Désolée pour ce temps si long entre deux chapitres. Difficile de trouver du temps libre pour écrire et c'est vrai que parfois on tergiverse sur la suite à donner à nos histoires! Vos messages sont un excellent soutient. Merci!

Darcy cherchait des yeux une personne qu'il connaissait. Il détestait arriver ainsi, ou vous êtes seul et tous le monde à le temps de vous voir entrer et de vous détailler de la tête aux pieds. Il sentait les regards sur lui. Il s'arrêta, commençait à sortir son téléphone pour appeler Charles et savoir où ils se trouvaient, quand il remarqua du coin de l'œil, une femme vêtue d'une magnifique robe verte. Darcy resta figé en la voyant. C'est la première fois qu'il la voyait dans une tenue très habillée. Il avala difficilement sa salive. Elle avait lâché ses cheveux, et portait une robe divine, qui épousait les lignes de son corps. Sa robe laissait deviner une partie de son corps avec la broderie. Elle avait mis un rouge à lèvre carmin et fait ressortir ses yeux verts avec une fine couche de mascara et de crayon noir. Elle le fixait avec un regard qu'il aimait. Elle appréciait de le voir.

Il se ressaisit et s'avança vers elle, et un homme qui se tenait à ses côtés.

- C'est qui lui ? Se demanda Adrian en fronçant les sourcils. Lizzy sentit dans cette question en l'air, une pointe de jalousie. Aucun homme pour elle à ce mariage n'arrivait à la cheville de William. Si ce n'est le petit William…

Darcy, ôta ses lunettes de soleil qu'il rangea dans sa veste et s'arrêta devant Elisabeth avec un grand sourire. Adrian continuait de le fixer, la bouche ouverte, comprenant qui il était.

- Elisabeth, dit sensuellement Darcy.

- Tu as mis le temps William lui dit-elle avec un sourire en coin. Les deux se regardaient dans les yeux. Tout ce qui se trouvait autour d'eux avait disparu.

Darcy s'approcha, voulant chasser ce petit sourire provocateur sur sa bouche. Il posa ses lèvres sur les siennes. Le baiser étaient très tendre et ne dura que quelque secondes. William l'aurait bien prolongé, il aurait bien voulu l'embrassait bien plus fougueusement. Mais il fit preuve de retenue en public. Lizzy ne l'avait pas repousser, était-ce un signe de sa part ? Elle qui semblait faire attention à sa vie privée en évitant de ne trop s'afficher en public.

Malgré la douceur du baiser, Lizzy en sentit toute la puissance. Ils se regardèrent encore quelques secondes les yeux dans les yeux. Puis Lizzy détourna les yeux et se reprit.

- Adrian, laisse moi te présenter William Darcy. Will, voici Adrian Simpson, le marié.

Adrian avait encore une expression béate sur le visage, ne croyant pas ce qu'il voyait. Tout économiste savait qui était William Darcy, une des plus grande fortune d'Angleterre, connu pour avoir mené les entreprises Darcy au sommet du marché des finances.

Darcy lui, eut un léger mouvement de recul imperceptible comprenant qu'il était devant l'ex de Lizzy.

- Enchanté, se reprit-il, et toutes mes félicitations. Désolé pour le retard, mais mon vol a eu du retard.

- Euh...oui oui, enchanté M. Dracy et bienvenue au Domaine. Veuillez m'excuser, il faut que j'aille retrouver ma femme ! Il serra la main de Darcy et s'éloignât.

Darcy, surprit se tourna vers Lizzy ne comprenant pas l'attitude d'Adrian.

- T'inquiètes dit-elle en lui tapotant le bras, il n'aime juste pas se retrouver face à quelqu'un qui lui est supérieur. Elisabeth changea de sujet. Alors, le voyage fut long ? Lui demanda-t-elle.

- Oui, j'ai bien cru ne jamais arriver !

- Je suis contente de te voir lui répondit-elle avec les yeux brillants. Un nouveau silence s'installa quelques secondes entre eux. Ils furent interrompus par Jane et Charlie qui essayaient de se frayer un chemin vers eux. Ils se saluèrent et Charlie posa des questions à William sur ses affaires ainsi que sur son voyage. Élisabeth et Jane trinquèrent ensemble une nouvelle fois.

- J'ai bien cru qu'il n'arriverait jamais laissa tomber Élisabeth.

- Crois moi, pour rien au monde il ne t'aurait laissé toute seule ici ! T'aurais du voir la tête d'une partie des invités quand il est entré...si tout à l'heure toutes ces femmes étaient prêtes à t'égorger, maintenant je pense qu'elles seraient prêtes à t'assassiner !

Lizzy n'écoutait plus sa sœur, elle avait une nouvelle fois le regard dans le vague en observant William. Elle ne s'attendait pas à la force des sentiments qu'elle ressentait en ce moment pour lui, et surtout au moment ou il a fait son apparition. Elle était restée sur place, incapable de faire un mouvement. Il l'avait embrassé tendrement...ce baiser...lui aussi l'avait déstabilisée, elle ne s'attendait pas à ce qu'il l'embrasse devant tous le monde. Quelque part par là, c'était « officialiser » une relation entre eux. Ils s'étaient embrassé deux fois, sans parler plus de ce qu'il se passait entre eux. Les choses semblaient se dérouler d'elles mêmes. Tout en pensant, elle avait une très forte envie, encore, de lui sauter dessus.

Leur attention à tous fut attiré par l'organisatrice du mariage qui les invitait tous à se rendre à l'intérieur pour prendre place. Tout le monde commença à se déplacer vers l'entrée. Les quatre d'entre eux attendirent un peu que le flot de personnes se tarisse et se dirigèrent à leur tour vers la salle. William fut agréablement surpris de sentir la main d'Élisabeth se saisir de la sienne. Au moment d'entrer, William se sentit subitement tiré de côté vers un recoin à l'abri des regards. Il eut à peine le temps de se redresser que Lizzy l'embrassait à pleine bouche en le plaquant contre le mur. La tendresse du précédent baiser avait disparue. A l'abri des regards, Lizzy se laissa aller. Son baiser était plein d'urgence, elle avait besoin d'étancher sa soif des lèvres de Darcy.

William n'avait pas bougé, se laissant faire par cette femme panthère. Ses mains commencèrent à se saisir des hanches de Lizzy pour la presser contre lui. Il sentit à cet instant la prise d'Élisabeth se raffermir sur ses cheveux, tout en laissant échapper un langoureux soupir de plaisir. Élisabeth se recula tout doucement, laissant William suspendue à ses lèvres. Il était totalement hypnotisé. Elle posa doucement son front contre le sien, et ferma les yeux.

- Désolée...je suis une sauvage dit elle avec un léger sourire dans la voix.

- Je sais, articula-t-il difficilement.

Lizzy expira doucement.

- Je pense qu'on devrait y aller dit-elle sans vraiment avoir l'envie de bouger du confort des bras de William. Elle se recula et en lui jetant un regard elle se figea en constatant qu'il avait du rouge à lèvre tout autour de la bouche.

- Quoi ? Lui demanda-t-il en la voyant se mordre les lèvres pour ne pas rire.

- Tu as un peu de rouge à lèvres autour de la bouche déclara-t-elle.

Lizzy humidifia son pouce en le mettant dans sa bouche. Darcy suivait des yeux chacun de ses gestes. Sa bouche était sèche, et il avalait difficilement sa salive. Lizzy s'approcha de lui et enleva toutes traces à l'aide de son pouce. Un simple geste porteur de beaucoup de choses.

Elle sentait encore le désir au fond d'elle. Calme toi ma fille, ce n'est ni l'heure ni le moment. Darcy ne bougeait toujours pas.

- C'est bon toutes les traces de mon attaque ont disparues dit-elle avec le sourire.

- Merci, arriva-t-il à dire.

Ils se dirigèrent vers la salle du repas, chacun un grand sourire aux lèvres. Ils retrouvèrent Charles et Jane à leur table. Élisabeth était contente de retrouver Charlotte et son mari à ses côtés.

- Elisabeth, je te présente mon mari, William Colins.

- Enchantée lui dit-elle tout en lui tendant la main. Ce dernier s'en saisit pour lui répondre et la saluer.

- Enchanté également. J'ai cru comprendre par Charlotte que vous vous étiez trouvé une passion commune !

- En effet, peut-être qu'un jour dans le futur nous travaillerons ensemble ! Qui sait ! Et vous dans quoi travaillez-vous ?

- Je suis ingénieur en mécanique dans une petite entreprise qui développe de nouveaux procédés écologique de création ou captation d'énergie.

Darcy qui discutait avec Charles et Jane avait gardé une oreille sur la discussion qu'Élisabeth avait avec les deux autres personnes assises à leur table.

Voyant que William commençait à s'intéresser à leur conversation, elle le présenta au couple.

A la fin du repas, tous avaient sympathisé et échangé des cartes professionnels. La soirée se passait mieux que ne l'aurait espéré Lizzy.

- Alors Darcy, qu'est ce que ça fait de savoir que Lundi tu es un homme pratiquement « libre » ?

Lizzy fronça les sourcils ne comprenant pas pourquoi Charles disait cela à son voisin. Elle n'avait pas forcément était très réceptive aux conversations que Charles et Will avaient eu, absorbée par ses pensé semblait gêné, et répondit à Charles.

- Je ne sais pas, on verra Lundi ! Mais il me reste toujours Elben !

Jane ôta les mots de la bouche de Lizzy en demandant à Charles le sens de sa question.

- En fait Jane, Will vient de vendre toutes ses parts de l'empire Darcy, ainsi que celles de sa sœur.

Tout le monde se tourna vers William, étonné d'une telle information.

- Oh laissa échapper Lizzy. Mais pourquoi ? Lui demanda-t-elle.

William était un peu gêné, sachant qu'il l'avait fait pour que sa sœur et lui même soit tranquilles et puissent vivre leur vie comme ils l'entendaient, et sa rencontre avec Lizzy avait été un élément important dans cette décision.

- Et bien….je l'ai fait pour moi...j'avais envie de profiter de la vie, de ma sœur, et de ne plus passer d'innombrables heures avec/pour mon travail. J'y pensais depuis déjà plus d'un an et on s'est lancé.

- Et qu'est ce qui vous a poussé à vendre sans indiscrétions? Compte tenu que c'est une entreprise familiale il me semble,demanda William Colins. Ce doit être une décision difficile de ce point de vue là !

William rougit ne voulant pas même Lizzy dans l'embarras, ni révéler de cette manière les sentiments tendres qu'il nourrit pour elle.

- J'ai fait une rencontre qui m'a ouvert les yeux éluda-t-il. Cette personne m'a fait comprendre sans le savoir ce que j'attendais maintenant de la vie. En disant ces mots, il n'osa pas regardé Lizzy pour ne pas se trahir.

Lizzy avait les yeux dans le vague et n'avait pas remarqué le petit trouble dans l'attitude de Will. Elle pensait à ce que cela impliquait. Will n'avait plus d'obligations envers son travail, si ce n'est sa petite entreprise sur les énergies vertes. Alors quoi, allait-il lui réclamer plus de temps qu'elle ne pourrait lui donner ? De fil en aiguille, elle commença à se poser de nombreuses questions sur les répercutions de cette annonce sur ses attentes et ses attentes à lui et leur nouveau couple, si toutefois ils en étaient un. Il fallait vraiment qu'ils discutent, mais elle avait peur de cette conversation, peur qu'il ait des envies différentes des siennes.

- Et bien, je trouve que c'est une grande et bonne décision lança Jane. Quand je vois ce qui est arrivé à notre père, je me dis que tout peut arriver à n'importe quel moment ! Il faut profiter au maximum de la vie.

La discussion s'arrêta alors que l'organisatrice du mariage s'empara du micro pour demander aux mariés d'ouvrir la soirée par une danse. Lizzy sortie de son intense réflexion, et se tourna vers la piste de danse. William à sa droite, lui tournait légèrement le dos et observait la même scène que tout le monde.

Lizzy observa sa cousine et Adrian, ils semblaient vraiment prendre soin l'un de l'autre. Tant mieux pour eux pensa-t-elle. Elle en devenait presque envieuse et sans s'en rendre compte elle regardait furtivement vers William. Aucune femme dans la salle n'aurait été capable de penser que cette Elisabeth Bennet, sexy, sensuelle, intelligente, au look de femme fatale avait des doutes.

L'orchestre s'arrêta de jouer et tout le monde applaudie. La soirée était lancée. Lizzy se sentit soudain nerveuse, elle avait fait une promesse à Gemma il y a quelques années: si un jour elle se mariait, elle lui chanterait sa chanson préférée. Élisabeth n'avait pas oublié cette promesse. Elle avait convenu avec l'organisatrice au début de la soirée d'un moment pour chanter. Ses doutes avaient laissé place à un léger stress. Elle se pencha près de Will et lui murmura à l'oreille.

- Will, je dois m'absenter, je reviens dans quelques minutes. Elle lui fit un clin d'œil et s'éclipsa. Il suivit des yeux sa silhouette jusqu'à ce qu'elle disparaisse par une porte.

Elle alla rejoindre la scène pendant que l'attention était tourné vers le couple qui était encore sur la piste de danse.

Lizzy monta sur la scène et s'empara d'un micro. La voyant monter sur scène, les invités commencèrent à se taire pour écouter ce qu'elle avait à dire. Elle s'éclaircit la voix et s'adressa au couple.

- Gemma, j'ai une promesse à tenir. Il y a quelques années on avait convenu que lors de ton mariage je te chanterais ta chanson préférée. Ce jour est arrivée et il y a donc une promesse à honorer. Heureusement pour moi, j'en ai fait mon métier ! plaisanta-t-elle. Je vais essayer de ne pas trop saccager la chanson ! Lizzy encastra le micro sur son pied.

Dès qu'elle était montée sur scène, le stress qu'elle avait ressenti avait disparu. Tout le monde pouvait sentir son aisance sur scène. Elle alla s'asseoir au piano, et se sourit à elle-même en pensant à la chanson qu'elle allait interpréter : un succès du moment dont Gemma était folle, « Élisabeth Taylor » de Clare Maguire. La chanson évoquait quelque peu sa vie privée.

Elle fit son introduction au piano et dès les premières notes, elle aperçu Gemma avec un grand sourire aux lèvres. Elle commença à chanter d'une voix un peu plus grave qu'habituellement. Dès qu'elle ouvrit la bouche, l'attention de la salle lui était acquise. Will en avait des frissons, elle utilisait assez rarement les graves quand elle chantait. Et là, c'était juste envoûtant. Même sur ce genre de chanson elle était sensuelle dans sa performance. De toutes manières c'est simple se disait William, rien que le mouvement de ses lèvres est sensuel. Comment quelqu'un pourrait lui demander d'arrêter de chanter quand on la voyait ainsi se disait-il, tout en repensant à ce que Lizzy lui avait raconté sur sa relation avec Adrian.

Trois minutes plus tard, elle termina sa chanson avec la fin de la mélodie. Juste après la dernière note, les premiers applaudissements tardèrent, les invités étaient sous le charme envoûtant de sa voix et de son interprétation. Tout le monde applaudi et Gemma alla sur scène pour prendre dans ses bras Lizzy et la remercier.

- Merci Lizzy, c'est le plus beau cadeau que l'on puisse me faire !

- Une promesse est une promesse !

Elles descendirent toutes les deux de scène, et la musique fut lancée pour que tous le monde puissent danser.

Lizzy réussie à s'échapper et à retourner à sa table, où seul Darcy était assis. Il la regardait venir vers lui, statufié par sa vision.

En s'approchant, Lizzy remarqua qu'il avait les yeux brillants et légèrement humides. Elle s'installa et l'interrogea.

- Tout va bien Will ? Demanda-t-elle d'un ton légèrement inquiet.

- Oui. C'est...la chanson que j'ai trouvé très émouvante. Georgie aurait adoré ! Lizzy, c'était tout simplement magnifique ! Tout en lui parlant, William la fixait intensément dans les yeux.

- Merci répondit-elle tout en lui renvoyant son sourire.

Au même moment, une nouvelle chanson fut lancée par le DJ. Au son des premières notes, Will et Lizzy se sourirent de nouveau, au souvenir de cette fameuse soirée au bar à cocktail au CAP, qui s'était terminé par un baiser sulfureux.

- Une danse ? lui proposa-t-il

Lizzy acquiesça. Ils se levèrent et allèrent danser. L'un et l'autre avait un besoin charnel d'être en contact avec l'autre. Leur danse était très sensuelle, comme la première fois et à chaque fois qu'ils dansaient ensemble. Si certains dans la salle avaient des intentions envers l'un des deux, leurs espoirs venaient tout juste d'être douchés.

Jane dansait avec Charlie, et en voyant sa sœur ce soir, et depuis que Darcy était ici, était contente de la voir ainsi : heureuse. Elle se sourit à elle même en se disant que Lizzy n'en était peut-être pas encore consciente.

La soirée s'écoula entre des discussions entre les convives de leur table et quelques tours sur la piste de danse.

Darcy commençait à avoir du mal à garder les yeux ouverts. Le jetlag était bien présent. Lizzy s'aperçut qu'il se frottait souvent les yeux et qu'il tentait tant bien que mal de réprimer des bâillements.

- Tu es fatigué ? Lui dit-elle tout en posant sa main sur son bras.

- Juste un peu, mais ne t'inquiète pas tout va bien !

- Will...le regarda-t-elle en fronçant les sourcils.

- C'est bon, dit-il. Au même moment, une salsa était lancée dans les enceintes. Darcy prit la main d'Elisabeth et ne lui laissa pas le choix. Elle se laissa entraîner sur la piste de danse au son des maracas.

Il était vraiment, vraiment un excellent danseur. Ils prenaient tous les deux beaucoup de plaisir, et l'air entre eux se raréfiait. Lizzy riait à gorge déployée devant les facéties de William pendant la danse. A la fin de la musique, la chanson d'Ofenbach, « Be mine » était lancée. Une chanson très explicite quand aux pensées de chacun des deux. Si la salsa était une danse rapprochée pour un couple, on aurait pu dire que sur cette danse, il ne faisait plus qu'un. Leurs yeux ne se quittaient plus l'un de l'autre. Leur visage étaient proche, en fermant les yeux, Lizzy pouvait sentir l'odeur épicée du parfum de William. Sous ses doigts, elle sentait bouger sa musculature. Tout ses sens entraient en action. Son désir de lui montait de plus en plus.

De son côté, Darcy avait laissé sa fatigue de côté le temps de tenir cette magnifique femme dans ses bras. Elle était sensuelle, et une odeur de musc blanc s'échappait d'elle. Il adorait ça. Elle ferma les yeux à ce moment là, et pinça sa lèvre inférieure avec ses dents. Son cœur se mit à battre de plus en plus vite. Leurs visages si proches lui permit d'en détailler chaque pouce. Il la sentit se rapprocher et l'embrasser tout doucement. Elle glissa ses lèvres près de son oreille pour lui glisser quelques mots.

- On s'en va.

Elle se recula pour le voir, les pupilles dilatées, pleines de désir, lui répondre par l'affirmatif avec sa tête. Elle prit sa main et l'entraîna à sa suite. Elle fit un signe de la main à sa sœur pour lui signifier leur départ.

Elle le dirigea à l'étage et ils empruntèrent l'escalier central, qui se séparait en deux : un vers l'aile Ouest et l'autre vers l'aile Est. Leur pas ne s'entendaient pas sur la moquette épaisse rouge du couloir. Elle n'avait pas lâché sa main jusqu'à ce qu'ils arrivent devant la porte de la chambre.

Pendant ce court trajet, Will était complètement était dans un rêve. Elle fouilla dans son sac à main pour trouver sa clé magnétique, la trouva après avoir maudit le bazar dans son sac à main. Elle ouvrit la porte, fit quelques pas dans la chambre et s'arrêta pour se retourner n'entendant pas les pas de Will derrière elle. Elle le vit, les yeux complètement dans le vague. Il était dans ses pensées. Cela la fit rire intérieurement. Elle s'approcha et l'appela.

- Will ?

- Mmmm ? Répondit-il en sortant de sa rêverie.

Elle s'approcha de lui et le saisie par le col de sa veste et le tira vers l'intérieur de la chambres.

- Vous semblez bien fatigué Monsieur Darcy ? Dit-elle avec un sourire en coin.

- Le vouvoiement est-il de rigueur à l'intérieur de cette chambre ? Demanda-t-il sur le même ton.

Tout en disant cela, elle le tira de nouveau vers lui et l'embrassa fougueusement. Darcy la prit par la taille et commença à laisser ses mains naviguer sur son dos, ses hanches et redescendre sur ses fesses. Lizzy lui avait déjà retiré sa veste. Elle se sentait vorace, comme si elle n'allait pas pouvoir se rassasier de lui. Leurs baisers étaient intenses, Lizzy lui mordilla la lèvre inférieure. Will était extatique, Lizzy était une vraie tigresse. Dans un mouvement bien orchestré, elle lui avait déjà retiré sa chemise et commencé à déboutonner son pantalon. Elle s'arrêta d'un seul coup, le regarda intensément et se retourna pour lui présenter son dos. Elle écarta s chevelure et déclara :

- Après vous M. Darcy.

Will aperçut la fermeture éclaire de la robe qui descendait jusqu'au bas du dos. Il s'approcha doucement d'elle, souffla intérieurement à ce qu'il allait découvrir sous cette robe. Il saisit la fermeture et la descendit très lentement, pour ne rien manquer de la peau de Lizzy qui se présentait à lui.

De son côté, Elisabeth sentie toute la sensualité de la scène. Elle aimait qu'il prenne son temps. Elle sentait qu'il observait son dos se découvrir.

Tout en faisant descendre la fermeture éclaire, il laissa son index s'aventurer le long de sa colonne vertébrale, tout en suivant le mouvement de son autre main. Lizzy en eu la chaire de poule. Arrivé au bout de l'ouverture, il constata qu'elle n'avait pas de soutient gorge, ce qui lui fit accélérer les battements de son cœur. Il écarta légèrement la robe pour déposer un baiser sur la nuque d'Elisabeth. Ce geste la fit frissonner de nouveau. Elle se retourna lentement tout en maintenant sa robe avec ses deux mains. Elle laissa lentement glisser le haut de sa robe, qui finit par tomber brusquement par terre. Darcy était hypnotisé. Elle était d'une beauté à couper le souffle, son corps était très bien proportionné, ses seins étaient fermes et bien rond. Il ne lui resté plus qu'un shorty en dentelle, assortie avec sa robe.

Elisabeth combla l'espace entre eux et vint déposer un baiser sur les lèvres de William. Leur baiser s'intensifia, et Lizzy en profita pour lui retirer son pantalon.

Sa peau était chaude, et pouvoir poser les mains sur son corps et notamment son torse était un délice. Mais ce qu'elle préférait par dessus tout, pouvoir passer ses mains dans sa chevelure dense et bouclées. Les caresses et les gestes commençaient à s'intensifier, et dans le mouvement Will se cogna dos mur avec Lizzy dans ses bras et sa tête heurta quelque chose de dur. Il lâcha un son de mécontentement léger à travers la bouche de Lizzy, qui se retira de suite.

- ça va Will ? Dit-elle en riant.

- Je pense, dit-il le sourire aux lèvres en portant la main à sa tête. En la retirant il constata qu'il y avait du sang.

- Tu t'es coupé ? lui dit Lizzy en voyant les marques de sang sur sa tête.

Elle le retourna et regarda sa tête

- Tu t'es fait une petite entaille au cuir chevelu, lui dit-elle.

- Quoi ? Comment en se cognant si peu fort on peut se faire ça ?!

- Le cuir chevelu c'est fragile ! Il faut qu'on désinfecte ça !

- Quoi ? La maintenant ?

- Oui maintenant, ce serait dommage que ça s'infecte ! Tu n'as pas besoin de points, l'entaille est toute petite, mais ça pisse le sang un peu. Bouge pas, j'ai une trousse de premiers soins dans mes affaires.

- Tu as ça sur toi ?

- Oui dit-elle en déballant ses affaires, quand tu te retrouves dans une situation d'urgence et que tu n'as rien sur toi, tu te sens désemparée. Alors qu'avoir un peu de matériel sur toi, ça rassure.

- Ok

- Allonge toi sur le ventre, je vais te soigner ça.

Darcy obtempéra. Il s'allongea en boxer sur le lit attendant que Lizzy le soigne. Elle prépara son petit matériel, monta sur le lit et enjamba Darcy pour pouvoir atteindre l'arrière de sa tête. En voyant sa position, Lizzy se dit qu'elle aurait jamais pensé jouer à l'infirmière coquine avec Darcy, vu sa tenue.

Elle appliqua du désinfectant sur la petite plaie.

- Tout va bien Will ?

Elle n'obtint pas de réponse.

- Will ? Elle eu peur tout à coup qu'il se soit évanoui. Elle changea de place pour voir ce qu'il en était et se mit à rire tout bas en constatant qu'il s'était endormi. Un léger ronflement se faisait entendre.

- Et bien, tu devais vraiment être fatigué pour t'endormir si vite dit-elle à voix basse...Elle en riait, mais au fond d'elle-même, elle était un peu frustrée. Ce n'est que partie remise mon beau. Elle lui retira ses chaussettes, et le mit sous la couette en essayant de ne pas le réveiller. Elle alla dans la salle de bain prendre une douche pour se rafraîchir, se sécha et s'empara d'un t-shirt. En revenant près du lit, elle détailla l'homme allongé dans le lit. Il semblait détendu, comme un bébé en plein sommeil. Ses pensées commencèrent à vagabonder vers les souvenirs qu'ils avaient en commun de son voyage en Afrique du Sud. Beaucoup de bonnes choses. Elle secoua la tête pour revenir à la réalité et décida de se coucher. Avoir cet homme magnifique à ses côtés et ne pas en profiter, quel dommage ! Elle se glissa de l'autre côté du lit et se mit face à lui. Elle l'observa et s'endormit.