La main de Shura dans la mienne qui scelle notre début de "relation passablement amicale" veux partir. Je la retiens un peu avant de la laisser s'échapper.
- Ya un problème Aiolia?
- Bah… Je me disais que c'était dommage que tu ne restes pas manger à la maison.
- Hey ! Je suis grand, je peux me faire à manger ! Je vais pas me laisser mourir de faim.
- Oui je sais, mais je me sens coupable de t'avoir forcé à faire le trajet pour des queues de cerises, alors que j'aurais juste pu te parler des chocolats chez toi. Surtout que tu n'avais pas l'air d'avoir envie de bouger.
Il a l'air embêté aussi.
- Tu sais, si tu ne m'avais pas fait sortir de mon terrier, je t'aurais jamais écouté non plus.
Je sais bien qu'il essaie de me détendre en disant ça.
- Reste manger. Je prépare en échange de la sortie que je t'ai imposée.
Shura eut l'air d'hésiter beaucoup.
- Sinon Shura, je peux aussi te rembourser l'essence et ~
- Ok ! Ok! Pas la peine de prendre des mesures draconiennes, je vais le manger ton repas!
Je ris assez fort et l'invite à rentrer chez moi. Il refuse.
- Je mange pas habillé comme ça. Faut que je me change.
- Alors, change-toi et reviens.
- Oh la flemme. Toi viens manger chez moi, si vraiment tu y tiens ça ne te posera pas de problème de faire l'aller-retour.
Il dit ça avec un peu de malice, il espère surement que j'abandonne, mais il se trompe.
- Pas de soucis, je me change et je te rejoins.
Je vois Shura faire une petite moue puis il part chez lui sans un mot. Je souris amusé et pars me changer. Il croyait vraiment que j'allais abandonner si facilement? C'est très mal me connaître. Même si niveau stratégie je devrais surement lui laisser du temps, et ne pas le faire chier comme je le fais actuellement. Je m'en fiche! Je suis comme je suis! Et si j'ai envie de manger avec lui et qu'il me dit oui, c'est son problème si ça le dérange.
Je m'amuse dans ma chambre à me demander quoi porter… Autant faire simple. Juste un jeans à ma taille cette fois. Puis en haut… Là j'hésite.
Chemise ou t-shirt… Le t-shirt est moulant, mais la chemise est élégante. Vu comme il fait chaud, le t-shirt presque polo. Le polo tient plus chaud, mais il est plus joli. Puis la nuit sera froide.
Je mets une paire de chaussures et commence à partir de chez moi, très content d'avoir escroqué un repas à Shura.
En plus ce n'est pas moi qui cuisine, et ça, c'est plutôt bien.
J'arrive à la porte du capricorne et toque.
- Ouais! Ouais…
Je prends ça pour une autorisation à entrer et ouvre la porte. Je me dirige vers la cuisine ou je trouve Shura debout, cigarette à la bouche en train de cuisiner.
- Tu aurais pu m'attendre, je t'aurais aidé.
- Pas besoin, moi le soir c'est salade, je n'en ai pas pour 107 ans.
- Je vois. Laisse-moi au moins mettre la table?
- Comme tu voudras. Placards du haut.
Pour ne pas me sentir trop inutile, je vais chercher les assiettes dans le placard du haut. Je vois Shura faire la même chose que moi du coin de l'oeil. À savoir, regarder mon ventre alors que je m'étends pour attraper quelque chose en hauteur. Je vois son regard fuir rapidement sur son bloc de salade.
Eh ben, j'ai bien cru qu'il allait y laisser sa cigarette en me regardant comme ça. Je décide de la taquiner un petit peu, pour voir si ce n'était pas juste de la curiosité. Je pose les assiettes sur la table, puis je me retourne prendre des verres. J'en ai repéré des biens dans le placard que je viens d'ouvrir sur le côté où il y a Shura.
Même opération. Cette fois-ci je me mets sur la pointe des pieds et pousse un peu Shura pour essayer de les avoir. Je le vois me regarder me presser sur lui. Il eut un petit mouvement de bras puis me dit cigarette dans la bouche:
- Il y a des verres à côté, tu sais.
- Oui..! Mais c'est. Ceux-là que je veux.
Shura soupire, pose le reste de son bloc de salade, tape sa cigarette sur le cendrier et me donne deux des verres. Je lui fais un grand sourire et les pose sur la table avec les couverts qui proviennent d'un tiroir. Je m'assois et le regarde finir de cuisiner de dos en m'amusant de sa réaction précédente. Il termine assez vite et me rejoint à table.
- C'est drôle je pensais que tu allais me demander ce que je voulais manger. Ou au moins si je n'avais pas d'interdit à ce niveau-là.
- Si ça ne te plait pas, tu peux toujours partir.
Il le dit sur un ton un peu sec. Je prends une petite mine boudeuse et triste. J'en rajoute un peu pour bien lui montrer que ça ne m'a pas plus. Il semble embêté et ne dit rien en allant chercher un pichet d'eau. Il revient s'installer pendant que je fais toujours ma moue. Je le vois se gratter un peu la nuque.
- S'il y a quelque chose que tu n'aimes pas, on peut toujours essayer de le retirer.
Je le regarde attendri, je ne m'attendais pas à ce qu'il essaie de se rattraper de la sorte. Je commence à manger sans dire un mot. L'ambiance s'est vraiment refroidie d'un coup. Je n'ose même pas lui dire que sa salade est bonne. Encore moins faire une blague sur le fait que les chèvres sont herbivores, ce qui est assez cocasse en ce moment. J'ai vraiment du mal à le cerner, et je me rends compte que je suis assez fourbe en fait. Mais ça m'importe peu.
Je regarde Shura finir de manger, sans un mot toujours. Je finis également rapidement. Et pose mes couverts dans mon assiette.
- Pour le dessert, je n'en prends pas, mais j'ai des fruits si tu le souhaites.
Je manque de pouffer de rire. Des fruits? Encore du végétal ?! Je me retiens de rire, et pour éviter un fou rire par la suite, je décide de décliner l'offre.
Shura se lève pour débarrasser, je fais pareil. Il pose sa main sur la mienne pour que je lâche les couverts.
- Je peux le faire tout seul, je n'ai pas besoin de ton aide Aiolia.
Je lui souris à pleines dents.
- Ça ne me dérange pas!
- Moi oui.
Je cherche un argument pendant qu'il va à l'évier.
- S'il te plait. Je t'ai invité à manger, c'est toi qui as cuisiné, avec tes provisions, laisse-moi au moins faire ça.
Je le pousse gentiment avec mon bassin pour qu'il me laisse la place, ma proximité le fait un peu fuir, mais c'était voulu. Je commence à laver les assiettes.
- Après ça tu t'en iras Aiolia.
Je me stoppe un quart de seconde. Je pensais bien qu'il allait me foutre à la porte, mais pas si vite… Je cherche quelque chose à dire, mais rien ne me vient à l'esprit. Je me contente d'astiquer les couverts tête baissée pendant que Shura est derrière à croiser les bras en me surveillant.
Je n'aime pas l'ambiance qui règne ! C'est désagréable !
Je dis un peu en balbutiant:
- Tu.. Tu essuies ta vaisselle après ou tu la laisses sécher…? Je suppose que tu as tes habitudes, je ne veux pas les déranger…
- En effet j'ai mes habitudes. Le soir je la sèche, le midi non.
- J'étais sûr que tu étais réglé comme une horloge là-dessus.
- Le midi je n'ai pas le temps de toujours le faire. Mais il m'arrive de l'essuyer aussi.
- Jamais d'imprévu le soir, j'imagine?
- Non, j'ai le temps, je le prends.
- Tu es spécial… Jamais tu n'as la flemme de faire quelque chose?
- Si, j'avais la flemme de ressortir la moto ce soir.
Et toc, prend ça dans les dents Aiolia. Je ris un peu jaune, jusqu'à ce que Shura commence à partir vers la porte de la cuisine, comme pour m'indiquer la sortie.
Je souris bizarrement, je ne sais pas quoi dire pour rester. J'avance vers la porte et quitte la cuisine avant d'arriver dans le salon… Tant pis je tente le tout pour le tout. Je suis un peu coincé si je ne fais rien, et je n'ai pas envie de tourner autour du pot.
- T.. Tu es sûr que tu ne veux pas que je reste pour essuyer la vaisselle au moins?
- Ça ira.
Froid et sec, j'ai horreur de ça. Il me toise de haut sur le pas de la porte. Qu'il m'énerve quand il fait ça. Je décide de me coller à son torse, bien qu'il ait un mouvement de recul.
- Qu'est-ce que tu fais?!
- Tu ne veux vraiment pas que je reste finir?
- Finir quoi? Le repas est clos.
Je le regarde d'en bas alors que je le sens prêt à me pousser.
- Finir ça.
Je me redresse et arrive à son niveau pour l'embrasser doucement. C'est pratique, on fait presque la même taille. Même si je crains sa réaction.
En effet. Je sens une main agripper mes cheveux et me les tirer vers l'arrière.
- Je peux savoir ce que tu viens d'essayer de faire là?
Je sens sa rage dans la voix. C'est pas bon signe, mais c'est un peu tard pour reculer. Sa main me serre toujours les cheveux.
- Essayer ? Il me semblait avoir réussi pourtant.
- Tu vas la fermer oui?! Tu te prends pour qui?!
Il me lâche enfin, mais j'ai envie de revenir l'embrasser, c'est plus fort que moi, c'est comme ça. Il pose une main sur mon torse pour ne pas que je m'approche.
- Dégage, le chaton.
Pour toute réponse je prends sa main, pose un baiser sur le bout de ses doigts et viens en lécher un en le regardant dans les yeux. Je vois l'expression contenue de Shura manquer de s'effacer un instant. Je me dis que je pourrais peut-être le faire craquer si je… Je me mets à prendre un de ses doigts dans ma bouche, à le sucer, le lécher et y faire glisser langue et dents par moment. Je le lâche et regarde Shura.
- Tu ne voudrais pas que je te fasse ça autre part ?
Je reprends rapidement mon action alors que j'entends Shura avaler sa salive. Je souris amusé.
- Lâche ma main, ou je t'ouvre la joue avec une attaque qui a déjà fait ses preuves sur ta famille.
Je suis un peu choqué par sa phrase, jamais je n'aurais pensé qu'il puisse en parler, encore moins de cette manière. Je lui lâche la main et m'essuie la bouche de mon avant-bras.
- Maintenant, rentre chez toi.
- Mais !...
- Quoi ? Tu veux te ridiculiser encore plus ?
Bordel que cette phrase me fait mal. Comment peut-il dire des choses comme ça? En quoi suis-je ridicule, par ce que c'est un homme ?
- J.. Je… Pourquoi, tu ne veux pas de moi? Je ne te plais pas? Si c'est le cas, dis-le, mais ne te cache pas derrière le fait que tu n'aimes pas les hommes. J'ai bien vu comment tu m'as regardé plus tôt dans la journée...
Je vois Shura un peu rougi par ma dernière phrase.
- Ce n'est pas ça. Les hommes ne m'ont jamais dérangé, vous m'avez toujours plu, tous les deux. Et c'est justement pour ça que je ne veux pas.
Tous les deux? Attends il parle de mon frère, là ?
- Je ne comprends pas, si je te plais, pourquoi tu refuses. Ça n'a pas de sens !
Je m'approche de lui et le fais re rentrer chez lui en essayant de me coller.
- Si je te plais, que tu me plais. Où est le problème ?
- On se connaît en tant qu'adulte depuis environ une journée et demie en tout et pour tout.
- Et alors? On aura le temps de se connaître.
- Tu ne comprends pas.
Bah non en effet.
Je ne comprends vraiment rien!
- Tu aimes mon frère?
Shura me regarde comme si j'avais insulté sa mère, la colère se lisant sur un sourcil nerveux. Pour toute réponse j'ai droit à un coup de poing bien placé sur le côté de la mâchoire.
Je me tiens à l'endroit où je me suis pris le coup, à moitié assis par terre et immobile.
- Je dois prendre ça comme un oui?!
- Non! Comment peux-tu imaginer une seconde que je refuserais tes avances parce que ce n'est pas toi que je veux ? Je suis honnête. Si c'était ça le problème je te l'aurais dit.
- Alors, dis-moi quel est le problème !
Je le vois se retourner et se froisser les cheveux en marchant, manifestement embêté par son geste et la conversation.
- Faut que je te cogne pour que tu m'expliques Shura?!
- Ah! La ferme!
Je me lève et mets en application ma menace et lui fout un beau coup de poing dans le ventre. Il s'écrase à moitié en toussant. Je sais bien que la situation a légèrement... Dérailler... Mais c'est un peu tard pour revenir en arrière...
- Explique-toi ! Pourquoi ne veux-tu pas de moi !?
- P.. Parce que! C'est pas toi !
Shura m'attrape par la taille et me balance sur la table du salon pendant qu'il se remet de son coup dans le ventre. Je sens enfin dans sa voix la rage qu'il avait gardée.
- Comment ça: pas moi ? Tu parles encore de mon frère?
Je me redresse difficilement pour voir une main me plaquer sur la table au niveau du cou. Elle ne m'étrangle pas, mais, me tiens très fermement. Si j'essayais de bouger, je me ferais bien plus mal qu'en restant immobile.
- Le seul qui parle d'Aioros ici c'est toi ! J'ai dépassé ce stade il y a plusieurs années!
- Ah oui?!
Je le vois grimper sur la table pour me frapper avec ses poings, mais avant qu'il ne soit stable, je le pousse à côté et on dégringole de la table. Shura se ratatine en premier sur les chaises suivit par moi peu après.
Je suis désolé Shura, mais en plus tu as tord... tu es le premier à avoir évoqué mon frère. Et il me semble bien que tu en aies parlé deux fois tout seul comme un grand. Preuve que non, ce n'est pas moi.
- Oui… J'ai perdu cet amour que je pensais chérir plus que tout.
- T'avais qu'a pas le buter si tu l'aimais tant que ça!
- Parce que tu crois que j'ai eu le choix?!
On se relève doucement, mais j'attaque en premier et la plaque contre le mur. Regrettant déjà mes paroles, je me mords la lèvre en le tenant aussi fermement que lui l'instant d'avant et lui dis.
- Je sais bien que non, tout le monde le sait! Pourquoi t'es le seul à avoir mis tant de temps à le réaliser!
- Parce que c'est moi qu'on a pris pour un héros après avoir commis un des pires des crimes que je pouvais faire!
Je m'énerve et le soulève avec mon bras, il ne touche plus le sol, mais me toise toujours de haut avec son regard noir. On va continuer de se battre un peu, je le sens. Je ne sais pas si c'est bénéfique, mais je sens qu'on va arriver à trouver problème, et à percer l'abcès.
- Tu ne crois pas que le pire, ça aurait été de tuer le petit frère?!
- Le pire était de laisser un orphelin derrière moi, alors que j'en suis un aussi. Et que j'en ai souffert.
Shura profite de ma réflexion soudaine pour briser ma prise avec ses deux bras en la cassant vers le bas. Il m'attrape par les épaules et me jette au sol avant de venir sur moi et de me frapper, tantôt au torse, tantôt au visage. Je vais pas mentir là. J'ai mal.
- J'en ai tiré une conclusion! Aimer: ça fait mal ! C'est tout. Et ce n'est pas Deathmask ou Aphrodite qui m'ont dit le contraire. L'un cumule les aventures sans lendemain sordides et l'autre n'a jamais pu posséder celui qu'il voulait vraiment et souffre perpétuellement. Ça ne vaut pas le coup d'aimer.
J'attrape ses mains, en espérant qu'il se tienne et ne me découpe pas. Allongé au sol, je trouve enfin la chose qui dérangeait Shura et met fin à ce combat d'homme à homme où notre statut de chevalier n'eut plus lieu d'être quelques instants.
- Shura, on n'est pas obligé de s'aimer pour coucher ensemble! J'ai JAMAIS parler d'amour.
- Alors fallait le dire plus tôt ! Je ne pensais pas que c'était ça que tu voulais !
Je souris et apaise ma voix, ayant enfin une réaction qui allait dans le sens de mes envies.
- Si c'est ça que je veux. Mais manifestement je n'aurais rien si je ne fais pas une croix sur le côté sentimental. Je préfère coucher avec toi une fois, que de ne rien faire du tout.
- Alors si tu sais à quoi t'en tenir, c'est parfait, on peut y aller !
La voix de Shura était toujours sous adrénaline, mais je sentais son ton se calmer un peu.
Il lâche la tension de ses bras et je souffle un peu alors qu'il m'attrape par le col pour me relever. Il me plaque contre le mur avec brutalité et m'embrasse avec autant de passions et de forces qu'il venait de mettre dans le combat.
Bah si je m'attendais à ce que ça se passe comme ça…Non. On m'aurait dit qu'on aller se taper dessus pour ensuite faire "ça" je ne l'aurais jamais cru. Mais je crois que Shura est tout comme moi à bout sur ce plan.
Il me mord le menton, suffisamment fort pour que je gémisse, mais juste avant que la douleur ne commence. Je baisse la tête pour lui donner libre accès à ma nuque.
Je sens un frisson me parcourir le corps, très endolori, en sentant sa langue parcourir mon cou de la mâchoire à la clavicule. J'essaie un petit peu de le mordiller, mais je suis rapidement stoppé par la main de Shura qui me rattrape les cheveux en arrière, nettement plus gentiment que la première fois qu'il avait fait ça ce soir. Sa main me lâche et s'échoue dans mon dos jusqu'à la chute de mes reins pendant que sa bouche revient prendre possession de mes lèvres. J'ai envie aussi de commander un peu, bien que ce soit assez difficile. Je décide de forcer l'entrée de sa bouche avec ma langue. Il a un petit goût électrique le Shura… Surement ma faute en plus, ça a le goût de sang. Heureusement ça a l'air léger.
Il commence de plus en plus à passer ses mains sur mon torse ou sur mes fesses. Personnellement je n'ose presque pas le toucher. Shura s'écarte et me regarde dans les yeux. Ce n'est plus le même regard méchant, c'est plus… Doux? Oui c'est ça son expression est plus douce.
- Bon, tu vas l'enlever ton polo oui ou non?
J'étais tellement captivé par ses yeux que je n'avais pas remarqué qu'il tirait sur mes vêtements pour que je les retire.
- Ah euh oui…
Je retire mon t-shirt sous son regard pesant. Un peu gêné et en train de tomber, je le regarde me demandant si ça va, si je lui plais toujours… Je le regarde hésitant et rougissant en train de glisser.
- Qu'est-ce que c'est que cette tête que tu me fais Aiolia?
- Hein quoi?
- Tu me regardes tout gêné, elle est passée où l'assurance que tu avais quand tu me frappais au visage ou quand tu essayais de me donner envie de toi?
- Euh. Si je te dis que c'était une potion de charisme à usage unique, tu me crois ?
- Pardon?!
J'essaie de me redresser et dis en plaisantant alors que Shura me regarde éberluer.
- Rien c'était une blague, j'en déduis que tu ne joues pas souvent aux jeux vidéos.
- Pas vraiment, désolé. Mais tu sais cette tête était pas si désagréable à regarder.
Je rougis davantage et me risque à demander.
- On ne peut pas s'asseoir ? Ou aller dans ta chambre, j'ai une jambe en miettes à cause d'une de tes chaises…
Shura sourit, embêté.
- Désolé, c'est ma faute ça. Mais là je n'aurais pas la patience d'aller jusque dans la chambre.
Je souris, content de voir qu'il est pressé. Il enlève aussi son t-shirt, c'est drôle lui qui vient pourtant d'Espagne, et qui vit en Grèce comme moi, je ne l'imaginais pas si bronzé. J'avais même tendance à l'imaginer carrément pâle. Surement à cause du fait qu'il soit souvent avec des vêtements sombres. Je glisse le long du mur et m'assois au sol. Je vois Shura poser un genou à terre, poser une main sur ma jambe en l'écartant davantage pour qu'il puisse passer entre et s'attaquer à mon torse avec sa bouche.
Je passe une main derrière sa tête alors qu'il commence à me mordiller un téton. J'ose à peine agripper ses cheveux. J'ai l'impression que si je fais quelque chose qui ne va pas je vais me prendre un coup. Encore...
Il passe ses mains sur mon ventre et le caresse du bout des doigts, puis il appuie plus en partant sur mes flancs. Je sens ses mains remonter dans mon dos, sa bouche venir me mordre le cou, ma respiration, elle, se saccade. Je griffe bêtement le sol de mes deux mains. Avant de sentir une de ses mains attraper fermement ma mâchoire des deux côtés.
- Tu vas me toucher.
Ce n'est pas une question, ça sonne plus comme un reproche ou un ordre. C'était sec et je ne peux rien répondre, car il vient me mordre les lèvres en appuyant sur la jonction de l'os de ma mâchoire pour que j'ouvre la bouche. Il engouffre sa langue dans ma bouche sans que je ne puisse rien faire. Il est gentil, mais ce n'est pas comme si je pouvais faire quelque chose. Une de ses mains en haut pour se tenir, puis sa tête, si proche de la mienne que mon crâne se retrouve pressé contre le mur du salon. Son autre main vient pêcher la mienne qui s'abîme les ongles contre le sol. Il la pose sur lui, sur son torse et me force à le caresser.
Il libère enfin ma bouche, et me reprenant un peu, je viens lui mordre l'oreille gentiment alors il m'offre son cou dans la seconde qui suit. Je descends plus bas avec ma bouche, pose mes deux mains sur ses hanches et je l'entends gémir de contentement. Je libère une de mes mains de ses fonctions pour tourner doucement la tête de Shura sur le côté. Je passe une langue derrière son oreille et la fais descendre jusqu'à sa clavicule. Mes dents se heurtent à une petite chaîne en or très fine que je n'ai pas vraiment le temps d'admirer. Ma main remonte dans son dos quand l'autre descend sur son torse. Shura se redresse un peu au dessus de mes jambes, j'ai un accès complet à son buste. Sa main sur ma tête pour m'encourager, l'autre sur mon épaule caressant mon bras avec force. Je passe ma langue sur son torse mordillant un peu son pectoral et me servant du sillon laissé par celui-ci j'en délimite tout le bas. Revenant le mordre un peu avant de repartir sur ses clavicules.
J'aperçois le médaillon en forme de croix aplatie que Shura porte. Il faudrait que je lui parle de son allégeance envers Athéna plus tard…
Je sens les mains de Shura sur ma tête remonter ma frange, me faisant lever la tête.
- Ben tu vois quand tu veux…
Il me sourit gentiment. J'aime le voir me regarder d'en haut comme ça jusqu'à ce que je sois interrompu par une main s'introduisant dans ma braguette. J'étais tellement concentré à le regarder me sourire, que je n'ai même pas senti la fermeture descendre. Je rougis d'un coup et vois Shura glisser en arrière et sa tête descendre dangereusement.
- Ok! Stop ! Pouce ! Temps mort !
- Quoi? Je t'ai fait mal ? Ou tu me fais le coup de la panne?
- Nan, rien de tout ça… Une panne, là, impossible…
- Bah alors quoi ? Je croyais que t'étais d'accord.
- Ce n'est pas ça, c'est que je ne veux pas qu'on torche ça vite fait. Si je n'y ai droit qu'une fois, je veux qu'elle soit mémorable.
- Ah c'est ça qui te préoccupe. Tu me prends pour qui? Je ne suis pas du genre à expédier quand j'ai l'occasion de prendre le temps de le faire.
- D'accord…
Je tourne la tête, gêné par ce qui va suivre. Je ne veux pas le voir la sortir et la dévisager, à chaque fois c'est stressant. Pas que j'ai honte, ou que j'ai de quoi avoir honte. Mais juste une vieille angoisse due à un moment de malaise.
- Bon, Aiolia, on va faire un pari.
- Quoi ? Pourquoi?
- Parce que tu n'es manifestement pas à l'aise. Je n'ai pas dû réussir à te convaincre. Alors je te propose un marché.
- N… Nan, mais ça va.
- Chut! À combien de fois en une soirée es-tu? Ton record c'est combien?
- P-p.. Pour moi?
- Oui.
- Ça doit être 4 je dirais… Je n'avais pas dormi, je crois bien en plus…
- Alors dans ce cas je te parie que j'arriverais à t'y pousser 5 fois.
- Tu n'y arriveras pas…
Shura me regarde avec un sourire en coin.
- J'en prends le pari, vois-tu.
Ni une ni deux. Il défait le bouton de mon pantalon et fait semblant de mordre la bosse dans mon boxer en penchant la tête.
Je n'ai même pas eu le temps de lui demander ce que je devais faire en échange ou quoi que ce soit d'autre. Je laisse échapper un gémissement en sentant ses dents s'appuyer sans trop s'enfoncer dans ma chair. Il descend encore et joue avec des baisers sur mes testicules pendant que sa main libère mon sexe de sa prison de tissu pour venir l'encercler avec ses doigts.
Dans ma tête résonnent quelques "Ok…o..ok…" Pendant que je me tire les cheveux en arrière d'une main… Je viens de me prendre un coup de chaud assez violent. Shura remonte les yeux fermés, totalement à l'aise contrairement à moi. Enfin, je ne peux pas vraiment dire que je ne suis pas à mon aise vu ce qu'il me fait… Il me prend dans sa bouche, sa langue s'enroulant autour de moi, puis de sa main je le sens descendre le prépuce laissant mon gland nu face à ses folies.
Je soupire et laisse échapper un gémissement perçant quand il s'enfonce en entier jusqu'à sentir ses lèvres s'écraser contre mon pubis.
Je me penche en avant posant une main tremblante par réflexe sur sa tête. Il remonte tout doucement en laissant mon sexe échapper à ses lèvres, je l'entends rire un peu. Surement qu'il est fier de lui pour m'avoir tiré un gémissement pareil dès la première descente.
Il repart à la charge sur moi en prenant un petit rythme d'allée et venue fort agréable.
Je finis par resserrer mes cuisses sur sa tête quand il accélère, mais il me plaque une des jambes au sol, me faisant bien comprendre de ne pas recommencer. J'avais oublié que j'avais tendance à faire ça. Avoir les jambes serrées aide pourtant à la jouissance, pourquoi n'en a-t-il pas profité, lui qui a fait le pari de me faire jouir plein de fois ?
Il pose ses deux mains contre mon aine, j'obéis et laisse mes jambes tomber du mieux que je peux alors que mon jeans m'empêche de me mouvoir à ma guise. Une fois dans la position dictée par Shura, je ferme les yeux et me laisse totalement aller en posant une main sur sa tête qui cette fois-ci l'accompagne à chaque mouvement.
Je laisse Shura faire à sa guise, le laissant faire monter le plaisir en moi. Me faisant frissonner à chacun de ses soupirs sur ma peau humide et refroidie par son souffle.
Il m'emmène loin, si loin que j'en perds la notion du temps ou de l'endroit. Je me perds dans des pensées sensuellement abstraites, puis j'ai le malheur d'ouvrir les yeux, et de le voir me prendre entièrement dans sa bouche. Il me lance un petit regard furtif de temps à autre, et je suis tombé à ce moment-là. Cette vision est tellement sexy, que ça s'est répercuté sur mon état, Shura a dû le sentir à me respiration et accélère comme jamais, s'aidant de sa main quand il reprend son souffle. J'entends le bruit de la salive qui claque parfois, des petits "mh" de la part de l'Espagnol entre mes jambes. Mais je crois que mon son préféré, c'est celui qu'il fait quand il lâche mon sexe d'entre ses lèvres, quand il expire rapidement puis qu'il reprend son air, annonçant également qu'il va me reprendre dans sa bouche.
Quand je sens que ça vient, je dis calmement à Shura, d'un bloc sans bafouiller.
- Je vais bientôt jouir…
Shura lève son regard vers moi tout en remontant sur mon sexe, puis il se baisse et reprend son ouvrage vers le bas avec encore plus de vigueur qu'avant.
Attends ça veut dire qu'il va… Il ne compte pas se retirer? Alors là, oui, je suis étonné. Ce type est un des mythes de ma vie, à la fois lointain et inaccessible tout en étant proche et menaçant. Si un jour je pensais qu'il allait me faire quelque chose dans ce registre je ne l'aurais pas cru, mais alors avec autant de ferveur, c'est assez inouï.
Shura prend le maximum d'ampleur dans son geste, et je sens sa langue faire bon nombre de tours sur moi dès qu'elle le peut.
Je ne tiens pas davantage, j'appuie mes mains sur sa tête pour qu'il reste bien au fond pendant que je me lâche, et je ne peux empêcher mes jambes de revenir toutes seules au moment fatidique. Je respire fort, m'étant retenu de crier ou de faire un bruit bizarre.
Je remarque que je tiens toujours la tête du capricorne sur moi. Je le lâche et commence à m'excuser.
- Je suis désolé! Je t'ai forcé à faire ça alors que si ça se trouve tu attendais le dernier moment pour te retirer, je suis vraiment désolé ! Pardon !
Il se retire doucement, garde la tête vers le bas quelques secondes. Je ne sais pas pourquoi il ne dit rien, je dois me préparer à me faire disputer ou frapper?
Il relève la tête en souriant.
- Plus que 4.
Je rougis d'un coup, mais je me détends en le voyant sourire.
- L'apéritif t'a plu?
Je lui souris en retour.
- Si c'est ça l'apéritif, je comprends mieux pourquoi les gens font des Apéros-Dinatoire.
Il me sourit et je viens l'embrasser en remerciement, mais il me stoppe avec son doigt sur mes lèvres.
- Le goût ne me dérange pas, puis je serais l'hôpital qui se fout de charité si je refusais de t'embrasser à cause de quelque chose que je t'ai forcé à avaler.
- Ce n'est pas toi que ça dérange, c'est moi.
Je fronce les sourcils en souriant sans trop comprendre.
Il se lève et me tend la main. Je me lève en laissant glisser mon pantalon et en remontant un peu mon boxer. Sans que je comprenne trop pourquoi non plus il part vers la fenêtre.
- Shura?
- Je ferme les volets, je n'ai pas envie qu'on nous mate par la fenêtre ou qu'on vienne nous déranger parce qu'ils voient de la lumière dans la chambre.
Je récupère mon pantalon et mon t-shirt au sol, histoire de ne pas mettre trop le bazar et je vais les poser sur une des chaises que je redresse par la même occasion.
Je regarde Shura s'étendre pour fermer ses volets, sans en perdre une miette. Ça me permet aussi de me calmer un peu avant de reprendre les hostilités.
- Shura?
- Oui?
- Tu as bientôt fini?
- Je n'ai que trois fenêtres à fermer. Pourquoi, tu t'impatientes?
Je prends une voix volontairement plus puérile.
- Oui, très!
- Très bien, très bien ! Je ne fais pas celle de la cuisine, tu es content?
- Mouis…
Shura arrive vers moi en souriant, me regarde un peu de haut alors que je suis appuyé contre la table. Puis soudainement je sens une prise autour de mes hanches et je me retrouve sur l'épaule de Shura. Je vois la porte d'entrée s'éloigner peu à peu puis je me fais jeter sur le lit par un capricorne toujours en pantalon.
- Même pas le temps de fumer une clope… Tu es difficile !
Je me rapproche de lui, dorénavant très sûr de moi après ce qu'il s'est passé. Je ne pense pas que quelque chose qui ne lui plaît pas le mettra en colère. Ou plutôt, il y a nettement moins de choses qui peuvent lui déplaire maintenant que je sais jusqu'où il a été. Et je n'ai plus peur.
Je viens l'embrasser en me mettant sur les genoux et me penchant hors du lit. Je pose mes lèvres sur les siennes et souris en tirant sur un doigt que j'ai glissé subrepticement dans le haut de son pantalon.
Il suit de lui-même alors que je passe mon bras derrière ses épaules me rattachant à lui pour ne pas tomber violemment sur le lit.
Il me grimpe dessus tout en m'embrassant, j'accroche mes jambes dans son dos et la serre contre moi, collant son entrejambe à la mienne. Je peux sentir qu'il est brûlant, et qu'il est dans un état comparable au mien i peine quelques minutes. Il nous tire jusqu'au niveau des oreillers. Sans perdre de temps je caresse son torse et glisse ouvrir son pantalon.
- Tu n'étais pas un peu à l'étroit?
Il sourit en coin pendant qu'il descend ma main qui se baladait sur son torse plus bas sur ses abdos, il s'amuse même à onduler un peu. Je me mords la lèvre pendant que lui me regarde toujours autant de haut, mais là, je sens moins d'agressivité dans son regard. Vu comme il a envie ça aurait été étonnant que son regard reste aussi dur tout le long. Je me redresse pour faire descendre son boxer et son pantalon directement sous ses fesses, le griffant au passage, lui arrachant un petit gémissement rauque. Mais il continue de sourire, tant mieux. On se défait rapidement de son pantalon qui vole dans la pièce le boxer encore emboîté dedans. Je sens le sexe de Shura tendu contre mon ventre, alors que ses mains, derrière lui remontent sur l'intérieur de mes cuisses et viennent tirer mon boxer que j'avais pourtant pris soin de remettre.
Mon boxer aussi vole dans la pièce.
Je passe mes bras dans son dos et sur ses fesses, pendant que ma bouche se livre fougueuse à son ventre, descendant le long de la petite rangée de poil arrivant en pointe au nombril et s'élargissant bien plus bas. Je lui tire quelques soupirs en lui faisant croire que j'y vais sans y aller. Et quelques gémissements de frustration à chaque fausse tentative.
Shura finit par en avoir marre et me plaque contre le matelas en me poussant avec ses deux bras. Il s'avance un peu et tend son sexe vers ma bouche et me relevant la tête avec l'autre main.
Je ne me fais pas prier, j'ai été un peu méchant, autant être très gentil maintenant. Je me redresse sur les coudes et commence à le lécher dans la longueur.
Je joue un peu à passer ma langue sous le prépuce, ce qui semble lui tirer quelques gémissements un peu retenus.
J'essaie de faire de mon mieux, et je vais vite dès le début. Bien que je ne puisse pas m'aider de ma main, car Shura a pris mon poignet droit en otage, pendant qu'il tient une main derrière ma tête et qu'il commence à ne plus pouvoir s'empêcher de bouger. Je le regarde d'en bas, il a la tête basculée en arrière. Je crois que le voir comme ça est encore plus excitant que le voir me sucer. Je commence d'ailleurs à être à nouveau en forme pour le prochain round.
Il essaie de me pousser quand ça devient trop difficile de se retenir. Mais je refuse et avale son sexe en entier en essayant de poser mes dents à la racine pour ne pas qu'il s'en aille le temps que je passe mes bras autour de son bassin.
- A.. Aiolia... Non…
J'essaie de le faire craquer alors qu'il se plie en deux et se tient au montant du lit.
- Me fait pas jouir, j'ai besoin de mon érection pour te prendre…
Je finis par le laisser s'échapper d'entre mes lèvres. Il s'assoit sur mes jambes et souffle. Son visage a pris plus de couleur que je ne pensais possible, il me dit cherchant son air.
- Je n'ai jamais eu besoin d'autant de volonté pour résister à une fellation…
- Je le prends comme un compliment Shura.
- Prends-le comme tu veux… fff... oua…
- Ça m'amuse un peu de te voir comme ça, je dois bien avouer.
- T'es content de toi en plus !
Il sourit un peu alors que moi je suis fier de l'avoir poussé autant à bout. Il se décale un peu en arrière.
- Maintenant, écarte les jambes.
Je hoche la tête et fais ce qu'il demande, bien que la demande soit un peu sèche. Ce ton si sec est en réalité neutre, maintenant je le sais. Je vois Shura sortir du lit et passer ses bras autour de mes cuisses pour les tirer vers lui. met à genoux au bord du lit. Je sens très rapidement sa langue à mon entrée ce qui me tire un long frisson. Sa salive est froide comparé à son souffle chaud, c'est assez agréable. Ce frisson se termine jusque dans mon bras.
Rapidement sa langue se fait plus rare. Laissant place à son index, je suppose. Je sens bien qu'il y va doucement. Je vois ses cheveux remontés, puis son visage, il me regarde.
- Ça fait combien de temps?
- Pardon?
- La dernière fois que tu l'as fait comme ça? Ça remonte à combien de temps?
- C'est assez indiscret et gênant comme question…
- C'est pour savoir comment te préparer c'est tout. Dis-moi juste si ça se compte en jours, mois, années.
Je rougis légèrement.
- En mois et en semaine.
- Je vois.
Shura me sourit pour me rassurer. Ce qui fonctionne un quart de seconde en sentant son second doigt se serrer au premier et entrer à son tour, je déchante assez vite.
Heureusement que je suis habitué à ce genre de sensations et à avoir mal silencieusement, car Shura ne perd pas de temps avant le prochain. Sa bouche vient sucer doucement mes testicules avec précaution. C'est une méthode assez agréable pour oublier la douleur et se détendre plus rapidement. Je devrais penser à faire ça plus souvent quand c'est à moi de le faire.
Shura se met à bouger lentement ses doigts en moi pendant que je rejette ma tête en arrière.
Je regarde bêtement sur le côté et je suis assez déçu d'y trouver mon reflet sur l'armoire en bois sombre du propriétaire des lieux. Satané miroir! Tu pourrais au moins me montrer ce que Shura est en train de me faire! Et puis non, tiens. De toute façon ça m'aurait gêné et j'aurais regardé ailleurs.
Je jette un coup d'oeil en bas lorsque la vitesse s'accélère encore. À part la pointe de quelques cheveux noirs, je ne vois rien.
Je me regarde dans le miroir. J'ai une tête affreuse. Je suis tout décoiffé, plein de sueur, rouge de chaleur et j'ai un début de bosse ou d'hématome sur la pommette. En plus de tout ça, je respire bruyamment.
Je penche ma tête vers le bout du lit. Shura a retiré un doigt et écarte les parois avec les deux restants. Il remonte me voir en souriant.
- Combien de temps depuis la dernière fois dans l'autre sens? Par pure curiosité.
Je ris un peu et lui réponds.
- Cela se compte en mois et en semaine - 2 jours.
- Je vois, me dit-il avec le sourire.
J'espère qu'il vient m'embrasser, ces baisers sont vraiment géniaux. Je le vois remonter à mon niveau doucement avec une expression au visage que je ne lui connaissais pas. Je lui souris en retour en attente de ses lèvres, mais je me cambre soudainement en sentant son sexe passer entre ses deux doigts encore en moi.
Cette expression était trop belle pour être due à ce que je pensais.
Je ferme les yeux tandis que je sens sa main se fracasser à côté de ma tête sur le matelas, plus il avançait plus j'avais mal, il ne m'accorde aucune pause. Quand l'espace à manquer entre mon bassin et le sien il retira sa main, qui vient se poser avec plus ou moins de violence de l'autre côté de ma tête. Je sens son bassin complètement contre le mien, et je n'ai plus mal depuis qu'il a retiré ses doigts, presque plus du tout.
Même si ce petit point est positif, je suis quand même un peu déçu de ne pas avoir eu l'autre rôle. Je ne l'ai pas réclamé non plus il faut dire. Mais Shura et moi ayant à peu près le même gabarit, j'aurais eu tendance à penser avoir ma chance également.
Il est vrai aussi que je n'ai pas cette habitude, rares sont les hommes de mon gabarit ou qui osent prendre le dessus en me voyant. Je suppose que la différence se fait ici à cause du fait qu'il est plus âgé? Où que je sois très intimidé… C'est plus probable que ce soit ça.
- Aiolia?
Il me tire de ma réflexion et je pose mon regard sur lui.
- Heu… Quoi?
- Ça va? Tu as l'air absent.
- Euh, oui, pardon.
- Reste avec moi, ça devient intéressant, tu ne crois pas ?
Je ris un peu et hoche la tête en souriant.
- J'aime mieux ça.
- Tu peux y aller, ça va.
- D'accord.
Shura passe son pouce sur ma joue. J'aime bien quand il fait ça, même si j'en prends vraiment un coup sur mon égo de dominant. Surtout, car j'apprécie ce genre de geste, c'est plus ça qui m'agace.
Il me fait reculer un peu et me tient les genoux en regardant ce qu'il commence à faire.
Pour l'instant ça va, ça commence même très bien. À chaque coup je fais un petit bruit étouffé, j'ai l'impression que Shura n'aime pas vraiment tout ce qui est bruyant, alors n'en rajoutons surtout pas et essayons de camoufler ce genre de bruit.
Il prend rapidement une vitesse que j'apprécie, j'aime aussi la vue que j'ai, bien que j'ai très chaud, mais si j'en juge par la luisance de Shura c'est aussi son cas, en même temps les soirées d'août en Grèce sont assez rudes et l'activité physique n'aide en rien.
Shura se penche sur moi. Enfin je vais peut-être l'avoir mon baiser ! Il attrape un coussin qu'il vient poser sous mes fesses pour ne plus avoir à me soulever avec ses bras. Je fais une petite moue déçue malgré moi, Shura semblant l'avoir remarqué vient s'allonger sur moi en m'enlaçant et en m'embrassant.
Je n'en demandais pas tant, mais je suis heureux qu'il prenne soin de mes envies aussi. J'ai du mal à camoufler mes bruits quand il m'embrasse et je gémis contre lui. Lui qui a du mal à retenir ses soupirs et qui ne peut rester appuyé sans cesse contre ma bouche pour pouvoir respirer.
Je passe mes bras autour de lui, comme ça j'ai l'assurance qu'il ne partira pas de sitôt. Et quitte à faire, je lui passe aussi les jambes autour du bassin. Je l'entends soupirer et je le vois sourire quand je fais ça. Il se décale et me dit la voix haletante.
- Plus serrées. Tes jambes…
je souris et resserre mes jambes autour de ma proie demandeuse de captivité. Il vient caler sa tête dans mon cou. Je susurre en le regardant s'installer et en subissant ses assauts chaque seconde.
- Si tu veux, je peux resserrer une autre partie de moi autour de toi.
- Si tu fais ça dans moins de trois minutes, je craque…
J'avais oublié que lui n'avait pas encore eu délivrance. Je m'amuse un peu et décide de me contracter un tout petit peu plus, bien que ce soit assez difficile pour moi qui n'ai pas trop l'habitude de cette position.
Je sens une main de Shura s'échapper et aller chercher à tâtons l'oreiller pour l'envoyer valser dans la pièce. Il place ses deux mains sur mes hanches et ne peut s'empêcher d'accélérer le rythme tout en restant contre moi. J'ai du mal à retenir mes gémissements et décide de me laisser aller comme j'en avais envie, si ça lui pose un problème, il me le dira. Je regarde le plafond, quel dommage qu'il n'y ait pas de miroir, là je crois franchement que ça vaudrait le coup.J'ai l'impression d'être un beauf vicieux en disant ça, mais j'aimerais bien voir a quoi ressemble Shura de dos en train de me prendre. Ça doit juste être sensationnel et drôlement bandant.
J'imagine la vue puis me reconcentre sur l'action, mon imagination est loin d'être à la hauteur de ce qu'il se passe. Je m'accroche au dos de Shura comme jamais.
- Dis Shura… Les griffures… Je peux?
- Mon dos est à toi.
Je souris et me laisse aller à coeur joie. Il a dit que je pouvais y aller, alors j'y vais, et pas de main morte. Dès mes deux premières grandes griffures, j'entends Shura pousser un gémissement ahurissant. J'ai l'impression de lui avoir fait mal, mais comme il ne me dit rien et intensifie encore ses coups de reins, je continue et après avoir griffé ses omoplates je pars du haut de son trapèze et descends jusqu'à ses côtes flottantes.
- Et moi... les morsures... et les suçons ...je peux?
J'ai envie de lui crier " Oui! ", mais je préfèrerais qu'il évite les parties qui se voient quand je suis en t-shirt.
- Pas le cou… Ni les bras…
Ni une, ni deux, Shura me mord au-dessus de la clavicule avec force. Je retiens un gémissement violent et sens mon amant continuer de plus belle ses coups de reins.
- Plus fort !
Je me surprends moi même à demander ça, mais ne regrette rien, car mon voeu est exaucé dans la seconde qui suit. Shura essaie de se défaire de mon emprise pour être plus à l'aise et donner des coups de reins. Je le laisse partir à contrecœur. Il m'attrape le bassin avec force et je me demande si c'est le bassin de Shura qui percute le mien ou non l'inverse.
Je me sens proche de la délivrance à nouveau et j'agrippe le matelas défaisant le drap par la même occasion. Shura semble presque souffrir, entre ses soupirs rauques et son visage complètement déformé par le plaisir, on aurait presque l'impression qu'il se l'inflige.
- Tiens tes jambes, s'il..
Il n'arrive pas à terminer sa phrase et j'utilise une de mes mains qui griffait le matelas pour les tenir. Les genoux contre mon torse, je ne fais plus attention à ma respiration, à mes bruits, ma position, je me griffe même tout seul sur la cuisse. Je vois Shura, les yeux fermés, la tête tantôt vers le haut, tantôt vers le bas.
Alors que je me sens venir, il s'arrête soudainement… Et va tout doucement.
- Jt'en supplie! t'arrête pas !
- Si je continue, je vais jouir. C'est ma limite, là…
- Et alors!? Jt'en supplie continue.. Pas maintenant !
Face à ça, Shura n'eut pas vraiment d'autre choix que de continuer.
- Si je jouis... c'est entièrement ta faute.
Il se met à y aller franchement fort, j'ai mal, mais je ne m'en rends pas compte sur le moment, trop occupé à supplier Shura de continuer et à lui dire que c'est bon. Je me cambre vers l'arrière quand vient le dernier moment, je sens un corps venir sur le mien, ou plutôt retenu juste au-dessus et s'enfoncer en moi comme jamais. Mon dos se cambre encore plus, mes jambes sont poussées par ce corps qui se retient juste au-dessus de mon épaule. Je me laisse retomber peu après et j'observe le capricorne poser son front sur le haut de mon torse pendant que tout le reste de son corps étouffé reste tenu par une main presque tremblante.
On reprend notre souffle tous les deux. Shura se retire de mon corps et retire son préservatif pour le jeter dans la poubelle à côté du lit. Pour être honnête, je n'avais même pas fait attention qu'il en avait mis un. Je me sens un peu con d'avoir complètement zappé ce détail. Je me tourne côté Shura, qui s'assoit sur le bord du lit et me remettant les cheveux en arrière. Je trouve ça mignon comme attention si tout n'était pas gâché par sa fuite soudaine hors de la chambre.
- Shura?
- Bouge pas.
S'il va fumer, il va m'entendre ! Il revient assez rapidement avec une poche dans la main.
- Assieds-toi.
Je m'exécute, et je le vois regarder ma pommette. Il approche le sac qui semble être un sac de glace doucement de mon visage.
J'ai un petit mouvement nerveux à la sensation du froid sur la zone endolorie, mais voir Shura aux petits soins, c'est un instant unique selon moi.
- Ça va? Je ne t'ai pas loupé…
- J'ai connu pire, tu sais bien.
- Oui, on a tous connu bien pire, ça n'empêche que ça peut ne pas aller quand même.
Il me pose la main sur la poche pour que je la tienne.
- Je veux bien un mouchoir s'il te plait.
Il regarde mon ventre un peu sale.
- J'men fiche pour mes draps, je les change demain, et ils ont déjà connu bien pire eux aussi.
- Oui, mais je préfèrerais me sentir moins sale.
- Je t'apporte ça tout de suite.
- Merci.
Il se lève et j'ai le loisir de regarder une partie de la vue que je voulais tant voir tout à l'heure. Je vois mes deux belles griffures du début ressortir en rouge sur son dos, puis ma grande diagonale: qui n'est pas si droite que je l'aurais espéré, car elle a deux accrocs qui la décalent vers le haut. Surement moi qui ai bougé en la faisant quand Shura me prenait.
Mon amant s'est montré plus sage que moi, je n'ai qu'une seule grosse morsure, les deux autres sont superficielles. Seule la première a un suçon à son centre. Et il a respecté les limites que j'avais mises, à savoir, pas le cou, pas les épaules.
Je passe une main par dessus quand Shura revient et me tend le paquet de mouchoirs. Je le prends et m'essuie pendant qu'il pose un ventilateur sur la table de nuit.
- Ça, c'est une bonne idée !
- C'est surtout une meilleure idée dans la chambre que dans le salon où il était.
Je jette mon mouchoir pendant que Shura passe dans mon dos et commence à m'embrasser dans le cou.
- Pas fini ?
- Non. J'ai parié 5 fois. 5 ce sera.
- Tu sais tu n'es pas obligé, je suis satisfait si on s'arrête là.
- On a dit qu'on le ferait qu'une fois, et tu vas t'en souvenir de cette nuit, je peux te le garantir.
- Hm…
Je laisse aller ma tête sur le côté pendant qu'il me picore le cou de petits baisers en laissant aller ses mains sur mon torse.
- Tu as raison le capricorne, je crois que je me laisserai bien emporter encore une fois.
- Multiplie par trois. Et prie pour que je ne décide pas de multiplier ce qu'il te reste par quatre ou cinq.
Je ris un peu.
- C'est peut-être un peu présomptueux, tu ne crois pas?
- Attention, si tu ne m'en crois pas capable je vais faire un nouveau pari.
- D'accord, je te crois, je te crois !
- C'est bien…
Je bascule la tête en arrière et me laisse porter par ces baisers.C'est doux, c'est chaud, et c'est terriblement sensuel. Il s'amuse un peu sur mes tétons, mais n'insiste pas trop non plus puis il m'entraîne en arrière avec lui. Je sens sa respiration contre ma nuque et me laisse faire comme si j'étais à une sorte de massage, mais seulement avec des caresses. Je finis par me redresser un peu, ce qui marque l'incompréhension chez Shura.
- Un problème?
- Non aucun, j'adore tout ça, mais je n'ai pas l'impression de te faire plaisir aussi.
- Tu veux t'occuper de moi?
- Oui.
- Très bien.
Je le vois poser ses bras derrière sa tête et me sourire presque provocateur. Ça, j'ai une petite idée de ce que ça veut dire. " Tu veux me faire plaisir? Eh bien vas-y, bonne chance." Moi je l'ai pris comme ça, car sa tête n'est pas celle d'un homme qui attend juste qu'on s'occupe de lui, il semble m'en mettre au défi et je n'aime pas les échecs.
- Shura, je sens qu'il y a un truc que tu ne me dis pas.
- Oui et non. Je me demande juste comment tu comptes t'y prendre pour m'exciter après ce qu'on a fait.
- Tu ne veux pas me dire directement ce qui fonctionnera?
- C'est plus amusant si je ne te dis rien.
- Alors tu ne m'en voudras pas de mal faire? Hein?
Je me penche sur lui et dis ça d'une petite voix implorante.
- Il n'y a pas de raison que tu t'y prennes mal, Aiolia.
À ses mots, je m'allonge sur lui, posant ma tête sur son torse doucement.
- Laisse-moi y réfléchir.
- Pas trop longtemps, sinon je pourrais bien m'endormir.
- Oui, et moi aussi. Mais c'est ton pari que ça embêterait.
- Ah oui, en effet.
Soudainement j'ai une idée, je me redresse et glisse mes jambes le long de son corps pour me poser à califourchon sur son ventre.
Il me regarde curieux les bras derrière la tête. Je pose mes mains sur lui et le caresse du bout des doigts, posant le plat de la main sur sa joue. Il a le réflexe de venir l'embrasser, mais je tire ma main avant qu'il ne le fasse. Je souris et viens passer mes doigts sur le côté bas de son aisselle.
Je m'amuse à le voir frétiller sous la bassesse de ma chatouille. Il semble amusé.
Je continue de descendre sur ses flancs et le fait se tortiller un peu malgré lui, je souris comme un enfant en essayant de rire silencieusement.
- Tu trouves ça drôle!?
- Très !
Shura et moi nous amusons, de pas grand-chose certes, mais c'est un moment agréable et assez unique. Ça ne parait surement pas beaucoup, mais il y a quelque chose comme huit heures, jamais je n'aurais adressé la parole à Shura en souriant. Jamais.
Je suis réellement heureux d'avoir pu "découvrir" Shura tel qu'il est vraiment. Et je pense sincèrement que cette partie sexuelle m'en fait apprendre bien plus sur lui qu'une simple conversation. Attention! J'avais aussi très envie de sexe. Et Shura est un des plus beaux spécimens que j'aie pu avoir. Ne le faire qu'une seule fois est fort dommage, mais c'est comme ça… Alors je vais en profiter et je vais le rendre fou.
Je caresse son torse nettement plus sensuellement que tout à l'heure. Ces pectoraux, avec lesquels je m'amuse à pincer le petit bout rose qui pointe ensuite vers le plafond.
Puis là, je commence à passer mes mains sur mon propre corps. Ondulant sur Shura, qui me regarde avec un sourire étonné et des yeux qu'on pourrait croire pétiller.
Je fais revenir une main sur mon amant pendant que l'autre reste sur moi, je lui fais quelques caresses qu'on puisse qualifier de pures comparer à ce qui va suivre. Je descends rapidement à son bas ventre, qui n'a certes, toujours pas la réaction attendue, mais quelque chose qui commence à s'en approcher quelques secondes plus tard.
Je fais quelques bruits sexy, volontairement provocants. Il essaie de poser les mains sur mes hanches pour me caresser aussi, mais je prends ses mains et les jette sur le lit. Il reste sans bouger en ayant une mine presque désolée, mais toujours souriante, voire amusée.
Je sens Shura frissonner quand je mets la main qui s'occupait de lui à la bouche avant de la faire revenir sur son sexe. Il se mord la lèvre quand je commence à me toucher devant lui.
À dire vrai, je suis très gêné de faire ça. Mais je suppose que lui a l'air de prendre son pied si je ne juge que par son expression. Je commence doucement à reprendre la grande forme de partout.
Quand j'estime avoir quelque chose de convenable, je me rallonge presque sur Shura et colle mon bassin au sien, agrippant nos deux sexes dans ma main. Je l'entends gémir à ce contact, son torse se presse contre le mien et je le vois se mordre la lèvre en inspirant.
Je fronce les sourcils et souris avant de venir l'embrasser à pleine bouche. J'essaie ensuite de me relever, mais Shura me tire contre lui et réappuie pour continuer le baiser. Voyant que j'essayais encore de me débattre pour revenir au-dessus il me fait rouler sur le côté et se place au-dessus de moi.
Je pourrais lutter plus, mais je n'en ai plus envie. Il rompt notre baiser peu après et me sourit et me parle.
- C'est marrant, j'étais persuadé que tu allais essayer de me sucer. Comme quoi.
- Pourquoi, tu es déçu?
- Pas du tout, au contraire, je préfère sortir des sentiers battus de temps en temps.
- Ne suis-je pas à moi seul un nouveau sentier?
- Oui, tu as raison. Et surement un des derniers sentiers que je pensais emprunter pour continuer dans la métaphore.
- Si ça peut te rassurer, je n'avais jamais imaginé ça possible non plus.
Shura arrête de sourire et regarde sur le côté, gêné. Comment dois-je prendre ça ? Ça veut dire qu'il y avait déjà pensé? Ou est-ce juste une gêne normale ?
Je ne sais pas, et je n'oserais pas poser la question, alors pas la peine d'insister à réfléchir et à supposer.
- Hey Shura. Qu'est-ce qu'on fait maintenant?
- Hm… Et si je te prenais?
- Ahah, oui, mais à part ça?
- Comment ça?
- Tu me prends comment? On peut tout faire, tout ce que tu veux.
Je pose mes bras autour de son cou et le regarde, provocant.
- Tout ce que je veux? Tu n'as pas un peu peur de ce que je pourrais faire si tu t'offres à ce point?
- J'ai tellement envie de sexe que je crois bien que je m'en fous.
- Ah bah dans ce cas.
Il colle son front au mien et murmure contre mes lèvres.
- À quatre pattes, tout de suite.
J'obéis gentiment à son ordre que j'ai un peu cherché à avoir. Je me mets à quatre pattes sur le lit et monte la tête sur le côté pour le regarder mettre son préservatif.
- J'ai le droit de te demander pourquoi avoir fait ce choix?
- Oui.
- Et donc? Pour avoir plus de profondeur, pour le sentiment de domination, ou parce que c'est pratique?
- Rien de tout ça. En fait j'aime surtout la vue.
- La vue?
- Oui.
Il se place à mon entrée doucement et vient caresser le long de mes flancs.
- J'aime la courbe que ça fait. La taille est bien marquée, et on voit tous les muscles du dos, des épaules, des bras, des fesses. On voit aussi toute l'action, et j'ai un accès complet à ton corps.
Il s'enfonce en moi doucement en passant un bras autour de mon torse et l'autre vers mon entrejambe. Il se penche complètement sur moi, j'aime sentir son poids et sa chaleur sur mon dos en même temps que sa queue en moi.
Ça paraitrait presque déplacé si je lui disais ça ? Non?
J'aime sa façon de me tenir quand il me prend. La plupart des hommes qui m'avaient fait ça étaient plutôt du genre à m'écraser la tête contre le matelas et à m'insulter pendant l'amour. Je suis relativement sympa et je ne disais rien. Je n'ai pas été très doux tout le temps non plus, mais bon, ça me fait plaisir d'avoir quelqu'un qui semble m'estimer un peu pendant l'acte.
Ça semble me plaire tellement que j'ai manqué de jouir à cause de sa main pendant ma précédente réflexion… Mince, j'aurais eu l'air de quoi si je ne m'étais pas retenu ? J'aurais presque envie de lui dire d'arrêter pour que je me remette de tout ce qui vient de monter. Mais si je lui dis ça, il va rire, et ça, c'est quelque chose que mon égo ne supporterait pas. Fais chier!
Je sens sa tête remonter du haut de mon dos à ma nuque, j'entends ses soupirs juste à côté de mon oreille. Par Athéna il ne peut pas arrêter de m'exciter comme ça? Me laisser 10 secondes de répit?
Non, je sais bien qu'il ne le fera pas, et je sais que mon corps n'en a pas envie. Seul mon esprit semble protester.
- Shu… Shura… Stop, vas-y doucement. S'il te plait…
Il s'arrête immédiatement
- Ah! Je t'ai fait mal?! Ça va?!
- Nooon… Je n'ai pas mal… C'est juste que, je vais jouir tout de suite si tu continues à ce rythme…
Je fronce les sourcils et ferme les yeux, tout, mais pas de rire ou de moquerie. Même s'il me crie " Tu fais chier, t'es lourd" je préfèrerais.
- Aiolia, sans vouloir te vexer, c'est le but… Plus tu jouiras vite, plus vite tu pourras recommencer, j'ai un pari à tenir, alors ça m'arrange. À moins que tu ne tiennes absolument à attendre, dans ce cas c'est d'accord et je fous la paix à ta queue.
Oui, car Shura a peut-être arrêté ses coups de reins, mais il continuait de me toucher pendant la conversation. Je n'arrive pas à savoir si c'est ultra relou, ou grave gentil…
- Alors le lion, je peux continuer?
- Oui, d'accord, tu m'as convaincu…
- Si on m'avait dit qu'un jour je devais convaincre quelqu'un de se laisser éjaculer…
je souris à ces paroles et je le sens repartir doucement, il m'a lâché un peu et s'est remis droit en posant ses mains dans le creux de mes reins. La fameuse courbe qu'il aime tant… Je le sens balader une de ses mains sur ma peau pendant que l'autre me tient solidement par la hanche. Finalement j'ai abdiqué à la jouissance, mais il a décidé de me laisser du répit quand même.
Shura tape de plus en plus dur contre moi, nos peaux claquent entre elles. Mes cuisses, pourtant verrouillées, ne peuvent s'empêcher de pencher vers l'avant à chaque à-coup. L'Espagnol a repris possession de mon entrejambe assez vite et a posé son autre main sur mon épaule pour se tenir et me retenir de partir en avant. Il soupire de plus en plus avec la gorge et je l'entends se retenir de gémir par moment en étouffant le son avec sa bouche.
Quant à moi, j'ai l'impression de subir le plaisir tellement il est intense. C'est drôle, comme un simple changement de position peut tout changer parfois… J'avais presque oublié pourquoi j'en expédiais 4 ou 5 à chaque fois que je faisais ça à quelqu'un.
Je gémis de plus en plus fort, je sais bien qu'il y en a que ça peut déranger, mais vu la force qu'il y met, il ne peut pas m'en vouloir d'être un peu bruyant. Mes bras ont envie de lâcher, je ne sais pas si c'est de fatigue de me porter ou d'être secoués comme ça.
Je me sens venir tellement vite que j'ai tout juste le temps de prévenir Shura. J'ai tout juste le souffle nécessaire pour lui dire autre chose que le début de son prénom et le verbe de ma phrase.
Je me relâche et sens mes bras trembler, je casse la prise du gauche puis ensuite du droit. Je me retiens sur la partie plate entre mon cou et mes pectoraux.
J'en profite pour reprendre ma respiration comme si je sortais de deux heures d'entraînement dans l'arène. Je suis épuisé.
Je sens un corps se pencher sur le mien, une main venant me caresser doucement les cheveux. Je tourne la tête comme par réflexe et reçois un petit baiser sur la joue. C'est tout ce qu'il pouvait atteindre et je ne peux m'empêcher de rougir davantage.
- Maintenant Aiolia, finis de jouer. Je vais te prendre dans tous les sens possibles jusqu'à ce que non seulement tu bandes à nouveau, mais qu'en plus tu éjacules une nouvelle fois.
Je l'entends ensuite lécher sa main, surement salie par ma semence, et je suis sûr qu'il a un sourire à faire peur celui-là!
Moi qui trouvais qu'il y allait fort précédemment… Je n'ai plus vraiment envie juste après ça pour être honnête. Mais je suis tellement en manque, et j'ai tellement envie de voir de quoi il est capable que je suis prêt à me laisser faire quoiqu'il m'impose.
- Je peux continuer dans cette position encore un peu? J'aime bien quand tu es penché comme ça.
- O.. Oui.
- Je change bientôt promis.
Shura reprend son va-et-vient, tout doucement. Je pensais qu'il allait y aller à fond? À moins qu'il n'aille doucement pour ne pas me dégouter du sexe pour ce soir. Je sens ses mains parcourir mon dos et mes fesses. Ils les écartent même un peu. Je ne saurais dire à quel point c'est gênant… Mais je sais très bien à quel point c'est excitant, alors je le pardonne volontiers. Je l'entends soupirer de petits " ahhh.. " de temps en temps. Lui qui n'a joui qu'une fois, ça doit encore être très intense pour lui. Il doit mourir d'envie de se libérer.
En tout cas Shura a accompli son exploit sans le savoir. Il est arrivé au maximum de ce que j'ai fait en une soirée avec quelqu'un d'autre. J'ai gonflé le chiffre volontairement tout à l'heure, j'avoue que je regretterais presque. Mais jamais je n'aurai pensé qu'il irait jusque là.
Je le sens sortir de mon corps. J'ai presque envie de laisser tomber mes fesses sur le côté comme un sac à patates. Shura passe ses bras sous moi et me rassoit sur le lit, il vient devant moi et m'embrasse.
- Il va falloir être un peu plus vivace dans pas longtemps. Tu pourras ou tu es trop fatigué?
- Je ne suis juste pas encore remis de la dernière fois. Je crois que je l'ai retenu trop longtemps.
- Ahah. Je comprends.
Il passe ses bras sous mes jambes et me porte sur lui assis en tailleur. Je comprends qu'il va falloir que ce soit moi qui guide un peu au début. Je me tiens sur mes jambes, qui tremblent un peu. Décidément la dernière m'a fait du mal… Je m'enfonce sur lui, il me regarde avec un petit air souriant. J'essaie de faire quelques allées et venues, mais Shura me stoppe.
- Laisse-moi faire, tu trembles un peu trop. Même si le mode vibreur plait à certains, je n'aime pas te savoir comme ça, ça me donne mal pour toi.
Je souris, et le laisse faire. Et il est bien plus efficace. Il enfonce sa tête dans mon torse, tandis que je jette ma tête en arrière profitant de ses caresses dans mon dos. Comme ça, c'est doux, c'est agréable… Il commence à me lécher un téton au passage, je recommence à avoir envie, et je m'étonne de ma propre endurance.
Quand Shura s'en rend compte, il me pousse sur le lit un peu violemment. Il m'attrape une jambe et la fait passer au-dessus de sa cuisse et se renfonce en moi. J'agrippe le drap devant moi et regarde Shura qui semble aimer me prendre dans cette position. Il a l'air nettement moins souriant, mais je crois qu'il a eu du mal à se retenir d'y aller fort jusque là. Il me prend plus fort que tout à l'heure, et j'y prends du plaisir. Même si je ne suis pas sûr de le montrer forcément puisqu'il se sent obligé de m'en parler.
- Si je dépasse les bornes, dis-moi, si je te fais mal aussi… Je ne devine pas toujours.
- Pour l'instant ça va. C'est fort, mais j'aime.
Je le vois sourire quand j'ai dit que j'aimais. Ça: ça lui plait. Il reprend ses coups de reins incessants. Je lui ai dit : "C'est fort, mais j'aime", mais j'aurais dû lui dire " C'est fort, donc j'aime! Vas-y continue !" Même s'il n'a pas attendu que je le lui dise pour le faire. Je devrais peut-être lui faire part des trucs comme ça, mais j'ai peur qu'il trouve ça bidon. De par le passé, je sais que je préférais baiser avec quelqu'un qui en faisait peu que quelqu'un qui en faisait trop. De toute façon je n'ai pas l'habitude de parler au pieu, ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer.
Je me contente de gémir à chacun de ses coups de reins. Il soulève ma jambe et approfondit encore un peu. Il y va si fort que je sens mon corps partir sur dix centimètres avant de revenir à sa position initiale grâce aux bras de Shura qui tiennent ma cuisse. J'essaie de fermer les yeux pour profiter de toutes ces sensations, mais c'est vraiment trop intense, mes yeux se rouvrent d'eux-mêmes à chaque fois qu'il rentre en moi. Je ne peux même pas m'empêcher d'ouvrir la bouche pour respirer et gémir.
Lui quand il disait qu'il allait y aller fort, il ne mentait pas. J'agrippe plus fort le drap, qui cède à sa position contre le matelas pour venir se froisser près de ma main.
Mon corps a envie de lui crier d'arrêter, et pour la première fois c'est mon esprit qui veut à tout prix continuer. Je cache mon visage contre le lit, je ne veux pas qu'on me voie dans cet état.
Mon amant ne s'arrête pas, il ralentit peut-être un peu, seulement. Je l'entendais grogner de plus en plus fort, il a dû manquer de se lâcher. Il s'arrête un instant et me plaque les deux épaules contre le lit, il vient m'embrasser tendrement. Puis essuie une larme de mon visage que je n'avais pas senti couler. Son sexe tendu contre ma hanche, j'ai envie de continuer, vraiment. Je ne sais même pas pourquoi je pleure, je n'ai pas mal.
J'enfouis mon visage dans le matelas. Shura grogne et remet mon visage vers lui en me disant doucement:
- Comment veux-tu que je sache si tu prends ton pied si je ne peux pas te voir ?
Je ne réponds pas à sa question et pose une main à ses fesses pour l'encourager à continuer de me prendre. Shura s'amuse et rit un peu.
- D'accord, d'accord.
Il m'attrape je ne sais trop comment et me tire au bord du lit. Il s'y assoit genoux écartés et me guide pour que je vienne sur lui. Il pose un baiser sur le haut de mon dos et me fait descendre sur lui. Je gémis lentement, content de le sentir à nouveau en moi, je sens ses mains qui m'encerclent. Je me tiens solidement, les jambes sur le côté et Shura qui me prend. Une de ses mains arrive à mon visage et me fait regarder en face. Il y a le miroir de son armoire…
- Aiolia, tu ne fuiras plus mon regard. Tu ne peux plus te cacher maintenant.
Je tourne la tête sur le côté immédiatement, mais sa main revient chercher mon menton.
- Aiolia, s'il te plait…
Je repasse un regard sur le miroir, ce que j'y vois et très indécent, et particulièrement gênant. Mais j'y vois une chose qui me marque. Le regard de Shura juste au-dessus de mon épaule, qui me fixe avec ses deux iris plus noirs que le noir lui-même. Ces yeux qui m'ont toujours fait peur et qu'aujourd'hui je perçois comme un écrin de velours sombre tout autour de mon corps. Ce regard insistant, me dévisageant entièrement, ne me laissant aucune intimité, il me rassure.
Je m'étonne d'aimer ça aussi alors que Shura me fait pencher la tête en arrière pour me mordiller dans le cou et avoir accès à mes oreilles.
Il me prend à nouveau violemment, dans cette position c'est moins brutal que tout à l'heure, mais tout de même, c'est éprouvant. En plus Shura me force à tout voir… Moi qui trouvais être une bonne idée de mettre un miroir au plafond tout à l'heure, j'ai changé d'avis, j'ai envie d'éjaculer alors que je viens tout juste d'être d'avoir une nouvelle érection. J'accroche mes bras à son cou et me laisse faire.
- Lia… Tu peux mettre tes pieds sur mes genoux… S'il te..
Il n'a pas le temps de finir de me le demander que je l'ai déjà fait. La pénétration est encore différente comme ça… Et nettement plus profonde…
- Ah… ah…
Je sens la bouche de Shura dans mon dos qui m'embrasse, je le sens aussi sourire quand il entend ça, mais ne tarde pas à avoir le même discours que moi à plus petite échelle. Je me sens venir…
- Shura… Ça vient, je vais…
Alors que tout allait bien et que j'allais avoir délivrance Shura arrête tout subitement. Il pose sa main à la naissance de ma queue et serre. Je gémis à la fois de plaisir et de déception. Avoir envie d'éjaculer et ne pas pouvoir le faire est une sensation bien désagréable.
- Mais… pourquoi ? Le but. Ce n'était pas de me faire jouir?
- Si, c'est toujours mon objectif. Mais pas avant moi cette fois-ci.
Shura reprend ces mouvements doucement, enfin, doucement façon Shura, c'est à dire lentement, mais très profond. Je me tords dans tous les sens pour essayer de le sentir plus et de me faire jouir. Mais pas moyen, Shura me bloque avec ses bras au niveau des hanches et ressort si j'essaie de me toucher avec les mains quand il ne me les bloque pas elles aussi.
Douce torture. Je l'endure avec un plaisir contrarié.
Il recommence à me prendre fort peu à peu. Je manque de jouir une fois de plus, mais même si je n'ai rien dit cette fois-ci, il a dû le sentir et m'en a empêché encore une fois.
Il se retire et me pousse sur le lit gentiment et me susurre à l'oreille:
- À genoux, s'il te plait.
Le "s'il te plait" y était, mais vu le ton il n'était pas à sa place dans cette phrase. C'est un ordre. Et pour une des rares fois, ça ne me dérange pas d'obéir. J'ai envie qu'il me prenne, même s'il me frustre encore et encore…
Il me prend dans ces bras et reviens en moi, je soupire longuement. Il n'attend pas longtemps pour y aller fort, peut-être même plus fort que tout à l'heure encore. Il me tient une main qu'il a plaquée à mon torse si fort que mon dos est bloqué contre lui. J'aime ce décalage entre ses mains et son bassin. Elles sont douces, presque romantiques, quant à son bassin, il est dur et brutal par moment.
Il me pousse encore à ma limite et me bloque avant la jouissance… Par pitié, laisse-moi éjaculer, tu pourras continuer de me prendre après! Je supplie mentalement Shura puis me vient une simple idée. Je me cambre un maximum, si je lui fais du bien, il jouira, s'il y arrive, il me laissera y arriver aussi.
Je l'entends soupirer plus fort. Mais je ne peux même pas sourire de ma mini victoire, je ne peux pas, j'ai déjà du mal à trouver mon air, ce n'est pas pour sourire satisfait alors que j'ai envie de pleurer tellement je suis frustré à cet instant.
Je sens le plaisir revenir encore plus vite…
- Shura..., attrape-moi par les bras…
- Les... bras? Tu es sûre...? Si tu d'accord… Alors…
J'entends mon pauvre Shura complètement essoufflé quand il me répond. Il me caresse le dos et attrape le haut de mes bras fermement.
C'est drôle comme sa petite caresse change beaucoup de choses. Quant à ses mouvements de reins, violent ou brutal n'est plus approprié. Je n'arrive plus à trouver de la douceur dans son mouvement, il est totalement cru, déchaîner. Et si ça me faisait mal, je ne le sentirais même pas tellement le plaisir est présent. D'ailleurs je suis surement blessé, au moins un petit peu, et ce sera douloureux demain pour sûre. Mais je m'en fiche, je suis capricieux et j'en veux toujours plus, on me le répète tout le temps.
- Plus fort !
Je suis sûre que Shura semble étonné, mais si j'en juge par ses coups de reins il n'a pas l'air contre. Je gémis entre à un volume proche du cri. Si ça peut l'exciter... Ça marche même un petit peu sur moi bien que ça me déconcentre de trouver ma phrase pour parler. Le dire trouble ma respiration trop saccadée. Shura tire sur mes bras comme un forcené pour me prendre encore plus. Oh putain, oui… Je ne regrette rien du tout.
Je me sens venir et Shura l'a repéré aussi, je me demande comment… Il me lâche un bras et me ramène contre lui pour ne pas que je m'écrase sur le lit si je ne me tiens plus, ce qui était effectivement le cas. Il tire son bras qui me tient vers le haut et celui sur mon torse part vers mon entrejambe.
- Non! Pas cette fois! Jt'en suplis, pas encore!
Sa main glisse quand même à mon entrejambe, j'ai envie de crier et de pleurer, mais heureusement pour mon image, Shura décide de me caresser à la place. Je gémis longuement et me relâche… Je n'ai jamais éjaculé comme ça, la pression était insoutenable, même si j'ai déjà éjaculé aujourd'hui plusieurs fois, je crois que je viens de faire la jouissance la plus longue de ma vie.
Juste après Shura se termine aussi chacun de ces coups me fait hurler, tellement je n'arrive pas à savoir si c'est douloureux ou beaucoup trop bon. Le plaisir me fait mal. Shura n'arrive plus à me tenir et je tombe sur le lit dans ses bras, il me serre fort, très fort et me prends allongé de dos. Je sens qu'il a fini quand ses bras se desserrent autour de moi.
Il se retire et s'allonge sur le côté, abandonnant un bras sous mon corps, ne pouvant le récupérer. Je reste une dizaine de secondes sans pouvoir bouger, occupé à reprendre mes esprits, je m'en suis prit des beignes dans ma vie, mais jamais aucune de m'a mis aussi KO que je le suis à cet instant. Je tourne ma tête vers mon amant qui reprend son souffle sur le dos, sa main libre posée morte sur son torse, se laissant bercer par sa respiration hâtive.
- Eh ben, toi quand tu dis que tu rigoles plus: ça rigole plus! Oh la vache, je suis épuisé. Je ne sais pas comment tu as fait pour tenir, moi j'en pouvais plus…
Shura tourne sa tête vers moi et tente de récupérer son bras sous moi.
- Je n'avais rien fait depuis trop longtemps, et j'ai rarement eu l'occasion d'avoir quelqu'un de résistant à qui je n'avais pas peur de faire mal.
- Donc je dois cette fois ci à un entraînement pour devenir chevalier, c'est ça?
- Euh… Oui… Entre autres. C'est une façon de voir les choses.
- Par contre, même par cette chaleur je suis du genre câlin, ça ne te dérange pas?
Shura me sourit et ouvre les bras.
- Aller vient.
Je souris à mon tour et me cale contre lui à son niveau, puis, pas satisfait, je passe un bras sous lui et me mets sur le dos, le posant allongé à cheval sur moi. Il a un petit "ho." de surprise pendant la manoeuvre. Il se cale contre mon épaule en descendant un peu.
- J'ai entre 5 et 20 minutes à t'occuper pour pas que tu t'endormes avant ta prochaine possibilité d'avoir une érection.
- C'est à la fois très précis et pas du tout précis…
- Ce genre de choses dépend de tellement de paramètres et change sur chaque homme… C'est une approximation.
- Est-ce que la prochaine fois sera aussi… vigoureuse ?
- Je n'en sais rien, je verrais le moment venu, pis ça dépend de toi aussi.
- C'est vrai.
Un petit blanc s'installe, je ne sais pas quel sujet abordé, je ne me suis pas remis mentalement de ce qui vient de se passer, mais je trouve quelque chose à dira quand même. J'aime parler, bien que je sois sûre que ça le dérange.
- Par contre!
- Oui Aiolia?
- C'était vil de ta part de me bloquer mes orgasmes.
Il joue avec un de mes quelques poils sur le torse entre mes pectoraux.
- Oui... Je sais.
Il dit ça avec une petite voix, je suis sûre qu'il le fait exprès, et il le fait bien. Je le bascule un peu sur le lit pour pouvoir l'embrasser.
- Merci de m'avoir laissé le dernier quand je te l'ai demandé.
- Je n'allais pas te retenir éternellement, après tu aurais eu mal.
- Mouis… Mais j'ai bien cru que tu n'allais plus jamais m'en laisser un.
- Ça aurait été à l'encontre de mon pari.
- D'ailleurs on en est où?
- Je dois encore t'en faire avoir un.
- J'ai un doute sur ma capacité à bander maintenant.
- Crois-moi. Tu y arriveras.
Il me fait un clin d'oeil. Je n'aime pas ça! Je ne le connais pas suffisamment pour savoir si ce comportement est une bonne nouvelle ou non. Je souris un peu quand même et l'observe. Je le vois regarder son paquet de tabac sur la table de nuit. Ah… Les fumeurs… Il ne me fait déjà pas le coup de s'arrêter en plein milieu pour aller s'en griller une, c'est déjà ça.
En plus il va avoir un arrière-goût de tabac froid après. Je déteste ça.
- Pourquoi as-tu commencé à fumer Shura?
- Ça t'intéresse?
- Je suis curieux. C'est tout.
- Si la finalité et que je te fasse essayer, c'est "niet". Tu as un grand frère qui peut faire très peur en colère et à qui j'ai déjà bien assez de dettes.
- Non, j'aurais juste voulu savoir comment tu as pu te laisser convaincre d'essayer. Je pense que tu es suffisamment réfléchi pour te rendre compte que tu as fait une bêtise, même sur le moment tu aurais du t'en douter.
- Ah… Et bien, je n'allais pas très bien. On m'a dit d'essayer et que j'aille mieux après, c'est tout. Et s'ensuit la suite logique. La "dépendance" comme les docs appellent ça.
- Tu n'as jamais pensé à arrêter?
- Si. Mais je suis déjà très irritable en temps normal, j'ai envie de tenter le diable et de faire des efforts sur un des rares trucs dont j'ai envie.
Je souris et le regarde en disant aguicher.
- Et de quoi as-tu envie, Shura?
- Là? D'une cigarette.
Je grogne et boude un peu.
- Tu n'es pas drôle.
- Oui, je sais.
Il pose un baiser sur mes lèvres et recommence à m'embrasser avec fougue. Je crois que c'est reparti pour un tour… Il ne me laissera donc aucun répit? Une chose est sûre, je vais bien dormir cette nuit...
Il grimpe peu à peu sur moi, je sens son bassin se presser contre le mien. Sa hanche tape la mienne légèrement. J'aime sentir ça, même si la plupart des gens n'aiment pas sentir les os, car ça fait fébrile, Shura et moi sommes tous les deux tout sauf fébriles, mais on sent cela quand même, car il n'y a pas de muscle à cet endroit.
Je m'amuse à mordre sa langue pour la retenir dans ma bouche. Je sens Shura tirer un peu puis sourire avant de poser ces lèvres contre les miennes une fois encore pour m'inciter à le lâcher.
Je persiste et ris un peu.
J'entends Shura sortir quelque chose comme " Tu comptes me l'arracher?", mais je ne suis pas sûre, car parler comme ça n'est pas simple.
Je passe mes mains à l'arrière de sa tête et le force à rester collé contre ma bouche quand je le lâche. Il ne retire pas sa langue et continue son baiser comme si de rien n'était. Il pose une main dans mon cou et l'autre sur mon épaule. Je passe mon autre bras autour de sa taille et le serre contre moi. Il va surement me reprocher d'être trop câlin par la suite, mais tant pis.
Il passe ses bras sur mes flancs doucement, c'est le seul endroit ou lui ou le lit n'est pas collé. J'aime ses caresses, jamais je n'aurais cru qu'il puisse être si doux avec quelqu'un, encore moins avec un homme. En même temps on me dit souvent d'être moins gentil au lit. Que je fais l'amour aux hommes comme s'ils étaient des femmes frêles. Mais je crois que c'est simplement ma façon de faire. Et j'aime aussi qu'on me traite comme ça. Alors le côté un peu brusque de Shura ne me dérange pas, mais j'adore son côté doux et j'espère qu'il aime ça autant que moi j'aime ça.
On s'embrasse et je jurerais entendre une musique jazzy en arrière-fond tellement je me sens bien. J'ai chaud, mais le frais du ventilateur est sur moi. J'ai été excité et j'ai pu me libérer. J'aime les caresses et on m'en fait. Je peux en faire et ne me prend aucune remarque. J'ai un corps chaud et beau contre moi. Dans un lit malgré que je ne sache pas vraiment si je suis fatigué, et tout ça le jour de mon anniversaire.
Qu'est-ce que j'aurais pu demander de plus? Je n'ai même plus mal. On s'est bien battu, j'avais quelques douleurs, mais je ne les sens même plus à cet instant.
Je remonte mes mains sur lui et l'attrape par les bras pour le reculer un peu. Il se laisse faire et je viens le mordiller dans le cou. Je prends mon temps et je le vois sourire du coin de l'oeil. Je me demande un peu pourquoi puis je commence à sentir un début d'érection chez moi… Merde… si vite?
Je comprends mieux le petit sourire satisfait de Shura. Mais alors que je pensais qu'il allait attaquer les festivités tout de suite, il reste contre moi et reviens prendre ma bouche entre ses lèvres. Je souris contre les siennes et le garde collé contre moi. Toi tu ne pars pas. Laisse-moi encore un peu de temps de câlins avant de me prendre à nouveau.
Le temps passe trop vite à mon goût. Il finit par essayer de s'en aller. Je le retiens avec mes bras fortement.
- Hey, le lion, tu me laisses partir oui? Je ne pars pas loin.
Je le lâche et le laisse se pencher à droite pour ouvrir le tiroir de sa table de nuit. Il farfouille un petit instant à l'intérieur et je ne peux m'empêcher de le regarder s'étendre sur le côté… Et dire que je viens de coucher… 2 fois… Avec ça ? Avec ce corps-là?
Je ne me suis jamais trouvé très chanceux, mais là je dois bien reconnaitre que j'ai trouvé un corps à la hauteur du mien. Sans vouloir me vanter non plus, hein…
Je le vois revenir avec un préservatif. Encore un. En même temps je pense que je préfère quelqu'un de responsable comme lui, car moi je suis plutôt du genre à totalement oublier ce genre de chose… Il le planque sous l'oreiller.
- C'est bon je l'ai vu…
- C'est une habitude plus qu'autre chose. Puis on n'en a pas besoin tout de suite, si ?
- Je suis content de voir que tu prends ton temps, mais tu n'as pas peur qu'attendre plus me fasse plus mal quand on recommencera?
Je vois Shura rire doucement, amuser.
- Si si, je le sais. T'n'en fais pas. Mais si tu veux tout de suite, c'est parti.
Je le vois qui s'assoit et qui me regarde en croisant les bras. Je remarque que lui ne bande toujours pas. Surement pour ça qu'il souhaite attendre encore.
- Comment peux-tu me dire que c'est parti alors que ce n'est manifestement pas possible ?
Il se penche sur moi pour le récupérer et m'embrasser furtivement.
- Si je te parie que ça marche quand même dans cet état ?
- Ah non, stop les paris! Je ne sais même pas ce que je vais devoir faire après que tu aies remporté le premier.
- D'accord, d'accord… Je ne parie rien de plus. Mais tu ne m'en veux pas d'essayer quand même?
Je soupire, j'aurais espérer qu'il me dise ce que je vais devoir faire en échange de mon ultime cinquième orgasme, mais bon…
- Fais donc Shura.
Je le vois me sourire et revenir poser ses lèvres sur les miennes. Puis je le vois se reculer sur moi. Je me mets sur les coudes pour observer. La chaleur contenue contre mon corps grâce à celui de Shura s'en va maintenant qu'il n'est plus contre mon torse. Je le trouverais presque désagréable ainsi, ce ventilateur que je complimentais il n'y a pas si longtemps. Je vois Shura déchirer et balancer hors du lit l'emballage en plastique, mais ce qui me surprend c'est qu'il m'attrape ensuite pour me le mettre. Je me crispe un peu en voyant ça.
- Shura, qu'est-ce que tu fais ?
- Je nettoie le plan de travail de ma cuisine, pourquoi ?
- Nan, mais sérieusement ?
- Je me suis dit que quitte à le faire qu'une fois, autant que tu puisses y avoir le droit aussi. Puis je ne me suis pas gêné juste avant, alors c'est de bonne guerre, tu ne crois pas?
- Je ne suis pas contre, mais…
- Mais quoi?
- Bah, je ne pensais pas. Que ça pouvait se passer comme ça aussi…
- Je n'aime pas vraiment ça, alors je m'arrange le plus souvent pour ne pas avoir ce rôle. Mais ça ne me dérange pas de faire plaisir de temps en temps.
- Je crois que je comprends.
- Mais ya rien n'a comprendre le lion. Je ne vois pas pourquoi tu t'en fais toute une histoire.
Il se penche sur moi pour me tapoter le front avec son poing, puis il renchérit.
- Chacun son tour. Profite de l'occasion sans te plaindre, d'accord?
- Toi tu ne te plaindras pas?
Je dis ça un peu inquiet, il semble le comprendre et me demande plus sérieusement.
- Pourquoi je me plaindrais?
- Parce qu'on me fait souvent des réflexions.
Je dis ça totalement gêner. Je n'ai pas envie de moquerie de la part d'un collègue ou que ça se sache dans mon entourage.
- Pourquoi, tu es violent? Précoce? Je vais te dire une chose.
Il s'assoit et pose une main sur sa poitrine.
- Aiolia, le sexe, c'est le sexe. Tout peut changer selon une humeur ou une envie. La perfection n'existe pas, car elle change continuellement. Le but c'est de prendre le maximum de plaisir sans oublier d'en donner en retour, car le sexe est un échange. Si on s'embête à trouver un partenaire pour le pratiquer ce n'est pas pour rien. Si tu sens que ça passe avec cette personne alors c'est bon. Est-ce que ça te dérange de me faire ça?
Je l'écoute parler. Je ne comprends pas trop le rapport de sa tirade avec ce qu'il a énoncé plus tôt.
- Non, j'aimerais bien même.
- Moi j'ai trouvé que ça se passait bien avec toi. J'ai été méchant et je ne me sens pas coupable si c'est ça que tu penses et qui te dérange. J'ai bien aimé le faire avec toi jusqu'à présent. J'ai envie d'essayer comme ça aussi, ne serait-ce que par curiosité. Je n'ai pas trouvé beaucoup de gens avec qui je pouvais partager les choses dans ce sens-là sans que ça me pose problème. Et comme c'est la première et la dernière, c'est maintenant ou jamais. Alors on y va? Je m'en fiche si tu me cris dessus, je me fiche si tu dures à peine 10 secondes, je crois que je m'en fiche même si tu frappes un peu. Je suis curieux, je ne suis pas là pour te juger. Ce serait déplacé de ma part après la dernière fois où je me suis senti un peu sadique de te retenir tes éjaculations.
Je le regarde avec un sourire. Il a soulevé des problématiques plus importantes que ma problématique réelle, alors je me sens rassuré.
- Donc tu ne me fais pas de commentaire si je te fais l'amour comme si tu étais une faible femme?
- Je suis quasiment sûre d'avoir entendu une féministe explosée quelque part. Mais non, je m'en fou, je suis même pressé d'y être en fait.
Il se penche sur moi et viens m'embrasser.
- La "faible femme" on ne me l'a jamais fait, je crois.
Je trouve Shura nettement moins imposant d'un coup, mais tellement plus réfléchi et avisé que n'importe laquelle de mes conquêtes. Il expose les choses telles qu'ils les voient. Sans mensonge, sans être pudique avec ses pensées, sans hésiter. C'est parfois un peu maladroit, mais c'est vrai et ça parait tellement plus simple quand il le dit. Il voit le sexe comme du bonus, c'est bien: tant mieux, c'est pas bien: tant pis.
Et c'est tout, rien de plus.
Je l'entoure de mes épaules. C'est dommage de lui faire l'amour maintenant. J'aurais aimé faire ça encore très ardent de désir sans être fatigué ni accablé par la chaleur du mois d'aout. Mais comme Shura et sa philosophie légère le laissent penser: c'est déjà bien d'avoir cette chance. Autant en profiter. Et même s'il a dit ne pas juger, je suis sûr que tout ce qu'on a fait avant dans la journée est parfaitement excusable si je ne suis pas au niveau de ces espérances.
Mes bras autour de lui je sens qu'une de ces mains par vers l'arrière. J'attrape son bras et le tire vers le bas contre le matelas.
- Ne fait pas ça tout seul.
- Mais je suis déjà...
- Tu veux bien me laisser faire?
Je le regarde en fronçant un peu les sourcils pour appuyer ma demande. Je vois sa volonté craquer face à mon visage, et il sourit en soupirant.
- Comme tu veux…
Je fais partir mes mains vers le bas de son dos pour le préparer doucement.
- Tu aurais eu mal si tu t'étais arrêtée là Shura.
- Je sais, mais je m'en fiche, je n'aime pas le faire comme ça, puis une douleur de plus ou de moins, je ne suis plus à ça près ce soir.
Je le sens essayer de reprendre le dessus inconsciemment.
- Moi qui fais ! Pas toucher!
Je lui réponds sur un ton enfantin pour faire passer mon ordre.
- Pardon pardon.
Je le vois un peu embêter, n'ayant pas l'habitude de se laisser faire.
- Je sais que tu as l'habitude d'être dominant, mais si tu profites juste c'est bien aussi.
- Me dis pas ce que je dois faire !
- Chasser le naturel, il revient au galop.
Je l'entends se retenir de grogner gêner. Je ne pensais pas le voir réagir comme ça un jour. Je lui fais baisser doucement le bassin sur moi. Il fronce simplement les sourcils. J'ai l'impression qu'il prend sur lui et je n'aime pas ça. J'ai envie qu'il y prenne autant de plaisir que moi. En plus il est directement parti du principe que ce ne sera pas bon pour lui aussi. Pas très encourageant pour moi finalement.
Je sens ses cuisses s'enfoncer plus vite que ce que j'appuyais.
- Doucement, Shura, on n'est pas pressé. Ça ne sera pas bon si tu forces les choses.
Je commence à bouger doucement alors je ne suis pas encore entièrement en lui, juste le bout. Je veux qu'il aime ça. J'essaie de le caresser un peu, de toute façon j'avais prévenu avant que j'allais faire des choses comme ça. C'est dommage que je ne puisse pas éteindre la lumière non plus. Je bouge avec un peu plus d'ampleur et j'entends Shura soupirer doucement. Je le sens aussi qui recommence à essayer de prendre les choses en main, et donc à bouger de lui-même sur moi.
- Arrête ça Shura, ou je te mets dans une position où tu ne pourras plus bouger. Tu as dit que c'était moi qui gérais.
Je tire sur ces bras alors qu'il fait presque la moue d'avoir encore essayé de dominer sans le faire exprès. Les habitudes ont la vie dure. Il s'était remis peu à peu assit alors cette fois je vais le tenir contre moi. Je me dis aussi que si j'allais plus vite il n'aurait pas envie d'accélérer les choses, mais non seulement je ne veux pas lui faire mal, mais je n'étais pas en forme olympique tout à l'heure pour pouvoir le prendre rapidement.
Il pose ses mains sur mes épaules, ça l'aidera surement à rester le plus "sage" possible. Je sais très bien que je ne serais pas à la hauteur de ce qu'il m'a fait vivre tout à l'heure, mais j'aimerais juste que ça se passe bien pour lui aussi.
J'accélère progressivement mes allers retour et je souris comme un enfant qui vient d'avoir un cadeau encore plus coûteux que celui qu'il désirait d'origine.
Bon sang… Je sens mes jambes trembler de fatigue. Ce n'est pas humain 5 fois de suite franchement?! Espérons que je n'ai pas l'air si amoché que ça non plus… En plus je sens ma pommette me faire mal à nouveau, à cause de la petite séance de baston de tout à l'heure. Je vais avoir de jolies bleues demain. Et je ne pense même pas pouvoir différencier ceux que je me serais faits en me battant ou… Ou bien les autres…
Je couvre de baisers le cou de Shura, je l'entends couiner un petit peu… Ça fait bizarre d'entendre un homme faire ça, mais c'est trop mignon… Je pense que ça me surprend surtout, car le capricorne à la voix très grave d'origine. Je ne m'y attendais juste pas.
J'augmente encore un peu la vitesse, on arrive à quelque chose de normal, je suppose. Je me mords la lèvre en descendant mes mains sur ses fesses et en les attrapant autant que mes mains peuvent en contenir.
Il est sec, mais je m'en fou. Ça ne m'empêche pas d'apprécier ce que je touche. Puis j'ai eu tellement pire, heureusement quand même pour Shura qu'il est musclé, sinon il ressemblerait à notre "Momie Shaka" sérieusement, lui on dirait qu'il mange jamais rien. Remarque si Shura ne bouffe que de la salade ce n'est pas étonnant non plus. C'est moi qui vais finir un peu rond si je mange des cochonneries à longueur de temps.
Je lui mordille le trapèze pour m'amuser un peu. Là au moins il y a de la chaire. Je l'entends gémir un peu quand je le mords plus franchement, mais il semble s'en amuser quand je le lâche, alors tout va bien.
Je commence doucement à sérieusement y prendre du plaisir, Shura est si serré autour de moi depuis qu'il gémit secrètement. Parce que oui Shura, tu es juste à côté de mon oreille, je t'entends te retenir. Je ne lui fais pas remarquer, de peur qui cesse définitivement de le faire alors que ça me met dans un état… inimaginable.
Je lui demande à voix basse de se reculer un peu. Officiellement pour le prendre plus profond, officieusement dans l'espoir de voir son visage. Et je suis loin d'être déçu encore une fois.
Ces cheveux glissent sur le haut de mon torse, ils en seraient presque humides avec tout le sport qu'on fait ce soir. Je vois son visage rougi plus que davantage par le plaisir. Le grand Shura est loin d'être frigide au lit. Je ne peux m'empêcher d'en tirer une certaine satisfaction, il a dit ne pas trop aimer ça, et je n'ai pas l'impression qu'il déteste, alors mine de rien c'est une belle victoire pour moi.
Je viens l'embrasser, j'ai envie d'y aller plus fort, ça y est. Et je ne peux m'empêcher dans ces situations d'avoir envie de donner de la tendresse pour compenser les actes prétendument bestiaux pour mon esprit comparer à ça.
Je l'embrasse tendrement et referme mes bras autour de lui pour ne pas qu'il se sente seul, peut-être ? Il renfonce sa tête contre moi après notre baiser plutôt agité avec mes mouvements de reins incessants. Je suis un peu déçu, mais le sens se serrer un peu autour de moi au même moment. Mais ça doit être, car je me suis mis à gémir de plus en plus fort.
Je sens une petite douleur sur ma poitrine, Shura laisse des marques un peu partout où il a accès. Je vais avoir l'air tabassé avec toutes ces petites marques de partout, mais je m'en fiche. Fait ce que tu veux sur mon corps Shura, il est à toi, je te le donne. Mais en échange, donne-moi le tien aussi…
J'intensifie encore la profondeur et Shura se cambre dès les premiers assauts en gémissant et en brisant légèrement ma prise sur lui. Bon sang, à ces bruits on dirait qu'il s'est pris un coup de poing dans le ventre. Mais à son visage, ce n'est clairement pas ça. Il jette difficilement un oeil sur moi. Je dois lui faire une de ces têtes, lui qui a l'air fatigué, mais comblé moi je dois avoir l'air à moitié mort. Je sens mes yeux un peu gonflés, mes lèvres gercées, mon front pouvant certainement servir de plaque à induction, mes cheveux collés au visage. Remarque Shura n'a pas vraiment meilleurs allure, sauf que lui à l'air content.
Lui aussi a les cheveux collés au visage, les pommettes rivalisant avec le rouge d'une Ferrari, ses grands yeux noirs pas tout à fait ouverts, et ses sourcils sont.. Ils sont tellement plus révélateurs que son début de sourire… Je pense que le plaisir prend vraiment forme à cet endroit chez lui. Il baisse la tête, voyant mon regard insistant.
- Cette fois-ci. C'est toi qui me dévisages…?
Il s'amuse un peu et je lui réponds faiblement oui.
- Tu vas bientôt éjaculer... Aiolia ?
- Je ne sais pas, j'en ai envie... mais ça ne vient pas…
- Trop fait pour ce soir?
- Surement… Mais je veux continuer… C'est trop bon.
Il sourit et cale sa tête contre moi et me parle en roulant les r.
- J'ai encore une carte à jouer… Si tu veux…
Cette carte-là, je l'avais peut-être imaginée dans un des rêves fous que je n'ai jamais eu l'occasion de faire. Si je m'attendais à avoir droit à "l'Hispanique" dans toute sa splendeur…
- Alors Aiolia… Tu veux des caresses… Ou des mots sales?
L'accent encore plus prononcé. Je ne saurais dire s'il se force à parler comme ça, ou s'il a toujours eu cet accent et fait beaucoup d'effort pour parler grecque avec nous les restes du temps.
- Ah… Je veux… Les deux.
- Gourmand va! ~ 3
- Je sais. Mais mon cuisinier... a fait un contrat… et je suis sûre qu'il y arrivera.
Il me mord l'oreille en première partie de sa réponse, la seconde fut plus verbale.
- Si tu veux tout ça, il va falloir me prendre plus fort. Plus fort! Mucho fuerte, Aiolia.
Sa voix suave avec cet accent est juste torride. En guise de revanche pour tous ses suçons, je lui griffe à nouveau le dos. Pas de main morte. Je plante fortement mes ongles pour m'accrocher à lui, si ça bouge, tant pis. Et je sais que ça va bouger.
Il gémit et porte une main à sa bouche pour s'en empêcher, mais trop tard, il doit se mordre le bout des doigts tel que je le connais. Je continue d'y aller fort, et je sens quelques-unes de ces fameuses caresses, je vois bien qu'il a du mal dans cette position et je sens son bassin qui commence à bouger un peu plus. Mais il n'est pas possible celui-là! Il ne veut vraiment pas me laisser faire ou bien ?!
Je ne peux pas trop lui en vouloir non plus à ce stade de bouger par réflexe. Surtout que ces dernières phrases se résument à : " mas, mas, mas, por favor ! "1 je n'ai jamais fait d'espagnol, mais j'ai une vague idée de ce que ça veut dire, et ça me fait sourire.
Il a définitivement troqué le grec pour cette langue que je ne parle pas. Mais même s'il me dit qu'il passe le balai, je trouverais que c'est sexy quand même. Et je ne me gêne pas pour inventer les mots qui me feraient vraiment bander si je n'étais pas déjà dans cet état depuis dix minutes.
Je me sens venir doucement, je le serre contre moi si fort que je me demande si je ne vais pas lui casser une côte ou deux. Lui griffant de la nuque à l'épaule d'une main et de la hanche à la taille de l'autre. Je lui dis que je vais jouir, le visage complètement contre la peau de son cou, pas très audible.
Au dernier moment j'ai envie de contrôler ses mouvements de reins qui ne sont pas aussi rapides que les miens, et que je sais très bien qu'on a du mal à contrôler. Ils m'entravent.
Je pose mes mains sur ces fesses, les griffant au passage, mais les tenant fermement pour qu'elles ne bougent plus sans mon autorisation manuelle. Je les écarte un peu et jouis dedans, me souvenant qu'il a pris la précaution de mettre une capote. Très bonne décision d'ailleurs. Je le bénis mentalement pendant que je verse le peu de semence qu'il me restait encore dans l'étreinte en latex. Je gémis, le front contre sa clavicule qui me fait mal tellement je le serre.
Je desserre lentement ma prise et entends Shura soupirer. Je le sens toujours dur contre mon ventre. Merde… je n'ai pas réussi à lui en donner un… alors que lui a réussi son pari de tenir les cinq.
Il tente de s'échapper, mais je le retiens.
- Hm, reste ici… T'en va pas.
- Laisse-moi partir.
Il le dit tendrement, mais fermement.
- Je sais qu'il fait chaud, tu ne peux pas supporter un petit peu ?
- Je dois faire quelque chose.
- Ce ne peut pas attendre?
- Ça a déjà trop attendu.
- Si c'est pour ton érection, je peux encore tenir un peu.
- Non plus.
Je lui ouvre mes bras et le sens s'en aller. Nos peaux humides ont collé l'une à l'autre, leur éloignement est douloureux.
Je vois Shura sortir du lit, les jambes tremblant un peu, en même temps, dans cette position, ça m'arrive presque toujours aussi. Je le vois sortir de la chambre et je souris bêtement en voyant toute les marques que j'ai laissées sur lui. Son dos est complètement tigré. Les marques sont rouges. J'y suis vraiment allé trop fort.
Je prends le préservatif, font un noeud et le jette à la poubelle, ainsi que le petit mouchoir avec lesquels j'ai essuyé les résidus sur moi. Je m'assois sur le lit et regarde mes propres marques dans le miroir.
En fait, c'est assez satisfaisant d'avoir ça sur soi.
J'entends Shura revenir et me tourne vers la porte. Il revient avec un sac de ce qui semble être de la glace et se penche sur moi, en posant un genou sur le lit.
Il me fait tourner la tête et je regarde du coin de l'oeil.
- Je ne t'ai pas loupé.. Mon pauvre, ça ne te fait pas trop mal?
- Je suis chevaliers d'or, j'ai connu pire.
- Même, c'est toujours plus agréable sans.
Je le vois grimacer à ma place un peu en appliquant la glace. Il me la fait tenir et s'assoit de l'autre côté du lit pour ouvrir son tiroir et sortir son tabac.
Depuis le temps qu'il l'attendait sa cigarette... Je me colle contre son dos.
- Tu vas fumer au lit? Ça ne me dérange pas.
- Moi si. Je fume que dans la cuisine ou à la fenêtre. Question d'habitude.
- Mais si j'ai envie que tu restes?
- Et bien tu attendras un peu.
Il se retourne et me sourit pendant qu'il écrase du tabac dans la tubeuse. Je boude volontairement pour l'embêter puis me vient une idée.
- Et si je te disais que j'ai trouvé le moyen de te faire rester?
- Je te répondrais qu'il a intérêt d'être bon ton moyen, parce que j'ai vraiment très envie de fumer.
D'un geste rapide il fabrique sa cigarette il pose la tubeuse dans son tiroir et tapote le filtre de sa cigarette contre son genou pour faire descendre le tabac. Je lui vole pendant qu'il part à la recherche de son briquet dans son tiroir.
- Hey hey hey! Rends-moi ça !
Il parle calmement donc je réponds amuser en tirant la cigarette à l'autre bout du lit.
- Non, à moi.
- Aiolia, rends-la-moi tout de suite.
Il s'agace presque, mais je m'en fiche, car il s'est tourné pour la récupérer. Précisément ce que je voulais. Je me baisse et viens récupérer son sexe entre mes lèvres d'un coup. Je vais directement au plus profond que je peux faire sans me faire mal et je rends sa cigarette à Shura qui ne l'attrape pas quand je la lâche.
Il gémit plus de surprise qu'autre chose puis se met à soupirer doucement. Il pose sa main sur le matelas pour se tenir et manque d'écraser sa cigarette. Je ris et glisse vers le haut, le lâchant.
- On dirait bien que je te fais perdre la tête? Tu ne veux plus fumer ?
- Ow… Tais-toi et suce...
Il repose ses jambes sur le lit en terminant sa dernière phrase. Il se tient sur les coudes, le long du lit et me regarde faire. Je m'amuse comme un fou, je sais que je suis doué pour ça, et si j'en juge par la tête de Shura, je n'ai pas perdu la main.
Je n'ai pas envie d'y passer des heures non plus, Shura doit être tout aussi fatigué que moi, et jouir doit être la seule chose dont il ait envie avec sa cigarette. Je cale le prépuce vers le bas avec ma main et décide d'y aller franco quitte à me faire mal à la gorge. Je vais jusqu'au bout une première fois. J'entends mon amant retenir un gémissement et pose le regard sur lui.
Il est beau comme cela. Le visage tout rouge comme si un nuage était devant lui, s'il ne faisait pas aussi chaud je suis sûre qu'il expirerait de la buée, créant ainsi le petit nuage précédemment cité. Il me regarde avec un air presque mignon. Lui qui a des yeux qui font peur d'habitude, son regard est doux, bien que j'ai l'impression qu'il me transperce.
Au bout de trois aller et retour. Il soupire un grand coup et laisse tomber son dos, portant sa main à son front et remettant ses cheveux en arrière. Je l'entends grogner de plus en plus et je manque plusieurs fois de me donner envie de vomir en allant trop loin, trop vite. Mes mains se mettent à glisser sur l'intérieur de ses cuisses, l'une s'attardant sur ses testicules et l'autre vagabondant sur son torse. Une main parfois un peu tremblante remonte sur mon épaule, glisse sur ma nuque avant de se loger derrière ma tête, au travers de mes cheveux.
Ça, c'est Shura qui veut encore tout contrôler ! À tous les coups !
J'accélère le rythme avant qu'il ne le fasse. Et je me rends compte rapidement que sa main n'est pas la pour m'obliger à faire comme il veut. Son pouce me caresse tendrement la tête et rapidement je m'en sers comme indicateur de plaisir, car il a quelques spasmes dans le bras. Sa cuisse aussi fait ça de temps en temps, je dois toucher un nerf qui est relié. Personnellement j'ai toujours trouvé ce genre de réaction ridicule et très amusante. Mais je suis un gamin moqueur. Je dois même avoir ça quelques parts aussi et ne pas m'en rendre compte.
Je sens soudainement la main de Shura se serrer sur ma tignasse.
- Ah… à… Aiolia… J'vais y aller…
- Hm hm.
Ne puis-je articuler en signe que j'avais compris. Sa main me tire en arrière, il n'a pas dû comprendre que je comptais avaler aussi. Je pousse son bras avec le mien pour qu'il arrête de vouloir m'enlever. Il se relâche dans ma bouche et dans ma gorge alors que son bras agrippe avec force mon biceps.
Je vois son ventre plat courbé par les muscles se soulever et redescendre rapidement au rythme de sa respiration. Je lèche tout ce qu'il reste sur son pénis pendant qu'il se redresse un peu. Je le regarde avec un sourire enfantin, fière de moi.
Il se redresse péniblement et viens poser un baiser sec sur mes lèvres.
- Merci…
- Mieux qu'une cigarette?
- Mm. oui.
- Quel compliment! Mieux que deux cigarettes?
- Hey, n'en demande pas trop non plus.
Il me tient le menton et le caresse avec son pouce en souriant, disant sa phrase. Il me lâche ensuite pour rechercher sa cigarette dans le lit, la retrouve. Puis il part s'installer à la fenêtre de sa chambre. Elle donne sur l'arrière de son temple, on est complètement à gauche. Il n'y a aucun passage, pas même on ne voit la route.
Je me lève, dans l'idée d'aller le rejoindre. C'est affreux, je suis mort de fatigue, mais j'ai encore envie qu'on se touche. Il entend le lit craquer et se retourne.
- J'n'en ai pas pour long. Reste au lit.
- Tu as raison, je crois que je ne tiens même plus sur mes jambes…
- Je t'ai fait mal?
- Nan. Juste que ça a duré longtemps et que je n'ai pas remarché derrière.
- Ah, d'accord.
- Tu aurais aimé que je te dise que c'était parce que tu y avais été trop fort que je n'étais même plus en état de marcher?
- Non. Je sais ce que je fais. Ça m'aurait embêté d'avoir abîmé quelques choses, surtout si je ne l'avais pas fait exprès.
- Quelque chose...?
- Je disais ça pour la métaphore, je ne pense pas comme ça. Tu as dû le remarquer.
Je ris un peu.
- Oui. D'ailleurs, maintenant que tu as gagné ton pari. Qu'est-ce que je te dois?
- Ah? Eh bien.
Il revient en ramenant son briquet et se mettant au lit après avoir éteint la lumière
- Rien du tout Aiolia. J'ai juste gagné en satisfaction personnelle.
- Sérieusement? Tout ça pour ça?
- Ça ?! On parle de mon égo! C'est important à mes yeux. Puis tu préfères que je te demande un service..?
Je me colle à lui à peine eut-il mis les fesses dans son lit.
- Non. Pas de service. C'est très bien comme ça.
Il passe un bras derrière moi vu que je me colle de manière assez invasive, Shura renchérit:
- En parlant de " c'est très bien comme ça". Le mec qui t'a dit faible femme exagérait.
Je redoute un peu cette partie de la conversation, je n'ai pas envie de me prendre une remarque. Même s'il semble être plutôt positif dans ses propos.
- Ah oui?
- Tu es juste plus tendre que tu en as l'air. Alors imagine pour eux, tu ressembles à un tas de muscles pour la plupart, je pense, ça ne colle juste pas à l'image que tu leurs renvois.
- Tu penses que c'est ça?
- Oui. Je t'ai pas trouvé si… C'est quoi le mot en Grecque ? Enfin bref, vu comme tu avais l'air hésitant, j'imaginais ton problème bien plus grave. Alors que problème est déjà un peu fort pour être appelé comme ça.
- Hm… Tu es le seul à m'avoir dit ça, les autres ne disaient soit rien ne soit j'avais minimum une petite remarque. Du genre : " Je ne suis pas ta mère, vas-y plus fort"
- Ecoute pas, les types d'Athènes sont bizarres, ce n'est pas ta faute. Je suis sûre qu'aucune fille ne t'a jamais fait de remarque, je parie?
Je n'en ai pas eu beaucoup, voir presque pas, mais non en effet. Aucune remarque.
- Non. Peut-être qu'elles n'osent pas.
- Sisi. Mais juste qu'elles ne sont pas aussi hard que ceux qu'on connaît à Athènes. Moi je n'ai pas eu les mêmes problèmes, mais je me suis fait emporter dans des délires un peu étranges parfois.
- Ah oui? Raconte!
- Non, pas envie, je suis fatigué. Tu n'as pas envie de dormir toi?
- Si, mais je suis curieux.
- Je te raconterais plus tard ce genre d'anecdote. Deathmask en connaît pas mal qui me sont arrivé, on en rigole ensemble. D'ailleurs j'ai un sacré dossier sur ces aventures étranges à lui aussi. On en parlera en secret.
On discute encore un peu, puis je ne sais pas lequel s'assoupit en premier, mais on finit par dormir.
Il y a tellement de choses dont j'aimerais qu'on discute demain. Il faudrait que je puisse faire une liste pour ne rien oublier.
J'aimerais savoir pourquoi il s'est mis à fumer. D'où lui vient la passion de la moto. Quelles sont ses anecdotes dont il m'a fait la pub. Même si on parle de sujets un peu sensibles comme celui de ma sexualité un peu différente de ce que renvoie mon physique… Ça me va, il aborde les choses sous un angle qui semble neutre tout en m'expliquant les choses en se plaçant de mon point de vue. C'est très agréable et je ne me sens même pas vexé alors que j'aurais pu facilement me sentir blessé.
Voilà ! Je vais essayer de publier la suite soit tous les 16 de chaque mois, soit en même temps que la fanfiction se déroule soit quand j'en aurais envie. Mais promis il y aura au moins un nouveau chapitre tous les mois !
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
