Will n'arrivait pas à dormir. Entre l'arrivée de Caroline demain, et la présence de Lizzie dans la pièce juste à côté il lui était difficile de rester en place. Ne tenant plus, il se leva pour aller prendre l'air sur le balcon. Une brise fraîche soufflait et fit remuer les rideaux de la chambre de Lizzy qui se trouvait à 3 mètres plus loin. La pleine lune éclairait le parc, et Will osa jeter par curiosité un regard à l'intérieur de la chambre. Elisabeth dormait paisiblement, dans une pose assez particulière: étalée sur la totalité du lit à plat ventre en étoile, sa longue chevelure reposant sur l'oreiller. Elle portait une petite nuisette courte à bretelles en tissu léger. Elle semblait dormir profondément, elle était magnifique. Il se détourna, ne voulant pas profiter de cette intrusion dans sa sphère privée. Il resta assis sur le balcon de longues minutes réfléchissant à sa vie privée et à ce que cette femme avait provoqué en lui depuis qu'il l'avait rencontrée.

Il était tombé sous le charme de la chanteuse et guitariste, puis au cours de la soirée, il avait découvert qu'elle était passionnée par de nombreuses choses. Quand elle était dans la même pièce, il avait l'impression que le temps s'arrêtait. Elle était intelligente, cultivée, passionnée, franche, intègre, aimante, sensible, touchante...C'était la première fois qu'il rencontrait une femme comme ça qui ne faisait pas parti de sa famille. Elles couraient toutes après sa fortune, il suffisait de 5 min avec l'une d'entre elles pour le deviner. Une seule fois il avait été aveugle. Christine. Il l'avait rencontré à une soirée au cabinet d'avocats de Charles. Elle était très belle et avait su le manipuler. Elle était drôle, belle et semblait sincère. Ce n'est que deux ans plus tard, au moment où il avait décidé de lui faire sa demande, il était rentré plus tôt de son travail pour lui faire la surprise. Au final, c'est lui qui fut surpris. Il l'a trouvé au lit avec un de ses anciens collaborateurs. Son cœur se brisa de cette trahison et s'était juré qu'il ne rentrerait plus dans une relation aussi longue. Il se consola avec quelques histoires sans lendemain, puis au bout de quelques mois s'en lassa. Le désert avait duré 3 ans. Même lui n'en revenait pas en y repensant. Jusqu'au soir du concert...Son corps avait repris le dessus sur sa raison, et il avait ressentie une myriade de choses en voyant Elisabeth sur scène.

Il ne savait pas quoi faire, il avait tellement peur de se tromper et d'être trahi de nouveau. Et d'un autre côté, elle lui plaisait et la laisser passer sans rien faire lui donner de sérieux maux d'estomac. Par dépit il expira bruyamment. Frustré. Il se releva et s'appuya au rebord du balcon.

-Vous n'allez pas sauter rassurez moi ?

Darcy se retourna et se retrouva en face de Lizzy, encore un peu endormie, les cheveux légèrement en bataille.

- Non rassurez vous, je n'arrive surtout pas à dormir ! Mais vous devriez retourner au lit, je ne voudrais pas être la cause de votre manque de sommeil ! Darcy rougit en disant cela...il avait quelques images en tête.

- Un conseil, ne vous promenez pas ainsi quand Caroline sera présente, ce serait lui tendre une perche ! plaisanta Elisabeth. Darcy était torse nu et portait juste un pantalon en flanelle légère. Bonne nuit William !

- Bonne nuit Elisabteh.

Elle rentra dans sa chambre et entendit Darcy en faire de même. Se pouvait-il qu'il soit si anxieux à la venue de la sœur de Charles ? Sur cette pensée elle se rendormit, avec l'image d'un bel homme torse nu au clair de lune.

Au petit matin, Lizzie fut cette fois réveillée par le chant des oiseaux. C'était appréciable. De son lit elle avait une belle vue sur les jardins, avec le soleil qui commençait à se lever et colorer les feuillages.

Elle se leva et s'étira. La journée s'annonçait chargée avec l'arrivée des sœurs de Charles. Elle posa son oreille contre la porte de la salle de bain pour entendre le moindre bruit. Parfait, Darcy n'était pas dans la salle de bain. Elle fit une brève toilette, s'habilla et descendit. Il n'y avait personne encore, Charles et Jane semblait s'être attardés au lit...Elle alla à la cuisine et commença à préparer un petit déjeuner pour tous le monde. Elle alla chercher son téléphone et se mit un peu de musique avec un casque sur les oreilles. La musique lui avait toujours permis de se concentrer, que se soit en cuisine mais aussi pour ses études. Elle prépara des crêpes, quelques œufs brouillés et un peu de bacon. Au moment où elle se retourna pour aller chercher au frigo du jus d'orange, elle rentra en collision avec un torse bien dur. Elle cria de surprise.

- Désolée Elisabeth, je voulais juste aller me servir un verre de jus, j'ai cru que vous m'aviez entendu en entrant.

- ça va ça va, ce n'est rien, j'ai juste était un peu surprise. Vous n'avez pas mangé ? Lui demanda-t-elle tout en l'observant. Il était trempé, portait une serviette autour de la taille. Des gouttelettes d'eau tombaient de la pointe de ses cheveux, il était encore plus sexy comme ça que hier soir dans la salle de bain. Elle se mordit la lèvre en attendant sa réponse.

- Non non, je suis juste allé nager quelques longueurs avant de manger, histoire de me vider la tête. Vous aimez cuisiner vous aussi ?

- Écoutez William, on va faire plus simple, vous voulez pas qu'on se tutoie ? J'ai l'impression dans cette maison à vous tutoyer d'être dans un roman du 19e siècle !

- Je n'y vois aucun inconvénient, d'autant que ça pourrait laisser supposer que nous sommes proches ! Lizzie écarquilla les yeux. Enfin je veux dire ça par rapport à Caroline continua Darcy. Enfin tu vois ce que je veux dire ?

-...oui on va dire ça...Bref, est-ce que tu veux bien m'aider à finir de préparer le repas, j'ai cru comprendre que tu étais un vrai cordon bleu !

- Jane a enjolivé les choses. Je sais un peu cuisiné.

- Si le « un peu » correspond au dîner d'hier, on peut clairement dire que tu te débrouilles mieux que n'importe qui ici !

Ils terminèrent ensemble tout en plaisantant. Lizzy apprécia ce moment avec lui. Elle avait encore du mal à le cerner. A certains moment, il pouvait être froid et distant, et 2 minutes plus tard rire à gorge déployée. Lunatique, timide ou maladroit?

Charles et Jane se levèrent et prirent le repas tous ensemble. La matinée passa vite, tout le monde alla s'habiller avant l'arrivée des sœurs. Lizzy choisit une robe légère avec une fermeture dans le dos. N'arrivant pas à la fermer toute seule, elle appela Darcy à travers la porte de la salle de bain.

- William, t'es encore là ?

- Oui, pourquoi ?

- J'ai un problème avec ma robe si tu...

- J'arrive. Il entra dans la salle de bain, la traversa pour se rendre dans la chambre de Lizzy.

- Tu pourrais m'aider à la fermer ? Dit-elle en lui tournant le dos.

William avala de travers, cette femme serait sa perte. Son dos nu s'exposa à lui, il avait juste à relever la fermeture qui partait du haut de ses fesses jusqu'en haut du dos...Il distingua juste à la bordure de la robe, et donc juste au dessus de son fessier droit un tatouage...Il eut soudain très chaud.

- Vous avez un tatouage ? Qu'est ce que c'est ?

En entendant les questions de Will, Lizzy se sourit à elle-même.

- C'est un OM (ou Aum). C'est une syllabe en sanskrit, qui peut vouloir dire « ce qui a été, est et sera ».

- Pourquoi ce Om ?

- Je l'ai fait car c'était une période pour moi ou je suis devenue ce que je suis aujourd'hui. Et puis je trouve que l'Inde est un pays magnifique, malheureusement avec encore quelques lois d'un autre temps. J'adore aussi leurs films ! Bon certes Bollywood les acteurs sont loin d'être exceptionnels, mais le gens la bas vivent l'histoire comme si c'était la leur. C'est cathartique !

- Et pourquoi ici ?

- Ce n'est pas pour le côté sexy comme beaucoup le pense, c'est juste que je l'ai mis à un endroit que seuls mes proches pourront voir. Ce n'est pas quelque chose que j'ai envie de partager, je l'ai fait pour moi. Est-ce que mon explication te suffit ? Je veux bien que tu remonte cette fermeture éclair !

- Oh oui bien sur. Darcy s'exécuta. C'est bon.

Elle se retourna et le remercia. Darcy ne bougeait plus le yeux dans le vague. Lizzy agita une main devant ses yeux et il revint à lui même.

- Tout va bien William ? Vous étiez absent. Ce n'est quand même pas Caroline qui vous stresse ?

- Oh non, mes pensées étaient bien plus agréables que cela ! Elisabeth rougit à sa déclaration.

- Ok...euh...si on descendait ? Ils ne devraient plus tarder. Si on reste ici je ne sais pas ce qui pourrait arriver se rajouta-t-elle à elle-même.

Il avait réussit à la troubler une seconde fois. Tout en descendant, elle réfléchissait.

Tu te fais des films Lizz, un homme comme ça ne s'intéresserait jamais à une musicienne. Et puis même si c'était le cas, ça n'irait pas bien loin. Un type comme lui devait voyager à travers je ne sais combien de pays pour mener à bien la gestion de son empire. Quand à elle, avec leur nouvelle notoriété, les dates allaient commencer à se multiplier, rien qu'avec la tournée européenne. De nouvelles dates se dessinaient pour une tournée américaine aussi. Plus elle y réfléchissait plus elle s'embrouillait entre sa raison et son envie. Elle sortie de ses pensées lorsqu'elle entendit une voix nasillarde et criarde en provenance de l'entrée du Manoir.

Enfin voilà la fameuse Caroline Bingley que Dracy craignait. C'était une femme blonde platine, maigre, voir même au delà du maigre, à se demander si cette fille ne faisait pas de l'anorexie ! Elle avait les même yeux que son frère, bleus, la peau très bronzée. C'était l'antithèse d'Elisabeth. Quand Lizzy se présenta, elle sentit des yeux de faucon la détailler de haut en bas. Puis elle lui lança un faux sourire :

- Enchantée Elisabeth, elles se serrèrent la main et Caroline pivota en ¼ de seconde vers William.

- Willy chérie, enfin nous nous retrouvons ! Darcy devint blanc, il se sentait pris au piège, et ne savait plus quoi faire si ce n'est murmurer un « Bonjour Caroline ».

Lizzy n'en revenait pas, il était vraiment médusé face à cette femme. Il ne fit aucun geste vers elle et Caroline commençait à s'avancer vers lui pour l'embrasser quand Elisabeth intervint.

- Caroline, il y a une personne qui vous fait des signes dans la cour, je crois qu'elle cherche à attirer votre attention.

Caroline s'arrêta dans son élan, fit un sourire à Darcy se retourna et dit :

- Oh ce n'est que Louisa et son mari, elle s'attend tout de même pas à ce que je les aide à décharger les affaires !

Et en plus elle semble sérieuse en disant cela se dit Lizzy.

- Votre sœur n'est-elle pas enceinte ? Demanda William. En effet, Louisa en était à 5 mois et sa grossesse la fatiguait.

- Si, mais ce n'est pas un sac de voyage qui changera quelque chose ! Lizzy l'observait un sourcil levé. Comment pouvait-on être aussi détestable avec sa propre sœur devant une inconnue !?

-Viens William, allons les aider déclara Lizzy.

Darcy la suivit en la remerciant silencieusement de ne pas l'avoir laissé tout seul. Caroline, elle, avait tout de suite entendu le tutoiement entre les deux. Elle n'aimait pas ça. Qui était cette fille de la campagne qui se permettait de loger dans son manoir et de paraître si proche de son Darcy ?! Malgré sa fureur, elle garda un visage calme. Elle savait que ses parents et Charles l'avaient prévenue de rester correcte dans son comportement. Mais cette Lizzie ne perdait rien pour attendre ! Personne ne comprenait que William Darcy lui appartenait, qu'ils étaient fait pour être ensemble. Elle avait mis ça de côté pendant son éloignement en Europe, mais elle savait que ça se ferait un jour ou l'autre. Un jour William se rendrait compte de la femme merveilleuse qu'elle était...Charles qui n'avait d'yeux que pour sa nouvelle greluche n'avait pas vu la scène, Caroline pensait que son frère pouvait faire mieux que cette femme insipide. Dentiste avaient dit ses parents, pfff. Charles avait besoin d'une femme qui lui soit complètement dévouée...

Elisabeth rencontra Louisa et son mari, Edward Hurst, médecin généraliste sur Londres. Louisa elle était infirmière. Le couple semblait très accueillant et très sympathique. Ils les aidèrent à décharger leurs affaires et laissèrent le sac de Caroline au pied de l'escalier. Elle pouvait bien monter ses affaires, personne n'était son laquais !

Une fois tout le monde à son aise, ils passèrent à table. William suivait de près Lizzy pour ne pas se faire piéger à table à côté de Caroline. Fort heureusement ils s'assirent en premier l'un à côté de l'autre. Louisa s'installa a côté de William et son mari en face de lui. Caroline arriva à ce moment, et voyant que les places autour de Will étaient déjà prises déclara :

- Lisbeth, en tant qu'invité je vous propose de vous asseoir au bout de la table, et puis j'ai tellement de choses à raconter à Willy !

- Non merci, Carole, je ne voudrais pas vous priver de cet honneur. Et puis Darcy voulait me parler musique. William suivait l'échange, ainsi que les deux autres personnes à table. Louisa en entendant la réponse d'Elisabeth se dit qu'enfin sa sœur avait trouvé une adversaire à sa hauteur et se sourit à elle-même.

Caroline se tourna vers Darcy pour qu'il intervienne. Elle avait le regard mauvais.

- Vous désirez quelque chose Caroline ? Lui demanda-t-il.

- Non dit-elle en serrant les dents.

Charles et Jane arrivèrent avec les plats et Caroline s'assit à sa place furieuse. Le repas commença et voyant Elisabeth et Darcy discuter tranquillement ensemble, Caroline fulminait. Elle finit par intervenir.

- Alors Lisbeth, que faites-vous dans la vie ? J'ai cru comprendre que vous viviez de la musique ? Dit-elle sur un ton moqueur sans pour autant trop en faire afin que son frère n'ait rien à lui reprocher.

Lizzy riait intérieurement. Cette fille allait vraiment la chercher juste parce qu'elle partageait une conversation avec William ! Ce serait un enfer que de vivre avec elle !

- Tout à fait Carole, je fais parti d'un groupe musical et je ne m'en plains pas au contraire ! Et si vous souhaitez le savoir, j'en vis plus que bien !

- Voyons Caro, Lizzy est très connue en Europe voir au delà !

- Mais ouiiii ! s'écria Louisa, j'avais un doute tout à l'heure, mais vous êtes la Lizzie Bennet du groupe THEK ! J'aime beaucoup ce que vous faites !

- Merci répondit Lizz toute gênée.

- Le concert à Londres était exceptionnel ! N'est-ce pas Darcy ? Précisa Charles.

A ces mots Caroline compris que Charles avait osé mettre sur le chemin de Darcy une autre femme qu'elle ! Quel idiot, il ne faisait vraiment rien pour sa famille !

- J'imagine que Darcy s'est forcé pour t'accompagner Charles, ce n'est pas du tout son genre de musique, déclara Caroline. Il préfère l'opéra ! dit-elle en offrant son plus beau sourire à William.

- Pas du tout, répondit le principal intéressé, j'adore le rock. J'ai d'ailleurs beaucoup pratiqué la batterie dans ma jeunesse. Caroline, ce n'est pas parce que j'aime aussi aller à l'opéra que je ne peux pas aimer tout le reste ! Lizzi fut étonnée, Darcy à la batterie, ça pourrait être intéressant...

- N'essayez pas de vous justifier Willy devant Lisbeth, vous n'aimez pas sa musique et puis c'est tout ! ria Caroline !

- Caro ! éclata Charles, ne sois pas présomptueuse ! Et arrête de penser tout savoir sur tout le monde. Charles venait de couper l'herbe sous le pied d'Elisabeth, qui s'apprêtait à lui répondre à sa manière. Caroline fut surprise de la répartie de son frère, qui, habituellement suivait ce qu'elle disait. Elle se leva, s'excusa pour soit disant aller chercher le sel à la cuisine.

Charles en profita pour la suivre et lui remettre les points sur les i.

- Caro, je te le répète une dernière fois, je ne veux plus de sous entendus, de paroles blessantes ou quoi que se soit qui dénigrerait mes invités, à savoir Elisabeth, Jane et Darcy ! La prochaine parole de travers, tu rentres illico à Londres chez les parents. J'ai accepté de te laisser venir ce week-end pour te tester, mais je vois que rien n'a changé !

- Oh allez, arrête Charles, je n'ai rien dit et puis cette femme qui se permet d'être mal polie avec moi ça tu l'acceptes !

- Tu l'avais bien cherché. Tout le monde ,n'a pas la même répartie qu'Elisabeth, alors soit heureuse de ne pas prendre plus de commentaires déplacés.

- Charles, tu ne vois pas que ces deux femmes sont des arrivistes ! Elles ne cherchent qu'une chose, vous attraper toi et Darcy pour votre argent ! Ouvre les yeux, moi il m'a fallu 1 minute pour le voir !

Charles commençait à s'épuiser. Elle ne voulait rien entendre.

- Tout le monde n'est pas comme toi Caro ! Jane est dentiste et gagne très bien sa vie, quand à Elisabeth, je pense que tu n'as pas d'idée précise quand à ses revenus, donc je te demanderais d'arrêter ça tout de suite ! Encore un mot de travers et tu pars ! Et dis toi que Darcy en a plus que marre de tes sous entendus parfois salace à son encontre. Encore une dernière fois, tu ne l'intéresses pas, il ne veut pas d'une femme comme toi ! Charles regretta ses dernières paroles, il avait peut-être était un peu dur, mais bon, c'était la réalité. Si après ça elle continuait, il aurait une bonne raison de la mettre à l'écart de sa vie. Il repartit vers la salle à manger laissant une Caroline fumante de colère, qui restait dans le déni.

Elle n'insista pas pendant le repas, et jeter des regards furtifs vers Darcy qui ne semblait pas se soucier d'elle. Je vais lui montrer qu'il se trompe de femme, je suis faite pour lui et pas une autre. Il est mon destin !

Après le repas, Charles proposa de faire une partie de tennis. Jane déclina, elle n'avait jamais vraiment joué au tennis.

- Lizzie ça vous dit ? Lui demanda Charles.

- Pourquoi pas, il y a longtemps que j'ai joué, un peu de sport ne fait jamais de mal !

Caroline exultait, c'était la l'occasion de prouver à Darcy qu'elle lui était bien supérieure en sport ! Tout le monde se changea, et la sœur de Charles ressortie avec une tenue assez courte...une jupe qui arrivait à mi-cuisse, un débardeur qui laissait ressortir ses faux seins. En voyant cela, Lizzy secoua la tête sans oser rire.

- Bon je me mets avec Darcy, il est hors de question que je joue avec Charles ! Entre frère et sœur ce n'est pas possible ! déclara Caroline. Pour une fois Charles était d'accord, il était hors de question qu'ils jouent ensemble. Cela finirait mal sinon !

Darcy accepta malgré ça réticence. Au tennis, pas besoin de se toucher entre partenaire !

- Lisbeth, vous voulez qu'on vous réexplique les règles ? Lui demanda Caroline. Vous savez jouer quand même ? Feinta-t-elle.

- Merci Caro, je vais essayer de m'en sortir.

Le sourire en coin de Caroline n'augurait rien de bon.

Le match commença, et Caroline commença à servir. Pas mal, mais loin d'inquiéter un joueur avec un peu de compétition. Charles retourna le service un peu court ce qui permit à Caroline d'avancer pour frapper la balle le plus fort qu'elle le pouvait. Bien entendu elle visa Elisabeth qui se trouvait à la volée juste en face d'elle. Voyant le coup venir, Lizzy se protégea avec sa raquette devant le visage.

- Oh désolée Lisbeth, je ne voulais vraiment pas vous viser ! Je ne maîtrise pas ma force lança Caroline avec un sourire en coin.

- Ok, je vais bien dit Lizzy. Toi par contre en s'adressant silencieusement à Caroline, tu me cherches et tu vas me trouver !

Les points suivants furent gagner par l'équipe Charles-Lizzy. Cette dernière après quelques échanges pour s'échauffer le bras se mit en action. Elle avait pendant sa jeunesse fait pas mal de compétition et avait atteind un niveau assez bon.

Lizzy enchaîna avec son service et le gagna par un jeu blanc. Elle avait aligné 4 aces à ses adversaires. Charles et Darcy la regardèrent surpris.

- Lizz, y a-t-il une discipline ou un sport dans lequel tu n'excelles pas ? Lui demanda Charles.

- Lizzy a toujours été la sportive de la famille et notre petit génie ! déclara Jane, assise sur une chaise longue à côté du terrain. Ne jamais se mesurer à elle en sport ! Une vraie teigne riait-elle !

Caroline était rouge de colère. Cette petite saloperie ne perdait rien pour attendre !

Darcy jouait plutôt bien, il permit à son équipe de maintenir la tête hors de l'eau. Lizzy et Charles était impitoyable, et Lizzy visait systématiquement Caroline pour marquer ses points. Le match se termina sur un score sans appel, 6-2- 6-1.

Après cet effort, Charles proposa à tous le monde d'aller se baigner. Ils partirent tous se changer. Avec sa peau blanche, Lizzy n'aimait pas trop l'exposition au soleil, elle essayait de la préserver un maximum. Elle se mit malgré tout en bikini, pris sa serviette et descendit. Elle croisa Caroline et manqua d'éclater de rire en voyant son maillot de bain. 3 petits bouts de tissus ridicules recouvrait son corps maigre. Elle était rachitique comme ces modeles, avec une paire de faux seins qui ne tombaient pas. La grosseur était démesuré par rapport à son corps. Elle faisait plus pitié qu'autre chose. Darcy était déjà dans l'eau quand Caroline approcha de la piscine, il jouait avec Charles avec un ballon. Malheureusement pour elle, Caroline se rendit compte que Darcy n'avait même pas osé détourner le regard vers elle à son entrée. Elle allait y remédier. Elle s'approcha de la piscine et demanda :

- Willy, tu veux bien me passer de la crème ?

William n'eut même pas le temps de répondre.

- Je vais vous la passer Caro, déclara Lizzie qui arrivait, les garçons sont trempés et jouent dans l'eau. Cela évitera qu'il vous mouille de trop !

En l'entendant arrivée, Will tourna la tête et était bien content d'être dans la piscine à ce moment là. Son maillot de bain se resserra soudainement. Elle avait un peau de pêche qui ne demandait qu'à être croquée. Son corps, musclé, en forme aux bons endroits était parfait. Il reçut à cet instant le ballon dans la tête ce qui fit bien rire Charles. Darcy rougit de s'être fait prendre à admirer le corps de Lizzy. Celle-ci n'avait rien remarqué au contraire de son adversaire du jour.

Elisabeth s'installa sur une chaise longue, à l'ombre d'un parasol, s munit de ses lunettes et se mit à lire. Jane dormait au soleil tout comme Caroline. Louisa s'était également installée à l'ombre et son mari rejoint les deux garçons dans l'eau.

- Vous êtes bien pale Lisbeth, vous devriez vous mettre au soleil histoire de prendre des couleurs, ça donne meilleure teint ! Lizzy ne répondit pas.

- Oh, je vous ai parlé ! continua Caroline.

Lizzy baissa son livre et fit l'ignorante.

- C'est à moi que vous parliez ? Désolée, je n'ai pas entendu mon prénom pourtant, vous savez Elisabeth et non Lisbeth, Carole !

- Ohhh ne montez pas sur vos grands chevaux juste pour ça ! Louisa peux-tu allumer la radio, ça nous fera un peu d'ambience.

Lizzy retourna à sa lecture. Cette nana commençait à l'agacer sérieusement. Au bout de 5 minutes, une nouvelle chanson fut diffusée, qui fit sourire Lizzy.

- J'adore cette chanson, dit Caroline, ça c'est du rock balança-t-elle à l'adresse d'Elisabeth. Tout le monde éclata de rire à sa déclaration.

- Caro, lui dit Louisa, c'est une chanson de Lizzy...Elle secoua la tête à la bêtise de sa sœur. Elle cherchait à rabaisser Lizzy avec l'effet inverse.

Caroline grogna quelque chose que personne ne comprit et se retourna pour tourner le dos à tous.

Darcy ne comprenait pas pourquoi Caroline s'entêtait à vouloir faire du mal à Elisabeth. Cette femme était vraiment la bêtise même, comment elle pouvait imaginer qu'il trouverait un intérêt envers elle! Lizzy jouait son rôle à merveille, elle l'avait sauvé de l'étalage de crème sur le coprs rachitique de la sœur de Charles.

- J'arrête Charles, je vais me poser un peu au soleil.

Il sortit de la piscine et Lizzy leva les yeux à ce moment là. A travers ses lunettes, personne ne pouvait voir qu'elle admirait le corps luisant d'eau de Darcy. Dieu qu'il était bien entretenu ! Il n'était pas musclé comme tous ces gars qui abusent de la fonte et ne musclent que le haut du corps en oubliant les jambes. Là, tout était parfaitement bien équilibré, pas trop développé sur le haut tout comme les jambes. C'est ce qu'elle aimait. Regarder n'engageait en rien ! Il s'essuya un peu et s'allongea sur une chaise longue. Caroline le remarqua, se leva et lui proposa de lui passer de la crème sur son torse bombé. Lizzy s'agaçait encore un peu plus à la vue de Caroline essayant par tous les moyens de venir se frotter à William.

- Non merci Caroline, j'en ai déjà mis tout à l'heure.

- Depuis elle a dû partir avec l'eau. Non non, je vous en remets un peu !

- C'était une crème solaire qui résiste à l'eau !

Cette fois c'est Charles qui intervint.

- Caro comment Darcy doit te le dire pour que tu comprennes ? En allemand ? En chinois ?

Suite à la réprimande de Charles, Caroline se rassit mais n'abandonna pas. Elle trouverait un autre moyen de prouver sa valeur aux yeux de Darcy.

A ce moment là, Lizzy se leva pour aller se rafraîchir. La vue de William et le comportement de Caroline l'avait un peu échauffés, elle avait besoin d'un peu de frais pour faire retomber les choses.

Charles remarqua alors quand elle se baissa pour pser ses lunettes qu'elle avait un tatouage.

- Qu'est ce que ça représente Lizzy ton tatouage ?

- C'est un OM Charlie avança Darcy. C'est du sanskrit qui peut vouloir dire « ce qui a été , est et sera ».

- Comment sais-tu ça Darce ? Tu ne t'es jamais intéressé à la culture Hindouiste !

- C'est Lizzy qui me l'a expliqué ce matin dans sa chambre quand je l'aidais à mettre sa robe...Darcy rougit à ses paroles, qui seraient sans doute mal interprétées par tous si ce n'est lui et Lizzy.

- Enfin...Lizzy avait besoin d'aide...je...

Jane avait relevé ses lunettes avec un sourcil relevé adressé à sa soeur, tout comme Caroline avec un regard haineux en plus, Charles riait tout seul tandis que Louisa et Edward n'avait pas fait attention à la conversation. Lizzy, elle, riait aussi devant la situation, et se porta au secours de Darcy.

- Je n'arrivais pas à mettre la fermeture de ma robe et j'ai demandé de l'ai de à William qui m'a gentillement donné un coup de main. C'est tout déclara-t-elle. N'allez pas imaginé autre chose !

Will fut un peu déçu de sa déclaration même si c'était la stricte vérité. Charles lui adressa un clin d'œil qui le fit sourire malgré tout. Il était grillé par son ami.

Sur ces entre-faits, Lizzy sa rafraichit en nageant quelques longueurs. Jane l'a rejoignit ainsi que Louisa. Caroline elle, décidait de rester au plus près de sa proie.

Les filles s'amusaient bien avec Charles. L'après-midi passa rapidement. Charles et Jane traînaient au bord de la piscine, Edward et Louisa étaient partis se changer pour la soirée, Caroline était en train de vernir ses ongles avec Darcy qui lisait sur sa chaise longue. Lizzie se leva et décida de rejoindre sa chambre pour prendre un douche.

Will la suivit des yeux mais décida de ne pas la suivre. Il fallait bien qu'il attende qu'elle en ait finit avec la salle de bain.

Lizzie apprécia sa douche, et comme à son habitude elle se mit à chanter. Quelques minutes passèrent et Darcy décida qu'il pouvait monter. Il se dépêcha avant que Caroline n'ait le temps de le suivre. Son vernis n'était pas encore sec, elle aurait tout gâché si elle s'était précipitée.

William entra dans sa chambre et entendit le son de la voix d'Elisabeth qui chantait dans la salle de bain. Il avait qu'une envie, c'était d'ouvrir cette porte et d'observer cette sirène sous la douche. Elle n'entendrait pas avec le bruit de l'eau...Non Will, ce n'est pas correcte ! Allez juste un petit coup d'oeil...Finalement, il entrouvrit la porte et l'aperçu en partie sous la douche. Il ne voyait que le haut de son corps, il y avait sur la paroi un voile de buée qui masquait presque tout. Elle avait du shampoing plein la tête et s'était amusée à se faire une crête avec ses cheveux...Un sourire se dessina sur les lèvres de Darcy. Il referma la porte sans faire de bruit et alla s'asseoir sur le balcon. Il sortit une cigarette et la fuma tranquillement. Il avait l'impression qu'en partageant cette salle de bains, il partageait un peu la vie de Lizzie sur le week-end. Il se rendit compte qu'il appréciait ça, sentir la présence d'une autre personne à ses côtés.

- C'est bon William, tu peux utiliser la douche ! entendit-il de la chambre de Lizzie.

Un peu paniqué à l'idée qu'il ait été vu dans la salle de bain il lui demanda :

- Comment tu savais que j'étais ici ?

- La fumée de cigarette...

- Bien sur...

Elle s'approcha en peignoir, lui prit la cigarette de la bouche et la porta à la sienne pour tirer dessus.

- Merci Willy dit-elle en plaisantant.

- Stop Elisabeth, interdit de rire !

- Franchement maintenant que je l'ai supporté presque une journée, je commence à te comprendre. Elle a toujours été ainsi ?

- Au début quand on était plus jeune ça allait, elle avait ses amies et tout. Puis après ses 18 ans, elle a commencé à me faire des avances à chaque fois que je passais chez eux. Puis dès que je datais des filles elle était horrible en leur présence. Et donc i ans, elle a été trop loin.

- C'est pas loin d'être du harcèlement ! Elle est complètement dans le déni.

- C'est ça le plus dur, on a beau lui dire non, elle ne veut pas comprendre.

- Ses parents l'ont gâtée pourrie quand elle était jeune ou quoi ?

- Non, mais elle ne prend jamais un NON pour une réponse...Bref, cessons de parler de personnes qui ne le méritent pas. Sur ce, excuse moi, je vais prendre ma douche ! Tiens si tu veux la finir lui dit-il en lui tendant la cigarette.

Il se dirigea vers sa chambre et se doucha. Lizzy termina la cigarette et alla s'habiller. Elle n'avait plus qu'à sécher ses cheveux si elle ne voulait pas se transformer en Jackson Five.

Il entendit frapper à la porte de la salle de bain, elle ouvrit et Darcy lui offrit son plus beau sourire en lui disant qu'elle pouvait l'utiliser si elle le voulait.

Il avait mis une chemise bleu clair qui faisait ressortir ses yeux et un bermuda kaki habillé. Il aurait pu être un modèle tellement il était beau en cet instant.

- Lizzy ? l'appela-t-il.

- euh oui, merci. Il laissa la porte ouverte tandis qu'il retournait vers sa chambre.

- Je voulais te dire que c'était un plaisir de partager cette salle de bains avec toi lui dit-il.

- Quoi ? Dit-elle surprise.

- Non...pas dans ce sens...ahhhhh...pour une fois j'ai pas à me tenir sur mes gardes afin que Caroline n'entre soit disant par erreur ! Je sais vraiment pas formuler les choses quand il faut pensa-t-il...

- C'est bon William, te prends pas la tête j'ai compris !

Une fois prêts, ils descendirent ensemble rejoindre les autres. Charles proposa de faire un jeu pendant qu'ils prenaient l'apéritif.

Ils rièrent tous ensemble en jouant au Time's up, même Caroline. Sûrement parce qu'elle était dans la même équipe que Darcy se dit Lizzy.

Après le jeu, Jane discutait avec sa sœur :

- Alors, tu sais où tu pars en vacances ?

- Non, je n'ai pas encore décidé mais j'ai bien une idée ou deux en tête, histoire de couper totalement et de refaire le plein d'énergie.

- Il faut qu'on passe chez les parents avant que tu partes, maman m'a dit qu'elle avait une grande annonce à nous faire.

- Elle a décidé qu'elle nous lâcherait sur le mariage ? Demanda Lizzy avec espoir feint.

- Non, malheureusement expira Jane en souriant. Je crois qu'en parlant de ça, qu'il y aura un mariage prochainement dans la famille ! Qui par contre je ne sais pas !

- Sûrement une cousine éloignée de maman...et tu sais quand ça aura lieu ?

- Pas avant 2 mois.

Au moment de passer à table, Darcy fut pris de cours par Caroline. Elle avait réussi son coup et cette fois se retrouvait à côté de lui. Il allait devoir prendre sur lui et tenir le coup.

Louisa avait une faim de loup, elle engloutissait au fur et à mesure que les plats se succédaient.

- Louisa, si tu continus à t'empiffrer ainsi tu vas finir comme une grosse vache ! Les hommes aiment que les femmes aient un corps svelte, fin et bronzé. N'est-ce pas Willy ?! Déclara Caroline en voulant discréditer Elisabeth.

- Peut-être répondit William, mais ce n'est pas mon cas. Je préfère les femmes à la peau claire, musclée avec quelques formes et des seins naturels ! Peut-être qu'avec ce commentaire elle le laisserait un peu tranquille.

A ces mots, Caroline retourna sa colère contre sa sœur, qui elle n'avait rien demandé, et qui continuait à manger. Elle se calma finalement, et commença à penser à une nouvelle tactique. Il fallait qu'elle enclenche la seconde pour éjecter cette Lizzie. Elle profita de sa proximité avec Darcy pour tenter une approche.

Darcy se raidit à la sensation d'un pied qui commençait à remonter le long de sa jambe. Il savait pertinemment que Caroline en était à l'origine, même si elle faisait croire le contraire. Il décida qu'il était temps une bonne fois pour toute de mettre les choses au point. Il se leva d'un coup sec de la table, ce qui surpris tous le monde et déclara :

- Charles, tu m'excuseras mais je ne peux pas rester assis à cette table avec ta sœur qui n'arrête pas de me faire du pied, et des avances masquées depuis le début du repas. Je vais faire ma valise et partir tout de suite.

A ces mots, Caroline rougit, ne s'attendant pas du tout à cette réaction de la part de Darcy. Elle répliqua :

- Mais ce n'est pas moi, c'est cette satanée musicienne dit-elle en montrant Elisabeth du doigt, depuis qu'elle est arrivée elle n'arrête pas de lui tourner autour !

Lizzie faillit s'étouffer avec sa viande en entendant Caroline. Quelle tarée celle-là ! Charles devint rouge de colère, Jane ne l'avait jamais vu dans cet état là.

- Darce, tu restes ici, je vais régler le problème. Caroline suit moi dans la bibliothèque !

- Charles, je n'ai rien fait ! Comment tu peux prendre le parti de cette fille alors que je suis ta sœur ?!

- J'ai dit MAINTENANT ! A moins que tu préfères que nous ayons une conversation ici même ?

- Non ! Je te suis. Caroline se disait que rien n'était encore perdu. Une fois dans la bibliothèque, Charles commença à lui parler.

- Je t'avais prévenu Caroline, mais il faut croire que tu es incapable de te contrôler quand Darcy est dans la pièce. Tu vas faire tes valises et tu vas rentrer tout de suite à Londres chez nos parents. Il n'est pas encore trop tard, tu n'as que 2h de route, s'il le faut j'appelle un taxi !

- Charles, soit raisonnable, comment tu peux croire que ce n'est pas cette musicienne de bas étage ?

- Cette musicienne de bas étage comme tu l'appelles à un prénom, et c'est Elisabeth. De plus, tu ferais mieux d'accepter sa présence à mes côtés, car elle fera peut-être partie de la famille un jour !

- Quoi ? dit Caroline avec horreur, tu veux te marier avec elle ? Mais Charles, tu mérites bien mieux !

- Ah oui, tu sais mieux que quiconque ce qu'il me faut ? Je serais bien curieux de savoir !

- Il te faut une femme qui soit toujours là pour toi et qui gravite dans nos cercles sociaux ! Elle est pauvre, travaille et a une famille horrible ! Père et mère ne l'accepteront jamais !

- Ma pauvre Caroline, tu vis dans un autre monde ! On est plus au 19e sicèle ! Jane est LA femme que je désire le plus au monde, elle me rend heureux, elle est intelligente, et j'adore sa sœur. Quand à nos parents, tu te trompes, ils l'ont déjà rencontré et l'ont beaucoup apprécié. Quand à Darcy, tu peux faire une croix sur lui. Il m'a clairement fait comprendre que si tu t'imposais à lui de nouveau, il ne t'inviterait plus dans l'une de ses propriétés, et qu'il minimiserait vos rencontres dès qu'il le pouvait. Il ne t'aime pas, et ne souhaite rien de toi ! Tu m'en vois désolé, mais je dois appeler nos parents pour leur expliquer la situation ils sauront peut-être comment agir avec toi, moi je ne sais plus comment faire !

Sur ces entre-faits, il partit en lui souhaitant bonne route. Caroline venait de griller sa dernière cartouche. Non non non ce n'est pas possible se dit-elle. Elle allait rentrer et se plaindre auprès de ses parents du traitement de Charles, ils comprendraient et le remettraient à sa place. Personne ne lui parlait comme ça. Elle monta fit sa valise et attendit dans le vestibule le taxi. Dix minutes plus tard, il était là et l'emmena sur Londres.

Charles s'excusa auprès de ses invités, et déclara que Caroline rentrait à Londres. Darcy souffla et remercia Charles. Le repas se déroula dans une atmosphère moins lourde. Une fois terminé, tout le monde se dirigea vers le grand salon où Charles proposa un digestif ou une tisane. En ouvrant le placard, il sortit une guitare folk et regarda Lizzie.

- Est-ce que tu te sens de nous jouer un ou deux morceaux histoire de nous détendre un peu plus ?

- Que pourrais-je te refuser Charles ? Dit-elle en riant.

Elle s'empara de la guitare et l'accorda.

- Ok tout le monde, qu'est ce qui vous ferez plaisir ?

- Carte blanche Lizz lui dit Charles.

- Parfait. Elle réfléchit quelques secondes, fit quelques accords pour s'échauffer. Puis elle entama un Wicked Game en changeant le rythme de la chanson. Plus lent et plus intimiste. Elle avait vraiment une voix à part, avec laquelle elle pouvait se permettre de chanter dans les graves et les aigus. Darcy s'était installé face à elle et lorsqu'il entendit la chanson débuter, son esprit était à des miles de là. C'était la chanson préférée de sa mère. En repensant à tout ça, une larme coula le long de sa joue. Il l'essuya discrètement quand la chanson prit fin. Elle enchaîna avec Down by the river de Neil Young. Elle était très douée à la guitare, mais sur scène c'était James le guitariste. Il était un cran au dessus d'elle.

La soirée pris fin, et tout le monde alla se coucher, avec quelques airs de musiques dans la tête.