Hey hey, bitches !

Quoi, vous pensiez que j'étais morte dans les attentats à Nice ? Il

en faut plus que ça pour atteindre une putain de bretonne !

... Quoi, comment ça vous m'en voulez ? Calmez-vous, vous pensez vraiment que

j'ai que ça à foutre d'écrire du yaoi porno ? Bordel, les gens, j'ai une vie ! Je

sais que ça va choquer certains d'entre vous, mais moi aussi je pars en

vacances,

je vais au collège, j'ai des PUTAINS DE DEVOIRS À FAIRE...

Tiens, d'ailleurs, vous savez quoi ? En parlant de vie réelle, ça me

donne une idée. J'ai eu la chance de rencontrer certains d'entre

vous par Skype et IRL, par le plus GRAND des hasards, je vous jure

que c'était absolument pas organisé. Dooonnnc, je vais

prendre la grosse tête, me prendre pour quelqu'un de

bien, et dédier ce chapitre qui aura mis tant de temps à sortir

à Noah, Nina, Valentin, James, Sarah et Maxime. Voilà. Si vous lisez mes

intros de merde, sachez que je vous donne ce chapitre. Allez.

Prenez-le. Prenez le chapitre.

Booon, on va pas s'éterniser, vous voulez la fic ?

Alors respirez, souriez, le chapitre 21 est là.

Let's go, baby !


Chapitre 21 : Rencard

Un vent frais agitait les cheveux courts de Mike. Ses yeux bleus étaient perdus dans l'horizon de la ville, dont la luminosité industrielle commençait à augmenter à mesure que celle, naturelle, baissait. Il sortit sa montre et la regarda pour la quatrième fois en même pas deux minutes, et commença à s'agiter, à balancer son poids d'un pied sur l'autre, impatient et gêné de voir les regards des passants s'attarder sur lui.

Il se tenait devant l'enseigne du restaurant italien auquel il avait invité Vincent. La bise glaciale venait gifler ses joues habituellement pâles rosies par le froid. Il jetait des coups d'oeil inquiets autour de lui, attendant la venue de son compagnon.

19h36.

... Putain, mais qu'est-ce qu'il foutait ?

Mike se sentait tout con, avec sa cravate, à poireauter comme une merde devant le restaurant, attendant tout seul tandis que la nuit commençait à tomber tout doucement sur la ville.

Il tapotait le sol du pied d'un air impatient. Pourquoi il ne venait pas ? Avait-il oublié ? L'avait-il abandonné ? Où était-il en train de se planquer quelque part pour lui sauter à la gorge et le tuer de sang froid dès qu'il se retrouverait seul ?

19h40.

Mike se frotta les épaules en croisant les bras sur sa poitrine pour essayer de se réchauffer. Un mince filet de buée sortait de sa bouche à chaque expiration, et ses lèvres commençaient à prendre une couleur bleuâtre peu habituelle.

Il commençait à se dire qu'il allait rentrer chez lui, autant profiter des dernières heures de sa soirée (et peut-être même celles de sa vie) dans son appart, au chaud, plutôt que d'attendre dans le froid glacial que son rencard le tueur d'enfants se pointe.

- Mikey !

Ce fut comme une petite lumière qui s'était allumée à l'endroit d'où provenait la voix. Il tourna vivement la tête. Au bout de la rue, Vincent s'avançait vers lui d'un pas rapide. Il portait autour du cou une écharpe d'un rouge violacé, et un manteau à la capuche... euh, fluffy (j'ai pas trouvé de mot en français pour ça et je t'emmerde). Les mains enfoncés dans les poches, il les sortit pour commencer à marcher plus rapidement dans sa direction.

Mike se mit aussi à avancer vers lui. Quand ils arrivèrent l'un à la hauteur de l'autre, il ne se dirent rien. Il n'y eut aucun signal, aucun message échangé. Les mains de Vincent se posèrent sur les hanches du gardien de nuit tandis que ce dernier nouait ses bras autour de son cou. Leurs lèvres s'unirent en un baiser qui réchauffa la bouche gelée de Mike. Sentir la langue de son compagnon s'enlacer tendrement à la sienne par ce froid avait quelque chose d'incroyable, de magique.

Ils restèrent ainsi pendant quelques secondes, sur le trottoir, pressés l'un contre l'autre. Les doigts de Vincent couraient sur son corps à travers son manteau, et Mike se colla à lui plus avidement.

Et les gens passaient sans les voir, d'autres se tournaient vers eux en souriant et continuaient leur chemin, et d'autres encore faisaient une grimace dégoûtée et les contournait largement, comme pour éviter de les frôler par accident.

Les deux hommes n'en avaient cure.

Jamais Mike ne s'était senti aussi bien, aussi heureux. Il avait l'impression que son monde, encore froid et sombre quelques minutes plus tôt, venait de s'illuminer d'un seul coup. Un monde désormais aussi violet que ses lèvres glacées à présent réchauffées.

- Je t'aime Vince, murmura-t-il contre la bouche de son amant.

- Tu te répètes, mon ange, répondit Vincent sur le même ton avant de resserrer sa prise sur sa taille et de l'embrasser plus profondément encore.

Un sentiment étrange envahit Mike quand il entendit l'homme violet l'appeler "mon ange". Pas que ça lui déplaisait, loin de là, mais... Il y avait quelque chose d'étrange au fait d'entendre un mot doux sortir de la bouche d'un psychopathe tueur d'enfants. Il n'était pas aussi choqué qu'au moment où Vincent lui avait déclaré sa flamme, mais... damn, quoi ! Il avait presque l'impression de sortir avec un gars normal... Si bien sûr on excluait les yeux blancs et la peau violette...

Ils finirent par se séparer, malgré leurs réticences communes à retrouver le froid sur leurs lèvres. Haletants, ils se contemplèrent quelques instants, comme s'ils se défiaient mutuellement du regard de prendre la parole en premier. Puis Vincent éclata de rire, un rire chaud et presque déstabilisant tant il semblait jovial.

- C'est quoi cette gueule, Mikey ? Tu croyais que j'allais pas venir ? Ce serait donner une mauvaise impression, et dès le premier rendez-vous, en plus...

- J'ai eu une mauvaise impression de toi au moment précis où tu as manifesté la profonde envie de me tuer.

- Je n'ai jamais eu cette idée en tête, mon cher. Tu devrais le savoir, depuis le temps que je te le répète.

Mike détourna le regard, ne supportant plus de voir ces orbites vides le fixer avec une telle intensité. Vincent en profita pour l'embrasser dans le cou. Doucement, mais fermement, le garde de nuit repoussa son compagnon en posant ses mains sur sa poitrine.

- Eh, doucement, Vince. On risque de choquer des gens...

- Les choquer ? demanda l'homme violet en riant et en faisant glisser sa main sur la joue de son compagnon. Oh, Mikey, est-ce qu'on en a sérieusement quelque chose à foutre ?

Le gardien ne répondit pas et de contenta de pencher la tête sur le côté pour accentuer le contact de son visage avec les doigts glacés du tueur. Ce geste avait, en quelque sorte, quelque chose de plus intime encore que leur baiser. Mike était juste content qu'il soit là, avec lui.

- Bon, on y va à ce resto ? Ce serait dommage d'avoir réservé pour rien, non ?

Vincent acquiesça, fit tout doucement retomber sa main sur l'épaule du garde de nuit et sourit.

- Allons-y.

Ils remontèrent la rue, les mains dans les poches, coude contre coude, et Mike sourit intérieurement en se disant qu'une vie de couple normale devait à peu près se rapprocher de ça. Aller dîner le soir en ville avec son petit ami, puis rentrer à la maison et faire l'amour avec lui. Remplacez "maison" par "pizzeria remplie de robots tueurs" et "petit ami" par "psychopathe meurtrier d'enfants" et vous aurez la définition de la soirée de Mike Schmidt.

Vincent siffla devant l'enseigne du restaurant.

- Italien ? Tu sors le grand jeu dès le premier soir, Mikey.

- Ferme la et rentre, répliqua le jeune homme sans dissimuler son sourire.

L'intérieur du restaurant était joliment éclairé par des bougies posées sur le comptoir et sur les tables. Les flammes vacillaient doucement, donnant l'impression de danser. Quand la porte s'ouvrit sur les deux hommes, elles se penchèrent dangereusement, menaçant de s'éteindre à cause du vent glacial. Quand la porte claqua (et que le petit carillon situé au dessus tinta joyeusement), elles se redressèrent et continuèrent leur hypnotisant ballet.

Le bâtiment était clairement une invitation pour les couples. On n'emmène pas son meilleur ami dans un endroit aussi intime, à l'ambiance douce et feutrée, sauf si on a quelque chose à lui déclarer.

Vincent laissa Mike parler à la jeune femme qui s'occupait de prendre les commandes. Elle aussi faisait parfaitement partie du décor calme. Contrairement à ce qu'on pouvait voir dans les autres restaurants, la serveuse parlait doucement, ne courait pas, ne lançait pas des "BON APPÉTIT" tonitruant. Aussi feutrée et chaleureuse que l'ambiance qui régnait dans la pièce.

Quand la jeune femme se souvint de la table pour deux réservée au nom de "Schmidt" ("Ah, c'est allemand, non ?"), Vincent sentit son regard se poser sur lui, sur l'allure qu'il avait, avec sa peau violette et ses foutus yeux blancs. Il réussit à capter son regard. Elle avait les yeux bleus, comme Mike, mais l'homme violet ne parvenait pas à trouver cette petite lueur que son compagnon avait dans les yeux et qu'il aimait tant. Peut-être cette lueur s'était-elle éteinte après trop de temps passé à faire un travail ennuyeux et répétitif dans un coin paumé d'Amérique. Peut-être rêvait-elle de sable blanc, d'eau transparente et de vacances, loin de ce putain de bled de merde.

- Merci mademoiselle. Tu viens Vince ?

L'intéressé tourna la tête vers son amant. Mike désigna du menton une table à deux chaises, dans un coin de la pièce. Vincent lui sourit, remercia à son tour la serveuse, puis rejoignit le gardien, se forçant à s'arracher à la contemplation des yeux de la jeune femme. Jamais il n'aurait cru pouvoir en apprendre autant sur quelqu'un rien qu'en regardant à l'intérieur de ses yeux, aussi bleus et fascinants soient-ils.

- Ça va Vince ? Tu as l'air préoccupé...

Le couple s'était installé à la table désignée par la serveuse. À la lueur de la bougie, le visage violet de Vincent prenait une teinte rougeâtre peu rassurante, le faisant ressembler au diable en personne.

- Mike, tu ne m'as jamais dit ce qui t'as poussé à accepter ce job.

Le garde de nuit cligna des yeux, surpris de la question et que son compagnon recommence à l'appeler par son prénom.

- La curiosité ? L'ignorance ? Tu avais besoin d'argent ? Tellement que tu en étais réduit à accepter un boulot de 5 nuits où tu risques ta peau pour quelques misérables dollars ? Je ne comprends pas, Mike.

- ... Moi non plus.

Vincent, qui avait gardé les yeux rivés sur la flamme de leur bougie pendant qu'il parlait, releva la tête.

- Je crois que je l'ai fait pour l'argent, oui. Et puis... Je ne sais pas. Tu ne trouves pas qu'il y a quelque chose d'attirant dans cette foutue pizzeria ? Même après quatre nuits d'enfer passées là-bas, je continue de vouloir y retourner. Il y a un truc, chez ces foutus robots, qui me donne envie d'aller les voir.

- Les histoires de fantômes, c'est attirant.

- Ouaip.

Ils restèrent silencieux un moment, puis, sans prévenir, Vincent saisit la main de Mike dans la sienne et leurs doigts s'enlacèrent. Le tueur porta leurs deux mains emmêlées à ses lèvres et embrassa doucement celle de son compagnon.

- Dis-moi, Mikey... Quand tout ça sera terminé... Je pourrais rester avec toi ?

- Heing ?

- Tss... Je veux dire... Est-ce qu'on pourra continuer à se voir ? A se faire des restos, de temps en temps, et...

- En gros, t'es en train de me proposer de sortir avec toi.

- Hm... Ouais.

- Ça me va.

- Cool.

- On aurait pu faire un peu plus romantique, quand-même.

- Tais-toi et embrasse-moi.

Mike se pencha par dessus la table et s'executa. C'était un bon début, pour un premier rencard.


OOOOOH YEEEAAAAAHH !

Betch, chapitre 21 terminé !

Raah, ce petit couple est trop mignon, je te

jure que la suite va être bien !

Ou pas.

C'et mal vu de la part d'un auteur de complimenter

ses propres fics.

... Bas les couilles !

Vous aurez pas de lemon au prochain chapitre, mais

dans celui d'après !

Je vous aime, les gens, et je me laisserai d'écrire ces

conneries !

Allez, bye !