Voici la traduction du dernier chapitre de la fanfiction de l'auteur anglophone Roving Otter ^^ (je préfère le rappeler à chaque chapitre)
Bonne lecture!


Note de l'auteur: Chapitre avec du contenu à caractère sexuel.


Gai retourna à son appartement, se doucha et enfila une combinaison propre. Il s'assit à la table de la cuisine et tapota la table du doigt pendant qu'il patientait, l'estomac noué.

Il avait songé à faire quelque chose de spécial – un dîné élaboré, des fleurs ou des bougies – mais finalement, il décida que faire quoi que ce soit de trop tape-à-l'œil rendrait juste la situation plus embarrassante. Alors il patientait. Au bout de quelques minutes, il se leva et fit les cent pas.

Il ne s'était pas attendu à être aussi nerveux. Non, pensa-il. Pas nerveux. Effrayé. Mais de quoi?

Il ferma les yeux, explorant son propre cœur. La peur qu'il puisse faire du mal à Lee d'une certaine manière planait dans son esprit, mais derrière, se cachait une autre peur, plus obscure et inattendue: que Lee puisse lui faire du mal.

Il se souvenait encore de cette nuit – la confusion, l'humiliation, l'impression que quelque chose de précieux et irremplaçable avait été à jamais détruit, piétinée sans vergogne par un homme qu'il connaissait à peine, un homme qui aurait sûrement oublié son nom dans une semaine.

Des petits coups frappés à la porte le sortirent de ses pensées, et il sursauta. Lentement, il alla vers la porte et l'ouvrit sur Lee, rougissant et haletant, comme s'il avait couru.

-Gai-sensei, est-ce que je peux entrer?

Gai hocha la tête. Il fit un pas sur le côté, laissant Lee entrer, puis ferma la porte. Son cœur tambourinait contre ses côtés, et sa bouche était sèche. Il essuya ses mains moites sur sa combinaison.

-Tu es prêt?

Lee acquiesça.

-Est-ce que nous devrions juste.. commencer? Je ne sais pas comment ça se passe d'habitude.
-Je ne pense pas qu'il y ait de règle.

Il hésita, puis leva les bras et serra Lee contre lui un moment. Il sentait son cœur battre contre ses côtes comme s'il donnait des coups de poings, et il savait que Lee le sentait aussi.

Lee glissa ses bras autour de la taille de Gai et se lova contre lui.

-Tu trembles, murmura Gai.

Il fit courir ses doigts dans ces cheveux noirs et brillants et caressa la nuque de Lee. La peau était douce et chaude, comme du velours vivant.

-Dis-moi comment tu te sens en ce moment.
-Je suis excité. Et heureux. Et.. peut-être un peu nerveux. Mais je n'ai pas peur, pas vraiment. Parce que je vous fais confiance.

Il regarda les yeux de Lee – ces yeux chauds, honnêtes, doux et sombres.

-Sensei?
-Tu es magnifique, chuchota Gai. Tu le sais, pas vrai?

Lee rougit.

-Vous le pensez vraiment?

Il hocha la tête. Son pouce traça la courbe de sa lèvre inférieure.

-Absolument.
-Vous ne trouvez pas que j'ai.. l'air bizarre?
-Qui t'a donné cette idée? Tu es parfait.

Ses mains lissèrent le dos de la combinaison de Lee et se posèrent sur ses hanches minces. Il déglutit, son cœur pulsant dans sa gorge, et posa son front contre celui de Lee.

-J'ai passé les trois dernière années à mourir d'envie de te toucher comme ça.
-J'ai rêvé de vous pendant presque le double, dit Lee en effleurant ses lèvres des siennes.

Les mains de Gai remontèrent jusqu'à ses épaules, puis redescendirent, dessinant les contours de son corps mince et musclé dans sa combinaison en coton fin.

-Je veux que tu saches, chuchota Gai, qu'on peut arrêter à n'importe quel moment si tu en as envie. Si quoi que ce soit te met mal à l'aise, ou si ça va trop vite, dis-le moi.

Lee acquiesça d'un léger mouvement de tête. Il s'humecta les lèvres.

-Est-ce que nous allons dans la chambre?

Le souffle de Gai s'accéléra, et il hocha la tête. C'était difficile pour lui de croire que ce n'était pas un magnifique rêve.

Ils entrèrent dans la chambre et fermèrent la porte. Gai posa une main sur la veste de Lee.

-Est-ce que je peux l'enlever?

Lee lui chuchota à l'affirmative. Gai ouvrit sa veste, la lui retira et la laissa tomber au sol près du lit. Sa main plana au-dessus du torse de Lee et se posa sur son cœur. Il le sentait battre fort et rapidement contre sa paume.

Des lèvres chaudes vinrent effleurer sa mâchoire. Gai ferma les yeux. Il se sentait trembler.

-Sensei? chuchota Lee, ses lèvres se mouvant près de son oreille. Est-ce que tout va bien?
-O–oui, c'est juste que.. je ne sais pas vraiment comment faire. Je ne veux pas te faire de mal.
-Et si vous vous allongiez?

Gai hésita, puis obéit. Il s'étendit sur le dos, plus que conscient que sa combinaison moulante accentuait la réaction de son corps à Lee. Des mains chaudes lui retirèrent doucement le tissu jusqu'à ce qu'il soit torse nu. Une carte routière de cicatrices recouvrait sa peau, vestiges d'innombrables batailles. Il baissa les yeux sur elles, embarrassé. Depuis toutes les années qu'il connaissait Lee, il ne lui avait jamais montré autant son corps.

-Je suis désolé.
-Pour quoi?
-Les cicatrices.
-J'en ai aussi, vous savez. Ça ne me dérange pas.

Il embrassa une cicatrice un peu effacée sur son torse. Le bout de doigts calleux effleurèrent un petit téton sombre, qui se durcit.

-Lee.. Je.. déglutit-il.
-Chhhut. Détendez-vous.

Gai cilla, surpris. Il avait supposé que lorsqu'ils le feraient, il mènerait les choses. Dans tout ce qu'ils avaient fait ensemble, Lee avait attendu qu'il le guide. Il n'avait eu aucune raison de croire que ça serait différent cette fois-ci.

-Lee?
-Je veux vous faire plaisir. Vous voulez bien me laisser faire?

Gai trembla lorsque ces doigts – endurcis par d'interminables heures d'entraînement, et pourtant infiniment doux – descendirent plus bas, vers son ventre. Les muscles de son abdomen se contractèrent lorsque Lee traça les motifs de sa peau, puis abaissèrent un peu plus la combinaison, dévoilant tout. Submergé, Gai ferma les yeux.. puis hoqueta en sentant le velours de la langue chaude et humide. Il commença à se redresser, mais Lee le repoussa gentiment en arrière.

-Détendez-vous.
-Tu es sûr? Je veux dire.. Je me sens tellement égoïste, à être allongé pendant que tu..

Lee le fit taire d'un doux baiser.

-J'ai rêvé de faire ça plus de fois que vous ne pourriez jamais le croire. Laissez-moi vous donner du plaisir. Laissez-moi vous aimer. S'il vous plaît.

Gai hocha la tête, le souffle coupé.

Ces mains fortes et attentionnées lui écartèrent un peu plus les cuisses, et la tête aux cheveux sombres de Lee se baissa.

Gai cherchait de l'air. Ce que Lee faisait était – intense. Il n'avait jamais rien expérimenté de tel. Il gémit doucement, les doigts agrippant les draps.

-Lee.. oh Seigneur, c'est.. oh Lee..

Il ferma à nouveau les yeux, en luttant pour de pas crier.

Puis, bien trop tôt, ce fut fini. Il resta allongé, hébété et trempé de sueur, son torse de soulevant au rythme de sa respiration. Il avait l'impression de flotter.

Lee s'étendit à côté de lui et posa sa tête sur l'épaule de Gai.

-Est-ce que c'était bon?
-Seigneur, Lee, c'était.. où as-tu appris à faire ça?
-Kakashi m'a prêté quelques-uns de ses livres, dit-il en rougissant. Il y avait beaucoup de.. description. Ça veut dire que je l'ai bien fait?

Gai prit Lee dans ses bras et le serra contre lui.

-C'était incroyable. Si j'avais su que ça pouvait être comme ça..

Il s'interrompit, et ses bras se resserrèrent autour de ce corps fin et ferme. Lee avait toujours sa combinaison, mais Gai sentait quelque chose de dur contre sa cuisse. Il hésita, puis descendit une main jusqu'à cette bosse. Il l'effleura des doigts, et Lee laissa échapper un petit hoquet.

-Tu veux? chuchota Gai.
-Oui.

Gai frotta doucement, provoquant un doux gémissement de Lee. Lentement, il baissa la combinaison de Lee et fit courir ses mains sur la peau nue et douce. Si beau.. Son pouce trouva un téton durci, et fit doucement des petits cercles autour. Il embrassa un téton, puis l'autre. La tête de Lee partit en arrière, exposant sa gorge ; Gai voyait le rythme effréné de son pouls sous cette peau lisse. Il déposa une nuée de baisers sur le cou de Lee tandis que sa main glissa sur une cuisse svelte et tannée.

-Mon Lee, chuchota-il.

Ses doigts effleurèrent la chair dure et brûlante, et Lee lissa échapper un petit hoquet. Gai hésita.

-Tu veux que je continue?
-Oui!

Encouragé, il continua.

Il n'avait jamais fait quelque chose comme ça à quiconque, mais ce n'était pas si différent que de le faire à soi-même. Il regarda le visage de Lee, rouge et transpirant, les lèvres entrouvertes alors qu'il haletait doucement. Il écouta les doux sons avides qui s'échappaient de la bouche de Lee.

-Sensei, chuchota Lee. Je..

Il cria, les yeux révulsés.

Un peu plus tard, Lee appuya son visage contre l'épaule de Gai, le souffle court.

-Gai-sensei.. dit-il en se lovant tout contre lui. Merci..

Gai le serra fort contre lui et enfouit son visage dans le creux de l'épaule de Lee. Il frotta sa joue contre cette peau douce et chaude, respira le parfum de sa transpiration.

-Je t'aime, murmura-il. Plus que tout.

Il prit le visage de Lee d'une main.

-Mon cher, cher Rock Lee.

Lee laissa échapper un petit soupir de bonheur. Somnolant, les yeux mi-clos se levèrent vers lui tandis que Lee se blottissait tout contre Gai en serrant le bras de Gai contre lui.

-Je vous aime aussi.

Gai regarda les paupières de Lee se fermer. Il ne s'était jamais senti aussi plein de chaleur, aussi satisfait, aussi en sécurité. La personne la plus chère à ses yeux était ici avec lui, si propre qu'il sentait le doux rythme de sa respiration, les battements réguliers de son cœur. S'il pouvait choisir son propre paradis, ça serait ça – ce moment, allongé ici avec Lee, à regarder son beau visage.

Il écouta la respiration de Lee ralentir tandis qu'il s'endormait, regarda ses yeux faire des petits mouvements rapides et saccadés sous ses paupières tandis qu'il rêvait. Ses propres paupières étaient lourdes, et l'épuisement lui embrumait l'esprit comme un brouillard chaud. Pendant un moment, il résista, ne voulant pas que ce moment se termine – mais finalement, il succomba et plongea dans un sommeil, un sommeil paisible.


Lorsque Gai se réveilla, il avait le bras engourdi. Il essaya de se redresser, mais quelque chose l'en empêchait. Il cligna des yeux, tourna la tête et vit Lee endormi à côté de lui, serrant toujours son bras contre lui. Cette vision lui envoya une décharge de stupeur dans le corps, et les souvenirs de la nuit dernière lui revinrent en tête. Il délgutit.

J'ai couché avec mon élève.

J'ai couché avec Rock Lee.

Le cœur de Gai battait fort. Qu'avait-il fait? Il essaya, précautionneusement de retirer son bras de Lee, mais Lee resserra sa prise et émit un petit son de protestation dans son sommeil. Gai soupira et se rallongea. Au bout d'un moment, il passa ses bras autour de son élève endormi et serra Lee contre son torse. D'une certaine manière, avoir Lee dans ses bras aidait à calmer son anxiété.

Lee battit des paupières, levant vers lui des yeux embrumés.

-Gai-sensei, chuchota-il en souriant. Alors ce n'était pas un rêve. Vous êtes réellement là.
-Oui, Lee.

Il soupira et ferma les yeux, toujours en souriant.

-J'ai toujours voulu me réveiller comme ça, murmura-il. En sécurité dans vos bras.

Gai sentit son cœur fondre, comme ses derniers doutes. Peu importe ce que réservait l'avenir, ce sentiment en valait la peine.

Il serra Lee plus fort.


Tsunade avait les doigts croisés et regardait Gai par-dessus son bureau.

-Je vais aller droit au but, dit-elle. Je vous ai fait venir ici aujourd'hui parce qu'une rumeur circule dans Konoha.

Gai se tendit.

-Quelle sorte de rumeur?
-Certaines personnes disent que vous êtes impliqué dans une relation sexuelle avec un de vos anciens élèves. Normalement, vous n'auriez pas été obligé de faire état de ce genre de choses. Les relations personnelles sont des relations personnelles, et tant qu'il ne se passe rien d'illégal et que ça ne met pas en danger la sécurité du village, ça ne me regarde absolument pas. Néanmoins, certaines personnes en font tout une histoire, et je leur ai dit que j'allais me pencher là-dessus. Donc – ces rumeurs sont-elles fondées?

Gai serra lentement les poings.

Il pouvait mentir, supposa-il – lui dire qu'il ne s'était rien passé, que ces rumeurs étaient juste des rumeurs – et que personne ne pourrait prouver le contraire. Il ne savait même pas comment une telle rumeur avait pu commencer à se répandre. Il était certain que Kakashi n'aurait pas laissé échapper son secret. Est-ce que quelqu'un l'avait vu avec Lee? Peut-être. Ils n'étaient pas toujours aussi prudents qu'ils devraient l'être.

Mais de toute façon, ça n'avait aucune importance. Même s'il pouvait le nier, il ne le ferait pas, parce que Gai était surtout et avant tout un ninja, et Tsunade était son Hokage. Trahir sa confiance signifiait trahir tout ce pourquoi il se battait.

-Lee et moi.. avons débuté une relation.

Tsunade cilla. Sa bouche s'ouvrit, puis se ferma.

-Et bien, finit-elle par dire. Je dois avouer que je ne pensais pas que les rumeurs étaient fondées.

Il ne dit rien, étudiant son expression.

-Vous n'approuvez pas?
-Si vous voulez mon avis.. dit-elle en haussant les épaules. En général, je ne pense pas que les relations entre les élèves et les professeurs soient une bonne idée. Même s'ils sont tous deux adultes, tout le côté "élève et professeur" ne s'efface jamais complètement. Il y a un déséquilibre de pouvoir, et ça peut être dangereux.

Gai baissa les yeux, la poitrine douloureusement serrée.

-Je ne peux pas vous donner tort. Je me suis moi-même torturé avec ces mêmes pensées nuit après nuit. Pendant des années, je pensais que j'étais un monstre dépravé. Une part de moi se sent toujours comme ça. Mais Lee a fait de son mieux pour me convaincre que je me trompais là-dessus.

Elle resta silencieuse un moment.

-Vous l'aimez?
-Plus que ma vie, dit-il doucement. C'est lui que je veux, lui et personne d'autre. Et il m'a dit qu'il ressentait la même chose, qu'il ressentait ça depuis des années. Quand nous avons essayé de nier ces sentiments, ça nous a fait du mal à tous les deux. Je ne peux plus continuer à nier. Mais je sais que vous avez raison – Je sais que c'est dangereux. Je suis terrifié à l'idée de lui faire du mal. Je–

Tsunade leva une main et il se tut.

-Je vous bien que vous y avez longuement réfléchi. Et Lee est un homme, maintenant. Ce n'est ni ma vie, ni ma décision. Vous devez tous deux faire ce que vous croyez être le mieux.

Gai prit une profonde inspiration, et acquiesça.

-Vous dites que les gens en font toute une histoire. Qui?
-Des parents, pour la plupart, qui s'inquiètent que vous enseigniez à leurs enfants. Ils ont fait des messes basses entre eux, en spéculant sur le fait que votre relation avec Lee dure depuis des années, et maintenant ils pensent que vous allez séduire les jeunes Genin impressionnables. Ils pensent que c'est dangereux.

Les épaules de Gai se raidirent.

-Ce n'est pas du tout comme ça! Nous nous sommes rapprochés intimement il y a seulement quelques semaines! Je n'aurais jamais.. Je ne suis pas..

Il s'interrompit et prit une grande inspiration, essayant de se calmer.

-Ce qui s'est passé avec Lee – je ne m'y attendais pas, je ne l'avais pas planifié. Je n'ai jamais essayé de le séduire. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour faire disparaître les sentiments pour lui – vous le savez mieux que quiconque – mais ensuite il a atteint la majorité et j'ai appris ce qu'il ressentait pour moi, je..
-Je le sais, Gai. Je ne pense pas que vous représentiez un danger pour quiconque. Mais ça ne sera pas facile de convaincre les parents inquiets, dit-elle avec un air sombre. Il ne suffit que de quelques rumeurs pour que les gens prennent les armes, s'il s'agit d'un problème délicat. Ils sont déjà en train de demander que vous démissionnez de votre poste de professeur.

Gai la dévisagea. Il avait l'impression qu'on l'avait frappé dans le ventre.

-Ça veut dire que je ne serai plus autorisé à avoir des élèves en charge? Pour toujours?
-Malheureusement oui. Bien entendu, je ne vous force à rien. Si Lee était bel et bien un adulte quand vous avez débuté votre relation avec lui, vous n'avez commis aucun crime. Ça ne tient qu'à vous. Mais je préfère vous prévenir que si vous ne démissionnez pas, vous devrez gérer un tas de gens en colère.

La poitrine de Gai se serra, et des larmes lui picotèrent le coin de yeux. Il pouvait se battre pour garder son poste, mais ensuite? Le mot circulerait, les rumeurs se déformeraient et grandiraient jusqu'à ce que plus personne n'accorde d'importance à la vérité, pour qu'ensuite chaque personne à Konoha vienne exiger sa démission.

-Vous savez, même si vous arrêtez d'enseigner, vous serez toujours un shinobi. Vous pourrez toujours aller en mission.
-Oui, c'est vrai, dit-il avec un sourire forcé. J'aime enseigner. Mais j'imagine qu'avec tout ça, je ne peux pas espérer continuer.
-Je suis désolée pour ça, dit-elle doucement.
-Merci, Tsunade-sama. Je vous laisse à vos obligations.

Il fit demi-tour.

-Gai..

Il se stoppa, regardant par-dessus son épaule.

-Je vous dirai seulement ceci. L'amour n'est pas toujours bien. Il peut vous faire faire des choses idiotes – même des choses terribles. J'ai presque faire la pire erreur de ma vie à cause de mon amour pour deux personnes.

Sa mâchoire se crispa, et il se détourna.

-Je comprends, Tsunade-sama. Je comprends bien.
-Je n'ai pas fini, dit-elle. Même si l'amour nous égare parfois, il reste la chose la plus précieuse que nous avons. Ne le laissez pas vous aveugler, mais n'en ayez jamais honte. Ça vous rend humain. Et si parfois, nous aimons celui que nous ne sommes pas censé aimer – ou que nous l'aimons d'une manière dont nous ne sommes pas censés l'aimer – et bien, ça aussi, c'est humain.

Elle s'interrompit.

-Vous n'êtes pas un monstre, Gai. Vous êtes un homme bien, et un shinobi respectable. Et vous l'aimez vraiment – n'importe quel idiot s'en rendrait compte. Peu importe ce que pourraient dire les autres, vous n'avez pas perdu mon respect.

Gai cilla pour chasser ses larmes de gratitude et inclina la tête.

-Merci, Tsunade-sama.

Elle hocha la tête.

-Prenez soin de vous.


-Gai-sensei?
-Oui, Lee?

Ils étaient allongés sous les draps dans la chambre de Gai, dans les bras l'un de l'autre.

-Est-ce que tout va bien? Vous avez l'air préoccupé.

Il hésita. Il ne pouvait pas se résoudra à répéter à Lee ce que Tsunade lui avait dit. Pas maintenant.

-Je me demande juste comment les autres vont réagir quand ils le découvriront. C'est tout.
-Qui est déjà au courant?
-Et bien euh.. Kakashi et Tsunade-sama.
-Et Sakura-san, ajouta Lee.
-Sakura le sait?
-Oui. Je lui ai dit. J'espère que ça ne vous dérange pas.
-Bien sûr que non.

Il se demanda un instant. Sakura était connue pour ne pas savoir garder un secret. Pas qu'elle trahisse délibérément la confiance de qui que ce soit ; simplement elle ne savait pas mentir.

-Mais pourquoi elle?
-Et bien, c'est mon amie. Nous sommes devenus beaucoup plus proches quand j'ai arrêté de vouloir gagner son cœur. Quand vous n'êtes pas là, c'est celle avec qui je parle le plus. Quand vous m'avez dit ce que vous éprouviez réellement pour moi, j'étais tellement excité, je voulais le dire à quelqu'un. Je lui ai avoué que j'étais amoureux de vous depuis un long moment – Je ne l'avais jamais vraiment dit à personne, à part vous.
-Et qu'est-ce qu'elle a dit?

Il sourit d'un air penaud.

-Elle a dit qu'elle le savait depuis des années. Elle savait avant moi que j'étais amoureux de vous. Je n'avais pas réalisé que ça se voyait tellement. Mais elle était contente pour moi.
-C'est une bonne chose.

Il passa sa main dans les cheveux de Lee.

-Je me demande qui d'autre est au courant. Je pense que Neji l'a sûrement compris depuis le temps. Peu de choses échappent à son Byakugan. Peut-être aussi Tenten.. mais je ne pense pas que Naruto-kun sache. Je me demande ce qu'il en penserait. De toute façon, pourquoi est-ce que vous vous inquiétez de l'opinion des autres? Vous avez toujours suivi votre cœur.
-Ce n'est pas pour moi que je m'inquiète. Peu importe ce que je me prends dans la figure, je peux l'endurer. Mais je ne veux pas que tu souffres à cause de moi.
-Vous n'avez pas à vous inquiéter pour ça, dit Lee en se lovant conte lui. Tant que je suis avec vous, je serai heureux.

Gai le serra contre lui. Il savait que ce n'était pas si simple. Les autres les jugeraient pour ça, et Lee avait toujours été sensible à l'opinion des autres. Même s'il n'avait jamais laissé ces opinions l'arrêter, Gai savait à quel point ça le blessait qu'on se moque de lui et qu'on le rejette comme s'il était une erreur. Il s'était battu depuis longtemps et avec force pour gagner le respect des autres. S'il le perdait..

-Vous froncez les sourcils, dit Lee en levant le bras pour toucher sa bouche. À quoi est-ce que vous pensez?

Gai hésita.

-Je ne veux pas gâcher le moment.
-S'il vous plaît, dites-moi.

Il soupira. J'ai parlé avec Tsunade-sama un peu plus tôt. Apparemment, il y a déjà des rumeurs qui circulent sur nous. Certaines personnes veulent que j'arrête d'enseigner.
-Quoi?! fit Lee en se redressant, les yeux écarquillés. Mais pourquoi?
Parce qu'ils pensent que je t'ai séduit. Ils pensent que je suis un prédateur.
Mais c'est faux! dit-il en serrant les poings. Je ne les laisserai pas vous faire ça! J–je vais aller voir tous ces gens et je leur dirai la vérité. Je vais–
-Lee, tout va bien. Je vais démissionner.
-Mais pourquoi? Vous n'avez rien fait de mal!
-Je ne peux pas le leur prouver. Je ne peux même pas leur en vouloir. J'imagine comme cette situation doit avoir l'air malsaine pour quelqu'un d'extérieur. Essayer de me battre contre eux ne changera rien à ce qu'ils pensent.
Je ne peux pas croire ce que je vous entends dire! Vous êtes celui qu'il m'a toujours dit que je devais me battre contre le mensonge et l'injustice à chaque fois que j'en voyais. Et maintenant, on vous accuse de quelque chose de faux, et vous allez juste abandonner?
-Ce n'est pas.. vraiment la même chose, Lee, dit-il en baissant les yeux sur la couverture. Ces gens sont juste inquiets pour leurs enfants. Ils–
-Vous cherchez des excuses. Si vous abandonnez sans vous battre, vous leur donnerez raison à votre sujet – qu'il y a quelque chose de mal et de sale à propos de notre amour. Rien ne pourrait s'éloigner plus que ça de la vérité.

Lee posa une main sur la sienne.

-Si vous ne battez pas contre eux, alors je le ferai.
-Lee.. Je ne vous laisserai pas sacrifier quelque chose que vous aimez pour moi.
-Ce n'est pas de ta faute. Je ne veux pas que tu sois mêlé à ça.
-Mais je le suis déjà. Ça me fait mal de savoir que les gens ont une mauvaise opinion de vous à cause de moi. Je ne peux pas me contenter de l'ignorer.

La main de Lee se resserra sur la sienne.

-Dites-leur la vérité, Gai-sensei. Je n'ai pas honte de notre amour, et je ne ferai pas comme si c'était le cas. Je serai à vos côtés, je vous tiendrai la main, et je déclarerai mon amour pour vous devant le village tout entier, si ça ne tient qu'à ça.

Il regarda les yeux sombres de Lee – des yeux qui brûlaient d'une détermination féroce et solennelle. C'était le même regard qui l'avait amené vers Lee il y avait si longtemps. Gai prit une profonde inspiration.

-Tu as raison, Lee. Je ne cèderai pas. Je retournerai voir Tsunade-sama plus tard dans la journée. Je lui dirai que je souhaite garder mon poste de professeur.
-Gai-sensei!

Lee se jeta sur lui, les bras grands ouverts, et le serra fort contre lui.

Gai lui frotta le dos. Le bout de ses doigts parcourut les bosses et les stries familières des cicatrices de Lee. Elles brouillaient la perfection de sa peau, mais elles faisaient partie de lui. Elles racontaient l'histoire de sa vie, et pour ça, Gai les aimait, comme il aimait chaque chose chez son élève – sa raison, sa vie, son Lee.

-Tu es un vrai trésor, chuchota-il. Ton cœur est si pur. Et tu es tellement fort. Plus fort que je ne le suis
-Je vous dois tout ce que je suis, répondit Lee. Je n'aurais jamais survécu sans votre amour et vos conseils. Dites que vous serez toujours avec moi, Sensei.
-Je serai toujours avec toi, Lee.

C'était une promesse qu'il pourrait respecter – parce que même si la mort lui arrachait Lee, Gai le suivrait dans l'autre monde sans la moindre hésitation. C'était le lien qui les unissait, et il ne se briserai jamais.

Fin


Et voilà! J'espère que vous avez apprécié cette traduction! Je vous encourage à aller marquer un petit mot sous la version anglaise de l'auteur, même si vous ne parlez pas anglais, juste un "I like it" ou "I love it" sera apprécié je pense ^^

Si vous voulez continuer à lire cette série de fictions dans l'ordre chronologique, la suivante s'appelle "Une Teinte de Vert Plus Sombre"!