Yop les gens !
Bienvenue dans ce chapitre 18 !
J'ai toujours de l'inspi après autant de temps, c'est tout à fait
formidable.
Comme vous avez pu le voir dans le chapitre précédent, j'étais plutôt
d'humeur à écrire sur les sentiments. Mais comme le public aime
la baise (disons que je fais aussi partie du public), je vais
vous servir un lemon. Ou tout du moins un lime.
On verra bien.
La quatrième nuit (partie 1)
Leurs lèvres étaient unies en un baiser passionné qui semblait pouvoir ne jamais s'arrêter. Leurs mains galopaient, étreignaient caressaient chaque centimètre carré de peau qu'elles pouvaient rencontrer. Leurs corps étaient pressés l'un contre l'autre, faisant sentir à chacun l'érection de l'autre contre son entrejambe.
Et dans la tête de chacun, une même question s'imposait à leurs esprits : pourquoi la rencontre avec Doll avait-elle été si perturbante pour eux deux ?
Evidemment, vous, chers petits lecteurs attentifs et impulsifs, vous vous doutez certainement du pourquoi du comment, c'est pas comme si le titre de la fic spoilait un peu toute l'histoire, mais nos deux compagnons, eux, n'en savent rien pour l'instant. Alors laissons les à leurs réflexions et transportons nous du côté des animatroniques. Un lemon, ça s'm'érite, mes p'tits amis.
Freddy s'était assis sur le bord de la scène et retournait son micro entre ses pattes, comme s'il voulait l'examiner sous tous ses angles. Foxy regardait avec une sorte de nostalgie lointaine les chapeaux en papiers et les serpentins laissés par les enfants que les employés avaient omis de ramasser. Chica, qui était derrière lui, posa une patte (ou devrais-je dire une aile) sur son épaule en un geste réconfortant. Quant à Bonnie, il grattait d'un air distrait sa guitare, ajoutant un fond sonore assez déprimant à ce tableau déjà pas très joyeux.
Les animatroniques ne savaient pas quoi faire. Alors ils ne faisaient rien. Ils attendaient que quelque chose d'inhabituel se passe, une occasion pour agir et se sortir de la torpeur mélancolique dans laquelle ils étaient tous plus ou moins plongés. Après la fermeture du restaurant, quand les enfants étaient partis et que leurs cris joyeux ne faisaient plus vibrer les fenêtres du restaurant, les robots se retrouvaient seuls, avec pour distraction d'aller rendre visite au garde de nuit.
Alors si on leur enlevait ce seul petit plaisir, que leur restait-il ?
Vincent et Mike étaient loin de penser à eux. Ils avaient même oublié l'incessante menace qu'ils représentaient pour eux. Pour eux, l'univers se résumait désormais à ce minuscule bureau, et les seuls sons qui leur firent lever brusquement la tête furent les dernières injures de Phone Guy, lancées avant qu'un cri d'animatronique ne l'interrompe. Puis le téléphone se tut.
Mike n'avait même pas remarqué que le répondeur s'était enclenché, et le cri poussé par Freddy (je suis une adepte de la théorie de Freddy pour la mort de Phone Guy) continuait de résonner dans son crâne.
Il se serra un peu plus contre Vincent et enfouit son visage dans son cou. L'homme violet avait l'air aussi choqué que lui par la mort brutale de l'homme qui, toutes les nuits (tentait) de réconforter les gardes de nuit qui se succédaient. Ses yeux blancs étaient rivés sur le combiné, tandis que Mike n'osait même pas regarder, préférant se concentrer sur les mains de Purple Guy glissant lentement sur ses hanches.
Ils ne dirent rien. Ils se blottirent l'un contre l'autre tandis que leurs lèvres se retrouvaient et s'emprisonnaient. Leurs langues s'enroulèrent l'une à l'autre, leurs mains retirèrent les vêtements devenus trop gênants, les éparpillèrent dans le bureau. Seuls leur restaient leurs boxers, qui commençaient à être un peu trop serrés pour pouvoir les garder très longtemps.
Les boxers tombèrent.
Mais pourtant, pour la première fois, aucun des deux hommes ne se préoccupait réellement de ce qui se passait en dessous des hanches et au dessus des genoux (les vrais comprendront la référence). Leurs pensées s'envolaient, s'égaraient dans des recoins de leurs esprits où ils aurait peut-être préféré qu'elles n'aillent jamais. Mais chaque parcelle de leur cerveau n'était concentrée que sur une chose : que représentait l'autre dans la vie de l'un ? Que ressentait-ils, qu'elle était cette étrange sensation de chaleur au niveau du bas-ventre qu'ils éprouvaient alors même qu'ils n'étaient pas excités sexuellement ? (oui, là ils le sont mais ta gueule et lit)
Les mains de Mike glissaient distraitement le long du torse de Vincent, puis effleurèrent son sexe. L'homme violet poussa un petit gémissement qui fut étouffé par leur baiser. Les doigts du gardien se crispèrent autour de son membre et commencèrent de très lents vas et viens.
Vincent se colla un peu plus à lui, sans pour autant penser à ce que faisait la main de Mike. En fait, il pensait à lui, certes, mais à son être tout entier. Car il y avait quand-même une sacré différence entre le gamin timide et apeuré qu'il avait rencontré quatre nuits plus tôt et le jeune homme avec qui il avait fait l'amour plusieurs fois et qui était en train de le masturber. Bah oui. En quelques jours, Mike avait beaucoup gagné en mâturité (sexuelle) aux yeux de Vincent.
- Vince, murmura-t-il en continuant les mouvements de sa main, je ne comprends toujours pas...
- Alors je vais... nghh... juste te donner un indice... gémit le tueur.
Il se pencha brusquement en avant, forçant Mike à nouer ses bras autour de son cou pour ne pas tomber. Vincent avait quand-même pris la précaution de le maintenir dans le dos, les mettant dans une position proche d'une danse (le truc ou le mec se penche sur la fille pour l'embrasser et la fille se dit "Oh putain de merde, me lâche pas connard, t'as pas intérêt à me lâcher...").
Les lèvres de Vincent stagnaient à quelques millimètres de celles de Mike, qui se demandait ce qu'il attendait pour faire le mouvement qui les feraient se rencontrer. Puis il sentit sa voix sensuelle murmurer :
- Voici mon indice : je suis pédé, Mikey...
Juste une chose, avant de continuer... Je suis au courant que le mot "pédé" est une insulte aux gays, et je m'en excuse. Mais c'est pour moi important que Vincent se qualifie lui-même de ce nom, pour montrer qu'il prend son orientation sexuelle avec humour.
Parce-que l'autodérision, c'est cool.
Les rouages de Mike tournaient à toute vitesse dans son cerveau, mais il n'était toujours pas certain du message que Vincent voulait lui faire passer. L'homme violet, lui, devait avouer que c'était plutôt plaisant de voir le gardien tenter de trouver ce qu'il voulait lui dire. Évidemment, il aurait trouvé ça encore plus agréable s'il avait eu une parfaite idée de ce qu'il voulait dire.
Il se redressa doucement, entraînant Mike avec lui. Le jeune homme en profita pour doucement pousser Vincent dans la chaise, chose qu'il n'aurait pas eu les couilles de faire deux jours plus tôt (pardonnez-moi l'expression grossière).
Puis il grimpa sur ses genoux, prit son visage entre ses mains et l'embrassa.
Et pendant que leurs langues se retrouvaient et s'emmêlaient, pendant que leurs mains exploraient chaque recoin de leurs corps luisants de sueur, Mike continuait de réfléchir. Au fond, pourquoi faisait-il tout ça ? Vincent n'était pas vraiment le mec le pus gentil avec qui il avait couché. Il était, certes, le plus charismatique, mais depuis quand le gardien accordait-il une réelle importance au physique ?
Et puis, il y avait eu cette phrase, que l'homme violet avait pronnoncé quelques minutes plus tôt. "Je suis pédé" ? Mike avait eu envie de répondre : "D'accord. Moi je suis bi. Ça change quoi ?" Et s'il avait formulé cette phrase à voix haute, Vincent lui aurait répondu : "Ça change tout, Mikey". Et alors peut-être qu'il aurait enfin saisi.
Mais le gardien avait décidé de garder cette réflexion pour lui (ce qui m'arrange, parce-que sinon j'aurais un peu perdu mon sujet d'inspiration pour les chapitres à venir).
Vincent gémissait tout doucement, car les mains de Mike avaient recommencé leurs lents vas et viens. Aucune pensée pour les animatroniques. Peut-être pouvaient-ils débouler dans le bureau et les fourrer tous les deux dans des costumes. Ou pas. On verrait bien avec l'avancée de la nuit. Peut-être allaient-ils mourir. Ou peut-être n'était-ce absolument pas la dernière fois qu'ils pourraient découvrir le corps de l'un et de l'autre, sous toutes leurs formes, sous toutes leurs coutures, ce n'était peut-être pas la dernière fois que leurs mains arpentaient leurs torses, caressaient leurs parties plus intimes, que Vincent gémissait tendrement le nom de Mike, et que celui-ci faisait de même avec son amant...
Amant ? Amant... Amant. Mike retournait ce mot dans sa tête, alors que les grognements de plaisirs de l'homme violet le troublait un peu dans ses réflexions. L'homme violet qu'il considérait comme son amant. Un amant, c'est littéralement "quelqu'un qui aime". Vincent aimait.
Vincent aimait.
Vincent l'aimait ?
Non... Non, non, non, tout simplement impossible. Vincent était un psychopathe, un tueur d'enfants. Vincent n'avait pas de sentiments pour Mike, le gardien se demandait même parfois s'il avait juste des sentiments.
Mais alors quoi ? Est-ce que le mot "amant" devait forcément qualifier quelqu'un d'amoureux ? Ou pouvait-il aussi désigner quelqu'un avec qui on avait juste des relations sexuelles ?
Vincent était son amant. Mike ne trouvait pas d'autre moyen de le décrire.
Vincent aimait. Mais quoi ? Le sexe ? Ou le gardien lui-même ? (vous me ferez une dissertation de deux pages pour la prochaine fois sur le mot "amant")
Ses réflexions furent interrompues par un grognement de plaisir, suivi d'un liquide chaud coulant entre ses doigts serrés autour du membre de Vincent. L'homme violet avait ses bras entourés autour de sa taille et sa tête était posé sur son épaule. Il soufflait doucement sur sa nuque.
- Mikey... murmura-t-il. Tu es un parfait idiot...
Ses yeux blancs entrouverts regardaient la casquette de Mike, par terre. Le gardien embrassa sa gorge.
- Tu m'as déjà traité de noms plus imaginatifs.
Un petit rire léger secoua Vincent, qui se serra encore un peu plus contre lui. Mike regarda sa main, et, ne sachant que faire du liquide blanc qui collait à ses doigts, fit tout comme Vincent l'avait fait la veille : il le lécha, avec dégoût, mais aussi avec un certain intérêt.
Puis il étreignit l'homme violet en passant ses bras autour de sa nuque. Son torse se colla contre le sien, et il soupira de bien-être.
Vincent était son amant.
Bon, j'admets que ce chapitre a mis du temps à sortir, mais écoutez,
j'vous emmerde, comme l'a dit quelqu'un dans les commentaires d'une de mes fics,
les méandres de l'inspiration, c'est parfois bien casse-couilles donc faites pas chier.
Hum, désolée.
J'espère que vous avez apprécié, parce-que j'ai quand-même réussi à incruster
un Lemon malgré l'instant "sentiments et réflexions".
Il se passera peut-être quelque chose de plus intéressant dans le
chapitre 19 ! (bon après voilà, je veux pas spoiler, hein...)
Bye les gens !
