C'est la liberté, le retour à la vie ! Bref, vous l'aurez compris, j'ai fini mon TPE xD Après de longues heures de travail (parce que ouais, contrairement aux bacs blancs, ça, ça s'improvise pas...), je peux enfin me remettre à mes fictions !

J'en profite donc pour poster, parce que je suis trop happy ! Bon, maintenant je m'en vais regarder le dernier épisode de Shadowhunters, donc je vous laisse ici, et vous souhaite une bonne lecture !


_ Ah… soupira Sonya en étendant les jambes sur les cuisses de son frère et de son petit ami, affalée sur les genoux de Thomas.

_ Ça va, la rouquine, t'es bien ? se moqua ce dernier.

_ Je t'emmerde, tocard. Pour une fois que j'ai une position un minimum confortable, c'est pas toi qui réussira à me gâcher la journée.

_ On fait une pause dans une demi-heure, prévint Teresa. Un quart d'heure de pause, Thomas et Newt, vous achetez à manger, Gally tu t'occuperas de l'essence, moi je vais vérifier où on est sur l'itinéraire. Sonya, tu m'accompagneras, il faut qu'on s'entende pour trouver un endroit où dormir cette nuit.

_ Et moi ? Moi on m'a rien donné à faire ! signala Minho d'une voix plaintive.

_ Toi, tu dors dans la voiture, répliqua Teresa.

_ Alors, au fait, murmura Thomas à l'oreille de Sonya, laissant Minho et Teresa se disputer. L'opération dépucelage, ça s'est passé comment, cette nuit ?

_ Tu parles, maugréa la rousse. On s'est allongé, je portais juste un vieux t-shirt de Newt et une culotte, et je l'ai embrassé plusieurs fois, mais il a passé son temps à me regarder avec des yeux écarquillés, comme si je le terrifiais. Je crois que c'est le cas… Peut-être qu'il a pas envie de moi, tout simplement.

Et, sous le regard ébahi de Thomas, Sonya fondit soudain en larmes dans ses bras. Toute conversation s'arrêta dans la voiture, alors que tous les regards se tournaient vers Thomas et Sonya, la rousse sanglotant contre le torse de l'adolescent.

_ M-mais non, Sonya, je suis sûr que non, répondit Thomas, paniqué. C'est bon, ça va, c'est rien…

_ Qu'est-ce que tu lui as dit, encore ? grommela Teresa en fusillant son frère du regard.

_ Mais rien ! Absolument rien ! C'est elle qui pleure parce que Minho refuse de la baiser ! J'y suis pour rien !

_ Quoi ?! s'étouffa Newt. Elle pleure pour quoi ?!

_ Parce qu'elle pense que Minho la trouve pas jolie, clarifia Thomas. Enfin, pas baisable. Et que du coup, il l'a pas touché de toute la nuit.

_ J'ai du me taper ce gros balourd toute la nuit alors qu'il ne s'est rien passé ?! s'insurgea Teresa.

_ Le gros balourd, c'est moi ?! Mais pourquoi ?! J'ai même rien tenté cette nuit ! protesta Gally.

_ Comment t'es au courant de ma vie sexuelle ?! intervint Minho.

_ Je suis surtout au courant de son absence, se moqua Thomas en serrant Sonya dans ses bras. C'est bon, puce, c'est bon… C'est juste que Minho est un abruti… Je te dépucelle quand tu veux, d'accord ?

_ Thomas ! s'exclamèrent Teresa, Newt et Minho en même temps.

_ Ouais bah écoutez, je cherche des solutions ! se défendit l'intéressé.

_ Bah cherche des solutions viables, tocard !

_ Ok, très bien, alors si on disait que Minho s'enverra en l'air avec Sonya ce soir, histoire de lui prouver que, oui, elle est sexy et que oui, il la trouve belle et il est toujours amoureux d'elle ?!

_ Je vais pas baiser sur commande, quand même !

_ Ta petite copine a envie de toi ! rétorqua Thomas. Je veux dire, si Newt me proposait de m'envoyer en…

Il s'interrompit, épouvanté à l'idée de ce qu'il avait failli dire, et reprit rapidement en espérant que personne ne le remarquerait :

_ Si j'avais une copine, je m'arrangerais pour la satisfaire, mec, et sinon je ne m'étonnerais pas qu'elle aille voir chez les autres !

Il croisa le regard de Sonya, qui fronçait les sourcils, des larmes coulant toujours sur ses joues. Bordel, elle avait remarqué son presque lapsus. Les autres étaient toujours trop occupés à se disputer pour s'en apercevoir, mais la plus chieuse des chieuses l'avait remarqué.

Elle ouvrit la bouche, et il souffla :

_ Tais-toi. Tu baiseras avec Minho, je te le jure, mais tais-toi, Sonya.

En reniflant un peu, elle se colla à nouveau contre lui, et il la serra dans ses bras. Il fallut un bon quart d'heure pour que tout le monde se calme. Minho tenta de parler à Sonya qui, un peu honteuse, cachait son visage dans le t-shirt de Thomas comme une enfant.

_ Bon… lâcha lentement Teresa. Je suggère que vous ayez une conversation ce soir… Et pas dans la voiture de préférence, vu que… la Clio de Thomas est fragile. Mais il faut que vous en parliez, ok ? Calmement, et… à tête reposée. D'accord ?

Elle attendit que Minho, puis Sonya acquiescent, pour lâcher avec un léger sourire :

_ Vous voulez une bonne nouvelle, maintenant ?

Sonya, toujours blottie contre Thomas, fut la première à approuver.

_ Nous allons arriver à Lincoln, dans le Nebraska ! Nous n'avons jamais été aussi proches de Las Vegas !

Un véritable concert de cris et de félicitations suivirent ses paroles. Même Sonya dont les yeux étaient encore humides, ne put s'empêcher de rire.

_ Il nous reste combien de temps ? interrogea Gally.

_ Environ dix-sept heures. Sur vingt-cinq heures de route, c'est plutôt pas mal, non ?

_ Tu m'étonnes ! s'exclama Newt. On se demande quand même comment tu peux partager cinquante pour cent de ton ADN avec Thomas !

_ Hé ! protesta le brun. Ça fait plaisir, merci Newt !

Newt lui adressa un sourire éblouissant, auquel Thomas ne trouva rien à répondre.

_ Bon, allez, soupira Teresa en baillant. Je commence à être fatiguée. On dit un quart d'heure de pause, ok ?

_ Au fait… Quelqu'un a de quoi payer l'essence ou la bouffe ? demanda Sonya.

Personne ne répondit, chacun cherchant quelqu'un qui aurait peut-être une somme d'argent providentielle. La rousse résuma assez bien la pensée générale alors que Teresa se garait sur l'aire d'autoroute :

_ Hé, merde…


Sonya revenait de la station-service quand Thomas la dépassa.

_ T'as acheté quoi ? lança-t-elle, impatiente de voir son repas de midi.

À sa grande surprise, il l'ignora. Le voyant de dos, elle fronça les sourcils : depuis quand Thomas avait-il changé de coupe de cheveux ?

_ Thomas ! T'as fait quoi à tes cheveux ?!

Il ne se retourna pas vers elle, montant sans hésiter au volant d'une Camaro noire.

_ Hé, Thomas, t'as fini de m'ignorer ?! s'agaça-t-elle en se penchant vers la vitre ouverte.

Surpris, Thomas se tourna vers elle, un grand sourire de gamin éclairant son visage :

_ Thomas ? Désolé, vous devez vous tromper de personne. Je m'appelle…

Sonya ne lui laissa pas le temps de finir, et l'attrapant par le col, le secoua rapidement :

_ Commence pas, et sors de là avant que quelqu'un ne croie que tu voles cette caisse ! On a déjà assez d'ennuis comme ça ! Allez, grouille !

_ Non mais… hé, sérieux, mademoiselle machine je sais pas qui vous êtes, je vous jure que je suis pas ce fameux Thomas !

Elle n'eut pas le temps de répondre, quand un homme imposant l'attrapa par le col de son t-shirt, et la plaqua contre la portière de la voiture, ses muscles tendus apparemment assez puissants pour la soulever sans le moindre effort.

_ Hé !

Ses épaules se soulevaient vite, comme s'il tentait de se contrôler, alors qu'un grognement sortait du fond de sa gorge et que ses yeux verts viraient à un bleu lumineux.

Sonya, terrifiée, retint un hurlement :

_ Lâchez-moi ! ordonna-t-elle d'une voix tremblante. Lâchez-moi tout de suite !

_ Hé, Sourwolf, du calme ! lança Thomas, toujours assis dans la Camaro. Avoue, plus que le fait qu'une fille m'aborde, c'est le fait que je sois assis au volant de ta caisse, qui t'embête ! Allez, laisse la partir, maintenant, elle a rien fait ! T'es juste en train de terrifier une adolescente !

_ Est-ce qu'il y a un problème ? intervint Gally en apparaissant à la droite de Sonya, posant sa main sur le poignet de l'adolescente d'un air protecteur.

Teresa, apparue à sa gauche, ne lui laissa même pas le temps de répondre :

_ Pff, lâcha-t-elle en toisant le type avec hauteur. Un minable qui s'en prend à une jeune fille innocente. Connard.

Elle posa sa main sur le bras de l'armoire à glace, et enfonça brusquement ses ongles dans la chair tout en l'obligeant à lâcher Sonya, qui se précipita hors de sa portée, entraînée par Gally.

_ Thomas… commença-t-elle, mais Teresa la coupa :

_ Il faut vraiment être un fils de pute pour s'en prendre à une gamine de quinze ans ! s'exclama-t-elle, les yeux brillants de colère.

Yeux bleus contre yeux bleus, remarqua Sonya. Ceux du type paraissaient plus brillants, mais ceux de Teresa avaient un je-ne-sais-quoi de plus lumineux, plus humains.

_ Un foutu minable, reprit la brune, les mâchoires serrées.

Le bruit sec de la gifle prit tout le monde au dépourvu, alors que Teresa hurlait :

_ Espèce de sale con !

Stupéfait, le type ouvrit de grands yeux – étrangement redevenus verts – vers Teresa, qui lui tourna le dos avec superbe et s'éloigna à grands pas.

_ Allez, viens ! ordonna Gally en l'entraînant avec lui. Grouille !

_ Mais Thomas… répéta Sonya, inquiète.

Elle eut juste le temps d'entendre le « faux Thomas » s'exclamer d'un air ravi :

_ Alors, dompté par une jolie fille, Derek ?

_ Vire de ma place, Stiles, rétorqua l'armoire à glace, alias Derek.

Sonya se tourna vers la Clio, où Minho et Newt étaient en train de s'échanger des piques accompagné de… Thomas ?! Sans réfléchir, elle se dégagea de l'étreinte de Gally pour se précipiter dans les bras du brun et l'étreindre.

_ Sonya ? Tout va bien ? s'inquiéta-t-il en la serrant contre lui. Il y a un problème ?

_ Un problème avec un sale type ! explosa Teresa. Je sais pas ce qu'il voulait à Sonya, mais…

Immédiatement, les trois adolescents perdirent tout humour. Newt se leva, les poings serrés :

_ Qui ? Lequel ?

Minho et Thomas firent immédiatement de même, prêts à se battre avec n'importe qui.

_ C'est bon, assura Sonya en s'écartant un peu. Teresa l'a remis à sa place.

_ Et vous auriez vu comment ! renchérit Gally. C'était superbe !

_ Tu vas bien, frangine ? s'inquiéta Newt.

Sonya acquiesça. Elle était encore ébranlée, et sentait bien qu'elle n'aurait jamais toutes les réponses de cette étrange rencontre avec ce « Derek » et ce « Stiles », qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Thomas. Sans compter les yeux de Derek qui avaient changé de couleur.

Elle secoua, la tête, déterminée à ne plus repenser à ça. Elle se força à sourire, et lança :

_ Bon, ces dix-sept heures de route, on les finit ?


_ Vous savez, j'ai déjà pensé à un truc…

_ Waouh… Vraiment ?! ironisa Teresa d'une voix glaciale. Toi, Thomas Murphy, tu as pensé à un truc ? On inscrit ça dans le livre des records, non ? Attendre d'avoir dix-sept ans pour penser un truc pour la première fois.

_ Teresa… gémit Thomas d'une voix plaintive. T'es si fâchée que ça ?

_ Les a-level sont la semaine prochaine espèce de foutu tocard ! hurla Teresa. Alors déjà qu'avec vos conneries, on se retrouve à mille kilomètres du lieu d'examen, il fallait en plus que tu crames tous mes bouquins de cours pour faire un feu de camp ?!

_ Tessie…

_ Et parce qu'en plus tu as paumé la carte de crédit de papa, on se retrouve entassé dans cette foutue caisse, et le genou de Minho me rentre dans le dos, et j'ai beau lui mettre mon pied dans la figure, il ne comprend toujours pas le message !

_ Ah, c'est pour ça que tu m'enfonce les orteils dans le nez depuis dix minutes ? comprit Minho.

_ On doit pouvoir s'arranger… promit Thomas en soupirant pour lui même. Hum… Je sais !

Il sortit de la voiture, ignorant la pluie battante, et ouvrit toutes les portières.

_ Bordel, Thomas, tu vas tremper la caisse en plus de tout le reste ! protesta Sonya.

_ Sonya, Teresa, vous dormez toutes les deux sur la banquette arrière.

Alors qu'il donnait les indications, Thomas partit ouvrir le coffre, pour en sortir la valise et la caler entre les sièges avants et les sièges arrières, libérant de l'espace.

_ Gally et Minho, vous dormirez chacun sur un siège à l'avant.

_ Et nous deux ? fit remarquer Newt en suivant Thomas.

_ Nous deux on va dans le coffre ! s'exclama le brun en adressant un grand sourire à son meilleur ami.

_ C'est pas con, admit Teresa d'un air réticent, toujours en colère contre son frère. Quand Newt et toi vous dormez, vous êtes tellement serrés l'un contre l'autre que vous ne prenez presque pas de place.

_ Tu vois ? Même Tess dit que c'est une bonne idée, argumenta Thomas en poussant son ami dans le coffre. Allez Newt, une nuit serré contre moi c'est pas la mort !

Il se glissa à son tour dans le minuscule espace, écrasant à moitié le blond, et ferma le coffre d'un coup sec.

Les deux adolescents bataillèrent pour trouver un semblant de place. Thomas regretta de ne pas avoir demandé un monospace à ses parents, plutôt qu'une Clio. Non, parce que la taille du coffre était véritablement minime !

Finalement, pendant que les autres prenaient place convenablement dans la voiture, Thomas et Newt se retrouvèrent serrés l'un contre l'autre, le dos du blond contre le torse du brun, qui avait glissé une jambe entre les cuisses de son meilleur ami et futur mari.

Ce dernier se mit rapidement à se tortiller d'un air gêné dans les bras de Thomas, qui resserra son étreinte pour l'immobiliser, un peu agacé.

_ Arrête de remuer, Newt… murmura-t-il.

Pas question d'avouer à son ami que ses légers mouvements de bassin pour essayer de s'écarter un peu de lui provoquaient une sensation bien trop gênante dans son bas-ventre.

_ Alors vire ta jambe d'entre mes cuisses, chuchota Newt d'une voix rauque, presque paniqué.

_ J'ai pas de place, sinon…

Pour illustrer ses dires, il remonta un peu la jambe et… Oh. Thomas ne put empêcher un sourire d'éclore sur son visage, bénissant l'obscurité et le fait que Newt lui tourne le dos.

Son ami était excité. Son ami avait une érection.

_ Tommy, c'est absolument pas ce que tu crois, paniqua le blond à voix basse, et sans même le voir, Thomas savait que ses joues étaient écarlates.

_ Du calme, Newt…

_ Ce n'est pas…

_ Chut… souffla Thomas, laissant sa main glisser sur le ventre de Newt. C'est bon, Newt. C'est rien…

Les deux adolescents prenaient garde à parler d'une voix inaudible, de manière à ne pas être entendus par les autres occupants de la voiture, mais Newt ne put retenir un petit cri aigu et absolument pas viril quand la main gelée de Thomas se glissa dans son pantalon.

_ Tommy, qu'est-ce que tu fous ?! siffla-t-il d'une voix étranglé.

_ Fais pas de bruit, ordonna Thomas.

_ Tommy…

_ Chut, Newt… Y a rien de grave, assura Thomas tout doucement. Ce sera pas différent que ce qu'on faisait dans mon pieu quand on avait treize ans…

_ Quand on avait treize ans, c'était chacun de notre côté, t'avais pas ta main sur ma queue… gémit Newt en agrippant la cuisse de Thomas. Tommy, fais pas de conneries… Quand on avait treize ans, nos deux sœurs n'étaient pas à dix centimètres de nous, et… Et on avait treize ans.

_ On avait treize ans, répéta Thomas d'une voix rauque. Et tu sais aussi bien que moi que le fait de se branler l'un à côté de l'autre nous excitait encore plus… Ce ne serait pas tellement différent… C'est juste moi qui m'occupe de toi, cette fois.

Et pour illustrer ses propos, il fit glisser sa main sur l'érection de son ami, qui enfonça ses ongles dans sa cuisse en gémissant un peu trop bruyamment. Ça, par contre, ça allait poser problème. Parce que Thomas avait beau ne rien avoir contre les gémissements de Newt, les trouvant plus bandants qu'autre chose, il ne fallait pas oublier que quatre autres adolescents se trouvaient dans la voiture, à à peine quelques centimètres d'eux.

_ Attends, Tommy… supplia Newt en remuant brusquement pour s'écarter.

_ Mais qu'est-ce que tu fous ? souffla Thomas.

_ Bon, vous fermez vos gueules, maintenant ?! s'agaça Sonya.

_ C'est Newt qui bouge dans tous les sens, se plaignit Thomas, s'attirant un regard noir de la part du blond, qui tentait manifestement de se tourner vers lui.

_ On s'en fout de savoir qui bouge, on veut juste que ça s'arrête ! rétorqua Teresa. Alors, tous les deux, arrêtez de bouger et dormez !

Thomas ouvrit la bouche pour répliquer, mais ne put que pousser un léger gémissement en sentant la main de Newt se poser sur son membre, par dessus son pantalon.

_ Ta gueule, Thomas ! s'exclamèrent Teresa, Sonya, Gally et Minho en chœur.

_ T'as entendu, Tommy ? murmura Newt en mordillant le lobe de son oreille. Ils te demandent tous de te taire… Et si tu leur obéissais ?

_ J'ai toujours su que t'étais mon meilleur ami pas juste parce que t'avais une belle gueule, souffla Thomas en déboutonnant à l'aveugle le pantalon de Newt.

_ Si je suis ton meilleur ami, c'est parce que je suis le seul à supporter ton comportement de tocard, répliqua Newt en suivant le tracé de la mâchoire de Thomas du bout de la langue, jusqu'à arriver à ses lèvres.

Les deux adolescents s'immobilisèrent, et se regardèrent. Même s'il ne voyait pas grand-chose, Thomas savait que les yeux sombres de Newt étaient rivés dans les siens, et qu'ils pensaient tous deux à la même chose. Ce n'était pas juste un baiser pour provoquer les autres ou répondre à un défi, cette fois. S'ils s'embrassaient, ce seraient d'eux-même, un choix conscient.

Tout à coup, Thomas eut l'impression d'avoir encore plus conscience du corps de Newt serré contre le sien, de ses jambes entremêlées aux siennes, de leurs bassins pressés l'un contre l'autre, du souffle chaud de son ami tout contre ses lèvres. Il ne réfléchit pas plus, et l'embrassa rapidement.

Ses deux mains quittèrent le corps de Newt pour se glisser dans sa masse de cheveux blonds, s'agripper à lui pour qu'il s'approche encore un peu plus.

_ Newt…

Newt ne répondit pas, trop occupé à tenter d'enlever le t-shirt de Thomas tout en s'asseyant à califourchon sur son bassin, tout ceci dans l'espace réduit du coffre de la Clio, sans pour autant lâcher les lèvres de Thomas.

Essoufflés, tous deux s'accordèrent un instant de répit pour se regarder. Ils étaient tous deux incapable de dire si ce qu'ils étaient en train de faire était une bonne idée, mais ils savaient tout de même qu'ils seraient à présent incapables de dormir l'un contre l'autre s'ils ne s'étaient pas soulagés avant ça.

Newt ondula du bassin contre celui de Thomas, qui dut lâcher les hanches de son ami pour plaquer une main sur sa bouche, tentant de ne pas informer toute la voiture de leurs activités.

Coupant court à des éventuels gémissements, Newt l'embrassa à nouveau avec passion. Thomas profita de ce répit pour essayer de baisser le pantalon du blond. Cela échoua lamentablement, merci l'espace restreint, mais il parvint tout de même à glisser ses mains dans le caleçon de son meilleur ami, caressant ses fesses.

Un gémissement audible s'éteignit dans la bouche de Thomas, qui ne put s'empêcher de sourire devant l'air surpris de Newt, comme s'il était étonné de l'effet que lui faisait le brun. Il hésitait à trouver ça flatteur, mais passa outre et, à son tour, releva légèrement le bassin, provoquant une nouvelle friction entre leurs deux érections, et un gémissement de Newt à nouveau étouffé par Thomas.

_ Tommy… murmura Newt d'une voix suppliante.

Thomas devait déjà mobiliser toutes ses forces pour ne pas gémir et jouir dans les secondes qui suivraient, il n'avait pas vraiment beaucoup d'attention à donner à son amant. Néanmoins, il s'efforça de garder le contrôle tout en l'écoutant. Quittant les fesses de Newt, il remonta ses mains sous le t-shirt du blond, caressant son dos, avant d'enfoncer ses ongles dans ses épaules, donnant un nouveau coup de rein. Newt enfonça ses dents dans la lèvre inférieure de Thomas pour ne pas gémir, le mordant jusqu'au sang.

_ Ça va pas de faire un truc comme ça ? s'énerva Newt à voix basse. Tu veux que Sonya et Teresa nous chopent dans cette position, vraiment ?

_ Je peux te laisser comme ça, aussi, souffla Thomas avec un large sourire. C'est dommage, t'avais l'air vraiment réceptif à mes caresses…

_ Tu dis ça mais t'es aussi excité que…

Newt n'eut pas le temps de finir de répliquer, l'une des mains de Thomas griffant à nouveau son dos alors que l'autre se posait sur son torse, et qu'il le poussait sur le dos, en profitant pour se contorsionner pour tenter de le dominer.

Tout ce remue-ménage provoquant bien sûr, des vibrations dans toute la voiture. De nombreux grognements agacés retentirent, et Newt et Thomas prirent garde à rester bien silencieux cette fois-ci.

_ C'est malin, chuchota le blond. Tout ça pour une histoire d'ego.

_ Tout est une histoire d'ego, beau blond, répliqua Thomas en l'embrassant dans le cou. C'est bien pour ça que tu jouiras avant moi.

_ Que tu crois, Tommy, rétorqua Newt sans plus hésiter à fourrer sa main dans le pantalon du brun, agrippant son membre.

La réplique de Thomas mourut dans sa gorge, et sans réussir à se contenir, il se cambra en lâchant un gémissement bien trop fort. Et ça ne rata pas.

_ PUTAIN THOMAS TA GUEULE !

_ Tu disais quelque chose ? ironisa Newt en s'amusant à relier, du bout de la langue, les grains de beauté qu'il parvenait à voir sur le visage de Thomas, avant de descendre dans son cou, puis sur son épaule droite, mordillant les muscles saillants.

_ C-c'était un coup vache, haleta Thomas en griffant le torse de Newt. T'avais pas le droit de faire un truc comme ça…

_ Tu connais le proverbe, non ? « À l'amour comme à la guerre ». Et je vais gagner cette bataille, Tommy.

_ J'attends de voir ça…

À l'aveugle, il trouva le pantalon déjà ouvert de Newt, et caressa son érection à travers son caleçon, sans pouvoir s'empêcher de sourire quand le blond étouffa son gémissement contre son épaule, avant de le mordre violemment, les faisant gémir tous les deux.

_ Newt…

_ Tommy, répondit Newt d'une voix suppliante, remuant désespérément les hanches. Tommy…

_ Newt…

Ils étaient tellement proches l'un de l'autre que Thomas pouvait sentir le torse de Newt se soulever au rythme de sa respiration irrégulière. Le blond avait toujours son visage tout contre son épaule, et Thomas se demanda s'il était normal d'être encore plus excité quand il le sentit lécher doucement le sang qui coulait de la morsure qu'il lui avait fait quelques secondes plus tôt.

Après une intense réflexion d'au moins deux secondes, il décida qu'il s'en foutait. Tout ce qui comptait, c'était la main de Newt sur sa queue, et la sienne sur celle de son ami.

Ah, oui, ça, et aussi faire jouir Newt avant lui. Histoire d'ego, tout ça.

_ Dis, Tommy, souffla Newt en quittant un instant son épaule pour lui mordiller le lobe de l'oreille. J'ai hâte de voir ce que t'es capable de faire dans un vrai lit…

Le prenant par surprise, d'abord par cette déclaration, puis par la nouvelle morsure qui orna son épaule gauche cette fois, Thomas ne vit pas le coup venir. Et par coup, il parlait des rapides mouvements du poignet de Newt, et surtout des points noirs qui envahirent son champ de vision.

Il jouit comme ça, dans la main de Newt, son cri étouffé par la main prévoyante de ce dernier. Sa propre main se resserra sur le membre du blond, dont l'air triomphant se figea, alors que ses dents s'enfonçaient un peu plus profondément dans son épaule pour éviter de gémir bruyamment.

Thomas mit plusieurs secondes pour retrouver un semblant de neurone actif, et tout ce qu'il trouva à se dire à ce moment-là, c'était que Newt devait avoir des ancêtres zombies ou cannibales.

Et qu'il voulait absolument remettre ça au plus vite.


Et voilà... J'espère que ce chapitre vous a plu ! (je vous avez prévenu, on part de plus en plus dans le WTF, et c'est pas fini ! xD)

Bref, sur ce, vous connaissez la chanson... Laissez une review les chéries !