Yop les gens !

Vous vous souvenez de la fin du chapitre 19 ? Non ?

Et bah c'est pas grave parce-que t'as juste à bouger ton curseur pour aller

la voir. Allez. Vite.

Enfin bref, c'est l'heure des révélations !

Enjoy !


Chapitre 20 : Ne m'abandonne pas

- V... Vince... Vince...

Mike n'arrivait qu'à murmurer le surnom de son amant, encore et encore. Les larmes coulaient sur ses joues, tombaient sur le torse de l'homme violet, qui leva la main pour caresser sa joue.

- Je t'aime, répéta-t-il avec fougue.

Il passa ses bras autour de sa nuque pour se rapprocher encore plus de lui.

- Je t'aime, Mikey. Je t'...

- Tais-toi ! s'exclama le gardien avant de plaquer ses lèvres contre celles de Vincent. Par pitié, Vince, tais-toi...

Le tueur sourit.

- Pourquoi ? Ce n'est pas ma faute si je...

- TAIS-TOI ! cria Mike en saisissant son compagnon par le col de sa chemise.

Ses yeux avaient viré au noir et ses pupilles étaient devenues blanches. Remarquant qu'il avait hurlé, il prit une profonde inspiration, étouffa un sanglot, puis leva ses yeux pleins de larmes vers Vincent.

- Je t'en supplie... Arrête de dire ça... S'il te plaît.

- Et je peux savoir pourquoi ?

- Parce que je... Tu... Parce que c'est bizarre...

L'homme violet pencha la tête sur le côté pour signifier qu'il ne comprenait pas. Mike expira longuement, essuya son regard plein de larmes d'un geste du poignet, puis fit un pauvre petit sourire triste à son amant.

- Vincent, je pense que n'importe qui serait un peu choqué si un psychopathe tueur d'enfants déclarait sa flamme à qui que ce soit...

L'intéressé prit un air faussement choqué.

- C'est extrêmement blessant de se faire traiter de "psychopathe tueur d'enfants", Mikey...

Puis il l'embrassa avec une grande douceur. Ses mains exploraient le creux de ses hanches, son bassin allait à la rencontre du sien, son sexe se frottait contre le sien, sa langue s'emmêlait à la sienne. Des gémissements s'échappaient de leurs gorges, les jambes enlaçaient les jambes, les lèvres embrassaient les torses, les dents blessaient la peau, les ongles griffaient les dos.

Et, pas si loin de cette scène d'amour intense, Bonnie et Foxy se foutaient sur la gueule, comme à leurs habitudes.

- Putain, on avait dit que c'était moi qui l'attaquait par la gauche, Capitaine Crochet !

- Erreur, mon lapin, c'est MOI qui irait buter ces mecs, pendant que tu resteras gentiment ici à attendre.

- Eh, lança Bonnie d'un ton moqueur, peut-être que si MOI j'y allais, tu pourrais tranquillement rejoindre Chica dans la cuisine et...

- Mais ferme-la, tout le monde est au courant à propos de toi et Freddy, maintenant ! fit Foxy avec désinvolture en faisant un geste du crochet.

- QUOI ?! J'vais t'buter, pirate de mes deux !

- Essaye un peu, putain de guitariste de merde...

- Les mecs vous foutez quoi ?! cria Freddy depuis la salle à manger.

- Bonnie, j'vais t'éclater la gueule pour c'que t'as dit ! hurla la voix de Chica.

Mike releva la tête, faisant gémir Vincent de frustration car la langue du gardien se dirigeait, lentement mais sûrement, vers son entrejambe.

- Vince, t'as pas entendu un truc ? demanda le jeune homme avec un air inquiet.

- Non, grogna le tueur en redressant un peu son buste, je n'ai rien entendu, continue, allez.

Puis il appuya sur la tête de son compagnon avec sa main droite, enfonçant son sexe dans sa bouche.

- Attends, att-mff !

Mike se débattit, griffa les cuisses de l'homme violet. Ce dernier finit par le relâcher, comprenant qu'il n'obtiendrait rien de lui de cette manière. Les deux hommes se fixèrent avec un air rancunier. Puis Vincent poussa un soupir.

- Tu es énervant, Mikey.

Le jeune homme s'essuyait la bouche du dos de sa main. Il foudroya son compagnon du regard.

- Va te faire foutre, Vince.

- Hmm... Etrange choix de mots, fit le tueur sur un ton un peu plus léger.

Il saisit les poignets de Mike et l'attira au dessus de lui pour l'embrasser à pleine bouche. Cette fois-ci, le gardien ne se débattit que très peu. Ses mains finirent par se poser sur son torse pour caresser ses muscles.

- Mm- Att... Attends, Vince, attends...

Vincent relâcha les poignets de son compagnon et haussa un sourcil.

- Un problème ?

- Les animatroniques, Vince, ce serait dommage de crever maintenant, non ?

L'homme violet essaya de lui voler un baiser, mais Mike recula brutalement la tête.

- Oh, allez, Mikey, on est toujours en vie, non ?

- Peut-être pas pour longtemps, grogna le gardien en se relevant.

Vincent, toujours allongé par terre, se redressa sur les coudes. Mike était debout, ses jambes des deux côtés de son torse, et le tueur avait tout le loisir de laisser son regard vagabonder sur son corps nu.

- Comme tu veux, fit-il en haussant les épaules. Mais rhabille-toi ou bande-moi les yeux, si tu restes comme ça, je risquerais de ne pas pouvoir me retenir.

Mike lui lança un regard accusateur.

- Oh si, tu vas y arriver, Vincent, gronda-t-il d'un ton froid.

L'homme violet se mordit la lèvre, pencha la tête sur le côté. Malgré lui, le gardien ne put s'empêcher de lui jeter un regard. Ainsi allongé sur le sol, dans cette posture, Vincent semblait brutalement beaucoup plus jeune. On aurait dit un adolescent essayant de comprendre pourquoi il se faisait jeter par son ou sa petit(e) ami(e).

- J'ai fait quelque chose de mal ?

Le jeune homme se laissa tomber sur la chaise roulante, se passa une main sur le visage.

- Je suis désolé, Vince, je suis juste très fatigué, ça fait quatre nuits que j'ai pas dormi... Depuis que j'ai accepté ce foutu job, en fait...

Le tueur ouvrit la bouche pour lui dire qu'il n'avait qu'à dormir le jour, puis il la ferma, se souvenant que c'était quand-même un peu sa faute si les cernes de son compagnon prenait une taille inquiétante, vu que c'était lui qui occupait une grande partie des après-midi de Mike. Et même, avec ce genre de boulot, il était assez difficile de dormir, même avec la lumière rassurante du soleil.

- ... Je pense que je vais te laisser... Je te perturbe dans ton travail. Tu as raison, en fait, si tu mourais par ma faute, je ne me le pardonnerai jamais. En fait, se reprit-il en se prenant le menton entre les mains, je ne pourrai pas m'en vouloir puisque je crèverai aussi. Bref, je ne veux pas que tu meures, alors il vaut mieux que je m'en aille.

Mike se redressa brutalement sur sa chaise. Il saisit le bras de Vincent, l'attira contre lui.

- Non, murmura-t-il en appuyant son front contre son torse. Non, tu ne t'en vas pas. Je te l'interdis, Vince. Tu m'entends ? (Il embrassa sa gorge.) Je te l'interdis. Si je dois crever, autant que ce soit dans tes bras.

L'homme violet sourit, caressa ses cheveux.

- Je t'aime, Mike.

- ... Je suppose que je suis censé répondre que je t'aime aussi ?

- C'est une sorte de convention sociale, oui.

- Je t'aime, Vincent.

.

Le gardien poussa un gémissement, porta sa main à son front. Dieu, qu'il avait mal à la tête. Il roula sur le flanc, resserra son étreinte sur le corps de l'homme violet.

- Hmm... 'alut, Mikey...

- 'lut, Vince...

- ... Eh, on est en vie ?

- Mmff, oh putain, mon crâne... Bah ouais, je suppose...

- Oh... Cool.

- Ouais.

Il ne leur fallut que quelques minutes pour réenfiler leurs vêtements. Leurs muscles tendus les faisaient souffrir.

Arrivés dans le hall, il se regardèrent. Vincent inspira, se préparant à se lancer dans un long monologue sur ce qui c'était passé hier soir, mais Mike l'interrompit.

- Je connais un petit resto très sympa pas loin d'ici, dit-il d'un ton précipité, c'est ni trop chic ni trop beauf, la bouffe est bonne et pas trop chère, l'ambiance est sympa et puis...

- Je suis d'accord, le coupa l'homme violet avec un sourire.

C'était un très joli sourire, que Mike n'avait pas eu l'occasion de voir souvent. Un sourire sincère, le sourire que t'adresses à quelqu'un quand tu lui proposes ou que tu acceptes d'aller à un rencard. Le gardien sourit à son tour.

- Cool... Tiens, ajouta-t-il en sortant pas la magie de la facilité scénaristique un stylo et un post-it de l'espace-temps, voilà l'adresse et le nom du restaurant. Euh... Ce soir, ça t'iras ?

Vincent fit un pas en avant, déposa un léger baiser sur les lèvres de son amant.

- C'est parfait, Mikey. A ce soir !

Le jeune homme le regarda partir, un peu abasourdi, mais néanmoins heureux.


Boooonnnn...

Deux mois, c'est ça ? Deux mois que j'ai pas écrit ? Plus ? Moins ?

J'en sais rien, mais putain, I'M BACK, BITCHES !