé-je en m'avançant vers elle jusqu'à ce qu'elle soit obligée de reculer.

- Laisse-moi tranquille, Malefoy !

Très vite, elle se retrouve contre le mur le plus proche, coincée entre moi et ce dernier. Je fais claquer ma langue contre mon palais, comme on gronderait une enfant désobéissante.

- Tu sais très bien que tu ne crois pas à ce que tu dis.

En même temps, je me colle à elle, baissant la tête jusqu'à ce que mes lèvres frôlent son cou. Juste là, son parfum semble décuplé et me rend complètement dingue.

- Si tu l'avais voulu…

L'une de mes mains se saisit de la baguette qu'elle n'a malgré tout pas baissée et qui me rentre dans les côtes.

- ... Tu m'aurais envoyé aux côtés de ce cher Goldstein depuis longtemps.

Je lui prends sa baguette des mains : elle n'émet aucune résistance. Est-ce parce que mes dents mordillent son cou qu'elle m'offre sans vergogne ? A-t-elle finalement abandonné ce jeu stupide ? Va-t-elle enfin me laisser la détruire comme j'en rêve depuis des mois ?

Lorsque je jette sa baguette au loin, elle émet un petit cri de surprise, comme ramenée à la réalité.

Non. Je ne le permettrai pas. Pas aujourd'hui.

Sans perdre une seconde, je mords son cou tout en me pressant davantage contre elle, lui montrant par la même occasion à quel point je n'ai aucune envie de la laisser s'enfuir. Je l'entends couiner, à cause de ma morsure ou de ce qu'elle sent contre son ventre, je n'en sais rien, mais ça me rend complètement fou.

- Malefoy… tente-t-elle vaguement de protester.

Je me recule à peine, juste un peu pour la regarder dans les yeux, et je n'y lis que du désir. Du désir à l'état pur, le même qui me consume depuis bien trop longtemps.

Mon regard descend vers ses lèvres, pleines et si tentantes… il me serait si facile de l'embrasser, de goûter à cette partie d'elle que je n'ai encore jamais touchée…

- Une seule fois, Malefoy. Une seule et unique fois, et après on arrête ces conneries.

Déçu sans le laisser transparaître, je cherche dans ses yeux pour constater qu'elle croit réellement à ce qu'elle est en train de dire. Elle est encore plus idiote que ce que je croyais.

- Naturellement, Granger. Une seule et unique fois.

Sans plus attendre, ma bouche retrouve sa place sur son cou, exactement là où elle se trouvait cinq secondes auparavant. Je continue de mordiller, me collant à elle jusqu'à ce que ce ne soit plus assez. Sa respiration s'accélère tandis que ses mains s'accrochent au col de mon pull, et je n'entends que ça, le couloir désert amplifiant le son de ses expirations saccadées.

Et alors que mes mains remontent vers sa poitrine, je me trouve bien incapable de faire taire la petite voix en moi, celle qui crie sa victoire sans retenue, celle qui hurle sa satisfaction d'enfin réussir cet objectif qui occupe toutes mes pensées depuis ce soir-là, dans la bibliothèque.

Lorsque j'atteins sa poitrine, je grogne presque de frustration de sentir toutes ces couches de vêtements. Sans réfléchir, je me recule juste assez pour lui enlever son pull et, sous la surprise, elle se laisse faire sans broncher.

- Pas ici ! souffle-t-elle en essayant de me repousser. Anthony…

- Restera complètement inconscient encore une bonne heure si on ne jette pas le contresort… et je peux t'assurer… que ce n'est pas… dans mes plans… dis-je en ponctuant chaque partie de ma phrase par un bouton arraché de son chemisier.

Elle fronce les sourcils, et je sais qu'elle est en colère. Contre moi, c'est une évidence, mais aussi contre elle, de céder aussi facilement. Sans être legilimens, je devine aisément ce qui se passe dans son esprit. Oui, elle se déteste pour ce qu'elle est en train de faire, mais elle se rattache à l'idée ridicule que ça ne se passera qu'une seule fois, et qu'ensuite elle pourra retourner dans sa vie aussi chiante que bien rangée.

Je compte bien user d'elle jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien à en tirer.

Enhardi par cette idée, j'accélère la cadence. Son haut finit par terre, pour la laisser en jean et soutien-gorge. Pressé, je fais sauter le bouton du premier pour le baisser rapidement. Je jubile en voyant qu'elle fait de même avec mon pantalon. Elle laisse échapper un petit son de surprise en sentant mon érection contre ses doigts, puis précipite à son tour son mouvement. Ses mains tremblent presque et je sais qu'elle ressent la même chose que moi à cet instant : la tension accumulée depuis des mois prête à exploser est difficile à contenir.

Sentant ma patience arriver à ses limites, je la retourne pour qu'elle soit face au mur et, d'un sortilège informulé, je déchire le sous-vêtement qu'elle porte, ignorant royalement ses faibles protestations concernant ce bout de tissu insignifiant. A mon tour, je baisse sommairement mon boxer avant d'appuyer sur son dos pour qu'elle se penche, et je bande encore un peu plus en constatant à quel point elle est docile, ce soir. Elle se plie à toutes mes envies, mais au fond, je ne suis pas dupe : c'est surtout elle-même qu'elle cherche à soulager.

Une main toujours sur son dos, l'autre descend à la hâte, empoignant une fesse, savourant la sensation entre mes doigts, avant de glisser vers l'objet de mes désirs. Je lâche un petit ricanement satisfait en m'apercevant qu'elle était littéralement trempée, prête à m'accueillir sans concession. Face à cette vision, je ne peux m'empêcher de m'arrêter quelques secondes.

Hermione Granger est penchée devant moi, son petit cul bien en évidence, attendant que je la prenne au beau milieu d'un couloir désert, comme une vulgaire chienne.

Ma queue tressaute et je crois que je pourrais jouir rien qu'à cette simple idée.

- Tu attends une invitation officielle ? s'énerve Granger en se retournant à moitié pour me regarder.

- En voilà une bonne idée. Comme ça j'aurais une preuve écrite que Miss Granger n'est qu'une petite p…

- Ferme-là… ah !

Je rentre en elle avant de lui laisser le temps de protester, d'un seul coup, et putain, je dois utiliser toute ma concentration pour ne pas finir immédiatement. Mon cœur bat déjà à toute vitesse, mais je n'arrive à me focaliser que sur sa chaleur, sa chaleur indécente. Je me force à ouvrir les yeux, cependant, car encore plus que de profiter de ces sensations complètement folles, je veux voir son visage, j'en ai besoin et, par Merlin, je suis loin d'être déçu.

Sa tête est encore à moitié tournée vers moi. Ses traits sont littéralement déformés par le plaisir, tant et si bien que je me demande brièvement si elle n'a pas mal. Son long soupir de plaisir me contredit bien vite : non, elle n'a pas mal, et même si c'était le cas, elle a l'air d'aimer ça.

Extatique, je me retire presque complètement d'elle pour revenir à la charge, encore plus profondément, encore plus fort, une fois, deux fois, trois fois, encouragé par ses gémissements qu'elle tente vainement de faire les plus silencieux possibles, mais rien n'y fait. Dans le couloir désert, sa voix résonne beaucoup trop fort, mais je n'arrive pas à m'en préoccuper. L'idée que quelqu'un puisse nous voir, l'idée que Goldstein puisse malgré tout se réveiller, tout ça n'arrive pas jusqu'à la partie raisonnable de mon cerveau. Je sais que ce sont des risques, que nous nous ferions sûrement renvoyer de l'école, mais je m'en fous. Je m'en fous car tout ce qui compte, c'est que je suis en train de baiser Granger, et qu'à chaque fois qu'elle se fera prendre par son rouquin de malheur, elle repensera à ce moment, elle repensera à mes mains qui marquent sa peau, à ma respiration dans le creux de son cou, à ma bite qui lui a donné plus de plaisir qu'elle n'en a jamais reçu.

Me laissant complètement aller, je me saisis d'une grosse poigne de ses cheveux pour la relever un peu. Le nouvel angle me fait étouffer un gémissement sourd contre son cou, tandis qu'elle ne s'embarrasse pas d'autant de précautions. Le cri qu'elle pousse semble résonner jusqu'aux tréfonds des cachots et tout en haut de la tour d'astronomie. Je me décide enfin à plaquer une main contre sa bouche, atténuant les bruits obscènes qu'elle semble incapable de retenir.

Si ce n'était que moi, je la laisserai hurler. Chaque cri qu'elle pousse me fait la baiser plus fort, chaque fois qu'elle ferme les yeux, abattue par le plaisir qu'elle n'arrive pas à gérer, c'est une vague de jouissance qui traverse tout mon corps.

Une partie de moi regrette de ne pas davantage prendre mon temps, de ne pas savourer comme il se doit, de ne pas être au-dessus d'elle pour voir toutes ses résolutions flancher au fond de ses prunelles.

Mais ce n'est pas grave. Parce que je sais, non, je suis certain, contrairement à elle, que ce qui est en train de se produire n'est que le début de sa longue descente aux enfers.

Au bout d'un moment, nos mouvements deviennent complètement erratiques. Elle rencontre mes hanches à chaque coups de reins, comme si elle ne pourrait jamais en avoir assez. Ma main n'est pas suffisante pour couvrir complètement ses gémissements, mais encore une fois, je m'en fous, je m'en délecte.

J'essaye de faire durer le plaisir le plus longtemps possible, mais je sens que je suis proche. Tout est trop, son cul qui rebondit à chaque pénétration, le claquement indécent de ma peau contre la sienne, ses petits cris aussi lascifs que désespérés, la façon dont elle mord ma main pour essayer d'être discrète, et surtout, surtout, sa chatte serrée autour de ma queue qui me fait perdre la raison.

Et comme pour m'achever, Granger tourne à nouveau la tête vers moi, restant les mains accrochées au mur pour ne pas tomber sous mes assauts. Ses yeux sont brûlants. Brûlants de rage, de haine, mais surtout brûlants de cette passion qu'aucun de nous deux n'a jamais voulu, mais qu'il nous est tout simplement impossible d'ignorer.

Sous ce regard, je ne peux plus me contrôler : j'accélère, la pilonnant si fort contre le mur que je crains qu'elle ne s'effondre au sol, mais non, elle tient bon, elle s'accroche, et lorsqu'elle mord ma main si fort que je hurle de douleur, elle se resserre de plus belle autour de moi, et je suis perdu. J'abandonne cette bataille fièrement menée et je me déverse en elle, dans un râle rauque et satisfait.

Granger doit me laisser trois secondes, pas plus, avant de se redresser pour se rhabiller. Elle fourre sa culotte déchirée dans la poche de son pantalon qu'elle remet à la hâte, puis son pull. Son visage est plus fermé que jamais, et si ce n'était pas pour sa respiration encore pantelante et ses joues rouges, on pourrait presque croire qu'absolument rien ne vient de se passer.

Une fois qu'elle a jugé avoir repris une apparence convenable, elle se met devant moi, un air déterminé sur le visage. Moi, je suis toujours à moitié nu, l'observant sans un mot.

- C'est la première et dernière fois, Malefoy. Maintenant, tu me fous la paix.

Sans me laisser le temps de répondre quoi que ce soit, elle fait volte-face et s'en va, le pas résolu. Elle se baisse vers Goldstein, alors je me rhabille moi aussi en vitesse avant de quitter les lieux pour rejoindre mon dortoir.

Pour une fois, je peux bien lui laisser caresser l'illusion qu'elle a réussi à avoir le dernier mot.

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J'ai teeeellement hâte d'avoir vos retours !

En tout cas ça y est, le pas est clairement franchi ! A votre avis, que va-t-il se passer sur la suite ? C'est vrai que je ne vous l'ai jamais demandé, mais j'aimerais connaître vos pronostics pour la suite de leur histoire.

J'espère aussi que le point de vue à la première personne ne vous a pas dérangé. J'avoue que quand j'ai commencé à écrire du PDV de Drago, ça m'est venu assez naturellement, et je trouvais ça cool, et comme mes bêtas ont approuvé l'idée, je l'ai laissée comme ça ! Je pense qu'il y en aura plusieurs dans l'histoire, mais vraiment peu. Le PDV Drago, ça se déguste avec parcimonie.

On se retrouve donc le 21 février pour le prochain chapitre, et d'ici là, prenez soin de vous !