Disclaimer : L'univers et les personnages de cette histoire, issus de l'univers d'Harry Potter, appartiennent à la fabuleuse J. ! Je ne fais que jouer avec ! L'histoire se situe après la bataille du Ministère – 5ème année, « Harry Potter et l'ordre du Phénix ». Je garde ensuite le fil global de l'histoire, retour de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, mais prend beaucoup de libertés. L'idée est de faire passer un bon moment à vous comme à moi !
Résumé : ** Cette fic reprend le sujet de « Les apparences ne sont parfois que des apparences » mais je n'en étais pas satisfaite, je reprends mon travail dessus**
Harry, Ron et Hermione doivent être mis en sécurité après la bataille du Ministère. Dumbledore estime que c'est faire courir un trop grand risque aux habitants du Terrier ou du Square Grimmaud, que de les envoyer là-bas. Il leur offre alors une nouvelle solution.
Dans cette histoire, Severus Snape apparaît sous un nouveau jour. J'aime bien l'idée que son apparence à Poudlard fait partie de son costume de Mangemort et qu'il a une toute autre vie une vraie vie.
Chapitre 1 : Surprises et angoisses
« Severus, voyons ouvre-moi la porte » cria de nouveau Albus.
Celui-ci se tourna vers les trois élèves, leur souri et leur dit d'une voix tranquille
« Tout va bien se passer, ne vous inquiétez pas. »
Il se doutait de l'inquiétude des trois élèves. Le professeur Snape avait été, au fil des années passées à Poudlard par les trois amis, souvent accusé d'être à la solde de Voldemort. Aucun ne s'était jamais totalement fait à l'idée qu'il était membre de l'Ordre du Phénix et au service du bien. Il comprenait dans quelle situation d'inquiétude pouvaient se sentir les élèves.
Subitement, la porte s'ouvrit sortant les trois élèves de leurs réflexions angoissantes.
Le corps de Severus Snape ouvrit la porte mais son visage était encore tourné vers l'intérieur de la pièce de laquelle il venait, avec un sourire sur le visage. Il n'était pas habillé comme le professeur Snape. Il portait un pantalon noir, sans doute le même qu'à Poudlard mais il portait un tee-shirt blanc. Un tee-shirt. Les trois élèves étaient pétrifiés. Ils se trouvaient dans la maison de Severus Snape, dans laquelle visiblement ils allaient passer l'été. Celui-ci semblait vivre avec quelqu'un – une femme, sans doute sa sœur ou sa fille – et il portait un tee-shirt ! Et il souriait ! Ils se regardaient inquiets, interloqués et complètement perdus.
« Albus, je…. » c'est à ce moment là, interrompant sa phrase, que Severus avait retourné là tête et s'était rendu compte que le professeur Dumbledore n'était pas seul.
Ils sentirent la colère monter dans le corps de Severus, comme à l'école quand il les surprenait en mauvaise posture. Le corps de leur professeur se raidit et il enleva immédiatement son bras de la portière pour le mettre derrière son dos. C'est celui qui portait la marque des Ténèbres. Tout le monde savait qu'il la portait mais personne ne l'avait encore jamais vue sur lui, il avait toujours pris grand soin de la cacher.
C'est Dumbledore qui rompit le silence, voyant l'attitude de son hôte
« Severus, nous en avions parlé, tu savais que ça arriverait un jour. Je n'avais pas le choix, nous avons besoin de toi. »
Le sourire du professeur Snape s'effaça complètement de son visage pour y réinstaller son masque froid et sans émotion de professeur Snape. Il entra dans la pièce en laissant la porte ouverte, sans doute signe qu'ils pouvaient entrer.
Le professeur Dumbledore entra dans la pièce et fit signe aux trois élèves de le suivre.
Ils entrèrent dans une pièce de taille moyenne, encore décorée à la mode moldue. Elle était claire, sans fioriture, comme l'entrée, elle comportait un canapé marron foncé, une table de salle à manger en bois entourée de chaises dépareillée. Et sur une portion entière du mur se trouvait une immense bibliothèque. Pas de décoration spécifique à part un bouquet de tulipes rouges dans un vase sur la table de salle à manger.
Pour augmenter encore la surprise des élèves, au fond de la pièce se trouvait une femme, une jeune femme. Et elle portait un paquet dans les bras, un paquet qu'elle tenait comme un bébé et qui avait étonnement la taille d'un bébé. Elle fit un grand sourire quand elle vit le professeur Dumbledore :
« Albus ! »
Elle ne put démontrer plus son plaisir de voir le vieux professeur car le professeur Snape l'interrompit en levant la main vers elle. Comme si elle le comprenait sans mot, elle fit demi-tour et changea de pièce se dirigeant vers ce qui devait être la cuisine.
« Albus, reprit le professeur Snape, nous avions dit que cela pouvait arriver mais nous n'avions pas dit que ça arriverait maintenant, chez moi et qu'ils seraient trois. »
« Severus, je n'ai pas le choix. L'école doit fermer cet été et c'est l'endroit le plus sûr que je connaisse pour ces trois jeunes gens. »
« Mais Albus, que faites vous de ma vie ? De mon intimité ? » Le professeur Snape semblait énervé et il sortit enfin les bras de son dos et pointa le majeur de son bras droit vers le professeur Dumbledore. Quelque chose se passa dans son cerveau – sans doute en rapport avec sa marque - et il se retourna vivement, pris son habituelle redingote qui était posée sur le dossier d'une chaise, l'enfila et la boutonna vivement, sans doute mu par la colère.
« Severus, reprit calmement Dumbledore, ces jeunes gens respecterons ton intimité et ne révèlerons pas tes très beaux secrets », lui répondit-il en lui faisant un clin d'œil.
Le professeur Snape se tourna vers les trois élèves et avança d'un pas vif en les pointant du doigt.
« Je vous préviens, son ton était clairement celui d'une menace, si vous révélez à quiconque ce que vous voyez ici, si vous révélez à quiconque ma vraie vie, si vous posez des questions, tentez de comprendre ou vous immiscez dans ma vie et dans ma famille, je vous ferai tous disparaitre de la surface de cette terre, est-ce que c'est clair ? »
Le ton qu'il avait employé était clairement menaçant et les trois élèves furent impressionnés, il leur avait toujours fait peur et là, de toucher à sa vie privée, semblait encore plus le toucher et le mettre en colère.
« Bien maintenant que tout est clair, je vais vous laisser », dit avec son sourire narquois, le professeur Dumbledore, il sortit dans l'entrée de la maison et transplana, sans aucune autre explication.
Les trois élèves n'auraient pas pu se sentir plus mal à l'aise. Ils se trouvaient seuls, au milieu du salon de Severus Snape, ils allaient passer l'été dans cette maison, avec lui. Et par-dessus tout, ils avaient découvert qu'il avait une vie, une vie privée.
