Le lendemain.

Je me lève d'un bond. Et me dirige directement vers la douche, j'ai horreur de l'eau sur ma peau de matin, c'est violent comme réveil, mais je suis déjà beaucoup trop réveillé ce matin.

Je me lave entièrement, tête et corps, je fais rarement les deux en même temps, et pour une fois je ne perds pas mon temps à profiter de l'eau.

Ensuite je passe devant la glace.

J'essaie d'arranger au mieux mes cheveux, me prends à faire quelques expressions pour voir si ça m'allait bien. Je regarde mon ventre, contracte mes abdos et tape dessus. Comme pour vérifier que les muscles sont toujours là. Je suis d'ailleurs assez déçu, car les suçons de Shura sont partis très vite… Je les aimais bien moi…

Je remarque que je commence à avoir quelques poils au menton qui ont repoussé. Est-ce que je les enlève?

Je me regarde attentivement et décide de les retirer. Je prends soin de tout faire dans les règles. Correctement. Je sors, j'ai envie de bien présenter. Même s'il va y avoir pas mal de barbus là bas et que je viens de raser le peu de testostérone que j'ai visible sur mon visage.

Enfin… Je pense être mieux comme ça de toute manière. Je sors même le déodorant hors de prix que j'avais acheter pour quand je faisais les bars d'Athènes… Ce qui n'est pas une époque si lointaine.

Toute la matinée je vérifie que l'heure ne tourne pas trop, je mets les sandwichs dans du cellophane, puis dans un tupperware, puis encore dans un sac. J'y ajoute des couverts en plastiques et attends patiemment l'heure avant de me rendre chez Shura. Je salue tous les chevaliers que je croise en évitant soigneusement mon frère pour ne pas qu'il me colle ou me pose des questions. J'arrive à l'heure et frappe à la porte des appartements du Capricorne avec un sourire sans retenue.

Le propriétaire des lieux avance jusqu'à la porte qui donne sur l'intérieur du temple et m'ouvre. Je vois son sourire partir presque instantanément dès qu'il me voit… Ou qu'il remarque que je souris bêtement comme un idiot sans raison. Je souris surement un peu moins en voyant ça. Mais je ne me démonte pas et lui tends mon sac à sandwich. Je m'approche pour lui faire la bise, j'hésite un peu à l'embrasser, mais je sais qu'il me repousserait surement. On avait dit une fois, mais je trouve ridicule de lui faire la bise…

Ce moment d'hésitation prend fin quand Shura me tape sur l'épaule pour me dire bonjour. Plus simple. Bien joué Shura.

- Tu as vu! Je suis à l'heure !

- C'est bien. Tu veux un cookie?

Je vois bien qu'il plaisante, mais j'ai déjà envie de le taquiner.

- Oui, s'il te plait.

Il me regarde d'un regard noir. Je frissonne sur place.

- Tiens.

Il me pose la combinaison de moto dans les bras.

- Change-toi.

Il repart sa cigarette à la main.

- J.. Je me change où?

Shura me fait signe d'une porte sans se retourner.

- Salle de bain.

Il part ranger le repas du midi dans le sac. Et je vais me changer. Je ferme la porte de sa chambre et soupire longuement.

J'avais oublié l'ambiance tendue qu'il peut créer quand il s'y met. Pourquoi ce n'est pas aussi cool qu'hier soir par SMS au moins? Je ne demande pas la soirée d'il y a un mois, mais quand même!

J'entre un peu plus dans la pièce et pose le bout de mes doigts sur le lit.

Il a changé les draps depuis… Normal ça va faire un mois. Que je suis bête.

Je me change et ne peux m'empêcher de prendre un oreiller et de le sentir. Ça sent juste son shampoing… Surement avec un peu de son odeur aussi, je ne discerne pas les deux séparément. Son odeur et son shampoing, ça ne sent pas le renfermé comme mes oreillers ou l'humidité comme ceux que j'avais volés au temple des Gémeaux il y a des années. C'est un peu comme les oreillers d'Aiolos, en plus différent.

Je me gifle mentalement. Ce n'est pas le moment de sortir une thèse sur l'odeur des oreillers du sanctuaire et d'en faire la classification périodique ou je ne sais quoi.

Je me lève, une fois changé, et les cheveux arrangés et vais rejoindre Shura pour subir cette ambiance pesante.

Il m'attend près de la porte, apprêter aussi. Il m'ouvre le sac.

- Argent, téléphone, clés, etc.

Je décharge tout dedans et lui demande où je pose mes affaires. Il me les fait poser négligemment sur la table pour qu'on parte plus vite.

Sur le trajet, je l'interroge sur sa mission d'hier, "comment ça s'est fini?"... Etc. Mais il ne me répond presque qu'en mots clés. Je me résigne finalement à ne raconter que des choses sur moi dès fois qu'il veuille bien rebondir sur quelque chose. Mais je finis par abandonner et ne plus parler en attendant une réponse. On arrive au petit parking et je me décide à poser la question.

- Bon, Shura. Tu comptes faire la gueule toute la journée?

Il a l'air surpris d'en un premier temps que j'ose poser la question, puis me répond simplement.

- Je ne fais pas la gueule.

- Eh ben! Qu'est-ce que ça doit être quand tu fais la gueule !

- Nan… C'est juste que tu n'as pas l'habitude.

- L'habitude de quoi?

- Je suis toujours comme ça.

- Tu n'étais pas comme ça la dernière fois.

- C'était différent. On n'était pas dans un lieu public, et on venait de se mettre sur la gueule, y'avait une dimension… plus intime.

- Tu veux dire que je dois te frapper pour te détendre? C'est ça?! Et puis, quand je disais la dernière fois, je pensais surtout à hier soir plus qu'au mois dernier.

Je ris un peu et le regarde avec un petit sourire.

- Ça va être compliqué pour aujourd'hui si mon comportement habituel t'insupporte. La dernière fois ça allait pourtant.

- Tu étais… moins froid quand même…

- Je vais essayer de faire un effort… J'ai compris…

- Nan, mais sois naturel. Je vais attendre que tu t'habitues à moi avant d'exiger un effort chez toi.

Il hausse un sourcil.

- Tu prends vite la confiance dis moi.

Il passe sa main sur ma tête et m'enfonce le casque sur la tête.

- Toujours les jambes rentrées. Ne me lâche pas tant que je ne coupe pas le moteur. Tu peux poser ta tête, etc.. etc.

- Oui, je me souviens encore de tout.

- Parfait !

Shura vient tirer un coup sec sur les lanières de mon sac pour être sûr que je le tienne bien puis il grimpe sur sa moto pour reculer. J'en profite pour mettre mes gants correctement puis je grimpe derrière lui. J'ai très envie de passer mes mains sur son corps, je me contenterais seulement de passer les bras autour de lui pendant qu'il enfile ses gants.

On démarre et on part. Sur la moto, derrière Shura, je retrouve toutes les sensations de la dernière fois… Les vibrations du moteur, les cheveux noirs qui tapent sur ma visière, le vent qui s'engouffre dans ma veste.

Je pose ma tête sur le dos de Shura et regarde le paysage. Si ce n'était pas si bruyant, je pourrais m'endormir, les vibrations me bercent et la proximité que j'ai avec Shura est très plaisante. Shura reste sage sur la voie de droite et double les voitures un peu trop lentes. Je m'amuse à la voir faire un petit geste de pied de temps à autre. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais c'est assez… Mignon.

Je ferme les yeux quelques instants puis je les rouvre, car je sens qu'on perd de la vitesse. Ah oui! Shura m'avait dit qu'il devait s'arrêter à la pompe à essence. Il coupe le moteur, enlève son casque en remuant un peu la tête. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai énormément de mal à m'empêcher de le regarder. J'essaie de comprendre comment cette personne fonctionne et ça me dépasse complètement.

Je descends un peu, histoire de me dégourdir les jambes. J'attend patiemment que Shura finisse pour remonter sur la moto. Je m'interroge à comment le rendre plus aimable aujourd'hui, mais je ne sais pas. Tout à l'heure j'ai eu beau parler, faire le pitre, je n'ai pas eu de réaction à part un léger agacement.

- Aiolia. Quand on croise une autre moto, essaie de faire un petit signe de main comme moi. On se salue toujours en moto, même les passagers.

Je hoche le casque.

- Mais si tu te sens pas rassuré, je préfère que tu ne le fasses pas. Sécurité avant la politesse.

- C'est bon, je suis en confiance. Si c'est qu'un bras tout va bien. L'autre me tiendra toujours.

- Bon. Ah! Et fait gaffe à ne pas saluer les scooters, ce n'est pas bien grave si tu le fais, après...

On repart et je me cale derrière Shura, essayant de me serrer contre lui le plus possible.

On roule longtemps, et on est en pleine campagne à présent. Mais où est-ce qu'on va comme ça? Ça doit faire une heure qu'on roule, j'adore quand il m'emmène, j'adore sa moto, je l'adore lui. Mais là, j'ai les jambes en compote… Le soleil tape dur, mais j'arrive à avoir froid quand même. Et j'ai cette irrépressible envie d'enlever mon casque et d'embrasser son cou…

J'ai l'air d'une petite vieille à me plaindre comme ça… Je soupire mentalement.

Quand on croise un groupe de trois autres motos en changeant de route, on fait un petit salut avec la main et continuons avec elles sur la route.

On en croise d'autres sur notre propre route, et bien sure en face aussi. J'ai regarder dans le rétroviseur de la moto et j'ai vu toute une rangée de motos faire le même petit salue les une à la suite. C'était amusant à voir. On commence à être nombreux sur la route il doit y avoir un rassemblement quelconque.

D'après ce que je me souviens du mois dernier, il y a quelques motos de courses et beaucoup de routières. J'espère qu'on ne tombera pas sur le type de la dernière fois. Et que tous les autres sur les mêmes grosses motos de mauvais goût ne seront pas comme ça…

Je prie mentalement jusqu'à arriver sur une grande étendue en sortant de ville avec facilement une bonne centaine de motos garées, les propriétaires et les passagers assis dans l'herbe.

Je m'émerveille du spectacle et soupire de joie de me dire qu'on va surement s'arrêter.

Bingo ! Shura se pose dans l'herbe et coupe le moteur. On descend de la moto, j'ai les jambes en miettes ! Mon capricorne retire son casque en secouant ses cheveux pour me dire ensuite souriant.

- Bienvenue au dernier regroupement de motards de l'année !

Je souris en regardant autour de moi puis lui dit taquin.

- Ne me dit pas qu'il va falloir tous les saluer un par un?

- Nan. Seulement sur la route. La bière est un bien meilleur salut à l'arrêt pour la plupart de ces gens.

Shura me fait signe de venir, on range nos gants dans les casques et je le suis sagement à travers les groupes de motards au sol. On progresse jusqu'à ce qu'il fasse coucou à une femme qui nous fait signe de venir nous asseoir.

Toute vêtue de cuir, jean troué, un peu trop maquillé, elle me fait penser à la cousine de Milo avec ses cheveux rouges assez courts.

On s'assoit et déjà, on vient nous poser des questions. La plupart des gens dans le petit cercle de pique-niqueur font de grands "ahhh" et des "ohhh" en voyant Shura arrivé. Je reste timide et ne dis rien, me contentant de sourire machinalement à tout le monde.

- Ça alors! Shura! Tu nous as ramené quelqu'un ! C'est la première fois !

Lance un type un peu barbu et visiblement éméché. Shura fait un signe de tête en rougissant un peu.

J'ai l'impression d'être en quelque sorte présenté à la belle famille. Même si je me fais surement des idées en disant ça. Mais je ne peux m'empêcher de me sentir exceptionnel comme je suis le premier et le seul à avoir été présenté ici apparement.

La jeune femme s'approche de moi et pose son coude sur mon épaule et dit tout haut.

- Et t'es qui toi?! Tu vas être aussi mystérieux et peu bavard que l'autre taciturne à côté?!

Taciturne, c'est exactement ça….

Je lance un regard à Shura qui essaie de refuser une bière, prétextant qu'il conduit. Je réponds naturellement ce qui me vient à l'esprit.

- Ah mystérieux oui ! Mais je suis beaucoup plus bavard, on me dit même souvent que je parle trop.

- Ah oui ?! C'est vrai que ça s'entend ! Tu parles vite ! Comme les gens à qui ont dit de se taire tout le temps !

Je rougis et lance un autre regard à Shura qui me lance un sourire amical avant de reprendre son visage neutre quand on lui parle à nouveau. La jeune femme s'esclaffe de rire toute seule, mais me sourit amicalement en retour.

Ça se passe plutôt bien Shura à même complimenter mes sandwichs! C'est dire si ça se passe bien!

Je jalouse un petit peu la nana aux cheveux rouges qui se colle tout le temps à nous.

Ça parle beaucoup de motos, j'essaie d'engager la conversation avec un homme qui me parle de mécanique depuis trente bonnes minutes sans que je ne comprenne quoique se soit. Je hoche la tête depuis la quatrième minute en boucle… Mais ce n'est pas grave, j'ai un furieux manque de vie sociale depuis quelque temps et je suis content de passer cette sortie avec le type qui hante mes pensées depuis un mois déjà. Lui lançant des regards et des sourires furtifs.

On repart en fin d'après-midi/début de soirée, je retiendrais de cette journée que Shura n'est pas plus aimable en société, que le bleu me va définitivement bien et que les motards sont des gens agréables, même s'ils ont une veste en cuir et de la barbe. L'exemple de la dernière fois était juste un con. Il y en a partout. Pas de bol que ce soit tombé sur un des rares exemples de motard que j'avais rencontré jusqu'a lors. Il existe aussi d'autres motards comme Shura, qui sont sérieux et ne se laisse pas même tenter par une seule bière. Mais tous, sans exception, sont à cheval sur la sécurité en moto.

Shura, moi, et toutes les autres personnes présentes remontons sur nos motos, et on part à presque cinquante sur les routes, tous à la queue leu leu. Et tout ça sur un coucher de soleil, c'est magnifique.

Je reste contre mon capricorne et vois les motos s'éparpiller de temps en temps sur les sorties d'autoroute. On finit par sortir nous aussi, il fait un petit signe de main, qui n'avait rien à voir avec les précédents, pour dire au revoir celui-ci.

On prend notre petite sortie et je me sens bien mieux maintenant.

Shura allume ses phares, il fait nuit, et cette obscurité me fait sentir très isolé. Shura et moi, très intime sur cette petite route déserte. Je vois au loin le sanctuaire, toujours là, sur sa montagne. En même temps il n'allait pas s'éclipser en une après-midi.

On finit bien sûr par grimper sur la montagne et je suis assez déçu, car dès qu'on descendra de la moto, ça sera terminé. Chacun chez soi.

Je dois absolument négocier la prochaine sortie sur le chemin jusqu'à chez moi !

J'ai l'impression d'être mesquin à prévoir des plans comme ça. Mais je me rassure en me disant qu'au moins je sais ce que je veux.

On arrive bien trop vite et Shura gare sa moto, sagement entre deux voitures, en laissant la place pour les portières. J'aime bien le petit coup de pied qu'il donne pour faire descendre la cale pour la moto. Je trouve ça amusant et assez classe.

On descend, honnêtement, j'ai plus de cuisses, mais on recommence quand il veut !

Je parle pour ne rien dire sur la montée des marches…

Shura m'écoute sans pour autant me répondre ou même montrer de l'intérêt pour ce que je dis… Pas étonnant puisque je parle de choses futiles, Shura ne doit pas trop aimé ça.

On arrive encore une fois trop vite à ma porte, j'essaie de trouver une excuse dans la hâte.

- Heu reste, je me change comme ça je te rends ton équipement.

- Tu me le rendras plus tard.

- Si si! J'en ai pour deux minutes, tu n'as qu'à sortir mes affaires du sac en attendant.

Je file chez moi de peur qu'il me clou le bec avec un ordre. Mon temple n'est pas très bien rangé comparé à celui de Shura, mais j'aurais beaucoup de mal à faire mieux. Je ne suis pas quelqu'un d'aussi maniaque que l'autre en noir.

Je cours dans ma chambre, enlève la tenue de moto et me creuse la tête pour trouver un moyen de le faire rester…

Si je lui donnais envie? C'est tellement pas mon genre de chauffer quelqu'un… même si ça avait presque marché la dernière fois... Et si ça rate, je vais perdre beaucoup en confiance… Si j'y vais torse nu ça craint un peu aussi..! Arg!

Fais chier!

Je vois dépasser de mon armoire un vieux t-shirt transparent à mailles fines. Si je mets ça, il a ses chances sans paraître trop provocant, ce haut…

Et dire que c'est une conquête qui me l'avait offert, car c'était son fantasme, il était bizarre celui-là…

Je l'enfile, mets un jean et hésite encore à sortir.

J'aimerais avoir un plan solide. Mais je n'en trouve pas… Ce fichu capricorne est vraiment trop intimidant, on ne sait jamais ce qu'il pense et je n'ai pas envie de l'énerver.

Je me décide à sortir pour ne pas qu'il s'impatiente.

- Dis Shura, tu veux manger quelque chose? Je dois avoir quelque truc à manger si tu veux.

- Non merci, ça ira.

- Sure ?

- Oui.

Je soupire et viens lui tendre les vêtements que j'ai retirés. Il les met dans son sac et le met ensuite sur son épaule. Il ouvre la porte de ma maison en s'apprêtant à partir, mais je le retiens, ne sachant pas encore pourquoi.

Il ne se passe rien puis Shura ferme la porte sans se retourner.

- Quoi, Aiolia?

- Bah, je me disais que j'avais bien aimé la sortie d'aujourd'hui, je me demandais si le mois prochain on ne pourrait pas recommencer…

- Le mois prochain, on sera mi-octobre, c'est un peu trop frais pour se balader en moto.

- Ah bon?! Même pas une petite sortie s'il fait beau?

Shura soupire avant de dire.

- Si vraiment les conditions sont optimales, d'accord.

Il tente de récupérer son bras.

- Autre chose le lion?

- Tu n'as rien à me dire?

- À te dire?

Un blanc s'installe à nouveau…

- Aiolia, je ne comprends pas où tu veux en venir.

Tant pis… Allons-y cash…

- Faisons comme la dernière fois. Pas le pari des cinq fois et tout… Juste très envie de coucher avec toi à nouveau ce soir.

- Juste ce soir?

J'entends dans son intonation qu'il sourit.

- Qu'est-ce que tu as envie d'entendre Shura?

Il ne me répond pas, et pose calmement ses affaires contre le mur avant de tourner la clé sur la serrure, et ainsi fermer ma porte à clé. Je dis, hésitant.

- Shura?

Il se retourne et viens m'embrasser, juste ses mains sur mon visage pour le relever un peu, il n'a pas besoin de se baisser comme ça. Je l'embrasse avec fougue et passion, j'ai envie de lui. J'ai vraiment envie de lui.

Mes mains moi, je les fais descendre directement sous le niveau de sa ceinture. Enfin, s'il en avait eu une. Et malgré la combinaison épaisse, j'arrive à sentir son érection juste avec une simple caresse.

Je souris contre ses lèvres en plein baiser, puis je sens la cuisse de Shura entre les miennes, il me pousse doucement en arrière, enfin doucement au début, car ça devient plus violent très rapidement alors que Shura enlève sa veste en se rapprochant sans lâcher mes lèvres. Je me fais asseoir sur ma table puis je vois Shura enlever son simple t-shirt noir. Je le revois enfin torse nu depuis un mois. C'était long, un mois…

J'enlève mon t-shirt aussi, bien que très sexy, gênant à présent. J'ai une petite pensée pour lui, si ça se trouve il est responsable de l'érection de mon bon ami le capricorne.

Shura revient sur moi, me faisant basculer sur la table, je fonds littéralement sous ses caresses, à la fois douces et torrides… Alors qu'il prend possession de ma bouche avec sa langue, je le sens tirer mon pantalon vers le bas. À la fois trop rapide et trop lent. Je ne saurais me décider. Il accroche mon boxer au passage, je me retrouve le pantalon sur les chevilles et le boxer qui cache à peine ma mi-molle.

Je me sens soudainement un peu pudique, allongé comme ça sur la table de ma pièce à vivre.

Je rougis un peu, mais je crois que j'ai rougi un peu tôt, car c'est les cheveux de Shura et non pas ses mains que je sens descendre le long de mon corps. Je frémis un peu et tente de me redresser, mais sa main ma plaque fermement contre la table.

Il pose sa bouche sur le haut de mon sexe qui dépasse de mon sous-vêtement. Sous vêtement que Shura ne perd pas de temps à faire glisser le long de mes jambes. Il pose son pied sur l'accumulation de tissus à mes chevilles pour les retirer enfin. Je n'y prête pas plus attention que ça, car sa bouche se concentre sur mon érection pas encore totale. Ça ne va pas tarder à être une forme optimale, et même jouir me semble expressément possible à cet instant.

Il ne reste pas plus d'une vingtaine de secondes à me sucer, quand je sens son souffle descendre.

- Ow… Déjà?...

Il ne me répond pas et se contente de me préparer avec sa langue calmement. Je me caresse un peu le torse, en attendant qu'il se décide à revenir me voir en haut. Je sens assez rapidement un doigt entré en moi, et rapidement après j'en sens un autre arriver de plus belle.

J'ai mal… Je ne sais pas s'il y est allé trop vite, mais j'ai un peu mal quand même. Il commence à bouger ces doigts en faisant des aller-retour. Ouais, je ne suis pas encore assez large… C'est pour ça. Il faut que je me détende plus.

Je soupire longuement, essayant de me calmer, puis je sens ses doigts s'en aller. Shura se redresse et enlève son pantalon et son boxer par la même occasion.

- Quoi ! Déjà?!

- Oui, pourquoi?

- T'es sûre que je suis prêt ?

- Oh ça oui !

Shura me montre sa main quatre de ces doigts tendue et me montre jusqu'au c'est humide, c'est-à-dire après ces phalanges.

Je regarde ça avec une tête implorante, ça explique pourquoi j'avais mal du coup… Je n'ai même pas senti qu'il avait mis les quatre. Il a même dû y aller de deux en deux tel que je le connais celui-là.

Il me regarde en me faisant sentir son érection contre ma cuisse.

- Tu les ranges où, tes préservatifs?

Je prends un air contrit.

- J'en ai pas.

- Quoi?!

Je crois que je n'avais jamais vu Shura faire cette tête. Il semble à la fois en colère, et frustré, ce que je peux comprendre. Il soupire et semble se résigner.

- On peut le faire sans, tu sais.

- Ça ne sert pas à décorer.

- Si tu es si intraitable sur le sujet, c'est que tu prends soin d'en mettre à chaque fois, et donc que tu n'as rien.

- Ça ne te viendrait pas à l'idée une seconde que j'ai un truc que je ne veux pas transmettre ?

Je me redresse

- Tu me le dirais si c'était le cas. N'est-ce pas ? Quant à moi j'ai eu que des rapports protégés depuis ma dernière prise de sang, et j'étais clean.

- Hm…

- Tu veux que j'aille te chercher la feuille de résultat? Sinon on peut toujours tenter de vider tous mes fonds de poche pour en trouver un.

Shura hésite un peu avant d'abdiquer.

- Bon, d'accord. Tu as gagné.

Je souris, lui aussi. Un mois sans sexe aurait raison de n'importe quel principe. Il se penche sur moi pour m'embrasser, me faisant à nouveau m'allonger sur la table pendant qu'il s'humidifie avec une de ces mains.

- Mais je te préviens, je ne saurais pas aussi doux que la dernière fois.

- Tu n'as pas été doux toute la soirée, la dern~

Je me stoppe en pleine phrase, car je sens Shura s'introduire en moi. Je pousse un long râle pendant qu'il rentre. Il s'arrête de bouger une fois dedans et je l'entends soupirer comme jamais. Il se serre contre moi et m'embrasse dans le cou.

- J'avais oublié comment c'était.

- Comment c'était quoi?

- De prendre sans préservatif…

- Ça fait si longtemps que ça ?

- Depuis mon premier copain oui. Donc pas mal d'années.

- Ah oui, quand même.

Je ne sais pas vraiment à quand ça remonte, mais ça doit faire longtemps en effet. J'aimerais bien qu'il me parle de ça. Ça doit être des choses dont Shura ne parle jamais je suis sûre.

- Eh bien moi je n'avais pas oublié comment c'était de t'avoir en moi. Même au bout d'un mois.

Shura me sourit et me répond en riant.

- Tu sais j'ai déjà dit oui, pas besoin de me faire des compliments pour que je m'offre à toi.

- Qu'est-ce qui te dit que tu t'es offert comme je le voulais?

Il rit un peu et me répond tout souriant qu'il n'y avait rien en effet. Je le regarde avec plaisir et je me mords la lèvre.
Il reste immobile pendant que je me rends compte qu'il est d'accord pour qu'on le fasse dans l'autre sens plus tard. Et ça me plait.
Il lève le menton interrogateur vers moi pour me demander s'il peut y aller et bouger en moi. Je hoche la tête pour dire que oui.

Et c'est reparti pour un tour. On commence enfin à coucher ensemble, et avec vigueur. Shura tape dur et fort. Il avait dit qu'il serait moins doux, mais là c'est carrément brutal. Je m'accroche où je peux sur lui et j'arrive à choper sa nuque. J'en profite pour tirer son visage vers moi pour qu'il m'embrasse, bien que ça ne soit pas très clair, car j'ai l'air d'un bébé qui veut quelque chose et qui tire tout à lui bêtement, il comprend néanmoins.

Il vient vers moi et pose son visage à quelque centimètre du mien, je tends les lèvres, mais je le vois sourire et se reculer à chacune de mes tentatives.

- Mehh! Embrasse-moi bon sang!

- Non.

- Pourquoi?...

- Parce que.

Je grogne.

- C'est pas une réponse ça!

- Si si !

Je réessaie de lui voler des baisers alors qu'il me prend toujours avec force. Je le coince contre moi pour ne pas qu'il bouge, mais il se met à rigoler et à me soulever à ce moment-là.

Je m'accroche à lui par pur réflexe.

- T'inquiète, je te tiens Lia.

Je ne réagis même pas à ce nouveau surnom qu'il me donne dans l'action. Je me détends quand je le sens me tenir fortement dans le dos. Il ne tarde pas à me plaquer contre le mur, même si je suis sûre qu'il aurait pu continuer debout encore un bon moment. Il attrape mes mains quand je place mes jambes sur ses reins.

Il me fait plaisir et viens m'embrasser en me plaquant comme il le faut contre le mur pour que je ne bouge pas trop. Le sentir aller et venir comme ça sans rien pour me tenir véritablement me donne un sentiment d'insécurité. Ou plutôt que je suis obligé de lui faire confiance et c'est dérangeant.

Je me laisse prendre encore et encore comme ça. Shura s'amuse, je ne l'ai jamais vu avec ce sourire conquis aux lèvres. Le front contre mon épaule il se recule le temps en temps pour regarder si je vais bien. Je transpire et commence à glisser du mur peu à peu. Il me remonte et je me sens de plus en plus proche de l'orgasme. Shura se rend compte que je glisse trop et il m'attrape solidement par la taille.

- Je vais te poser. Détends tes jambes.

- Non, encore! Je vais jouir! C'est pas le moment de t'arrêter !

Je dis ça un peu menaçant pour ne pas qu'il me refasse le coup de la dernière fois. Il était en train de ressortir doucement, mais je le sens rentrer fortement.

- Alors ta jambe…: sur mon bras.

J'obéis et la passe par dessus comme je peux. Il se charge de la seconde quand il a la prise sur la première. Il approche son visage du mien.

- Alors comme ça tu vas jouir ?

- ...Oui…

- Bientôt?

- …. Oui!...

- Alors j'y vais à fond?

- S'il te plait…

- D'accord.

Shura abandonne vite son grand sourire pour une mine plus oppressée par le plaisir. Je comprends qu'il faut que je passe mes mains sur sa nuque sans qu'il ait besoin de me dire quoi que ce soit. Je m'accroche solidement et Shura se décolle du mur et me prend comme jamais. À une vitesse folle. Au point que je jouis en moins de quinze secondes. Je n'arrive pas à reprendre mon souffle, car Shura continue de plus belle, n'ayant surement pas envie que tout s'arrête comme ça pour lui.

Je subirais presque la dernière minute et commence à m'impatienter qu'il se libère. Heureusement pour moi, ça arrive plutôt vite. Il me fait descendre une jambe puis quand je suis stable je force pour lui faire comprendre qu'il peut lâcher la seconde. Une fois sur mes deux jambes j'observe Shura qui vient m'embrasser en faisant traîner sa langue sur mes lèvres avant de ramasser ces vêtements.

- Tu vas quelques parts Shura?

- Oui, chez moi.

- Alors c'est tout? Tu me sautes et tu te barres? J'avais dit comme la dernière fois, donc reste dormir à la maison.

- C'est gentil, mais~

- C'est pas une question Shura.

Il me regarde interrogateur pendant que je marche jusqu'à une autre pièce.

- Je vais prendre une douche, si tu en veux une aussi tu es le bienvenu. N'hésite pas à piocher dans le frigo si tu as faim. Et défense de te barrer pendant ma douche, compris?

Je donne mes directives et entre dans ma salle de bain avant que Shura n'ait le temps de dire quoi que ce soit. J'entre dans la salle de bain et pose une main sur ma poitrine en m'adossant à la porte.

J'ai donné des ordres à Shura… Putain… J'ai osé faire ça et c'est passer.

S'il s'en va, ce que je redoute un peu quand même, ça me décevrait beaucoup, mais bon… Il ne m'appartient pas. Je devrais déjà être heureux qu'on ait pu coucher ensemble encore une fois.

Je pars sous dans la baignoire, en guettant la porte. Pas de Shura.

Bon ben tant pis… Je soupire et allume l'eau de la douche.

Qu'est-ce que je suis con… Je l'ai chauffé, du coup on l'a fait tout de suite. J'aurais du attendre, mais je lui aie cédé. Pareil quand on baisait… J'aurais dû me retenir et ne pas jouir, j'aurais pu faire durer ça encore plus longtemps. Plutôt que de lui demander de ne pas s'arrêter…

Je me maudis mentalement quand j'entends mon rideau bouger. Je sens des mains un peu calleuses sur mes hanches. Je me retourne vérifier que ce soit bien Shura. Petite angoisse injustifiée. Ces mains un peu rêches que j'aime tant remontent sur mon corps et m'encerclent avec leurs bras respectifs. Une tête vient se poser sur mon épaule.

Je souris de bonheur. Il n'est pas parti.

Je me demande pourquoi ça me rend si heureux qu'il soit resté, c'est vrai. Pourquoi j'étais limite triste il y a un instant et comblé maintenant? Ça n'a pas de sens.

Je reste dans l'instant et demande à Shura.

- Tu aimes l'eau comment? Chaude ou froide?

- Laisse comme ça, c'est bien.

Je passe mes bras par-dessus les siens et profite tout simplement de l'eau et de sa présence. Même si je sens rapidement ses bras arrivés dans mon cou et à mon entre-jambes.

- Shuraaaaa…!

- Oui?

Il dit ça en posant un baiser sur mon épaule.

- Tu es resté parce que tu as encore envie?

- Aussi parce que tu l'as réclamé. Mais surtout parce que j'ai faim de sexe, oui.

- Tu n'es jamais épuisé?

- Si. C'est juste que l'envie prend le dessus sur la fatigue.

- Même tu n'as jamais l'air fatigué toi.

- Je n'en ai pas l'air, mais je le suis. C'est juste que tant que je m'occupe ou que je me concentre ça va, mais si je me relâche un peu trop je m'endors comme une masse, peu importe la position.

- Vraiment?

- Oui oui.

Il commence à me tripoter pendant qu'on parle, je le laisse faire. Et profite qu'il a la langue déliée pour parler un peu avant qu'il ne me prenne à nouveau. Assis dans le bac vide de ma baignoire cette fois-ci. Ces baisers ont le goût de tabac, c'est pour ça qu'il n'est pas venu tout de suite.

Il l'a fait comme j'aime, sans forcément le vouloir, face à face, collé l'un à l'autre, avec douceurs et baisers. Je lui autorise les suçons là où il veut cette fois-ci. En septembre je pense pouvoir sortir un pull sans avoir de regard suspicieux.

Après l'avoir fait sous la douche, on va manger. Je n'ai pas grand-chose et c'est un peu mal rangé dans ma cuisine, mais Shura reste très poli et ne s'est plaint de rien.

Je me suis amusé à tester un de ses tocs à table.

J'ai un vase carré et des carreaux sur ma table à manger. Sans le faire exprès, je l'ai un peu poussé et Shura l'a replacé pile dans une case. Sans toucher les joints blancs. Parfaitement perpendiculaire.

Je regarde Shura faire avec précaution son petit geste. Puis cette fois volontairement je donne un petit coup dedans et le fais ressortir du carreau.

Mon invité fronce les sourcils et le re place bien comme il faut.

Je le dérange encore une fois et rebelote Shura recommence en me grognant après.

Je le pousse encore un peu une fois de plus et cette fois-ci mon espagnol le bloque en laissant ses mains dessus. J'essaie encore de le déplacer.

- Bon stop là ! Il est très bien ici !

J'explose de rire et le laisse en place. Je comprends mieux pourquoi tout est nickel chez lui: il est maniaque.

On part se coucher, enfin se coucher… On est juste allé dans le lit, mais une fois encore on n'a pas fait qu'y dormir. Je décide d'offrir une petite fellation à Shura, presque dans l'espoir de le mettre de bonne humeur pour discuter plus que simplement lui faire plaisir. Je m'applique beaucoup et il jouit rapidement. Et à la toute fin, Shura me laisse le prendre.

Ça ne paraît surement rien, mais il n'aime pas trop ça, alors qu'il me laisse faire me touche beaucoup. Qui plus est sans préservatif, c'est vraiment trop bon… Et plus pratique, je sens mon gland me retenir à l'intérieur quand je recule, ça évite les sorties par accident.

Après l'avoir encore fait, il est plus que l'heure de dormir et c'est moi qui abdique sous la fatigue. Je m'en veux un peu de ne pas avoir réussi à le faire jouir en étant en lui, mais juste après ma fellation, il n'a même pas pu re bander.

Je me couche presque sur lui, mais Shura me pousse et va fumer à ma fenêtre. Il revient et s'installe dans le creux de mon épaule. Avec le drap sur nous, on est bien. Encore un poil chaud, mais ça iras.

- Dis Shura.

- Hm?

- Ça te dirait qu'on se voit de temps en temps comme ça?

- Hm… Il faudra fixer des dates. Je n'aime pas prévoir les choses au dernier moment.

- Hm….. Pourquoi pas tous les 16 du mois !

- Une fois par mois? Ça me semble raisonnable.

- Et avec une sortie avant sur la moto. D'une pierre deux coups.

- Tu aimes vraiment la moto?

- J'aime bien quand on est dessus. Ça vibre de partout, la vitesse, comment ça penche.. Tout ça.

- Alors c'est d'accord. Tous les seize du mois. On sort et après on rentre coucher ensemble. C'est bien ça?

- Oui oui.

- Et tu veux faire comment en hiver?

- En hiver?

- Oui Aiolia, pas de moto en hiver. Trop dangereux et bien trop froid pour que ce soit praticable.

- Je ne savais pas. Ce n'est pas grave, on trouvera une autre sortie à faire.

Shura me regarde et lève un sourcil avant de se remettre en position.

- Si tu le dis…

Un petit blanc s'installe et quand je décide de parler à nouveau, Shura ne m'entendait plus. Il s'était endormi. J'éteins la lumière et dors à mon tour.

"Dring!~ Dring!~ Dring!~"

La sonnerie de mon réveil retentit dans ma tête et me secoue le cerveau.

Je me tourne et éteins/frappe mon réveil pour qu'il se taise. Je me retourne, cherchant un peu de réconfort vers Shura. Mais, comme c'était prévisible : personne.

Je grogne contre mon oreiller et me redresse. Je le cherche du regard, mais comme la dernière fois, il n'y a personne.

Je vais chercher un peu dans mon temple. La table a été nettoyer, la vaisselle faite et ranger.

C'est triste de me dire qu'avec juste des habitudes quotidiennes Shura arrive à surpasser mon système de rangement en pas une heure. Mais je suppose que ça veut dire qu'il a déjeuné ici. Je lui avais dit qu'il pouvait se servir dans le frigo, content qu'il l'ait fait, même s'il était surement temps que je fasse les courses. Je déjeune. Franchement il est sept heures du matin, à quelle heure il se lève pour partir avant moi ? Alors que justement j'avais entrainement des nouveaux ce matin?

Je me prépare à partir et prends mon téléphone. Arriver sur place je dis au jeune de s'échauffer et j'en profite pour lire mes SMS, j'en aie reçu deux. Le premier est une pub, que j'ai reçue hier après midi, pour des canapés, sans aucun intérêt… Et le second, il est de Shura. Une phrase toute simple.

" 16 octobre réserver pour notre sortie."

Je ne saurais dire pourquoi, mais je me suis senti soulagé. Alors que pour moi il était évident que c'était déjà prévu. Mais, le fait qu'il m'ait envoyé un message après un rendez-vous, et pas avant, ça change beaucoup de choses pour moi. Je prends un petit sourire quand un élève vient me parler, je cache mon téléphone comme si un secret inavouable s'y trouvait.

- M'sieur le Gold Saint, on a fini de s'échauffer. Que fait t-ont ?

- J'arrive, j'en veux deux d'entre vous prêts à se battre.

- Entre eux?

- Contre moi.

Il prend un air apeuré en essayant de le cacher au maximum. Quant à moi je réponds à mon SMS par un petit "Entendu. " Puis je regarde en l'air, direction les temples, le sourire aux lèvres.

Au mois prochain, mon cher Shura.


Yop ! Oui, je sais, encore du lemon ! Mais une personne me dit qu'il y en a trop et la suivante pas assez X'D Alors j'en fais qu'a ma tête !
On commence à prendre le rythme de croisière de leur relation, à savoir: une fois par mois... C'est aussi le titre de la fic si c'était pas trop clair x'D

J'hésite à poster le chapitre suivant, qui est très court, aujourd'hui aussi... Donc peut être à plus tard dans la journée... peut être pas !
J'espère que vous avez passer un bon moment à me lire. Et que le prochain chapitre vous plairas ^^