Elles se sont retrouvées toutes les trois à l'hôpital au plus tôt. En entrant dans la chambre, Thomas Bennet était relevé sur dans son lit, les yeux clos. En entendant la porte s'ouvrir, il entrouvrit les yeux et offrit aux trois femmes de sa vie un grand sourire. Elles s'approchèrent de lui, les larmes aux yeux. Francine l'embrassa tandis que ses filles lui prenaient la main. Il était encore un peu affaiblit, mais conscient.

- Oh Thomas ! s'exclama Mme Bennet, on a eu si peur pour toi ! Je suis tellement heureuse…

Au même moment le médecin et les infirmières entrèrent.

- Alors M. Bennet, comment vous sentez-vous ?

Pour répondre il fit un grand sourire et signe de tête affirmatif.

Le médecin repris.

- Vous allez avoir besoin de repos. Puis s'adressant à toute la famille. Nous avons fait pas mal d'examens ce matin pour déterminer si vous récupérerez sans aucune séquelles. Il semblerait qu'aucune partie de votre cerveau n'ait été endommagée. Nous allons voir comment vous allez réagir cette semaine.

- Très bien articula-t-il difficilement.

- Mesdames, Monsieur, je vous souhaite une bonne journée.

- Docteur ? Demanda Mme Bennet.

- Oui ?

- Combien de temps mon mari devra-t-il rester ici ?

- Cela dépendra de ses capacités à récupérer. Il est impossible de prédire quoi que se soit. Nous verrons déjà à la fin de la semaine comment cela se passe.

- Merci.

Il fit un signe de tête et sorti de la chambre.

Ils restèrent tous les 4 à parler, enfin du moins les filles Bennet, leur père essayant de maintenir son attention pour les écouter. Quelques temps plus tard, Jane s'éclipsa pour se rendre à son travail.

Elisabeth n'avait pas quitté la chambre de son père de la journée. Sa mère s'était absentée pour aller se restaurer et Lizzy se trouvait donc seule dans la pièce. Elle en profitait pour consulter ses messages ainsi que ses mails et donner quelques nouvelles à James. Il était revenu des États-Unis et attendait de ses nouvelles. Il n'était pas encore retourner. Au vu de la situation Lizzy lui avait dit de profiter de la semaine pour voir des amis. Elle allait bien et n'avait pas besoin de son soutient pour le moment. Elle avait négocié avec leur manager de déplacer quelques dates de concerts. Selon l'évolution du rétablissement de son père, elle pourrait peut-être reprendre d'ici 1 semaine 1/2.

Elle était en train de faire sa réponse lorsque son père s'éveilla, et lui posa une question, tout en admirant la belle jeune fille qu'était sa fille.

- Lizzy, ma chérie, tu ne m'as pas encore raconté tes vacances ? J'ai eu tous les ragots de ta mère ce matin sur comment Beau et riche était le petit ami de Jane et j'aimerais bien entendre autre chose que Charles par ci, Charles par la !

Elle se tourna vers lui, contente qu'il se soit réveillé et qu'il parle plutôt correctement.

- Papa ! Certes Maman a un peu extrapolé étant donné qu'elle ne le connaît que depuis une semaine….mais bon tu la connais ! Sinon, Charles est une personne très bien. Je l'ai rencontré plusieurs fois et il est parfait pour Jane.

- Est-ce que j'avais l'air d'en douter ? Dit-il avec un sourire en coin.

- Papa…

- Bon et ton voyage alors ?

- Magnifique...J'ai passé 3 superbes semaines. La nature est magnifique, tu passes de la savane, au bord d'océan, aux montagnes escarpées verdoyantes, et puis en descendant vers le sud, la cote sauvage et les vignobles...Lizzy avait les yeux dans le vague tout en repensant à son voyage. Surtout à sa dernière semaine. Elle était perdue dans ses pensées pendant un instant des images de Will repassaient devant elle...

- Lizzy ?

- Oh...oui ….

Les sourcils froncés, Thomas Bennet avait l'impression que sa fille semblait un peu triste. Comme si elle avait laissé quelque chose la bas.

- Tu as rencontré des gens sympathiques durant ton séjour ? Lui demanda-t-il.

- Euh….oui, beaucoup de touristes comme moi, et j'ai sympathisé avec certains...Mais bon, nos routes se sont séparées, je ne sais pas si je les reverrais. Bref dit-elle d'un coup voulant changer de sujet, il va falloir que tu fasses attention au surmenage maintenant ! Le médecin est repassé pendant ton sommeil est nous a dit qu'il allait falloir aménager tes heures de travail.

- Oui….mais on y est pas encore. D'ailleurs je pensais peut-être à prendre ma retraite. On verra.

Au même moment, la porte s'ouvrit et Mme Bennet entra. Ils discutèrent ensemble et Lizzy décida de leur laisser un peu de temps ensemble. Elle les embrassa très fort et sortie pour rentrer chez elle. Arrivée à son appartement, elle se mit à l'aise, pris une douche pour se détendre. Elle se fit un thé et s'asseya sur son canapé. En repensant à toute sa semaine, Lizzy sentie les larmes venir. Toute cette inquiétude et cette peur ressortait. Allez Lizzy, tu es forte, laisse un peu sortir les choses. En se disant cela, elle alla prendre un bloc note et un crayon pour sortir tout ce qu'elle avait gardé en elle depuis ces derniers jours. A la fin de la soirée, elle avait tout mis en mot et en musique.

Au même moment, Darcy sortait des bureaux de son entreprise de Londres. Il était rentré du Cap depuis plusieurs jours et s'était enfermé dans son travail. Il avait pris des décisions quand à son avenir et celui de son entreprise. Il avait décidé, en accord avec Georgiana qui détenait la 1/2 des parts, de vendre pour pouvoir profiter de la vie. Il pensait gardé la branche d'activité sur les énergies vertes afin de la développer avec d'autres partenaires d'affaires. Cela faisait déjà un certains temps qu'il y réfléchissait, et sa rencontre avec Lizzy avait été un déclic. Il n'avait pas l'intention de passer sa vie enfermé dans un tour d'affaires et de croiser sa famille de temps en temps. Il avait 28 ans aujourd'hui, et avait bien la ferme intention de changer de vie.

Il était 19h, lorsqu'il rentra chez lui. Il se mit à l'aise et décida d'appeler Charles pour prendre des nouvelles de lui. Il ne l'avait pas eu depuis son retour.

- Allor Charles ?

- Will ! Je suis content d'avoir de tes nouvelles. Excuse moi de ne pas t'avoir rappeler depuis la semaine dernière, mais ces derniers jours passent à une vitesse de fou.

- Ne t'inquiètes pas, je sais très bien ce que tu veux dire. Est-ce qu'il y a du nouveau pour le père de Jane et Elisabeth ?

- Oh oui, il s'est réveillé ce matin. Excuse moi de ne pas t'avoir prévenu, j'avoue être un peu débordé !

- L'important est qu'il aille bien. Darcy se sentit soulagé pour Elisabeth.

- Oui, il n'a pas de séquelles pour le moment et on espère que ça ne change pas. Le médecin attend la fin de semaine pour voir comment il récupère.

- Ok. Et sinon, toi, ça va ?

- Oui, oui. J'attends encore que Jane vienne s'installer avec moi. Vu la situation, on verra ça un peu plus tard. Je suis désolé Will, je vais devoir te laisser, je dois aller chercher Jane et sa mère à l'hôpital. Tu aurais 1h de libre demain midi pour un déjeuner ?

- Oui, j'ai une réunion en début d'après midi, ça devrait passer.

- Parfait, à demain alors au Pyms, tu pourras me raconter tes vacances avec Elisabeth ! Dit-il en plaisantant.

- Il n'y a pas grand-chose à dire Charles, je ne vois pas pourquoi tu ris !

- Oui oui. Bon à demain Will.

- Oui...à demain.

Il raccrocha et poussa un soupir. Le déjeuner de demain midi allait ressembler à un véritable interrogatoire. Il se leva et alla manger avant d'aller se coucher. Avant de s'endormir, il repensa, comme chacun de ses derniers soirs depuis 2 semaines, à Lizzy. Il n'avait pas oser lui envoyer un message pour savoir comment elle allait de peur de la déranger. Malgré ses résolutions sur sa vie, il n'était pas du tout sur de ce que Lizzy pensait de lui. Ok ils s'était embrassés, mais qu'est ce qu'était un baiser pour une fille comme elle ? Elle avait certaines idées sur sa vie privée qui avait été clair. Ne pas s'investir dans une relation. Darcy tournait dans son lit en poussant un gros soupir.

-STOP ! se dit-il, arrêt d'y penser. Plus tu vas y réfléchir plus tu vas te poser des questions.

Petit à petit, il s'enfonça dans un profond sommeil tout en gardant en pensée la belle chanteuse aux yeux verts.

Le lendemain, Charles et Darcy se retrouvèrent pour le repas. Darcy n'avait pas beaucoup de temps.

- Alors Will, tu as l'air en forme ! Les vacances ont été bonnes lui dit-il en lui faisant un clin d'œil.

Will rougit jusqu'aux oreilles.

- Je me suis reposé en effet. Mais comment as-tu su que j'avais vu Elisabeth ?

- Elle en a parlé à Jane.

- Ah oui ? Et qu'est ce qu'elle a dit ? Demanda-t-il innocemment.

- Ben pas grand-chose, juste que vous vous étiez rencontré au Cap.

Darcy était déçu, ce qui n'échappa pas à Charles. Il le rassura.

- Mais tu sais, elle n'ont pas vraiment eu l'occasion d'en reparler avec l'accident de leur père.

Darcy repris le dessus.

- Oui, c'est sur. En fait on s'est rencontré par hasard dans un bar dans lequel je jouais.

- ? Tu jouais ?

- Oui dit-il gêné, Tim tu sais le fils de nos amis a un groupe et son batteur les avait lâché et je l'ai remplacé pour une soirée.

- Will Darcy en concert dans un bar, qui l'eut cru ! éclata-t-il de rire. Et alors ?

- Et elle était parmi les spectateurs. A la fin elle est venue me dire bonjour et puis on a fait quelques trucs ensembles. Je lui ai fait un peu visiter la région.

Charles avait un grand sourire aux lèvres en écoutant son ami. Est-ce que le grand Will Darcy va enfin sortir de sa coquille ? se demanda-t-il. Sachant que les deux se trouvaient au même moment dans le même pays, il avait décidé de ne rien faire pour les rapprocher. Il n'y avait rien de tel pour que ça les éloigne. Et finalement, la rencontre avait eu lieu.

- Et ? Charles continua avec un sourcil interrogateur.

- Et quoi ?

- Allez Will, tu vas pas me dire que vous avez juste discuté comme des amis ! J'ai bien vu qu'elle te plaisait lors du week-end à la maison de campagne !

Will rougit.

- Et bien figure toi que si. On a fait de la plongée, visité les vignobles, La ville du Cap et sa péninsule….Voyant le regard insistant de Charlie, Will baissa les bras et décida de déballer son sac. Ok t'as gagné, elle me plaît ! J'ai passé avec elle une excellente semaine, elle est facile à vivre, gentille, et.. et...et… tellement de choses ! Et puis on s'est embrassé dans un bar et elle est partie pour allez voir son père. Voilà.

Charlie bloquait sur Darcy, la mâchoire ouverte n'en croyant pas ses oreilles. Voyant qu'il ne réagissait pas Darcy l'interpella :

- Charles ? Tu m'entends ?

- Ohhh oui, je t'entends bien Darce ! Tu l'as embrassé !?

Darcy ne répondit pas, et rougit encore.

- Oui, pourquoi ça te paraît si improbable ?

- Non non, c'est juste que tu t'étais tellement refermé sur toi même que te voir d'un coup prendre les devants avec une femme je trouve ça...nouveau ! Je suis content pour toi !

- Ne vas pas trop vite, je ne suis pas sur qu'elle ait les mêmes attentes que moi.

- Tu n'en sais rien Will !

- Et bien figure toi qu'elle m'a dit qu'elle ne cherchait pas de relation pour le moment, donc si je suis qu'un type de passage….enfin quelque chose du moins vu que je n'ai pas de nouvelles depuis. Mais bon, avec l'accident de leur père je me dis que c'est assez compréhensible, et du coup je me trouve un peu égoïste d'attendre un signe de sa part.

- Tu es un mec formidable Will. Elisabeth est assez intelligente pour le voir. Laisse leur un peu de temps, que son père récupère. Et puis rien ne t'empêche de la recontacter !

- Oui.

- Oui mais ?

- ça me fait peur...et j'en ai envie à la fois. Hier, je suis resté 20 minutes devant mon téléphone a décider si je devais ou pas lui envoyer un message !

Charles par dépit baissa la tête en expirant. Puis il regarda Will et lui dit :

- Will, je ne suis peut-être pas le meilleur conseil pour séduire une femme, mais arrête de trop réfléchir !

- Je sais, mais c'est plus fort que moi.

Charles éclata de rire et Darcy le suivit.

- Laisse faire les choses et saisis les opportunités.

- On verra.

Sur ces dernières paroles, ils mangèrent et parlèrent de choses diverses.

Le lendemain et les jours suivants, le quotidien d'Elisabeth consistait aux visites de son père et à la reprise des répétitions avec James. Il était revenu depuis 3 jours et avait repris un peu le travail avant la prochaine tournée.

Son père allait mieux. Il avait passé de nouveaux examens et le médecin avait déclaré qu'il n'aurait aucune séquelles. Il allait pouvoir rentrer chez lui, mais devait rester au repos. Finit les nombreuses heures à l'université, il devrait alléger ses horaires.

Lizzy avait raccompagné ses parents à leur maison. Sa mère était occupée à préparer un repas alors que son père était parti se détendre dans la bibliothèque.

Elle se rejoignit son père.

- Papa, tu as besoin de quelque chose ? Tu n'hésites pas hein ?

- C'est bon Lizzy, ne t'inquiète pas ta mère est là pour assouvir mes moindres besoins. Tu devrais rentrer sur Londres, je sais que tu as du travail.

- Ce n'est pas ma priorité papa. Tu le sais. Je peux rester un ou deux jours avec vous si tu veux.

- J'ai déjà ta mère sur le dos, alors toi en plus je ne vais pas m'en sortir ! Vous allez épier mes moindres gestes. Ne t'inquiètes pas. Je suivrais les recommandations du médecin, je ne suis pas prêt à vous laisser !

Elisabeth s'approcha et l'enlaça tendrement.

- Ok Papa. Bon je vais voir si maman a besoin de moi.

Elle se dirigea vers la cuisine où sa mère préparait une salade, des larmes ruisselants sur ses joues.

- Maman ! s'empressa-t-elle, qu'est ce qui ne va pas ?

Elle renifla et essuya ses larmes avec un mouchoir que sa fille venait de lui tendre.

- De rentrer ici me fait me rendre compte qu'il a failli ne pas revenir !

- Oh maman ! Elle se prirent dans les bras pour se réconforter. C'était un moment rare entre elles deux. Sa mère n'était pas tellement démonstrative dans son amour pour ses enfants. Elle avait toujours été dans la retenue.

Le repas passa et Lizzy s'apprêtait à repartir sur Londres.

- Papa, maman, prenez soin de vous. Je reviens dès que je peux, je verrais la semaine prochaine comment je peux me libérer. Elle s'arrêta et les embrassa tendrement en leur disant qu'elle les aimait de tout son cœur. On ne le dit jamais assez.

Elle s'éloigna en regardant dans son rétroviseur ses parents sur le pas de leur porte. Ces derniers en la regardant partir dans l'allée, se regardèrent et se sourirent.

- Nos filles sont magnifiques déclara M. Bennet.

- Oui...mais elle ne sont pas mariées ! s'exclama sa femme.

Son mari la regarda et se mit à rire. Ils rentrèrent tous les deux en riant.

En rentrant, Lizzy appela Jane pour l'avertir qu'elle avait laissé ses parents à leur domicile.

- Je pense y retourner la semaine prochaine, mais je ne sais pas encore à quel moment. La semaine d'après je partirais en tournée et j'aurais moins de possibilités pour venir.

- J'essaierais de t'accompagner dit Jane.

- Ok. Tu fais quoi ce soir ? James est parti rejoindre des amis et je me disais qu'on pourrait aller manger quelque part ?

- Oh..hummm, je suis désolée Lizzy, Charles avait prévu d'aller manger dehors. Attends je vais lui demander si on peut annuler.

- Non Jane, c'est bon, ne changez pas vos plans. C'était juste histoire de manger ensemble.

- Attends, Charles me parle...Oui ? Ok je vais lui dire. Charles propose que tu nous rejoignes et il demande également à William si il peut venir.

- Non Jane, je te dis que ça ira !

- Non, tu viens un point c'est tout. Rendez-vous devant pour 19h. Et elle raccrocha.

- Ok...se dit Lizzy. Elle n'était plus très sure de ce qu'elle devait faire. Elle avait complètement zappé William Darcy ces derniers jours. Ou plutôt ces dernières semaines…Oh punaise...se dit-elle. Elle n'avait pas pris le temps de repenser à lui depuis qu'elle l'avait évoqué indirectement avec son père. Elle n'avait pas beaucoup discuté avec James non plus de leurs vacances.

Voyant l'heure tardive, elle alla se préparer. Devant sa penderie, qu'elle fixait depuis 10 minutes sans savoir quoi se mettre, Lizzy fut interrompue par un message de sa sœur.

Darcy vient ! Nous serons tous les 4 ! Bisous

- Magnifique se dit-elle. Non mais n'importe quoi Lizzy arrête d'angoisser pour un dîner. Sur ce, elle se décida sur une tenue. Elle se maquilla et partie pour le restaurant.