Saluuuuuuut à tous et à toutes :D

Je suis au milieu de mes épreuves du bac, mais je profite d'un répit pour vous poster la suite ! J'espère qu'elle vous plaira ! Je vous avoue qu'avec le recul, je suis pas très fière de cette partie-là, mais je la poste telle qu'elle quand même. Ce tueur n'est pas du tout le Réplicateur (saison 8) même si je dis qu'il stalke les agents :) Il n'agit pas du tout de la même manière et niveau scénario, ça ne correspondrait pas. Bonne lecture !

« Avec ce tueur en série qui essaie de nous atteindre, il vaut mieux que tu ne viennes plus, pour ta propre sécurité. De plus, Strauss commence à voir d'u mauvais œil tes visites clandestines. Ne remets plus les pieds ici. »

La phrase continuaient à résonner dans la tête d'Abigail, trois jours après avoir été prononcée par Hotch. Certes, les arguments qu'il avait utilisés étaient vrais, mais le fait se retrouver éjectée du cercle où elle pensait s'être trouvée une place restait douloureux. Depuis trois jours, elle n'avait pas non plus reçu d'appel ni de messages. Les agents n'étaient pas bavards à proprement parler, si on exceptait Garcia, mais elle s'était quand même attendue à recevoir des nouvelles de Reid après l'avoir relancé deux fois. Mais rien. Sa déception n'en était que plus forte.
Pour penser à autre chose, elle était sortie déambuler dans les rues. Ele se rendait compte que c'était une mauvaise idée. Chaque croisement lui rappelait une sortie avec un ou plusieurs des agents. Ce centre culturel, avec Reid. Cette boutique de vêtements extravagants avec Penelope. Un cinéma avec Jennifer. Un restourant d'où s'échappaient des son de country avec toute l'équipe. Comme ils avaient ri, ce soir-là... Emily avait voulu prendre le plat le plus épicé de la carte après que Derek l'avait provoquée. À peine avait-elle mis un morceau dans sa bouche qu'elle avait couru aux toilettes, sous les éclats de rire de tous.
Abigail chassa la boule qu'elle avait dans la gorge lorsque son télépgne vibra dans sa poche. C'était un numéro inconnu, mais elle décrocha tout de même.
« - Allô ?
- Abigail ? C'est Reid. »
La jeune femme se retint de pousser un cri de joie. Sa voix grave, presque paniquée, l'en empêcha.
« - Je t'appelle parce... parce que je n'en ai plus pour longtemps.
- Quoi ?
- Il m'a trouvé. Il a réussi à remonter jusqu'à moi et... il m'a permis de d'appeler une personne pour faire mes adieux. Je t'ai choisie... parce que je voulais entendre ta voix une dernière fois. Je... »
Elle entendit des crachotements comme si le combiné changeait de main.
« - C'est fini. »
Elle crut entendre Reid protester, puis trop déflagrations lui déchirèrent le tympan. Une peur sans nom la saisit, et une douleur indicible envahit sa poitrine. Ses jambes tremblèrent. Un cri qu'elle ne reconnut pas comme venant d'elle jaillit de sa poitrine.
« - SPENCER ! »
Ses jambes se mirent en mouvement d'elles-même, et Abigail se rua dans la rue en direction du studio de Reid. Ses jouies se sillonnèrent de larmes. Elle voyait à peine, bousculait des badauds sans s'excuser. Elle ralentit le temps d'appeler Emily.
« - Prentiss, j'écoute.
- Emily ! Il a eu Reid ! Il l'a tué dans mon combiné !
- Quoi ? Reid ? Mais... »
Déborah percuta quelqu'un de plein et, dans sa chute, son téléphone lui échappa. Elle se releva sans prendre le temps de le ramasser et reprit sa course folle malgré son genou qui lui faisait un mal de chien.
Une fois devant l'immeuble, elle passa la porte et gravit les escaliers quatre à quatre jusqu'à l'étage où se trouvait le studio du jeune scientifique. Elle poussa la porte entrebâillée et se rua à l'intérieur. Terrifiée, elle chercha le corps et la flaque de sans sur le sol, mais c'était comme si l'appartement attendait le retour de son occupant. Son sang se glaça lorsqu'elle se rappela que ses cibles privilégiées étaient Jennifer, Emily ou elle-même, des femmes. À peine avait-elle émis cette pensée que la porte se ferma derrière elle. Tout son corps se contracta. Abigail s'était faite avoir. Reid était en vie au bureau du BAU. Dans sa panique, la jeune femme avait négligé le fait qu'il y travaillait, puisque toute l'équipe recherchait activement l'assassin. Elle se mit à trembler en entendant le parquet grincer derrière elle. Le cliquetis froid de l'alarme lui fit monter les larmes aux yeux. Elle était trop stupide. À cause de ça, maintenant, elle allait mourir. La voix froide du tueur les fit couler.
« - Tu ne souffriras pas. »
Aux portes de la mort, les sens de la jeune femme s'étaient exacerbés, comme pour tout mieux ressentir avant le vide. Elle capta le grincement léger de la porte, et le cliquetis du chien, une seconde avant celui du meurtrier.
« - Que... »
Trois détonations. À chacune d'elle, son corps tressaillit, puis vacilla avant de basculer en avant. Au sol, elle ne ressentit aucune douleur. Elle aurait pourtant juré qu'être touché par une balle la ferait hurler. Les séries mentaient donc ?
Une odeur lui emplit le nez, douce et légèrement acidulée. Un mélange ténu de musc et de fleurs. Ces fleurs qui indiquent l'heure en suivant le mouvement du soleil. Des tournesols. Elle se rendit compte que ce n'était pas une odeur imaginaire quand on souleva son buste du sol, et elle ouvrit les yeux.
« - Abigail, dis-moi quelque chose...
- Quelque chose...
- Tu as gardé ton sens de l'humour, c'est que tu vas bien. »
La jeune femme sourit faiblement, toujours aussi tremblante. Elle avait cru sa dernière heure arrivée. Les larmes montèrent d'un coup et elle s'accrocha au cou de Spencer. Surpris, il resserra son étreinte autour d'elle, avec sa maladresse coutumière, mais elle s'en satisfit. Quant à Spencer, il avait certes eu peur pour elle, mais le ravissement prenait maintenant le pas, car dans ses sanglots, il l'entendait l'appeler non pas par son nom de famille, mais par son prénom, pour la première fois.

Voilà ! J'espère qu'il vous aura plu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !

Sur ce, je vais passer mes trois dernières épreuves du bac, en espérant tomber sur Oedipe en littérature ! Bonne fin de semaine à vous !