Dernier chapitre, je devais le poster dans deux jours, mais j'ai trouver ça amusant d'y poster le jour de la Saint Valentin. Même si je n'ai jamais aimer cette fête, l'esprit qui s'en dégage est quand même positive, et je trouvais ça sympas de marquer le coup ^^
Donc voilà ! Le dernier ! J'espère que la fin vous plairas, vraiment. :)
N'hésiter pas à reviewer pour me dire ce que vous avez pensé de cette histoire, vos moments préférés ou au contraire, ceux que vous n'avez pas aimer, ou que sais-je encore ! ^^
C'est vous qui voyez !
Bonne leture!
J'arrive au niveau de la maison et en fait le tour pour trouver la porte, il y a une petite fenêtre à côté et je regarde au travers.
J'y vois effectivement Shura, il est dans la maison ! Dans une position plus que bizarre. La posture du paon ? Je ne savais pas qu'il faisait du yoga, même si cette position a l'air de réclamer de la force. Il tient sur ses mains, retournées à l'envers, et tout le corps bien droit parfaitement parallèle au sol. Impressionnant, mais douloureux à mon avis !
J'attendais un peu qu'il change de position pour le déranger, mais je ne tiens plus longtemps et vais toquer à la porte quand même. Je respire un peu avant de tambouriner avec énergie.
- Entrar !?
Comme il ne vient pas m'ouvrir, je pousse la porte. Je vois un peu mieux Shura, qui tourne la tête pour voir qui entre. Il écarquille les yeux et repose ses jambes en même temps qu'il tourne ses poignets. C'est terriblement sexy comme position, le bassin au sol et tout le haut du corps qui remonte, les mains au sol, la courbe parfaite. Je n'ai pas vraiment le temps de m'extasier plus que ça, car Shura se lève et viens vers moi à vive allure. Je manque de faire un pas en arrière, vu son élan je pensais peut-être qu'il pouvait cogné, ou au moins me faire peur en retenant le geste au dernier moment.
Heureusement pour moi, il ouvre ses bras et me serre contre lui avec force. Si fort que j'aurais pu me briser d'après le bruissement de mes os. Je l'attrape fort aussi, ça lui fait légèrement perdre l'équilibre, mais il reste accroché à moi. Je sens son souffle chaud à travers mon écharpe. C'est si agréable de le sentir contre moi.
J'imaginais devoir m'excuser des heures et le convaincre que tout allait bien. Si j'avais su que tout allait être si simple, je n'aurais pas autant stressé pour cette rencontre.
- Shura… Je tiens plus sur mes jambes…
Il me tire vers l'intérieur et ferme la porte avec de me resserrer en nous laissant tomber doucement au sol. Je reste un long moment sans rien dire. Je suis content de l'avoir retrouvé, mais rester assis comme ça des heures… J'ai envie de lui parler, qu'on se touche, qu'on échange quelque chose… en plus je suis frigorifié.
J'essaye d'embrasser son cou, lui il est chaud. Je lui file un sacré frisson en collant mon nez à sa peau.
- Tu es toujours gelé… Va prendre une douche. Ça te réchauffera.
Plutôt que de lui obéir je préfère me reculer et essayer de venir lui voler des baisers. Il me les refuse.
- Pourquoi ?
- Parce que… J'aimerais qu'on discute, et je n'aurais pas les idées claires si on commence par ça.
Je glisse ma main dans la sienne, enlevant mon gant au passage.
- Et si je te dis que c'est la seule chose qui puisse me réchauffer.
- Ne dis pas ça, tu vas me faire craquer, ça fait un mois que je ne t'ai pas touché.
- Il y a une époque où ça te convenait très bien.
- Et où dans les derniers jours j'étais à deux doigts de t'arracher tes vêtements.
- Je sais.
Je le regarde il me serre contre lui et me lâche pour reculer un peu et s'adosser au lit. Un petit silence s'installe… Je devrais lui dire que je veux bien l'épouser. Mais j'aimerais lui dire de manière un peu plus romantique.
- Aiolia je ne p~
- Nan. Ce n'est pas grave. Je voudrais m'excuser de t'avoir fait du chantage sur ta demande en mariage. Ce n'était pas correct de ma part. Et cette dispute est ma faute. Entièrement.
Je regarde Shura dans les yeux, il semble étonné.
- Dis, tu me pardonnes?
- Bien sûr. Tu étais déjà pardonné.
Il me sourit tendrement et je le regarde soulager. Une bonne chose de faite et de régler. Soudain je vois Shura se mettre à genou devant moi qui suis en tailleur. Je le regarde sans comprendre et il me prend délicatement les mains.
- Shura?
- Je me suis renseigné. Dans certains endroits sur terre, il n'existe pas de mot dans un langage pour exprimer ça. Il y a cette tribu, les Luthas.4 ces gens pensent que l'âme passe par les lèvres, et quand ils doivent choisir la personne qu'ils aiment, ils font comme ceci pour se le dire.
Shura prend mes mains, et pose un baiser dans leurs creux tout en me regardant droit dans les yeux.
- Je te donne mon âme.
Il souffle dans mes mains et je me sens soudainement rougissant. Ne sachant quoi répondre. Quand Shura relève la tête, je viens lui voler un baiser. Je lui offre un des baisers le plus doux que j'ai jamais faits puis je lui dis.
- Toi alors, tu ne peux rien faire comme tout le monde.
- Désolé.
- Tu sais. Arrête de te torturer avec ça. Je n'ai pas besoin que tu le dises pour le savoir à présent. Il est vrai que j'aurais aimé l'entendre. Mais je ne pense pas que j'obtiendrais quoi que ce soit en te forçant. Au contraire. Je vais simplement attendre que le moment soit venu. Peu importe le temps que cela prendra, je suis patient. J'ai mis du temps à t'avoir, et maintenant tu es à moi. Je suis désolé de ne pas avoir réussit à te comprendre plus tôt.
Shura me sourit, gêné puis me prend dans ses bras.
- Merci, Lia.
Il me câline un instant puis se lève, me tendant la main pour que je me lève à mon tour. Je la prends et me redresse.
- Déshabille-toi, va prendre une douche, je te fais à manger chaud. Quand tu auras fini de te doucher, tu iras manger, pendant que moi j'irais sous la douche. Et après ça, on fera l'amour. Pour la première fois. Ca te dis ?
- On a déjà fait l'amour plein de fois.
- Non. On couchait ensemble. On ne faisait pas l'amour.
Je souris, c'est vrai que j'ai toujours fait attention à cette nuance jusqu'à présent… Mais pour moi depuis quelque temps, la limite ne se faisait plus vraiment, car je l'aimais.
Quand Shura me proposait une nuit de sexe avec lui, ça me plaisait tellement que j'y allais en courant, et je plongeais à pieds joints dans son "piège". Je ne sais pas vraiment comment lui montrer que l'idée qu'il me propose me plait encore plus.
Je passe mes mains sur ses joues et bientôt ses avant-bras et ses bras. On s'embrasse tendrement, une petite minute, avant que Shura ne rompe le baiser.
- Aiolia, tu ne m'as pas dit clairement pour la demande…
Durant sa phrase, j'essayais de reprendre ses lèvres d'assaut. Puis je m'arrête et le fixe.
- Je n'ai pas été clair ? Ça me parait évident pourtant.
- J'aimerais te l'entendre dire.
- Oui ! Chèvre idiote ! Évidemment que je veux t'épouser !
Je l'embrasse à nouveau. C'est vrai que je ne lui avais pas dit et j'aurais très bien pu refuser, ça ne fait que deux ans qu'on se fréquente. Mais c'est loin d'être un étranger. Rien que le fait que ce soit quelqu'un de bien est pour moi une raison valable pour tenter le coup.
Cette fois-ci, c'est moi qui mets fin au baiser.
- La douche est par ici ?
- Oui. Fait attention l'eau n'est pas chaude tout de suite.
Je souris et hoche la tête. Je vais dans la salle de bain j'allume l'eau tout de suite pour qu'elle chauffe et me déshabille vite pour ne pas gaspiller et ne pas avoir trop froid. Je mets l'eau très chaude et me réchauffe doucement. J'en profite pour me laver les cheveux, il ne m'en voudra pas si je lui pique du savon ou du shampoing de toute façon. Je prends le temps de me laver puis je sors et me sèche. J'hésite à me rhabiller… J'entends Shura arrivé pour prendre sa douche aussi et me trouve en serviette en train de réfléchir.
- Tu veux que je te passe des vêtements propres?
- J'en ai dans mon sac normalement.
- Je te l'apporte tout de suite.
- Merci.
Je le vois revenir avec mon gros sac, et me réclame un baiser avant de fermer la porte pour garder la chaleur. Je sors habillé et le laisse aller se doucher. Je n'aime pas cette douche, elle est toute petite. J'aime bien prendre ma douche avec Shura, mais là on aurait été à l'étroit et obligatoirement debout. Je préfère ce qu'on a au sanctuaire, une grande baignoire qui fait douche c'est plus simple. Après son chalet est vraiment tout petit… Je retourne dans l'autre pièce, voyant qu'il n'y a rien dans la cuisine. Même pas de table. C'est une cuisine pour cuisiner. Dans la pièce de tout à l'heure il y a un petit bureau, un lit et une commode… Mon assiette m'attend sur le petit bureau. Heureusement que Shura est organisé. Avec moi dans un si petit espace il y aurait une pagaille monstrueuse. Je m'assois, je meurs de faim. Shura a reposé sa bague à côté. J'imagine qu'il voudrait que je la porte…
Je rouvre l'écrin. J'avais presque oublié à quoi elle ressemblait. Je la sors et l'examine un peu. Je me demande en quoi elle est faite. Même quand Shura m'offre des bijoux, je n'ai pas l'impression d'être une femme. C'est ce qui me dérangeait quand j'ai commencé à sortir avec des hommes. Qu'on me prenne pour une femme. D'un autre côté, c'est moi qui réclame à Shura de la lingerie rose et qui lui offre des fleurs. Heureusement qu'il n'a pas mal pris ça… Il faudrait que je fasse attention à lui quand même. Je mets la bague, je ne sais pas à quels doigts ça va en plus, houlala… Je regarde sous le présentoir de l'écrin et sors le papier de garantie. Alors…
Je regarde la composition… Palladium et or blanc. Décidément Shura ne peut pas se passer d'Athéna. Le nom vient d'un surnom de notre déesse, Pallas, puis l'or blanc s'est fait en platine ou bien en argent avec de l'or… Il cumule de l'or et Athéna dans la même bague. Vraiment Shura n'aime pas faire les choses à moitié. Il y a un petit guide pour savoir où mettre la bague. Les bijoutiers ont bien prévu le coup, merci, messieur les bijoutiers. J'avais le bon doigt, pas la bonne main. Je l'échange de place et c'est bon. Je ne sais pas combien il l'a payé… Mais ça devait être cher… Avec le prix de cette bague, il aurait pu se payer la moto dont il rêve. Je ne sais pas à combien était sa bague comparée à la GSXR 1000, mais ça m'agace qu'il ait mis de côté la moto pour… pour moi en fait. Je rougis simplement en me rendant compte de ça.
Je finis rapidement de manger. Je dirais un gros merci à Shura, parce que son repas était vraiment le bienvenu. Je range mon assiette dans l'évier, n'ose pas la laver pour ne pas prendre de l'eau à mon petit ami qui se douche. Je repars dans la pièce et m'assois sur le lit pour être proche du radiateur. L'électricité c'est bien en fait, depuis le feud e bois de l'autre nuit, je vais considérer tout les radiateurs comme du luxe. Je remarque que Shura a changé les draps pour tout à l'heure… Si je n'étais pas déjà amoureux de lui, j'en serais tombé raide dingue. On va faire l'amour dans des draps propres, ce n'est pas grand chose, mais... ça fait partit des petites attentions que j'aime.
Je suis tellement pressé qu'il sorte de sa douche. Je vais me jeter sur lui et il va m'engueuler parce que je vais encore trop vite, je parie… Je me connais trop bien pour savoir que je ne vais jamais résister. Je m'allonge un peu dans le lit, j'ai mal dormi la nuit dernière. Si je ferme les yeux, je risque de m'endormir, mais je prends le risque. En plus, je me sens réellement apaisé depuis que j'ai retrouvé Shura.
Un souffle chaud sur mon visage me réveille. Merde, je me suis endormi. J'ouvre les yeux et vois Shura se décaler après avoir posé un baiser sur ma joue.
- Tu as fait beaucoup de route aujourd'hui pour être aussi fatigué?
Je ne lui réponds pas et lui souris. J'essaye d'aller chercher un bisou, mais il se recule en souriant.
- J'ai rencontré ton maître Shura.
Shura me regarde surpris.
- Il est bavard…
- À bah tu dois bien t'entendre avec lui.
- Je sais que j'aime parler, mais quand même ! En fait il m'a monnayé l'information sur ta position en échange d'histoires. J'ai été OBLIGÉ de parler. Tu te rends compte? Je ne pensais pas que ça pouvait devenir un calvaire !
- Tu pouvais aussi ne rien dire, et rester buter jusqu'à ce qu'il craque.
- Je ne pensais pas que ça marcherait, je ne le connais pas moi. Puis il est impressionnant quand même.
- C'est vrai. Mais si tu es là, c'est que tu as réussi à t'en sortir.
Il me caresse la joue avec sa main.
- Tu sais Aiolia. Tu as des taches de rousseur.
- Un petit peu je sais, ça fait enfant…
- Moi j'aime bien.
Je souris un peu et il s'approche pour me donner le baiser que je voulais. À cet instant plus rien ne compte. Juste lui et moi. Et le fait qu'il soit trop loin… Je passe mes bras dans son dos et le tire sur le lit. Il vient doucement sur moi en caressant mes flancs. D'abord sur mes vêtements puis en dessous à force qu'il fasse des plis et s'en aille. J'accroche mes mains à ses épaules en passant par son dos avant de le relâcher et de remonter sa colonne vertébrale sous son t-shirt. Il se redresse pensant que je voulais lui retirer. Je suis un peu triste qu'il ne m'embrasse plus, enfin, c'est l'histoire de quelque seconde. Je tire son vêtement vers le haut. Il est beau quand il me regarde avec ces yeux-là. Même sans, mais là, c'est assez pour que je me fasse cette réflexion. Je tends les bras vers lui, il attrape et embrasse une de mes mains, remontant le long de mon bras. Je me redresse au fur et à mesure puis pose un baiser contre son torse.
Je le regarde ensuite et il vient poser ses lèvres contre les miennes, encore… Qu'est-ce que j'aime Shura comme ça. Je savais qu'il pouvait être doux. La première fois il m'a fait voir toutes ses facettes. Puis j'ai enduré sa douceur avec plaisir les quelques fois où il me l'a offert quand on se voyait. C'était rare, et j'adorais ça. Là, ce n'est plus seulement une question de douceur ou de tendresse. C'est plus que ça. C'est quelque chose que je n'avais encore jamais eu.
Il baisse ses cuisses pour s'asseoir lentement sur moi. Je caresse son torse en l'embrassant, une de mes mains venant se perdre sur le bas de son ventre. Je le sens contracter ses abdos légèrement et frémir. Tant de réactions pour une caresse que je lui ai déjà faites des centaines de fois.
Je dis ça, mais sa simple main posée sur ma joue et son pouce qui me caresse me font penser que la tendresse elle-même n'est pas à la hauteur face à ce geste.
Sa main que je complimentais tant vient descendre sur mon épaule… Puis mon bras… Puis s'échoue sur ma hanche… Elle veut remonter ensuite mon t-shirt.
J'abandonne le corps de Shura pour la laisser faire à sa guise. Au moment où je me retrouve torse nu, mon fiancé me bascule en arrière. Je retombe sur l'oreiller un corps chaud sur le mien. Des doigts qui viennent se glisser entre les miens. Un souffle chaud qui s'essouffle à me faire mille baisers dans le cou.
Parti comme c'est parti… C'est moi qui vais passer à la casserole. Ça ne me dérange pas, mais j'aurais aimé avoir le choix. Enfin, si je décide de prendre les choses en mains, il me laissera faire et jusqu'au bout. Mais quand c'est lui qui me le fait, je n'ai plus envie de bouger, je veux en profiter plus que toute autre chose. Et ça, je pense qu'il le sait.
J'essaye de faire descendre sa tête vers le bas plus vite, mais il résiste et je ne veux pas y mettre de la force… Alors je le laisse faire comme bon lui semble. Je subirais tout avec plaisir. Même s'il commence à me mordre le téton. Je n'ai jamais été très friand qu'on s'occupe de cet endroit-là… Aujourd'hui est une exception, car j'aime bien sa façon de faire, et ça en devient très agréable. Je sens une main dégrafer le haut de mon pantalon. Je souris. Que j'aime le sentir me déshabiller, sentir son désir pour moi.
Je passe mes deux bras autour de sa tête, l'appuyant un peut plus sur mon ventre, alors qu'elle essayait de descendre. Il baisse un peu mon pantalon et je le libère. Je ne peux pas résister à ça… Pas quand c'est lui qui le fait.
Il pose un baiser sur mon érection encore prisonnière de mon sous-vêtement. Je le regarde en me redressant sur les coudes puis je le vois remonter, les yeux rivés sur moi. Que faire quand il vient m'embrasser avec ce regard-là? Je réponds à son baiser délicatement pendant qu'une de mes mains s'aventure sur son entrejambe pour la libérer de sa prison. Une fois à portée de main je le caresse doucement, il enfouit sa tête dans ma nuque en murmurant quelque chose si bas que je ne comprends pas. Surement quelque chose entre un gémissement et mon prénom si j'en juge par les sonorités.
Il reste un moment à profiter de ma caresse sur son membre avant de repartir vers mon bas ventre.
Il commence par lécher mes bourses par-dessus mon boxer. Je ferme les yeux et prends ma respiration quand sa langue remonte plus haut. Il passe ses doigts sous l'élastique et tire doucement vers le bas. Il suce un petit peu mon prépuce avant de passer sa langue dessous. Il ne me fait pas languir davantage et m'avale doucement. Je soupire longuement. Comment peut-il toujours me faire réagir comme ceci après tout ce temps? Je profite un peu et me rends compte que j'ai déjà envie de jouir. Mais je n'ai pas envie de jouir comme ça, je veux que ce soit avec lui.
- Shura?
- Hm..?
- Plus.
Il me lâche, faisant retomber mon sexe sur mon ventre.
- Plus ?
- Prends-moi maintenant.
- Tu n'es pas prêt. Et tu ne veux pas que ce soit l'inverse ?
L'inverse m'aurait bien tenté, mais non. Plus maintenant. Là j'ai juste envie qu'il me prenne pour pouvoir jouir pleinement.
- Pour toutes les fois où tu ne t'es pas préparé correctement, on peut sauter la préparation.
Je vois Shura rougir un peu en marquant une pause. L'idée de le faire alors que je suis serré à l'air de lui plaire, mais il me dit non.
- Tu vas attendre un peu quand même.
Je ne vais pas me mettre à bouder en faisant l'enfant. Pas aujourd'hui, pas dans un moment comme ça. Shura tire mon pantalon, je l'aide un peu avec mes jambes, puis je le vois s'asseoir sur ma cuisse à l'envers alors que j'allais me relever.
Je me relève d'un coup et le serre contre moi en lui bloquant les bras.
- Non ! Pas de chatouilles! Je te connais !
- J'allais juste t'enlever tes chaussettes.
- Je peux les garder, elles ne gênent pas.
Je le libère et il les enlève.
- L'amour c'est tout nu. Tant que tu as tes chaussettes, tu n'es pas nu. Je ne veux pas que tu te protèges de moi de quelques manières que ce soit.
- Ce n'est pas de toi que je me protège, mais du froid.
- Alors on met la couette, c'est à moi de te protéger du reste. Comme ça tu n'auras pas froid et je t'aurais comme je veux que tu sois.
Je souris. Cette phrase ne me plait pas vraiment. Enfin dans ce contexte si. Mais je suis comme je suis, je n'ai pas envie de devoir changer pour lui plaire plus tard. Je serais prêt à faire des concessions, des sacrifices, parce que je l'aime. Mais l'idée ne me plait pas.
- Je ne te plaisais pas avec des chaussettes ?
- Non, c'est tes chaussettes qui ne me plaisaient pas.
- Donc tu es jaloux des chaussettes ?
Il marque une pause et me regarde très sérieusement.
- Oui.
Je ris un petit peu et Shura me regarde simplement.
- En fait tu es jaloux et possessif comme pas possible !?
Je ris aux éclats et Shura m'allonge en se couchant sur moi.
- Ça te dérange ? Je vais être chiant maintenant que tu es à moi.
- Du moment que tu restes rationnel et que tu me fais confiance. Je ne vois pas où est le problème. Ça reste mignon.
- Je suis jaloux de chaussettes quand même ! C'est pas rien !
Il me dit ça en plaisantant.
- Si tu veux, tu auras le droit de les brûler pour te satisfaire… Ou les couper, ou ce que tu veux.
- On va se contenter de les poser aux pieds du lit. Je serais déjà content.
- Comme tu voudras.
Je lui souris et le repousse en arrière.
- Toi aussi, tout nu !
Shura me sourit et place ses bras derrière sa tête en s'allongeant. Ça, ça veut dire: "Ok, démerde-toi. " D'habitude. Mais maintenant je vois plutôt ça comme " Vas-y, fais comme tu veux, je suis à toi."
C'est peut-être le contexte qui me donne cette impression, ou je viens seulement de comprendre pourquoi il me regarde avec ces yeux-là. Je retire tout ce qui lui restait d'un seul coup et je me penche sur lui pour l'embrasser. J'aime quand il passe ses bras derrière ma nuque et me serre pour ne pas que je m'en aille. Même dans cette position entre ses jambes, j'ai toujours envie qu'il me prenne. À croire que je préfère faire ça comme ça maintenant. Je colle bien mon bassin entre ses jambes, pour sentir sa queue contre la mienne. Je l'embrasse avec passion lui mordant un peu les lèvres au passage puis je murmure à son oreille.
- Prends-moi.
Ces mains glissent jusqu'à mes épaules et me basculent gentiment sur le côté. Une fois au-dessus il se décolle un peu de moi pour laisser sa main passer entre nos deux corps. Je souris en fermant les yeux quand je le sens entré doucement en moi avec ses doigts. Je n'ai pas mal du tout, pourtant il y va assez fort. Il retire sa main au bout d'à peine une minute sans que je comprenne. J'ai dit on y perd pas trois heures, mais je ne l'ai pas senti rajouter de doigts ou rien, en plus il avait dit qu'il ferait les choses correctement…
- Shura, tu n'avais pas dit que tu prendrais ton temps?
- Si nécessaire. Vu comme tu es humide et détendu, ça ne sert à rien de continuer avec la main.
Je rougis un peu et me retourne pour ne pas affronter son regard, alors qu'il avait déjà positionné le bout de son membre à l'entrée.
- Non. Pas comme ça Lia.
Shura me prend dans ses bras et me demande de me tourner face à lui d'une voix de velours. Je fais ce qu'il me demande si gentiment puis il se place à nouveau devant, entrant délicatement. Pas plus du bout. Je n'ai pas mal, mais je sens que ça coince un peu. À croire qu'il aurait mis des anti douleurs dans mon plat tout à l'heure ! Je me perds dans mes pensées là. Jamais il ne ferait ça. Ce n'est pas le genre. Il rentre un peu plus à chaque fois jusqu'à être au fond. Je le regarde intensivement. J'aime son expression quand on fait des choses comme ça. Il se retient de faire une bêtise, ça se voit plus encore que le plaisir ou l'envie. Et ça veut dire que malgré tout ça, c'est moi qui passe avant.
Je glisse une main tendre sur sa joue, je vois ses sourcils se détendre à ce contact alors qu'il vient déposer un baiser sur ma main. J'accroche mes jambes derrière lui. Tu ne t'en iras pas, même si tu en viens à le désirer. Tu m'appartiens. J'aimerais bien lui dire ces mots, mais j'ignore comment il le prendrait, et moi qui le traite de jaloux possessif... Le possessif ici c'est moi.
Shura n'ouvre que très peu les yeux et me regarde, ces mains juste au-dessus de mes épaules. Rien d'autre ne compte plus que lui. À cet instant, même mon plaisir est moins intense que mon amour.
Je tends les bras vers lui pour qu'il vienne contre moi. Je n'ai le droit qu'a un baiser et une caresse sur mon visage. Alors je serre un peu plus mes jambes et je le vois sourire en me regardant… J'aime ces yeux, mais j'aimerais qu'il regarde ailleurs, son regard perçant est toujours aussi gênant. Encore plus maintenant.
Je tends à nouveau les bras vers lui, j'ai envie de jouir, et j'ai envie qu'il soit contre moi, tout proche, complètement collé quand ça arrivera. Je ne veux pas qu'il y ait de l'air qui nous sépare bien qu'on ne fasse déjà plus qu'un. Il ne vient pas et se contente d'ignorer mes bras.
- Shura… J't'en pris, je ne tiendrais pas plus longtemps !
Il me regarde, contrit.
- Non… J'ai envie de te voir jouir. Je veux voir ton visage à cet instant.
Je fronce les sourcils et tourne la tête. Gêner. Déjà me regarder pendant qu'on fait ça c'est ultra embarrassant, mais alors pendant ce court instant qu'est la jouissance c'est non !
Shura me ramène le visage vers lui, et me regarde avec une expression implorante, que je ne pense pas lui avoir déjà vu porter.
- S'il te plait…
Demander comme ça… Il peut avoir tout ce qu'il demande…
Rapidement après, j'agrippe le drap et commence à gémir de plus en plus. Les draps sont doux, mais tremper de sueur sous moi… Shura y va de plus en plus fort, il ne se refera jamais celui-là… Mais il sait exactement ce qu'il me faut pour arriver à la délivrance. Mieux que moi même je crois bien.
Je fronce les sourcils et soupire longuement en balançant ma tête en arrière… Je ne tenais plus… J'ai résisté autant que j'ai pu malgré ses assauts dans mon corps… Mes jambes se resserrent tellement que c'est un miracle qu'il arrive encore à bouger. Quand je commence à le serrer aussi fort, il me donne plein de petits coups de reins. Je ne lui laissais pas le choix, puis je le sens venir contre moi et me prendre dans ses bras.
Je suis heureux.
Il me serre aussi fort que mes jambes se resserrent naturellement et je m'empare de lui aussitôt que j'en ai l'occasion. Je sens ses doigts prêts à me griffer le dos, mais il se retient. Je reconnais le grognement étouffé qu'il pousse et sa manière de trembler légèrement en me serrant. Il a joui aussi… Surement, car je me suis resserré sur lui et que je l'ai forcé à aller vite. Ça ne pouvait pas mieux se terminer comme première fois pour l'amour.
Je reprends ma respiration et regarde sur le côté sans bouger la tête. Je vois juste des cheveux noirs qui me picotent la joue. Je sens sa bouche aller à mon oreille et dire le plus imperceptiblement possible " Je t'aime" dans la douce caresse de son souffle.
FIN
1: Référence à une chanson de Rammstein. Que cet album soit loué!
2: Cette musique est bien, il s'agit de "Santa Esmeralda : Don't Let Me Be Misunderstood " Et vous comprendrez certainement pourquoi j'aime tant cette musique au point de la faire écouter par Shura. Je ne pouvais pas m'empêcher de placer au moins une référence à un de mes films préférés dans cette fic.
3: Une amie en avait un en améthyste et en était très fière. Ce que je comprends totalement, Nana, j'espère que tu ne m'en veux pas de m'être inspiré de ton collier.
4: Si vous avez cette référence, et bien chapeau ! Nous avons donc les mêmes lectures !
Pour mes autre projet fanfiction à venir, j'ai ajouter une bio à ma page, vous pourrez tout retrouvez là bas ^^
