Bonjour/Bonsoir !

Me revoilà avec le chapitre 7 j'ai failli corriger le chapitre 8 dans la foulé, mais il était long... Donc il sera pour la prochaine fois !

Aujourd'hui, Aiolia sort de sa convalescence et reçoit la visite de Shura. Petite soirée habituelle entre eux, pour montrer le train qu'ils ont d'habitude avec un poil de piment. La prochaine fois, il se passera quelque chose d'important ! ( et c'est au passage mon chapitre préféré qui sera à venir Donc on se dit au 16 novembre ! Portez-vous bien et bonne lecture !


On est le seize et je suis enfin rétabli ! Yeah ! Même si j'ai menti à mon frère et que je lui aie dit que ce n'était pas encore passer pour ne pas avoir à lui parler. Ma période de convalescence a assez duré. Et j'ai carrément dit à Shura de passer chez moi en fin d'après-midi. Je n'ai pas très envie de sortir après tout ça et je préfère rester chez moi.
J'ai essayé de ranger un peu mon temple. Même si comparé à chez Shura, ça reste un rangement très avangardiste.
À peine eut-il le temps d'entrer que je lui propose un café. Il me rejoint dans la cuisine immédiatement et l'on finit par partir dans la chambre avant même que le café n'ait eu le temps de couler.
On commence très fort et d'entrée de jeux. Cette fois-ci, c'était plutôt passionné comparer à la dernière fois, bien qu'on n'ait pas vraiment pris notre temps avant de commencer.
Il se rattrape de la dernière fois, beaucoup plus long que d'habitude même. Il est tout juste dix-huit heures et l'on a déjà couché ensemble. On n'a pas perdu de temps, c'est sûr.

J'ai le petit espoir que Shura soit plus ouvert à la discussion. Généralement après l'amour il parle plus. Je ne sais pas si c'est une question de fatigue, ce qui explique que le phénomène se produise en fin de soirée et après un effort physique.
Ou si c'est juste qu'après ce genre de rapprochement il se sent plus en confiance. Aucune idée.
Je remets un boxer et lui tapote le ventre pour qu'il se rhabille aussi un peu pour retourner à la cuisine boire ce fameux café qui a coulé en notre absence. Et certainement refroidi aussi.

J'ai un cadeau à lui donné. Et je ne sais pas trop comment faire. Lui le posait simplement en évidence chez moi, mais les circonstances sont complètement différentes.

Je mets un pull un peu long et donne mon peignoir à Shura. Qu'il refuse catégoriquement.

- Mets le peignoir toi, t'étais malade.
- Oui, mais tu n'as rien pour te couvrir.
- Toi non plus du coup. T'n'en fais pas, je vais me rhabiller.
- Tu ne vas pas te rhabiller, dans vingt minutes on y retourne !

Il me sourit quand je parle d'y "retourner"

- Alors, passe-moi ton grand pull s'il te plait.

Je lui donne et il l'enfile… Merde... Là, l'adjectif mignon lui va très bien ! En fait... mignon, ce n'est pas si mal.
Je regarde Shura avec ce pull trop grand, encore plus que pour moi. Il est plus grand, mais j'ai un poil plus de carrure. Du coup, je le trouve terriblement craquant avec les coutures des épaules qui tombent.

- On fait quoi ?

Il me tire de ma réflexion soudainement.

- Aiolia?
- Ah euh oui?
- Tu veux faire quoi ? Tu as prévu quelque chose?
- Euh… Cuisine. Tu le veux toujours ton café?
- Oui !

Je ferme mon peignoir et on part à la cuisine. Pas la peine d'essayer de discuter avec Shura sur ce sujet, il gagnera.
Apparemment les règles de politesse il y tient. Et je n'ai plus vraiment envie de négocier en le voyant habiller comme cela.
On arrive et je relance du café. Histoire qu'ils soient chaud et pas simplement réchauffés. Je vois Shura qui se frotte le visage. Il a l'air exténué. Pourtant c'est moi qui étais malade récemment.

Je pose son café devant lui et m'assois en face.

- Merci.
- Bah, dis donc, ça n'a pas l'air d'aller?
- Un petit coup de fatigue.
- Je vois ça. Tu veux qu'on reste plus tranquille ce soir?
- Ah non! Une fois par mois, je n'ai pas envie de rater mon occasion.
- Alors, ne bouge pas, j'ai un truc pour toi.

Je me lève et vais chercher mon petit sac avec le cadeau dedans et lui pose sur la table.

- Qu'est-ce que c'est?
- Un cadeau. Je ne connais pas la date de ton anniversaire, mais je me suis dit que ce n'était pas une raison pour ne rien acheter.
- Sérieusement?
- En fait, je me doute que c'était le jour ou tu m'as invité à venir. Mais je n'étais pas au courant avant.
- Ah bon. D'accord, m.. Merci.

Il se retourne et ouvre son sac posé sur la chaise pour farfouiller dedans. Il sort son étui à lunettes pour les mettre sur son nez.

Il est terriblement craquant… Je savais qu'il avait des lunettes… Mais je crois que c'est la première fois où je le vois avec.

Ok. Là je fonds littéralement. Avec les manches un peu grandes… Et ses grosses lunettes… Il est vraiment "mignon". Si j'avais su que je faisais cette sorte d'effet, je ne m'en serais pas plein la dernière fois. S'il me trouve aussi craquant que je le trouve mignon à cet instant. Alors être du type "mignon" ne me dérange plus du tout.

- Je me demande bien ce que tu as pu acheter pour moi…
- Je me suis posé la question longtemps.
- Même les amis qui connaissent la date de mon anniversaire ne m'achètent rien, alors tu sais...

Je le vois sortir la boîte en carton du sac avec curiosité. Il enlève le papier calmement. Tout l'opposé de moi quand je reçois un cadeau… Moi qui déchire le papier, arrachant sans vergogne les bouts de scotch.
Je vois son visage s'illuminer et devenir plus détendu quand il voit le petit dessin sur la boîte d'emballage. Il l'ouvre un peu plus rapidement pour sortir le cendrier… peu commun.

- Mais il est génial ! C'est vraiment pour moi?
- Oui! Tu ne m'as jamais vu fumer à ce que je sache !

Il se lève et viens vers moi pour m'embrasser.

- Merci beaucoup, très bon choix.
- D.. De rien.

Je rougis un peu. Même dans cette tenue il arrive encore à m'intimider.

- Je suis désolé pour la fête, j'aurais vraiment aimé venir.
- Tu n'as rien loupé, tu sais.
- Oui, mais j'aurais pu te donner ton cadeau le jour J.
- Ce n'est pas bien grave.

Je fais une petite moue.

- Oui, mais ça m'embête quand même.

Il se rassoit et me lance en se reculant sur sa chaise.

- Et qu'est-ce que tu veux que je te dise? Comment te faire pardonner de cet innommable affront?! De m'acheter un second cadeau?!

Il dit ça en plaisantant. Mais je crois qu'on a arrêté tous les deux de rire. Moi, car je me suis rendu compte que l'idée n'était pas si mauvaise. Et lui, car j'ai du faire une drôle de tête.

- Et si je devais me faire pardonner. Qu'est-ce que tu voudrais que je fasse?
- C'est une vraie question?
- Qui mérite une vraie réponse, enfin j'espère.

Shura réfléchit un instant puis se réavance en souriant.

- Ça dépend. Tu es prêt à payer en nature?

Je la vois venir avec ses gros sabots, la chèvre. Je lui réponds avec suffisance.

- Évidemment !
- Alors j'ai une petite idée.

Je lui souris. Me doutant pertinemment que son idée se jouera d'ici quelques minutes dans ma chambre, probablement.
Il sirote son café rapidement et me demande.

- Je pense que je vais le laisser ici ton cadeau.
- Ah bon? Pourquoi ?!
- Parce que tu n'as pas de cendrier chez toi.
- Ah non en effet.
- Tu m'avais dit que je pouvais fumer dans la pièce, ça ne te dérange toujours pas?
- Non non, tu peux y aller.

Je le vois sortir illico son tabac et tous les petits instruments qui vont avec. J'en prends un étrange sur la table au hasard, celui que je ne comprends pas devant Shura qui essaie de me le reprendre des mains.

- Hey. J'en ai besoin.
- C'est quoi ?
- Une tubeuse.
- Une quoi ? Comment ça marche?
- Tu veux vraiment que je te montre? Ton frère va dire que je t'incite à fumer.
- Mon frère, ce n'est pas mon père, s'il a un problème il a qu'a venir m'en parler. Pis, je fais comme je veux.

Il a qu'à venir m'en parler, je ne le dis pas à Shura, mais, ça va faire un moment que mon frère veut me parler et que je fais tout pour qu'il n'y arrive pas.

- D'un certain côté, je vais prendre la défense de ton frangin. Fumer: c'est pas bien.
- Dis le fumeur.
- Oui, et je reconnais avoir fait une connerie. Mais ça ne change rien.
- Tu pourrais arrêter aussi.
- Pas envie, je n'ai pas suffisamment de choses dans ma vie pour me retirer un de mes petits plaisirs quotidiens. En plus je vous tape déjà sur les nerfs, ça n'ira pas en s'arrangeant si j'arrête.
- Ne dis pas de bêtise. Tu ne m'as jamais énervé. Enfin, pas depuis qu'on se "connaît"

Pendant la discussion il en profite pour faire sa cigarette, mais je ne parviens pas à me concentrer sur les deux à la fois.

- Tant mieux, d'ailleurs moi j'aimais bien quand on ne parlait pas de mes erreurs et que tu ne risquais pas de me dire ce que je devais faire, comme tous les autres. On peut en rester là?
- Le sujet t'agace déjà Shura? En fait c'est toi qui t'énerves avec les autres, et pas l'inverse.
- Ah ben ptètre bien.
- Franchement tu fais comme tu veux. Je ne suis pas ton père, je ne suis pas ton grand frère, le seul truc que je pourrais te reprocher ça serait la fumée et je t'ai déjà dit que je m'en fichais.

Il sourit la cigarette aux lèvres et l'allume. Il la retire ensuite.

- Bon alors la tubeuse… Je te préviens tout de suite, si la finalité c'est de me demander de tester je te dirais non, je suis sure que ton frère nous surveille quelque part et que c'est un piège.

Il dit ça en plaisantant, mais j'insiste sur le fait que je n'ai pas d'idée derrière la tête.

- Ne t'en fais pas, je suis juste curieux de savoir comment ça marche.
- Alors t'as besoin du tabac, ici. Et des tubes là. T'en prends un qui n'est pas plié, ça arrive qu'ils s'abîment. Là, tu mets ton tabac, tu tasses bien. On met le tube au bout, tu replis, tu pinces le bout pour que le tube vienne, et clac ! Le tabac est dedans, bien tassé, tu tapotes côté filtre et c'est bon.

Il me la montre pour que je voie.

- Dis Shura, je peux essayer d'en faire une ?
- Amuse-toi.

Il me pousse tout devant les yeux. J'essaie de faire comme lui, je n'ai pas tout retenu comme je n'ai pas pu m'empêcher de le regarder.

- Là c'est assez tassé?
- Oui, faut juste mettre un peu plus de tabac sinon je vais avoir une demi-cigarette.
- D'accord.

J'en rajoute un peu et dispose un tube au bout. Je referme pas très sûre de moi et pince l'extrémité avant de regarder Shura, je ne sais pas comment il a fait ensuite. Il me fait signe avec ses mains d'aller en arrière puis en avant.
Je le fais et n'ose pas lâcher la tubeuse.

- Je retire la cigarette?
- Non libère d'abord le bitoniau au bout sinon tu va la déchirer.

Je fais comme il dit et la lui donne.

- Alors, l'expertise?

Il fait semblant de la regarder attentivement sous toutes les coutures avant de me dire en souriant.

- Pas mal pour une première.
- Tu pourras la fumer?
- Bien sûr. Maintenant j'en ai deux d'avance en plus.

Je le regarde, un peu content de moi.

- Alors monsieur le chevalier d'or du capricorne. C'est quoi cette petite idée que tu as derrière la tête? Pour ton second cadeau.
- Tu veux le savoir?
- Si possible.

Il tapote sur sa cigarette avant de l'écraser dans le cendrier tout neuf.

- Tu m'autorises à fouiller dans ton armoire?
- Euh oui… Si tu n'es pas bordelophobe.
- J'ai fait du camping avec Aphrodite, il en faudra plus pour me faire fuir.
- Qui suis-je pour briguer les exploits d'Aphrodite...

Il se lève et part dans ma chambre, je le suis et résiste à l'envie de lui taper les fesses dissimuler sous mon pull toujours trop grand pour lui…
Il me montre mon grand placard mural.

- Celui là?
- Oui oui.
- Assieds toi, apparemment d'après tes dires, je vais avoir du mal à trouver.

Je m'assois et ne comprend pas bien ce qu'il veut faire.
Je le vois farfouiller un peu partout et finit par sortir une de mes cravates et la poser sur son épaule. Il continue de chercher.
Il regarde bizarrement une de mes ceintures en cuir.

Wowowow… Non ! Là non !
Heureusement il semble la reposer. Ouuuuhhh….
Il cherche encore et ne semble pas satisfait et se retourne réfléchir en me regardant…

Trop craquant avec ses lunettes…

- Aiolia.
- O..Oui?
- Ton peignoir, enlève-le s'il te plait.

Je le regarde et le retire sous son regard inquisiteur. Il le prend et retire la ceinture.

Ah, je crois que j'ai compris. Honnêtement, ça peut être amusant, comme pas du tout. Je ne sais pas à quoi m'attendre avec lui. Dès fois qu'il ait un vice caché…

Je le vois s'approcher du lit avec les deux et il me demande mes mains pour les accrocher aux barreaux de mon lit.

- Doucement avec ma cravate, elle est en soie, j'y tiens.
- La cravate c'est pour tes yeux. Je n'ai pas trouvé de quoi t'attacher complètement.

Je rougis un peu, c'est gentil d'avoir pensé à mon confort, je suppose que c'est pour ça qu'il a renoncé à ma ceinture. Il m'attache les deux bras ensemble sur le haut du lit.

- Ça va les poignets? Pas trop serrés ?
- Nan ça va. Euh… Shura, deux petites requêtes c'est possible?
- Biensure, je t'écoute.

Il s'assoit à coter de moi et me regarde.

- Pas méchant. Si tu me fais trop mal, je me détache quitte à casser mon lit.
- Hey ! Me prends pas pour ce que je suis pas. Un jeu, ça doit être amusant. Sinon ce n'est pas un jeu. Si tu en as marre je te détache, c'est promis.
- D'accord.

Il passe sa main sur ma joue. Il a su m'enlever tous mes doutes. Et pas grâce à ses mots, mais bien grâce à sa tendre caresse.

- Et la seconde réclamation?

Je rougis un peu et regarde sur le coter.

- Tu… Tu pourrais garder tes lunettes ?
- Pardon? … T'es au courant que je vais te bander les yeux?
- Oui, mais si je sais que tu les as ça me suffit.

Il se penche sur moi et me passe la cravate sur mes yeux doucement. Il l'attache et m'embrasse.

- Entendu, je les garde.

Je sens le matelas ne plus s'affaisser sous le poids de Shura puis j'entends la lumière de ma chambre s'éteindre et la porte se fermer.
Ce n'est pas une mauvaise blague j'espère?!
J'entends ensuite le bruit de ma lampe de chevet s'allumer au minimum de la luminosité. Il n'a tapé qu'une fois dessus.

Je sens le matelas s'enfoncer de part et d'autre de mon corps. Je n'y vois rien, mais j'essaie quand même de deviner. Je sens des caresses progresser le long de mes bras et remonter jusqu'à mes mains avant de sentir un baiser se poser sur mes lèvres. Il s'amuse un peu avec ma bouche jusqu'à ce que je sente quelque chose me chatouiller sous un de mes bras. Je sens son baiser devenir très souriant contre mes lèvres.
Content que ça le fasse rire, je grogne par réflexe en bougeant frénétiquement pour me dégager. Il arrête très vite et je respire pour me calmer. J'entends des bruits de vêtements qui se froissent puis Shura se couche sur moi,je sens sa peau nue contre la mienne. Elle est chaude, c'est agréable. Il vient m'embrasser dans le cou, je sens le montant de ses lunettes se cogner contre mon bras ou ma mâchoire. Je suis content qu'il ait fait comme je voulais et pas les retirés en cachette.

Il descend des baisers le long de mon corps je frémis un peu. Déjà en temps normal ça le fait, mais je ne vois rien et le torse offert dans cette position est quelque chose d'assez gênant. Je sens une main effleurer un de mes flancs, je sursaute, ça chatouille... Sa bouche s'en va pour souffler sur mon corps. Le peu de salive qui reste refroidit et me tire un frisson pas possible alors que son autre main qui se baladait sur moi vient embêter mon pauvre téton durci par le froid.
Je me mords la lèvre pour retenir un bruit bizarre de sortir de ma bouche. C'est alors que je sens sa bouche sur mon autre téton. Se décalage avec la chaleur de son corps me laisse échapper une sorte de gémissement sursauté.

Shura me mordille un peu, sans me faire mal non plus, mais ça me tire encore quelques gémissements. Il continue de me torturer de la sorte avec douceur.

- Ça va, Aiolia?
- Hein… O...Ouais…
- J'aime bien t'entendre réagir quand je te fais des choses. Ne te retiens pas s'il te plait.

Je rougis. Il a remarqué que je me retenais. Merde… J'ai le droit de m'enterrer quelque part et de ne jamais ressortir après ça? Ça fait combien de temps qu'il l'a remarqué ? Si ça se trouve depuis le début, j'ai envie de me cacher tellement je suis gêné en pensant à ça.
Mais attaché à mon lit presque nu, ce n'est pas comme si je pouvais cacher quoi que ce soit.

Sa bouche s'égare sur mes flancs et me mordille. Mes jambes bougent toutes seules pour résister à la chatouille comme à l'envie qu'il descende encore plus bas.

Shura essaie de calmer mes jambes avec un de ces bras. Mais rien n'y fait, je ne peux pas le contrôler. Je l'entends soupirer puis il arrête, je me calme en respirant longuement. Il doit bien s'amuser à me voir comme ça là haut.
Je sens un poids sur mes cuisses. Shura vient de s'asseoir sur mon bassin, enfin un poil plus bas.

- Tu bouges trop: je te bloque comme ça, compris ?
- Désolé…
- Je me doute que tu ne fais pas exprès, mais j'ai encore envie d'embêter tes nerfs.

Il se penche sur moi et m'embrasse sur la pomme d'Adam. Puis il descend doucement, en se soulevant un peu de mes cuisses pour pouvoir faire ses baisers bien comme il faut pour me rendre dingue. Il descend encore et s'arrête pour lécher mon ventre.
Je soupire quelques petits "oh", j'ai tellement envie qu'il descende. J'ai très envie qu'il descende. Cette phrase se répète dans ma tête depuis quelques minutes. Je bouge de gauche à droite pour lui faire comprendre que je veux plus sans avoir besoin de parler. Il pose ses mains sur mes hanches, mais continue de faire le tour de mes abdos avec sa langue.

- Shura, s'il te plaît… Descends.

Il fait reculer ses jambes, mais reste sur mon ventre, s'arrêtant tout juste à la limite de mon sous-vêtement. Il s'amuse même à le soulever avec ses dents, à passer sa langue sous l'élastique. Je l'entends rire tout seul pendant que je me retiens de gémir faisant un autre bruit qu'il semble apprécier.

Il descend encore plus bas sur le lit et me fait relever une jambe. Il la tient fermement avec son bras contre lui et viens me mordiller l'intérieur de la cuisse. Descendant près de l'endroit de mes désirs, effleurant juste le bord de la zone en passant sa langue juste sous mon boxer. J'ai envie de crier tellement j'en ai marre qu'il me fasse languir. Je sais bien que c'est le jeu, mais… J'ai envie…

- Aller..! S'il te plait!

Il repose ma jambe et la remet entre les siennes après ma supplication puis il remonte un peu pour m'embrasser ou me parler tout près, je suppose.

J'en profite pour remonter d'un coup mes jambes et le faire s'étaler sur moi. Son sexe tendu tombé judicieusement bien comme il faut contre le mien. Il ne s'y attendait pas et a poussé un "AHh!" que j'ai trouvé très mignon.
Je l'entends grogner contre moi. Je sais que je n'aurais pas dû… Et l'excuse du "je ne me contrôle pas" ne pourra pas marcher.

- Désolé Shura…

Il ne me répond pas alors que je m'attends à des chatouilles ou plus de brutalité. Mais il frotte simplement nos deux bosses l'une contre l'autre. Je fronce les sourcils et soupire légèrement.
Enfin il me touche ici…

- C'est toi que ça punit. J'allais t'enlever ton boxer. Déçu?

Je prends une voix plus implorante.

- Non… Même pas…
- Et sans mentir, ça donne ?
- Pourquoi tu arrêtes avec ta bouche ?
- Ahaha ! J'ai compris, j'y retourne.

Il pose un petit smack sur mes lèvres et repart vers le bas. Je frémis d'avance même si j'imagine qu'il va encore jouer avec moi. En tout cas je suis heureux de ne pas avoir droit à du sexe punitif. Même si c'est pas grand-chose, Shura est assez mauvais perdant sur ce genre de… Terrain.

Il pose ses mains sur mon ventre et je sens sa bouche se refermer sur mon membre cacher par le tissu. Je maudis mon sous-vêtement d'être encore là, la prochaine fois, quitte à me balader cul nu chez moi, j'en mets pas ! Comme ça il pourra me faire sentir sa bouche directement contre ma peau. Je recommence à bouger malgré moi, donc je décide d'encercler Shura avec mes jambes pour essayer d'arrêter de gigoter.
La salive traverse le tissu, ça devient humide en dessous et mes orteils deviennent fous en sentant ça. Les yeux bandés et je deviens hyper sensible. Je comprends mieux pourquoi Shaka fait ce qu'il fait. Dommage pour lui qu'il n'en tire pas le même profit que moi, car il y a substance à s'amuser, qu'il me croie ou non.

Shura descend sa bouche plus bas sur mes testicules. Je sens son souffle chaud traverser également les mailles de mon boxer.

- rrrrrh….!

Je retiens mes jambes de faire n'importe quoi, mais quand je sens les dents de mon amant tout autour de mes bourses, elles partent quand même. Je tire sur mes liens au-dessus, il a quand même bien serré le cochon…
Enfin je me plains, mais j'aime ça.

- Shura.. Plus…

Il continue ce qu'il avait commencé en y allant moins doucement, je sens son nez contre mon pénis et ses lunettes contre ma cuisse. Il se retire et je ne sais pas ce qu'il fait, avant de sentir ses doigts soulever l'élastique de mon boxer et le descendre pour de bon. Une fois les pieds passer j'ai un drôle de rictus aux lèvres, ça y est, ce fichu vêtement ne me gênerait plus.

Je sens tout son corps se presser contre le mien pour qu'il vienne m'embrasser. Me faisant bien sentir son entrejambe contre la mienne avec de légères ondulations.
Je reprends ma respiration d'un coup et tire sur mes bras. J'ai envie de lui mettre les mains sur les fesses et de lui faire bouger le bassin à un rythme plus que soutenue.

J'attrape ses lèvres au passage. J'ai à la fois envie de l'embrasser et qu'il aille me mettre dans sa bouche, je n'arrive pas à me décider, mais ce que je veux je le veux maintenant. Il m'embrasse avec passion.

- On dirait bien que j'ai enfin réussi à te rendre fou.

Il passe une main à l'arrière de ma tête pour m'appuyer la tête contre la sienne et m'embrasser à pleine bouche. J'aime sentir sa langue glisser contre la mienne. Toujours ce petit goût de tabac froid, mais je commence à l'apprécier.
Shura finit par s'en aller et à peine eut-il posé sa tête au-dessus de mon sexe que mon pied part tout seul en sentant son souffle dessus. Je l'entends grogner, mais je viens de repenser à un truc.

- Shura… Il doit y avoir une écharpe sur mon porte-manteau.
- Tu es sûre de toi? Tu n'as pas peur que je te laisse tout seul?
- C'était une idée…
- Une bonne.

Il se penche sur moi et m'embrasse en me caressant la joue.

- Je reviens tout de suite, promis.

Je l'entends s'éloigner et je me serais tapé la tête si je le pouvais. Pourquoi ai-je proposé ça ? Je suis bête… J'attends un peu puis j'entends la porte se fermer.

- Juste par précaution, c'est bien toi, Shura?
- Qui veut tu que ce soit?
- Va savoir… Aiolos me harcèle pour que j'aille le voir, dès fois qu'il ait pris les devants au mauvais moment.
- Non désolé Aiolia, ce n'est que moi.
- Du moment que tu reviens pour t'occuper de moi ~

Je l'entends avancer vers le pied du lit.

- Étends tes jambes s'il te plait.

Je m'exécute et sens un lien venir entourer ma cheville. Il tend ma jambe fermement avant de s'attaquer à la seconde.

- Ça va? Ça te fait pas mal?
- Non non.
- Super !

Il accentue son "super" d'un petit geste de l'index ( probablement ) sous mon pied. Je tire au même moment. Ça chatouille affreusement.

- Oh ?

Il recommence sur l'autre pied. Même réaction chez moi.

- Alors comme ça, ici, ça chatouille? Je vois…
- Nan ! Shura, je sais que tu souris ! Ne fait pas ça!
- C'est un refus catégorique ou tu dis non pour protester contre mon idée, car tu sais que je vais être un peu sadique ?
- Je dis non, car je n'ai pas envie que tu t'occupes de mes pieds, mais d'autre chose !
- Ah oui ? Tu pourrais préciser ?

Je sens de la chaleur sur mon pied… Qu'est-ce que?

- Aaaah! Qu'est-ce que tu fais !?
- J'attends que tu me donnes le nom de l'endroit où je dois aller avec ma langue. Sinon à défaut ça sera celui-là.

Je ne sais pas vraiment si c'est bien ce que je pense… Je crois qu'il passe sa langue entre mes orteils et c'est pire que des simples chatouilles… Au point que je n'arrive même pas à lui dire où je veux qu'il la mette sa fichue langue alors que la réponse est si évidente. Mon corps panique complètement face à ça. Je me rappelle qu'on me l'avait déjà fait, une fois, mais pas les yeux bandés.

J'essaie de résister, ou de penser à autre chose. Mais rien n'y fait. Shura arrête de lui-même avant que je ne trouve plus ça amusant.

- Tu n'es pas drôle, tu n'as même pas essayé de prononcer un mot.

Je reprends doucement ma respiration alors qu'il remonte sur le lit.

- Tu pensais vraiment que j'allais te crier " oh oui, continu" ?
- Non, certainement pas. Mais c'est rigolo de voir les gens essayer de dire quelque chose alors que toutes leurs pensées se chamboulent. Mais tu vois, je suis gentil, j'ai arrêté vite.
- Bouih…

Que de gentillesse dans son sadisme, franchement…

- Alors je t'écoute Aiolia, qu'est-ce que tu veux?
- Tu sais bien.

Je lui réponds avec un sourire et je suis sure que lui aussi a souri avant d'aller s'occuper de mon bas ventre. Il passe sa langue sur tout le long avant de l'avaler directement.
Je pousse un long gémissement et tire sur tout mes liens soulevant un peu le bassin au passage.
Il prend son temps, y va avec douceur et profondeur pendant qu'il me caresse un peu partout en même temps.
Je gémis au lieu de simplement soupirer tellement j'ai attendu ça. La sensation est si forte…
Mon amant y met tout ce qu'il peut, il accélère, va au plus profond, enroule sa langue autour, une forte succion et il ne se gène pas pour laisser quelques bruits de l'action s'échapper.

Il passe ses mains dans mon dos comme je me cambre de plus en plus. Il ralentit… lèche un peu mes bourses et reviens s'occuper de mon membre.

- Aiolia, dis-moi quand tu voudras jouir. D'accord?

Je ne réponds pas et réfléchis à ce que je veux vraiment. Ce dont j'ai réellement envie…

- Shura?
- Maintenant?
- Non. Mais… J'aimerais te prendre. Là, tout de suite.

Je l'entends rire tout doucement. Puis je le sens s'allonger sur moi. Il fait glisser son boxer entre nous puis ses mains viennent jusqu'aux miennes pour me détacher.

- Non.
- Quoi, comment ça "non"? Tu ne veux pas que je te détache?
- Laisse comme ça, c'est bien.
- Mais tu vas faire comment pour me prendre si je ne te détache pas?
- Tu peux bien le faire tout seul, non? Je veux bien que tu m'enlèves le bandeau par contre.
- Si c'est vraiment ce que tu veux, d'accord.

Je sens ses mains descendre derrière ma tête, je la soulève pour qu'il ait accès au noeud de ma cravate. Il l'a retiré doucement et la pose sur la table de nuit délicatement. C'est vrai, je lui ai dit d'en prendre soin.

Je mets quelques secondes à m'habituer à la lumière avant de le voir enfin, toujours avec ses lunettes, me toisant de haut, comme toujours. Je souris comme un enfant alors que Shura cherche le lubrifiant dans le lit, on l'a encore laissé trainé après s'en être servi tout à l'heure.

- Tu les as gardés.
- Hein?
- Tes lunettes.
- Oui. Tu as l'air de les aimer.
- Beaucoup.

Il me sourit et se tourne pour se préparer un peu.

- Qu'est-ce que tu ne me feras pas faire, franchement…
- Ça te dérange ?
- Non, ne t'en fais pas Aiolia. Je râle pour râler.

Il se penche pour venir m'embrasser le temps que ce soit bon pour lui. Il s'amuse avec mes oreilles. J'aime bien, mais il n'a pas encore trouvé où j'adore. Je me demande combien de temps il va mettre encore.

Il se recule au bout d'un moment.

- Tu es prêt?
- Oui.
- Tu es sûre? Tu as l'habitude de bâcler quand c'est pour toi.
- De toute manière tu ne pourras pas vérifier. Tu es attaché.

Je le dédaigne avec humour en agitant la tête ce qui semble l'amuser.

- Dis, je peux t'embêter encore un peu?
- Dit toujours.
- Tu peux remettre mon pull ?
- Et tu veux que je me mette en ruban rose dans les cheveux aussi peut-être?!

Je le vois qui s'énerve soudainement. Je crois que c'était la demande de trop.

- S'il faut que ce soit moi qui mette le ruban en échange du pull, c'est quand tu veux.

Je l'entends soupirer et le vois se lever pour aller chercher le pull au sol. Je ne parviens pas à retenir mon sourire alors que Shura semble clairement agacé. Je me mords ensuite la lèvre quand il revient se positionner sur moi. J'avais un pull aussi grand et plus mignon, mais on ne va pas pousser non plus.

- Merci Shura.

Il ne répond pas et commence à s'enfoncer sur moi. Je grogne et rejette ma tête en arrière. Je rouvre les yeux pour le voir et me mords la lèvre si fort que je sens un peu de sang coulé dans ma bouche.
Bordel… J'ai envie de le toucher.

Il pose ses mains sur mon ventre et me fait rentré en entier à l'intérieur de lui… Je ne lui dirais pas, mais j'ai produit un effort surhumain pour ne pas lui mettre un coup de reins brutal pendant la descente.
Il attend un peu avant de bouger. C'est horrible de dire ça, mais j'aimerais bien le voir pleurer. Je crois que je rêve un peu et que je deviens carrément malsain. Mais qui n'aurait pas envie de craquer à ma place? Avec un mec, habillez comme ça, en étant attaché pendant qu'il est en train de se la prendre…

J'ai déjà envie de jouir… Il faut absolument que je tienne un peu.
Il accélère un peu plus le rythme se servant uniquement de ses cuisses et du léger rebond du matelas. Il me regarde en passant ses mains sur moi, j'ai envie de filmer même si je suis très mal à l'aise. Je dois avoir l'air d'un sacré pervers… Mon bassin commence à bouger un peu tout seul. Rentrant en lui au moment où il descend. J'ai envie de plus, plus vite. J'essaie de me calmer en respirant. J'ai même carrément envie de craquer.

Shura se penche sur moi pour m'embrasser, mon bassin bouge de tout ce qu'il peut pour le prendre plus. Je vois mon amant gémir d'un coup à cause de moi à à peine 15 centimètres de mon visage. Il ne me dispute pas et viens m'embrasser. Même si j'ai plus l'impression qu'il en avait marre de me voir le sang au coin des lèvres. Il pose une main sur mon bras, l'autre sur ma hanche. Je tire un coup franc sur mes liens des mains. Je resserre le noeud sur mes poignets, mais je gagne quelques centimètres en longueur, ce qui me permet de le prendre plus fort.

- Heureusement que tu m'avais demandé de le faire tout seul.
- Roh… Tais-toi…

Il vient me mordre dans le cou et je finis par jouir en lui. J'ai encore envie de continuer à le prendre. Rien à faire si je redeviens moue. Je veux rester en lui.

Shura se redresse et me regarde, ses mains toujours sur moi.

- C'est bon ?

Il dit ça dans le sens, "est-ce que c'est finit ?" Je regarde sur le côté un peu gêné.

- Tu veux bien me détacher maintenant?
- Oui oui.

Il se penche sur moi pour me défaire les mains, après avoir défait la première il voit la marque sur ma peau et me lance en finissant de faire la seconde.

- Je t'avais dit de me dire si c'était trop serrer.

Je ne réponds pas, et dès que ma seconde main est disponible, je le serre contre moi et plie les jambes pour glisser plus bas dans le lit avec lui. Je m'assois et lui pousse les hanches sur moi. Il pousse un gémissement plutôt rauque et je le regarde amoureusement. J'ai encore envie et j'ai l'espoir que dans cette tenue, mon érection reste intacte pour un second round. Je passe une main sur ses fesses et remonte dans son dos pour lui appuyer les épaules et le faire encore une fois glisser sur moi. Il passe une main, à tâtons en arrière pour me détacher les pieds. Je sais que je ne lui facilite pas la tâche en le prenant comme ça. C'est loin d'être dans mes habitudes d'être aussi abrupte. Une main sur son ventre, cherchant désespérément du regard à avoir un baiser. Alors que Shura ne sait plus quoi faire entre gémir et tenter de me détacher.

Je décide de le faire moi, je plie plus ma jambe ramenant Shura contre moi pendant que je passe mes mains derrière lui pour tirer sur les liens. Jusqu'à ce que ça vienne et que ça se détache tout seul. Je lui réclame encore des baisers, en lui embrassant le cou. Il vient poser ses mains sur mes joues pour m'embrasser, même si j'ai le goût métallique du sang dans ma bouche, ça m'est égal et je force le passage pour avoir un vrai baiser langoureux.

Je passe les mains sous son pull pour remonter dans son dos. Il est brûlant… Je le serre contre moi, comme ça il ne bouge pas, et j'ai libre mouvement. Ça doit lui faire bizarre, je ne l'ai pas habitué à être comme ça avec lui.
Mais bon, comme il n'a pas l'air de protester ça ne doit pas le déranger plus que ça. Je le trouve même plutôt docile.

J'accroche mes mains à ses épaules et j'accélère franchement. Shura rompt notre baiser pour grogner un peu de plaisir avant de s'accrocher à ma nuque. Je bascule en arrière avec lui puis sur le côté, pour le mettre sur le dos et me trouver au-dessus. C'est tellement plus profond…
Je vois Shura porter une main à son nez pour remonter ses lunettes avant de laisser retomber sa main près de sa tête. Je viens l'attraper et glisser mes doigts entre les siens pendant que mon autre main remonte une de ses jambes pour pouvoir y aller encore plus profond. Je le sens passer une main sur mes abdos, je n'arrive pas à retirer mon regard de son visage.

Je lâche la jambe que je tenais pour venir le masturber et m'allonger sur lui pour l'embrasser, encore. Il sursaute un peu quand je le touche et sourit faiblement.
Je cale mon visage dans son cou et je l'entends murmurer.

- J'ai trop chaud…

C'est vrai que même moi je transpire, je n'imagine même pas avec son pull. Ses lunettes sont pleines de buées.
Je lâche tout ce que je tiens pour attraper ses hanches et les surélever.

- Shura, tes jambes, autour de moi. Dépêche.

Il s'exécute et m'entoure de ses bras également. Je crois que je vais bientôt me relâcher. Il faut qu'il y arrive aussi…
Je n'ai jamais été aussi brute au lit. D'habitude je suis bien trop doux, là je dois tout juste être comme il faut. Ou bien vers le haut de la moyenne, je dirais…

Mon amant ne se plaint pas, je le trouve même trop sage par rapport à d'habitude, c'est étrange. Je suis sure que si je lui demande il va me dire de me taire. Je sens une main remonter dans mon dos et agripper fermement mes cheveux. Je sens une petite griffure se former sur mon omoplate. Ça veut dire qu'il aime ça? Ou je lui fais mal?

- Shura, ça va ?
- La ferme et continu.

Je ris mentalement, car je commence à le connaître à force. Mais j'ai une petite envie de vengeance.
Je m'arrête totalement et lui dit avec aplomb dans le creux de l'oreille.

- Non.

Pour toutes les fois où il a joué avec ma jouissance, en me retenant au dernier moment. En plus ça m'arrange, car je n'étais pas loin de craquer aussi. Je sens Shura qui me lâche il étend ses jambes, lâche mes cheveux et étale ses bras.
C'est quoi? La phase de l'acceptation? De l'étoile de mer?
Je remonte pour le regarder. Il fait peur quand il n'a aucune expression. Je l'entends inspirer puis je me retrouve poussé d'un coup sur le côté. Le temps que je comprenne ce qui se passe et Shura me grimpe dessus. Je proteste un peu avec mes mains, mais il les balance sur le matelas et se renfonce sur moi.

- Tu le prends comme ça… Alors tu ne m'en voudras pas d'utiliser la manière forte.

Je le regarde faire et avance prudemment mes mains sur ses hanches pour ne pas qu'il me repousse. Je l'encourage avec mes mains. J'ai voulu jouer mon sadique et j'ai perdu. Enfin, vu comment ça finit, on ne peut pas vraiment dire que je n'aime pas la défaite.

J'attrape le bas de son pull et le remonte jusqu'à sa bouche. J'insiste un peu en lui caressant les lèvres avec le pouce. Il finit par l'attraper comme ça, le tissu entre ces dents, en récompense je descends ma main et le masturbe à nouveau. Je vais essayer d'attendre qu'il jouisse avant de reprendre les rênes.

Ce qui est bien, c'est qu'il a assez vite joui. Ce qui est moins bien ce que le voir jouir et l'entendre gémir à provoquer le mien dans la foulé… Moi qui voulais reprendre le dessus… Je suis un peu vexé par moi même.

Je tire Shura vers moi avant qu'il ne s'effondre sur le côté et qu'il me tourne le dos. Il resserre ses jambes, ça doit faire un moment qu'il était dans cette position, il doit avoir mal aux cuisses. J'attends une bonne minute qu'on reprenne notre souffle avant de commencer ma sempiternelle conversation après le sexe. Mais finalement c'est Shura qui brise le silence.

- Laisse-moi partir, j'ai chaud.
- Non, si tu pars je vais avoir froid et tomber malade.
- Alors, laisse-moi enlever le pull.
- Tu ne vas pas avoir froid?
- Au pire il y a ta couverture quelque part par terre.
- Bon d'accord enlève le. J'ai bien assez profité.

Shura essaie de partir, mais je le retiens, les bras toujours serrés autour de lui.

- Aiolia, lâche-moi, sinon je ne pourrais pas l'enlever.
- mh…!

Je finis par lâcher prise.

- Je peux enlever mes lunettes aussi ? C'est pratique pour lire, mais pas pour poser ma tête sur ton torse.
- mh… D'accord…

Il retire tout son "attirail mignon" et reviens dans mes bras en tirant négligemment la couverture sur nos jambes.

- C'est bon? T'es bien comme ça?
- Oui.
- Alors je peux commencer à te poser tout plein de questions avant que tu t'endormes?
- On ne va pas manger ?
- Je n'ai pas faim, mais si tu veux on peut y aller quand même.
- Non ça iras, je déjeunerais plus demain. De quoi tu veux me parler ce soir?
- Du 16 février.
- Tu veux qu'on programme quelque chose en particulier?
- En fait je suis de garde le soir. Ça ne nous arrange pas.
- Tu veux qu'on se voie l'après-midi du coup ?
- Plutôt je voulais te demander si ce n'était pas plutôt possible de décaler à la veille ou au lendemain.
- Ah… Tu finis à quelle heure le 16?
- Je finis le 17 à deux heures du matin.
- Tu seras encore en forme ou pas?
- Aucune idée, ça ne dépendra de ma nuit d'avant.
- Plutôt que de décaler, je n'ai pas mon agenda sous les yeux. On essaie de se voir après?
- Noooon. Tu vas partir le lendemain matin hyper tôt et on se sera vu vraiment pas longtemps.
- Je peux voir si je peux rester le matin jusqu'à ce que tu te lèves au pire, et on finira la nuit à ce moment-là.
- Tu ferais ça? Toi qui aimes partir au petit matin avant le soleil ?
- Je n'aime pas partir tôt. C'est juste que mon horloge interne me lève à 5 heures, quoi qu'il arrive. Donc pas le choix.
- Ah bon d'accord…
- Je te redis bientôt, je t'envoie un SMS de toute façon, il est hors de question qu'on se voit pas. C'est vraiment libérateur nos séances.

Je souris et le serre un peu plus contre moi quand il dit ça, sans vraiment y faire attention.

- Oui, c'est bien quand on se voit. Je ne sais pas toi Shura, mais moi ça me permet d'évacuer un peu, de me défouler un coup. Après le lendemain j'ai plus l'impression d'être en rut, et je ne passe pas mon temps à regarder le cul de tout le monde.

- Dis-le carrément, ça nous sert à nous vider les couilles tous les deux. Moi : Je te donne l'attention dont tu as besoin, tous les câlins que tu demandes. Et toi : Tu me parles sans que j'aie rien besoin de répondre pendant des heures sans te fatiguer, toujours souriant. J'oublie les autres problèmes et tu ne me fais pas la tête quand je suis naturel, car je donne l'impression de bouder.

Je ne réponds rien et réfléchis à ce qu'il m'a dit. Je rougis énormément. Il aime bien m'entendre parler tout seul. Il me donne l'attention dont j'ai besoin… Je ne m'en étais même pas rendu compte. Qu'il ne me donnait pas que du sexe, mais c'est vrai qu'il est docile et compréhensif à chaque fois que je réclame. Et pour être honnête, j'ai l'impression de l'agacer quand je parle. Mais il vient de me dire qu'il aimait bien. Il a raison, il donne l'impression de faire la gueule quand on lui parle. Il ne rebondit sur rien et n'aime pas répondre et surenchérir.

Encore plus, il a dit qu'il était naturel. J'ai l'impression d'être à part quand il dit ça. Ça sous-entend qu'il ne l'est pas avec les autres. Je me sens spécial, privilégier.
Je souris comme un idiot. Je suis bien avec lui. Et j'aime la tendresse qu'il me donne à chaque fois. Ça fait du bien de pouvoir mettre des mots sur ce qu'on vit et qu'on ressent.

- Tiens Aiolia. Je change de sujet, mais j'aimerais qu'on parle de ce soir tant que c'est encore chaud.
- Pourquoi, j'ai été trop brusque c'est ça?!
- Non non. Justement, depuis le temps que j'attendais que tu te lâches. Je pensais juste que tu voudrais reprendre le dessus après avoir été attaché et non pas que tu perdes pied à cause d'une paire de lunettes et de ton pull. D'ailleurs qu'est-ce que tu lui trouves, c'est la couleur ?

Je ris un peu. Autant il réfléchit beaucoup sur certaines choses, autant il n'a pas encore compris que ce pull le rendait mignon. Ce n'est pas le pull en lui même que j'aime. C'est comme il tombe sur lui qui le rend adorable.

- C'est un pull trop grand, j'aime bien les pulls trop grands.
- T'es bizarre dès fois, tu sais?
- Toi aussi.
- Hey ! En quoi je suis bizarre ?!
- À ne pas voir les évidences !

Je me moque de lui et s'en suis une petite bataille amusante. Mon frère aurait été là je l'entendrais déjà dire " Jeu de mains, jeu de vilains ! Tu vas te faire mal !"
La bataille finit par un baiser langoureux, et je crois bien qu'on est reparti pour un tour vu les caresses qu'on commence à se faire autour de ce fameux baiser.
Je coupe un petit peu les hostilités temps que j'y pense.

- Hey Shura, ta chaîne… Elle vient d'où ?
- Ma chaîne?

Je l'attrape délicatement avec les dents et la tire pour la lui montrer.

- Ah, cette chaîne… Et bien la chaîne en elle-même vient d'une bijouterie. Si je la porte, c'est pour le médaillon.

Je regarde la petite croix dorée.

- Mince! Et moi qui croyais qu'on priait le même Dieu !
- Ne dis pas de sottise enfin… C'est le médaillon que j'avais petit. Ça devait appartenir à ma mère, je suppose. Enfin, j'ai grandi et la chaîne d'origine était devenue trop courte. Donc j'en ai racheté une.
- La chaîne "d'origine" ? On dirait que tu parles encore de moto même quand on parle bijoux.

Shura me sourit et me pousse un peu sur le lit.

- Ca va hein ? J'ai mes habitudes ! Et puis d'abord… On en était où tous les deux ?
- Hm… Je crois que tu voulais me sucer non ?
- Il ne me semble pas avoir dit ça.
- Non, en effet. Pas encore.

Il sourit à mon humour, m'embrasse, et descend faire en sorte que mes désirs deviennent réalités.
Je souris comme un chien qui vient d'avoir sa gamelle de croquette et me réinstalle confortablement.
La nuit n'est pas encore terminée, loin de là.