Bonjour ! Je vous présente le deuxième chapitre de ma fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira :D
Je rappelle que seule Abigail m'appartient. Les autres personnages de la série qui sont cités appartiennent à CBS.
Sur ce, bonne lecture :D
Il neigeait dehors. Abigail contemplait les flocons qui tombaient lentement comme autant de confettis, et sentait son cœur se serrer à chaque fois que l'un d'eux se collait à la vitre pour y fondre et se transformer en goutte d'eau qui roulait comme une larme. Elle était devenue une sorte de membre de l'équipe, si c'était possible, même si elle ne travaillait pas ici. Elle était qualifiée pour rire par Morgan de « remonteuse de moral ». Effectivement, lorsqu'elle était venue pour la première fois, elle avait été frappée par l'air hagard des agents, même si elle ne l'avait pas montré. Elle s'était contente de laisser parler sa personnalité, vivante et fraîche, et les avait vus se tirer de leur apathie, remplacée par un air irrité, franc, amusé ou amical. Elle ne pouvait pas venir tous les jours parce qu'elle travaillait, mais aller au BAU était un réel plaisir pour elle. Les collègues d'Emily et Emily elle-même étaient des personnes à la fois incroyables et ordinaires. Ils sauvaient des personnes kidnappées ou visées par des tueurs, et adoraient le cinéma, les échecs, le chocolat, le shopping, prendre leur petit-déjeune au lit... Elle ne se l'était jamais imaginé en regardant des séries à la télé.
Elle sursauta en entendant un choc métallique derrière elle. Morgan, accro à son café, avait frappé la machine à boissons chaudes.
« - En panne ! J'y crois pas ! »
Abigail aurait trouvé son comportement excessif si elle n'était pas elle-même accro au chocolat, au point de parfois sortir en pleine nuit en prenant conscience qu'elle était à court. Elle réfléchit trois secondes avant de proposer d'aller chercher des cafés au Starbucks un peu plus loin.
« - Mais il sont super chers ! Tu vas te ruiner ! »
Elle se retourna en prenant un faux-air dédaigneux.
« - Eux au moins, ils valent leur prix, pas comme tes jus de chaussettes ! »
Vexé, Morgan se contenta de lui donner le nom du café qu'il désirait, imité par les autres agents. Abigail mit son manteau, son bonnet Pikachu et enroula l'écharpe qu'elle avait tricotée elle-même quelques années auparavant autour de son cou. À la fois étonnée et ravie, elle vit Reid habillé lui aussi de pied en cap, prêt à l'accompagner. Elle le suivit jusqu'au pallier, mais s'arrêta lorsqu'il appela l'ascenseur.
« - On se retrouve en bas, je ne prends pas l'ascenseur.
- Claustrophobie ?
- Voilà. »
Il hocha la tête et resta devant l'entrée de la pièce exiguë, pendant qu'elle allait vers la cage d'escalier et la descendait à toute allure, une main accrochée à la rampe pour ne pas perdre l'équilibre. Elle croisa des employés qui se retournèrent sur son passage avec des yeux ronds, mais n purent identifier que des yeux rieurs, un bonnet jaune et un rire cristallin qui résonnait encore alors qu'elle avait disparu.
Elle atterrit au rez-de-chaussée en manquant de s'étaler, puis remit de l'ordre dans ses cheveux rendus ébouriffés par la descente, et attendit que Reid descende de l'ascenseur. Il eut l'air étonné en la voyant déjà en bas, mais prit un air soupçonneux en notant son léger essoufflement et son regard brillant. Ils sortirent côte à côte des bureaux, et Aby profita qu'il regarde ailleurs pour l'observer. Reid – elle n'osait pas l'appeler Spencer – était bien l'un des seuls qu'elle avait des difficultés à cerner. Il avait deux ans de plus qu'elle, répondait juste à n'importe quelle question du fait de son QI à 187 et s'habillait avec un style vieillot que les geeks portaient au lycée dans les séries d'adolescents. Parfois, en fonction de ses expressions et de ses gestes, elle avait l'impression de voir un enfant dans un corps d'adulte trop grand.
Elle détourna les yeux lorsqu'il tourna la tête vers elle, et s'intéressa aux flocons en les récupérant sur ses gants noirs, qui lui permettaient de les voir nettement. Un sourire naquit sur ses lèvres, enfantin, puis elle secoua les main et regarda de nouveau Reid.
« - Pourquoi cette soudaine envie de m'accompagner ? »
Il sembla sortir d'un rêverie et se rendre compte de sa présence. Des flocons parsemaient ses cheveux trop longs et il secoua la tête pour les chasser, ce qu'Abigail trouva d'autant plus adorable comme réflexe enfantin de sa part.
« - Tu n'auras pas assez de mains pour tout porter.
- Non, mais à nous deux on ne peut pas non plus. Tu sais, il y a des barquettes où on peut mettre plusieurs gobelets à la fois. Avec deux, j'aurais pu me débrouiller.
- Tu te souviens des cafés qu'on t'a tous demandés ?
- Je les ai notés sur un post-it... Dis-moi pourquoi.
- Ma présence te dérange ?
- Reid !
- D'accord, d'accord ! Je voulais juste sortir du bureau et t'accompagner était un bon prétexte en plus de t'aider, c'est un mal ? »
Elle se tut. Ce n'était que ça ? Tout ce cirque pour une simple envie de sortir ? Un nouveau sourire se fraya un passage sur ses lèvres. Gêné, le brun détourna le regard.
« - Quoi ?
- C'est gentil. »
D'abord surpris, il se détendit et sourit lui aussi, d'un air timide, comme s'il n'était pas sur d'y être autorisé. Elle aurait aimé oser un contact physique amical, mais se retint. Elle n'était pas sûre de sa réaction.
Le Starbucks était bondé. À croire que toute la population de Los Angeles avait décidé d'aller y prendre commande ce jour-là, à cette heure, en parfait accord avec les deux jeunes gens. Abigail soupira en voyant la longueur de la fille d'attente et se prépara à attendre.
« - Tu devrais prévenir les autres que ça va nous prendre un moment. »
Il s'exécuta en sortant son téléphone, un objet qui datait sûrement de la préhistoire de la technologie. Un SMS se réceptionna à peine quelques secondes plus tard, sûrement de la part d'un Morgan furibond vu le sourire que Reid fit. Abigail l'imita même si elle ne pouvait que se douter de ce que Morgan avait répondu. Leur relation basée sur une amitié fraternelle la fascinait. Au quotidien, c'était parfois à peine s'ils pouvaient se supporter, mais une fois au travail, il en était presque à se compléter. La jeune femme avait du mal à concevoir qu'une telle relation puisse exister entre deux personnes.
« - Dis-moi, Abigail... »
La jeune femme sursauta et revint sur terre.
« - Tu appelles tout le monde par son prénom, sauf Rossi, Hotch et moi. Pour eux, je peux comprendre parce que ce sont des supérieurs et qu'ils sont plus âgés, mais on a presque le même âge. »
Elle en resta sans voix. Il s'en était rendu compte ?
« - Je... je sais pas. J'y arrive pas, j'imagine que c'est parce que tu imposes autant le respect qu'eux... »
Reid garda le silence, le temps d'assimiler ce qu'elle venait de dire, puis un air fier s'afficha sur son visage.
« - J'impose le respect ? »
Abigail rougit. Elle avait dit ce qui lui passait par la tête, mais finalement, il y avait un peu de ça. Trahie par ses joues rouges, elle vit le sourire de Reid s'agrandir.
« - C'est flatteur, en tout cas. »
Embarrassée comme jamais, elle garda le silence jusqu'au guichet, où elle commanda les cafés en demandant à ce que les noms des agents soient notés sur le gobelet correspondant, puis commanda un chocolat chaud pour elle-même, en ignorant l'air mi-surpris, mi-amusé de Reid. Elle avait horreur du café, et son goût amer. Il prit une barquette de quatre et lui tendit la seconde, puis tint la porte avec son pied. Dehors, la neige tombait plus fort. Le froid était aussi plus mordant qu'à l'aller, leur faisant presser le pas. Lorsqu'ils entrèrent dans le bâtiment, Aby commençait à claquer des dents, et ses doigts s'étaient engourdis malgré la chaleur qui traversait le carton de la barquette. Les escaliers lui apparurent comme autant de montagnes, mais elle prit son courage à deux mains et commença à les gravir. Étonnée, elle regarda Spencer la suivre au lieu de prendre l'ascenseur, mais préféra ne pas réagir. Derek leur sauta dessus à leur arrivée et récupéra son expresso serré avec la tête d'un templier trouvant une relique perdue depuis des siècles, puis s'en fut avec un merci qui fit sourire le duo. Les autres agents eurent, eux, la patience d'attendre qu'ils leur tendant leur gobelet. Abigail se sentit heureuse de voir des expression satisfaites sur le visage des sept personnes, et savourer son chocolat chaud n'en fut que plus agréable. Elle ne remarqua pas le regard de Reid la suivre. Car si elle n'arrivait pas à le cerner, elle ne se doutait cependant pas que c'était réciproque, et qu'il avait tenu à l'accompagner en réalité pour mieux la connaître.
Voilà ! J'espère que ce second chapitre vous aura plu. N'hésitez pas à me proposer des idées, je fais en fonction de l'inspiration sans plan ni scénario défini et si une de vos propositions me plaît, je me ferai un plaisir d'écrire quelque chose ! J'en ai de mon côté que j'ai notées mais vos idées sont les bienvenues ! N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez des deux premiers chapitres si vous avez déjà un retour à faire ^-^
