Bonjour ! Comme j'avais poster mon ancien chapitre le 12 et non le 16, j'avance d'un petit jour la sortie de celui là ^^ Qui n'est autre que l'avant dernier chapitre !
J'ai 3 autre projet fanfiction pour après, donc un ENORME et un autre bien entamer.
Je vous en dit plus dans deux semaine, ;) bonne lecture !
J'ai mis presque un mois à trouver l'endroit où exerçait son maître autrefois. J'espère que ça n'a pas changé. C'est la fin de journée, et je suis en train de monter une côte enneigée, par chance pour moi il ne neige que très finement. Ce qui n'est pas embêtant pour progresser. Moi qui pensais que l'Espagne était un pays chaud !
Je progresse en suivant ce qu'on m'avait indiqué sur le plan, je n'ai pas un très bon sens de l'orientation, mais je suis capable de suivre un plan… ET J'AI FROID ! Ça caille !
Je me frictionne les bras. J'ai dû racheter un manteau chaud avant de venir ainsi qu'une écharpe et des gants.
Je finis par arriver à la maison qu'on m'avait indiquée, je cours jusqu'à la porte de celle-ci, un peu ridicule en levant les pieds pour ne pas remuer la neige, la nuit est presque tombée, j'ai de la chance. Je toque énergiquement contre la porte, un vieil homme vient m'ouvrir, du genre bûcherons avec les cheveux poivre et sel. Plus grand que moi, il a un petit côté Aldébaran en moins sympa… Je baragouine quelques mots d'Espagnole pour savoir où se trouve mon amant.
- Heu… Holà ! hm… Soy del santuario... heu... busco Shura y Teodoé~
- Ouais ouais, vous fatiguez pas je parle grec.
Quel soulagement, je ne le sentais pas dans cette langue que je ne maîtrise pas… Il s'approche de moi et me pousse en sortant dehors, il regarde le ciel.
- Vous restez ici pour la nuit.
- Je ne suis pas sûre que~
- Si vous voulez marcher, de nuit, sous le vent et la neige allez-y. ça vous regarde.
J'entre chez l'homme en question, pas rassuré, mais au chaud. La décoration est très austère… Des peaux de bêtes un peu partout, une cheminée qui flambe à vive allure, de la pierre, du bois… C'est très brut.
L'homme ferme sa porte après mon passage.
- Qu'est-ce que vous leur voulez à Teodorico et à Shura?
Il a un accent prononcé, ça me fait bizarre.
- Je cherche Shura, on m'a dit que Teodorico pourrait me mener à lui.
- Je ne vous renseignerai pas sur la position de Shura sans véritable motif, monsieur le chevalier d'or.
J'en déduis que je suis face à Teodorico lui-même… C'est donc "ça", son maître. Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais c'est spécial.
- Je le cherche pour des raisons personnelles, ce n'est pas le sanctuaire qui m'envoie. Puis-je poser mes affaires ici?
Il me fait un signe de main et je pose mon armure d'or et mon sac. Il l'a remarqué.
- Je n'ai qu'une visite de chevalier d'or par ans, je ne pensais pas en voir un autre que Shura pendant le restant de ma vie.
- Tout peut arriver !
Je lui souris, mais il ne me rend pas ce sourire. Je vais faire avec, j'ai l'habitude avec la chèvre têtue.
- Ton nom?
- Aiolia du Lion.
- Ton lien avec Shura?
- Collègue. Les relations plus intimes ne regardent que nous.
Il est rapidement passé au tutoiement dis donc...
- Honnêtement, je m'en fiche. Je suis le seul à savoir où est Shura, je suis donc garant de sa sécurité. Je ne veux pas envoyer n'importe qui là-bas.
- Vous vous en fichez vraiment ?
- Totalement.
Je suis et dis un peu fièrement pour me vanter et pour remettre de la discussion sur le tapis. Même si Shura voulait garder ça secret, tant pis.
- Lui et moi on sort ensemble.
Je vois une petite lueur briller dans les yeux du barbu. Après tout, même si Shura m'a demandé ça deux minutes avant notre dispute, nous sortons désormais ensemble. Mon interlocuteur esquisse un léger sourire puis tape violemment sur la table. Me faisant sursauter, reculer en me mettant debout, quelques étincelles jaillissant de mes mains. Puis il se mit à rire aux éclats.
- C'est bon, rassied toi, je voulais voir ta réaction.
- C'était censé être une blague?!
- Non. Un test.
Je le regarde sans comprendre.
- Lorsque j'ai eu Shura pour la première fois, le tout premier jour, j'ai fait pareil. Tu sais comment il a réagi ?
- Comme moi ?
- Non, justement. Il est resté stoïque à table et m'a regardé. Je me suis demandé s'il ne manquait pas de réflexe, mais non. Le premier à ne pas bouger. Alors je lui ai demandé pourquoi il n'avait pas réagi. Il m'a regardé et m'a simplement dit: " Inutile. Vous ne ferez rien, vous n'êtes pas hostile. Es una pérdida de tiempo. "
Shura m'avait dit que c'était un vieux bonhomme bavard. Je sens que la soirée va être longue avec ses histoires. Mais j'en sais tellement peu sur son enfance, c'est la seule chance que j'aurais d'en savoir plus sur lui. Et je suis aussi friand des gens bavards.
- Il était déjà trop rationnel enfant. Quel âge ?
- Aux alentours des six ans.
Il se lève et sors un gros couteau pour couper quelques légumes.
- Dis m'en plus sur lui maintenant Aiolia.
- Vous n'avez pas vu Shura?
- Si, mais il est venue me voir pour une leçon. Et même si j'ai essayé de lui faire parler de lui, rien n'y fait jamais.
- Je vois. Vous voulez de l'aide? Quel genre de leçons ?
- On va faire quelque chose. Une histoire chacun. C'est à toi. Et non pas besoin d'aide.
- Hm… Qu'est-ce que je peux vous raconter… D'habitude je suis bavard, mais je ne sais pas trop quoi vous dire.
- Peu importe, quelque chose sur Shura, qui me dit qu'il s'amuse un peu dans sa vie.
- Hm… Il rêve de s'acheter une nouvelle moto. Je pensais économiser et lui offrir, mais le pope n'a pas voulu me confier plus de tâches que je n'en avais déjà pour avoir une meilleure paie.
- J'ignorais que los caballeros de oro étaient rémunérés. Shura conduit une moto ?
- Seulement quand il n'y a plus de guerre et que notre grand pope est clément. Vous ignorez ça ?
- J'ignore tout.
- Il pilote bien, on n'aime pas dire conduire. Il m'a même convaincu sans le vouloir de passer ce satané permis moto.
- En effet, vous êtes proche.
- Oui. Assez.
- Tu as dit "On". Et non pas il.
- Maintenant on fait toutes les sorties en moto tous les deux. Il espère que je vais m'en acheter une, mais je veux vraiment lui payer sa moto dont il rêve.
Teodorico sourit doucement.
- Ça me fait bizarre d'entendre que Shura ait d'autre rêves que de devenir chevalier d'or.
- Cette moto, il m'en a parlé dès notre premier rendez-vous. Je lui avais fait du chantage pour qu'il m'emmène.
- Pourquoi du chantage? Qu'est-ce que tu lui voulais ?
- Ça, c'est une autre histoire, qui vaut bien plus cher que Shura, six ans, qui vous répond.
- Je vois.
Il ramène tous ces légumes dans une grande marmite puis l'accroche à un crochet au-dessus du feu. Je sens que ce sera notre repas. En tout cas, il a le sens de l'hospitalité.
- Tu dormiras dans sa chambre, ça te va?
- Avec plaisir.
Il repart prendre une autre porte et vas tout au fond d'un couloir, je le suis. Je passe mes mains sur le mur. Un peu ému de me trouver là où il a grandi. Teodorico ouvre la porte sur une pièce sombre et se penche pour rajouter deux bûches dans une petite cheminée. Ça caille. Je préfère qu'on fasse du feu, en effet. Il allume un feu rapidement. J'aurais pu aider, je peux faire des étincelles moi.
Tant pis. La flamme grandit peu à peu et je me balade doucement dans la pièce, presque vide.
- Vous avez vidé la pièce?
- Non, je ne l'ai pas touché depuis des années. Elle est comme il l'a laissé.
- Oh...
Il n'y a qu'un lit avec sa table de chevet et une petite commode. C'est peu… Heureusement que les tapis au sol sont là… Tapis… En peaux de bestioles encore… Je comprends mieux Shura pourquoi sait identifié du faux cuir maintenant.
Je touche un peu le bois du lit sous le regard du maître de mon petit ami. Je me dirige vers la commode et vois une petite épée accrochée au mur.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un des plus beaux souvenirs que j'ai eu avec Shura.
- Vous me racontez ?
- Il vaut cher celui-là.
- Le plus coûteux?
- Dans la catégorie qui t'intéresse, j'en ai un de mieux avant.
- Je vous propose celui là contre celui que vous vouliez savoir tout à l'heure. Et votre numéro un contre la raison de ma présence ici. Vous ne serez pas déçu.
- Entendu.
- C'était à vous.
Je m'assois sur le lit en attendant qu'il me raconte la petite histoire sur cette épée.
- C'est cette épée, qui m'a dit que Shura était le bon, le futur chevalier. Celui que je devais entraîner. Des apprentis j'en avais souvent. Ça défilait même. Dès qu'il me décevait, je les renvoyais. Il y a avait cette boutique, en ville, au pied de la montagne. Pour aller au marché, on passait devant cette boutique de jouet. Avec une vitrine magnifique. À force d'être déçu par mes élèves qui me faisaient un caprice une fois arrivé devant. J'en avais carrément fait une épreuve d'entraînement. Certain ne la remarquait juste pas. Mais pas Shura. Alors que j'avais éliminé une vingtaine d'autres enfants avec cette boutique, Shura était passé nombre de fois devant. Sans jamais rien réclamer, jetant un vague regard in-intéressé.
Je l'écoute attentivement. J'imagine un petit Shura à lunette avec un pull trop grand. Alors qu'en vérité il devait plutôt être plein de bleus avec de la boue sur son pantalon.
- Puis un jour, il y avait "cette" épée dans la vitrine. On marchait avec Shura, je n'avais pas encore décidé de dire au sanctuaire que c'était lui que j'allais former, car ma décision n'était pas prise. Shura s'est stoppé net. Regardant fixement l'épée. Je me suis retourné pour lui demander s'il la voulait. M'attendant à un caprice et à le renvoyer. Mais non. Il l'a regardé puis m'a suivi. Intrigué, j'ai insisté, la première fois que ce comportement voyait le jour chez un de mes apprentis. Je suis retourné sur ses pas et je me suis accroupi pour lui parler. "Si l'épée te plait, on peut la prendre. Tu as été sage." Le simple fait de ne pas réclamer pour moi constituait une raison suffisante de lui acheter. Je lui ai dit de me suivre et je suis entré dans la boutique. On a regardé les autres épées, ils y en avaient de jolies moulées en plastique, avec des faux joyaux et des dragons sculptés. Mais Shura a fait non de la tête jusqu'à ce que je lui décroche celle en bois. " C'est celle-là qui te plait en fait."
Je souris attendri, devant une image mentale d'un petit Shura qui n'osait pas réclamer ce qu'il lui faisait envie.
- Je lui ai donné l'épée, il l'a pris contre lui avec ses deux bras, je me souviens que la dame voulait voir le prix, mais n'avais pas pu. Car Shura ne la lâchait pas. J'ai payé et il est resté accroché à son épée tout le trajet. Je lui ai demandé pour quoi celle-là, et pas les autres ? Il m'a répondu que c'était cette lame-là qui était la plus belle, que c'était la plus symétrique, la plus solide et la plus fine. Le soir même, j'ai validé que Shura serait mon apprenti au sanctuaire. Dans les jours et les mois qui ont suivi. Il sortait avec son épée en bois sur son temps libre, la posait précautionneusement contre un rocher et se trouvait un bout de bois pour s'entraîner. Il ne voulait pas abîmer l'épée, disait-il. J'ai donc décidé de le former aux armes blanches en plus de son entraînement de chevalier, il semblait aimer ça. Et quand je vois l'épée qu'il a aujourd'hui, cette excalibur, je ne regrette rien.
Je souris et lui explique quelque chose.
- Je ne sais pas pourquoi Shura n'a pas emporté cette épée, il avait l'air d'y tenir. Mais maintenant il a deux katana en face de son lit dans sa chambre.
- Shura a toujours eu un faible pour les belles armes.
- Oui. En particulier les lames.
On retourne manger dans la cuisine, qui fait aussi entrée et pièce à vivre. Je lui parle de ce que Shura a fait à mon frère, pour pouvoir lui expliquer les chocolats et mon chantage affectifs pour l'emmener en vadrouille hors du sanctuaire. Teodorico sembla choqué un instant. Mais il ne fit aucun commentaire sur moi ou Shura. Je ne lui ai pas parlé de sa relation qu'il avait avec mon frère. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de le dire et de remuer le couteau dans une plaie qui guérit peu à peu. On discute encore un peu après manger. Puis je demande qu'il m'explique enfin la raison de la venue de Shura, il me répond non. Il voudrait d'abord savoir pourquoi nous nous sommes disputés avant de me le révéler. D'un certain côté, cela me paraît logique. Alors je me résous à y expliquer, je rougis même un peu avant d'entamer les explications.
- Eh bien… La vérité c'est que... j'ai été bête.
Je joue un peu avec mes doigts.
- Il… Il m'a demandé en mariage… Et j'ai eu la bêtise de ne pas répondre oui tout de suite. Je n'ai même pas dit oui en fait.
- Tu lui as demandé de te dire qu'il t'aimait ?
- Oui comment savez-vous ça ?
- Bah..: Shura.
Il marque une pause et se bascule dans son siège. J'ai bien cru que le bois allait lâcher sous son poids, mais non.
- S'il n'arrive pas à le dire, c'est de mon fait. Mais tu avais raison. Ça tient sur deux lignes, mais je ne suis pas déçu.
- De votre fait?
- Shura était un gamin renfermer sur lui même, car il était naïf, ça ne se voyait pas tout de suite, car il ne parle que très peu. C'est moi qui ai fait son éducation alors j'ai corrigé tous ses défauts, tout ce qui alimentait la naïveté. Il était trop gentil, alors j'ai fait en sorte qu'il paraisse méchant. Il était trop émotif, alors je lui aie appris à cacher ce qu'il ressentait. Il s'attachait trop vite, alors j'ai fait en sorte qu'il mette de la distance avec tout. Et comme bien d'autres choses, j'ai corrigé en lui apprenant l'inverse, en faisant en sorte que pour lui la seule vérité soit celle-ci. Profitant de sa naïveté pour lui inculqué que ma parole était la seule qu'il doive écouter. Ça n'a marché que trop bien. J'ai fais ce que je devais faire, et aujourd'hui, il est le meilleurs chevalier que je connaisse. Il seras fidèle à Athéna, et j'en ai fait le meilleurs combattant qu'il soit.
Je regarde Teodorico écoeuré. Tout ce que j'aime chez Shura, sa petite candeur, ses émotions qu'il éprouve sans cesse et que j'essais de deviner derrière son masque rude qu'il affiche tout le temps, qu'il ait finit par s'ouvrir à moi, a me laisser entrer dans sa vie, ça m'a prit deux ans, deux années entières ! C'est cet homme qui a désespérément fait en sorte qu'il me le cache, qu'il me cache tout, qu'il soit obligé de cacher sa nature, ses sentiments, ses petites attentions... C'est de sa faute, si j'ai souffert pendant ces dernier moi car Shura ne voulait pas me rendre l'amour que je lui donnais. C'est... Sa faute.
- Je vois que tu n'apprécies pas ce que tu entends.
- Non, pas vraiment.
- C'est l'éducation que j'ai choisi de lui donner. Si je ne l'avais pas fait, il n'aurait jamais eu son armure, et vous ne vous seriez jamais rencontré. Je ne te dis pas de me dire merci. Prends juste les faits tels qu'ils sont.
- Je sais que je n'en ai pas l'air, mais je ne suis pas immature. Je peux suivre une discussion poignante sans m'énerver.
- Tu ne montes peut-être pas dans les décibels, mais ta posture montre clairement que je t'agace, ta respiration aussi a changé et, cette fois-ci, tu me dédaignerais presque du regard.
Je fronce les sourcils. Ce type est un peu trop fort pour moi à ce sujet apparemment. Je ne suis pas comme Shura, je laisse paraître ce que je ressens. Ça n'a pas dû être facile tous les jours pour toi Shura avec un maître pareil. Mais c'est surement toi qu'il l'a entraîné à deviner tout ça, le maître a su entrainer l'élève et l'élève a du parfaire le maître. .
- La suite de la conversation devrait te plaire, enfin, je pense.
- Ravie de l'entendre.
- Si Shura est venu, c'est pour me demander une leçon. La dernière fois qu'il était venu me réclamer quelque chose de ce genre il avait dix-sept ans. Imagine ma surprise douze ans plus tard.
- Quelle leçon voulait-il?
- Je vois que tu as compris ce qui était le plus intéressant. Il voulait que je lui apprenne à être plus démonstratif. Évidemment, j'ai creusé un peu, posé des questions. Il m'a dit ne pas arriver à dire à la personne qu'il aimait, que justement il l'aimait. Je lui ai demandé ce qu'il avait essayé de faire. Il m'a dit qu'il a essayé de lui prouver son amour, étant dans l'incapacité de le lui dire. Il dit lui avoir offert la plus grande preuve d'amour qu'il connaissait, mais que cela avait viré au cauchemar.
Je m'arrête de respirer en entendant ça. Je n'imagine même pas la détresse que Shura a dû avoir. De ne pas réussir à le dire, à me dire qu'il m'aimait, et de devoir trouver une solution extrême, qui en plus, a foiré de la pire façon possible, à cause de moi, qui n'ai rien compris du tout. J'ai envie de me mettre des baffes et de me cacher la tête dans les mains pour ne pas que son Maître voie ma gêne. Je me sens si... con... Ce n'est pas le mot. Je me sens mal surtout, d'avoir réagit comme ça, de ne pas avoir compris... Mais en même temps, avec Shura, et son air rustre collé au visage, comment j'aurais pu devnier ?
Je m'avance et pose mon front doucement sur la table, le tapant lentement.
- Pas facile la vie, hein, monsieur le chevalier d'or ?
- Hm…
Il rit un peu, puis je demande.
- Et vous lui avez répondu quoi à ce pauvre Shura?
- Moi ? Rien. J'ai entraîné un chevalier, pas un homme.
Je fronce les sourcils un court instant.
- C'est marrant au début j'avais du respect pour vous.
- Ne le prend pas comme ça. Je croyais que tu ne pouvais pas t'énerver dans une conversation prenante.
- Vous venez de passer la limite, quand vous m'avez dit n'avoir rien répondu à un proche désespéré, et indirectement, ça m'a causé des problèmes à moi aussi. Y'a un moment ou la colère déborde un peu.
- J'ai répondu à Shura ce qu'il devait entendre. Et je lui ai dit la même chose. J'entraîne des chevaliers, ça irait contre mes instructions de lui apprendre quelques choses d'autre, et surtout qui va à l'encontre de cela. Je lui ai dit que c'était à lui de trouver seul. Car c'était un homme.
- Vous avez l'art et la manière de raconter les choses, sous différent point de vue, qui nous font perdre toute notion de bien ou de mal. Je n'arrive même pas à savoir si ce que vous avez répondu est bien ou mauvais. Même si je reste sur le mauvais.
- C'était purement et simplement neutre.
Je reste un instant puis me redresse. Shura est pareil, avec son recul, il joue très bien la Suisse lui aussi. Mais je comprends un peu Téodorico. Il a entraîné un chevalier. Shura et moi on aurait dû mourir bien avant tout ça. Et on n'aurait jamais eu besoin d'apprendre autre chose que des techniques pour nous battre. Mais le barbu aurait pu faire un effort pour l'aider tout de même.
- Ça ne vous a pas paru étrange voir un garçon arriver pour Shura?
- Je doute qu'une femme ait pu faire tout ce trajet.
- J'en connais qui l'auraient fait plus rapidement encore que moi.
- Je ne pense pas que ce soit le genre de femme que Shura fréquente alors.
- Mais globalement vous n'êtes pas surpris ou écoeuré?
- Non, Shura et les garçons ce n'est pas nouveau. Quand il a eu son armure et il est revenu s'entraîner pour finir sa formation à partir de ses treize ans on allait en ville pour danser. Personnellement je ramenais toujours une demoiselle. J'ai interdit ça à Shura jusqu'à ses quatorze ans, jusqu'à ce qu'il ne soit plus tenable. Puis un jour, ne l'ayant pas vu revenir avec quelqu'un, je suis allé dans sa chambre, pensant qu'il était seul et je l'ai croiser avec un jeune homme.
Je réfléchis un peu… Je croyais que mon frère était son premier. Il m'a menti? Quoique… plus de quatorze ans c'est possible, si c'était avant la mort d'Aiolos…
- Je les ai surpris juste avant quoi que ce soit, et le jeune homme s'est excusé, complètement paniqué, c'était assez drôle. "Puedo explicar !" Qu'il nous avait sortis. Shura l'avait regardé, parfaitement calme. Lui disant que c'était censé être à lui de s'expliquer. J'en ris encore parfois.
Je me demande si ce n'était justement pas mon frère… Ça lui ressemble bien de sortir ça comme ça. C'est arrivé pile à l'époque où il est mort difficile de savoir si c'était avant ou après.
- Vous vous souvenez à quoi ressemblait l'autre garçon ?
- Non, ça fait trop longtemps. Je ne m'en souviens que parce que c'était drôle et gênant.
- Tant pis.
Il me regarde intriguer puis je m'empresse de changer de sujet.
- Vous savez, Shura danse toujours régulièrement.
- Ah oui ?
- Seulement en privé et avec moi. Il n'a pas été à la pêche de votre manière depuis longtemps. Honnêtement je pense être nul. Mais il insiste régulièrement et j'ai fini par y prendre goût à force. Ça ne doit pas être si catastrophique.
- On aura qu'à danser ensemble, je te dirais.
- Je préférerais d'abord demander à Shura ce qu'il en pense. Simplement, car entre lui et moi, la danse est quelque chose de très intime. J'aimerais lui demander s'il serait d'accord pour que je partage ça avec d'autre qui lui.
- C'est noble, mais inutile. Il te dira non.
- Vous le connaissez à ce point ?
- Avec les gens, il est plutôt du genre jaloux. Tu te souviens son épée? Un jour j'ai voulu la lui prendre, juste pour qu'il puisse tout porter correctement, il n'a pas voulu me la céder. Alors que c'est moi qui l'ai payée, mais il est comme ça avec les choses auquel il tient. Pareil pour ce jeune homme qu'il a recouvert quand je les ai surpris en me lançant un drôle de regard.
Je souris. Imaginé Shura jaloux est quelque chose qui ne me serait jamais venu à l'esprit, et qui, au fond, me plairais bien de voir un jour. Je marque une pause et m'enfonce en arrière contre le dossier de la chaise.
- Et maintenant, Teodocrico, vous voulez bien me révéler où est Shura?
- Tu ne perds pas le nord ! Ça te sera utile.
Il rigole de bon coeur puis me regarde, sérieux.
- Après être venu ici, il m'a dit qu'il allait aller dans le chalet au Nord-Ouest. S'il n'y est pas, alors il est rentré au sanctuaire.
Je me lève d'un coup sec et~
- No, Esta noche! Il fait trop froid et nuit pour pouvoir y aller, c'est dangereux. Peligroso !
- Je n'ai pas envie que Shura reparte avant que je n'aie pu le voir.
- Ça fait quoi, un mois que tu cherches ? Tu n'es pas à une journée près. En partant demain à l'aube, tu arriveras avant la nuit.
Je grogne et pose mon sac dont j'avais attrapé la lanière. Il a gagné, je reste pour la nuit.
Je vais me coucher peu après. Même avec le feu allumer ça caille… J'ai vraiment froid. Mais même si ça sent un peu le renfermer, il y a encore une vague odeur de Shura sur les oreillers. Soit l'odeur est restée depuis des années, à force qu'il dorme ici. Soit il a passé quelques jours ici depuis sa dernière visite. Quoi qu'il en soit je colle ma tête à l'oreiller, déjà parce que le bout de mon nez est congelé, et de deux, car ça sent bon, ça sent lui. Au petit matin je m'équipe, je sais maintenant pourquoi Shura se lève aussi tôt. Cinq heure du matin, le temps de se préparer et le jour se lève sur la montagne. Teodorico était déjà debout, il m'a fait le plus copieux petit déjeuner que j'ai jamais pris. Ça m'a fait bizarre de manger de la viande au matin quand même… Mais je ne me sentais pas de critiquer un repas gratuit. J'ai promis à Teodorico de lui écrire, je l'aime bien, après tout, et ça lui fera plaisir d'avoir des nouvelles de Shura de temps en temps. Je pars et marche au nord-ouest… C'était bien d'avoir le soleil dans le dos le matin, mais passer midi, c'est plus embêtant. Il neige plus qu'hier, mais ça reste raisonnable. Vers seize heures, heure locale, j'aperçois une petite maisonnette au loin, moi qui pensais être perdu je cours ridiculement dans la neige et m'essouffle, car c'était bien plus loin que prévu. Si ça se trouve, c'est un mirage, comme dans le désert tellement je suis pressé de le voir.
J'arrive au niveau de la maison et en fait le tour pour trouver la porte, il y a une petite fenêtre à côté et je regarde au travers.
Voilà !
La suite, je ne sais pas pour quand elle est prévu, elle est écrite de toute façon, reste plus qu'a la publier ^^ je vous ferais un topo à ce moment là sur mes autres écrits, car ça seras le dernier chapitre ici la fois prochaine. Il faut que je me motive à corriger la fin, j'espère sincèrement qu'elle vous plairas. Je stresse beaucoup sur ces deux derniers chapitre je vous avoue. Parce que, ça m'a couté de faire un chapitre sans Shura, même s'il n'ont fait que parler de lui pendant 70% de leurs conversations.
Je n'avais encore jamais créer de perso de fanfiction, comme ça, j'espère que pour un premier, il n'est pas trop raté, j'ai peur qu'il soit agaçant ou même, pas attachant du tout, je voulais faire un vieux bonhome sympathique et malicieux, dites m'en ce que vous en avez penser, positif ou négatif, peut m'importe, c'est bon à savoir ^^ dès fois que je sois obliger d'en refaire un un jour, ce n'est tellement pas ma tasse thé, je n'ai pas su par quoi commencer.
Idem pour le reste du texte, si vous avez des suggestions, des avis, des critiques c'est toujours bon à prendre ^^
Sur ceux je vous dit à bientôt, au 16 février à moins que je n'ai une review qui me remotive avant cela, auquel cas il risque d'arriver plus tôt que prévu ( peut être, je ne m'avance à rien, moi et mes délais .' )
