Chapitre 5 :Je ne suis pas une addict
C'était ça, le Choixpeau qui allait décider de ma scolarité ? Un vieux truc tellement usé et rapiécé que j'avais peur de salir mes cheveux si on me le mettait ?
J'aurais préféré me dire que non, hein, faut pas se mentir. Mais oui, effectivement, c'était ça.
Une petite précision : j'étais dans le déni total jusqu'à ce qu'on me le pose sur la tête. A ce moment-là, j'ai eu une autre surprise assez bizarre : le truc miteux savait parler.
-Ah, une descendante des Rosier, cela faisait quelques temps que je n'en avait pas vu une, me susurra-t-il d'une voix assez bizarre qui me faisait quand même vachement peur.
-Euh, bah euh, ouais. Ma mère est une Rosier. Mon père le dernier héritier des Duchesnes, une vieille famille en voie d'extinction. Enfin, non, il peut pas être le dernier héritier, puisque c'est moi maintenant. Oh Merlin, je viens de réaliser un truc. C'est moi la dernière héritière. Et j'ai même plus de mari en vue. Qu'est-ce-que je vais devenir ? C'est horrible, tu te rends compte le truc ? J'ai pas d'avenir moi sans ça. Dans la famille, on travaille jamais. Et on se marrie jeune, on a des enfants, et on les élève pour qu'ils fassent de même. Je suis fichue. Oh Merlin... Euh, désolée. Vas-y fais ton truc. Dis-moi c'est quoi ma maison. J'espère quand même que ce sera classe quoi. Je veux dire, rien qui ne soit trop décrépi, si possible. Je suis très stricte sur l'hygiène. Et si possible, dans un endroit assez lumineux. J'aime bien le bleu, d'ailleurs. À Beauxbâtons, nos uniformes étaient bleus. Et ça me va plutôt bien au teint.
-Hum ! Me grogna-t-il dans la tête.
-Euh, oui, pardon. Vas-y.
Oui, c'est exactement ce que je lui avais répondu. Et pendant ce temps là, Black la folle et Dumbledore le vachement trop méga grand me regardaient, attendant le verdict du truc.
Qui eut d'ailleurs un moment de pause. J'imagine que d'habitude c'est lui qui fait les monologues. J'ai fait foirer une tradition de plus de mille ans. Et c'était quand même pas hyper marrant sur le moment. Mais maintenant, ça me fait plus rire qu'autre chose.
-Je vois beaucoup d'intelligence, une volonté de réussir par dessus tout. De la bravoure... HA ! De la fougue, beaucoup de fougue, me hurla-t-il dans le crane, et bizarrement, Black et Dumbledore n'entendirent rien. Ou s'ils le firent, ils ne montrèrent aucun signe allant en ce sens.
-Oh oh ! On dirait que quelqu'un cherche à retourner dans les bonnes grâces de ses parents... Un sens inné de la trahison... Mmmh... De la répartie.
Ça, c'est parce que quand il m'a dit ça, je lui ai gentiment répondu quelque chose de pas très poli. Non mais c'est vrai, comment ose-t-il me juger. Tout ce qu'il fait dans sa vie c'est dire à des gamins quatre mots une fois par an. Franchement, je vois pas pour qui il se prend.
-Cependant, l'intelligence est vive. Et la créativité est bien trop grande pour être ignorée. Je pense que tu as ta place à... SERDAIGLE.
Han nan. Non. Pas question. Il va pas me mettre avec les intellos. Il a paaaas le droit de me mettre avec des gens comme ça. Je vais faire une dépression moi si y a personne pour faire la fête. Et ils vont vouloir me faire faire du travail. Réclamation, s'il-te-plait Chapeau magique. Oh hé, je veux pas dire mais tu t'es trompé là mon petit.
Personne n'eut l'air d'entendre mes réclamations. Dumbledore se leva une fois de plus, prit le Choixpeau et le reposa pile-poil à son emplacement initial.
Black en chef avait l'air déçue et un peu en colère, comme si c'était ma faute. Dumbledore, lui, avait l'air plus que ravi de la tournure des événements. Il avait dû croire, comme moi, que je ne pourrais pas rentrer dans une seule de ces maisons.
Walburga ma tata (c'est juste pour le plaisir de la rime, n'allez pas croire que j'ai pu penser que cette chose pouvait mériter un surnom affectif.) écourta rapidement l'entretient.
Dumbledore me donna une liste des choses qu'il me faudrait pour l'année à venir. Je possédais déjà tout le matériel, de la baguette au chaudron en passant par les gants en peau de dragons vieillis et brossés à la main. Mais je n'avais ni uniforme, ni livre. Il était donc urgent que j'aille en acheter. Et il me donna aussi une autorisation de sortie pour les journées libres une fois tous les trois mois. Ce n'était pas grand chose, et l'idée d'être enfermée pendant tant de temps dans cet endroit sombre et sinistre au possible n'était pas réjouissante.
Black en chef ne m'adressa pas la parole durant tout le dîner. Je sais qu'elle avait espéré que j'aille à Serpentard. Moi aussi d'ailleurs. C'était là que ma mère avait passé sa scolarité, et Rébus y était aussi. En allant à Serdaigle, je perdais l'avantage du côté « bonne descendante qui fait comme maman » et le soutient du seul ami qu'il me restait. Pas que j'ai pu penser que Rébus m'abandonnerait pour ça, mais je m'étais dit que m'intégrer serait plus facile si j'avais quelqu'un qui pouvait me faire les présentations.
J'allais ne devoir compter que sur moi même et mon nom de famille. C'était assez coutumier pour moi, certes, mais j'avais toujours eu une « check list » toute prête que ma mère avait pris grand soin à préparer. C'est comme ça que j'avais rencontré Arès et Noémie. Les autres s'étaient «greffé » à notre petit clan au fil des semaines le plus naturellement possible.
En parlant d'Arès, trois jours après ma visite guidée de Poudlard, je reçus un hiboux de sa part. Vous vous dîtes surement qu'il avait besoin d'un conseil d'une vieille amie, ou qu'il voulait de l'argent. Mais non, déjà parce que nos relations avaient toujours été particulières. On ne s'appréciait vraiment que pour coucher ensemble ou faire la fête, et aussi pour enfreindre les règles. Le reste du temps, nous nous hurlions dessus. Et deuxièmement parce qu'il était tout aussi riche que moi.
Enfin bref, il m'a envoyé un hiboux pour me dire que je lui manquais. Je ne vous raconte même pas à quel point j'étais heureuse que quelqu'un se souvienne de moi. Même si ça n'avait été qu'Arès. Beaucoup de personnes ne rechignaient pas sur l'argent, je me contentais de ne pas rechigner sur l'affection.
Je suis toujours persuadée que c'est principalement parce que je savais organiser les fêtes mieux que personne, que je lui manquerais tant que ça. Même s'il avait écrit que :
«Lisette ma poupette,
Ta bonne humeur et tes commentaires sarcastiques sur tout ce qui peuple ce monde n'auront plus le malheur de me mettre de mauvaise humeur dès le petit déjeuner. J'imagine que tu vas devoir t'acheter une marionnette et l'ensorceler pour qu'elle te grogne dessus tous les matins ; pour pouvoir prétendre que je suis toujours là près de toi. Tu sais que je t'en veux encore pour les deux semaines de colles après la fête dans la salle des professeurs, n'est-ce-pas ? Je t'avais prévenue que c'était trop risqué et que je n'y voyais pas d'intérêt particulier. Et qu'en plus je m'étais débrouillé pour faire ouvrir les salles de métamorphoses. On aurait pu faire une fête avec pour thème «Le Zoo de Beauxbâtons». Cela aurait été tout aussi bien, et beaucoup plus innovant. Tu es bien trop bornée pour une fille de ton rang. Cela te jouera des tours.
Iris n'a pas pu t'envoyer de lettre, elle tenait à s'en excuser. Ses parents ne veulent plus qu'elle te fréquente. Soit disant pour l'empêcher de «mal tourner». Je pense que c'est surtout parce qu'elle avait un peu trop tendance à vivre sa vie sans eux.
Comment c'est, l'Angleterre ? J'y suis allé, quelques fois, mais jamais assez longtemps pour en avoir un souvenir bien marqué. Il fait chaud, par chez nous. Ils disent que cela va durer jusque la fin Septembre, qu'il ne faut pas s'inquiéter et que le climat reviendra à la normale l'année prochaine. En attendant, Cassie en profite pour parfaire son bronzage dans ma piscine. Je pense que ce n'est qu'une vague excuse pour se rapprocher un peu plus de mon héritage familial, tu sais ce que disent les rumeurs sur sa famille. J'aurais préféré que tu sois là, elle n'aurait même pas osé m'approcher.
Luc et Ul' te disent bonjour, et ils sont d'accord avec moi : Qui va nous organiser des fêtes aussi folles qu'inoubliables maintenant que tu es partie de l'autre côté de la Manche ? Je sais que tu m'as légué cette tâche avant de partir, mais tu savais très bien que ce ne serait pas une mission des plus faciles.
Tu me manques ma Lisette, et n'oublie pas notre devise aussi salvatrice que coupable de toutes nos infractions du règlement intérieur : La vie n'est qu'une grande fête qui n'attend que ses invités.
A. Delange.»
Il venait de briser mon propre record : un mois et demi sans pleurer. Je lui en voulais quand même un peu, enfin, entre deux pulsions affectives. J'avais l'envie irrépressible de le serrer dans mes bras aussi fort et longtemps possible. Il me fallu me contenter de mon oreiller.
Le lendemain matin, Black en chef décida qu'il était temps de m'emmener chercher mon nouvel uniforme sur le Chemin Pas Droit, ou quelque chose comme ça. D'après ce que j'avais pu remarquer en vivant ici, la mode n'était pas leur fort. Ils avaient au moins deux saisons de retard sur les nouvelles tendances. J'avais même proposé, très gentiment, de commander directement à mon tailleur favoris pour avoir un minimum de décence vestimentaire. Elle refusa, prétextant que ce n'était pas en «Conservant ta mentalité de petite française hautaine et vaine que tu t'intégreras à notre société. Les magasins d'ici sont aussi bien que ceux de chez toi. Et je trouve par ailleurs que tu devrais arrêter de porter ces tenues outrancières. Je t'en ferais moi de la décence vestimentaire ! ET MAINTENANT ÇA SUFFIT, TU IRAS CHERCHER TON UNIFORME AVEC REGULUS SANS DISCUTER !»
C'est donc chez Mme Guipure que nous nous rendîmes, Rébus et moi, puisqu'elle avait apparemment d'autres personnes à voir ce jour là. Je dirais surtout qu'elle n'avait pas envie de me voir ; et que cela l'arrangeait bien de devoir aller à ces tea party, pour bavarder avec Judith Macnair et Susanna Wilkes. Ainsi qu'un nombre incalculable d'autres mégères aussi hostiles et austères qu'elle. Elle avait d'ailleurs tenté une fois de m'y emmener, mais je crois que je n'avais pas dû faire bonne impression.
Mais, était-ce de ma faute, si Aideen Rockwood possédait deux elfes de maison ? Je leur avais données l'impression que j'étais une folle bonne à aliéner. Ou une Cracmolle prête à être expédiée chez les Moldus, et cela avait vite raccourcit mon supplice. J'avais déjà dû les écouter papoter sur des choses de vieilles ménagères, et sur des combines pour acheter des trucs illicites toute la journée.
Ma phobie c'était pour une fois montrée salvatrice, comme si c'était un moyen de se faire pardonner pour la décennie de cris et paniques en tous genres. Un sens de la justice s'était en fait emparé de moi.
-Bonjour Tom, salua Rébus à notre arrivée dans un pub miteux.
-Ah, Mr. Black, quel plaisir de vous revoir. Que me vaut l'honneur de votre visite ?
-Poudlard, Tom, Poudlard. Les habitudes ne changent pas.
Le mec en question, Tom, n'avait pas franchement l'air très net. J'évitais de m'approcher trop de lui, et ne le regardais pas non plus dans les yeux. Rébus me conduisit jusqu'à une petite cour située à l'arrière de l'établissement.
-Qu'est-ce-qu'on fait ici ? Je te préviens, j'ai pas l'intention d'y rester trois heures. Tu as un rencard ? C'est ça ? Une copine que tu voudrais me présenter ?
-Non, non ! Se défendit-il avec véhémence, ses joues s'empourpraient de seconde en seconde, ce qui me fit rire.
-Faut pas avoir honte. J'comprendrais si c'était le cas. Je désapprouverais le fait de m'emmener avec toi, parce que c'est tout sauf classe, et que la pauvre fille en question m'en voudrait à mort. Mais c'est normal d'avoir une copine.
Il détourna le regard, fit semblant de ne pas m'avoir entendue. Et, si soudainement que j'eus presque le réflexe de sortir ma baguette pour me défendre, il tira la sienne de sa poche et la tapota dans un ordre particulier sur le mur en brique.
-Qu'est-ce-que tu fais ? Tu veux réparer les trous ?
-Non. Je nous fait parvenir jusqu'au Chemin de Traverse.
-Et genre le mur va s'ouvrir tout seul jusque parce que tu as tapoté sur trois briques moisies ?
-Oui, c'est à peu près ça l'idée.
Et, comme le timing avait l'air d'être son truc, le mur s'ouvrit pile au bon moment.
Saleté d'Anglais, il faut toujours qu'il ait raison. Et il n'a même pas le triomphe modeste, en plus. Son sourire sarcastique ne quitta pas ses lèvres jusqu'à la boutique de Mme Guipure. J'avais la furieuse envie de lui arracher à main nue. Ou peut-être avec les dents pour plus d'impact. Ça fait toujours plus peur quand on sort les crocs.
Fais gaffe à toi Rébus. Je pourrais ne faire qu'une bouchée de toi, mon petit. Allez hop, vas-y passe l'air de rien sous cette arche de brique. C'est dingue comme ils manquent de classe. Faire un sortilège qui aurait pu paraître si spectaculaire sur un vulgaire mur en brique d'après guerre... Ça gâche toute la beauté du truc. Y a plus de respect pour les sorts vachement impressionnants. C'est là que vous vous dîtes : « Hé mais c'est genre trop méga pas impressionnant, ça. J'ai déjà vu genre pleins de sorts beaucoup mieux et tout. Genre le Expelliarmus ou le trucbidulleenus» Et là, moi je vous réponds que ouais, mais que ça c'est des sorts qu'on trouve facilement dans tous les bouquins basiques. Je préfère le plus rare, celui qui est recherché et poussé. Même si cela ne fait pas grande impression.
-Oh Merlin ! C'est quoi cette horreur ?
-Qu'est-ce-qu'il y a ? Un elfe de maison, encore une fois ?
-Pire, Rébus, c'est pire, lui répondis-je dépitée.
-C'est quoi, alors ?
-Un attentat à la mode. Regarde ! Je portais ça quand j'avais douze ans et demi. Non mais regarde ! On ne peut pas faire du shopping là dedans. C'est impossible
-C'est juste un uniforme, tu sais.
-C'est juste un uniforme ? Juste un uniforme ? C'est LE seul uniforme. Il doit être parfaitement coupé, avoir juste la bonne teinte. La texture doit scintiller et être souple. Il ne faut pas qu'il soit trop chaud, ni trop froid. Il doit être simple mais élaboré. Il faut qu'il soit résistant. Qu'il puisse paraître frais jusqu'aux prochaines vacances. Ce n'est pas un uniforme, c'est ce que je vais porter pendant au moins trois mois.
Il me regarda, déboussolé. Comme si j'étais complétement bonne à enfermer. Il n'y connaissait apparemment rien à la mode, ce qui me donna envie de le frapper. Franchement comment avait-il été éduqué ?
-Laisse tomber. On va pas rester ici trop longtemps, elle va pas tarder à nous harponner.
-Nous quoi ?
-C'est une technique de vendeuse, tu vois elle vient te v...
-Alors, mes petits, c'est pour des uniformes je présume ? Nous interrogea la voix suraiguë d'une bonne femme habillée en mauve. (Une couleur qui ne lui allait surtout pas au teint, et qui la grossissait un peu. Je dus d'ailleurs me mordre la langue pour ne pas lui dire.)
-Oui, mais on allait partir.
-Oh, mais vous savez j'ai reçu des tout nouveaux tissus. Ils vous iraient à merveille. Des pièces rares, je suis sûre que vous les adoriez. Des collections uniques au monde, vous savez. Ils viennent directement des manufactures. Je connais très bien la tisseuse, elle fait des étoffes magnifiques.
-Vous en auriez en cachemire ? Pour l'hiver, il n'y a rien de meilleur. Mais j'aurais aussi aimé avoir quelque chose de plus léger, vu le temps, comme du satin ou de la mousseline. Ou peut être même de la soie, tiens ! C'est beau aussi la soie, non ?
Elle m'a eu. Harponnée en dix secondes. J'ai presque honte. Mais elle a reçu des nouveaux tissus, c'est tout de même pas rien, non ? Non ?
Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvé Rébus et moi, à passer trois heures dans cette boutique. Et alors qu'il croulait sur une chaise, le corps couvert par divers tas de tissus, je profitais allégrement de ce moment de pur bonheur. C'était un peu comme de rentrer à la maison. Les magasins, c'était mes points faibles.
Au détour d'une allée, alors que j'envisageais d'acheter une douzième robe, la porte s'ouvrit et le son de la clochette tinta harmonieusement dans la boutique. Qu'elle était belle, cette robe ! Ce ne serait certainement pas pour les cours, mais pourquoi pas pendant les weekends . Et cette couleur, par Merlin, quel plaisir oculaire ! La dentelle qui surplombait le tout scella mon jugement : Oui, il me fallait cette robe, même si elle était à plus de quinze gallions.
-Rébus ! Vient voir la magnificence de cette merveille ! M'égosillais-je gaiement en me retournant.
-Rébus ? Tu m'entends ?
Il ne répondit pas. Et alors que j'avançais vers le comptoir, là où sa chaise était installée depuis une heure et demie (Il semblait être plus que rapide dans le choix de ses achats.) j'aperçus les personnes qui étaient entrées dans la boutique.
Une femme, assez âgée, et deux garçons en train de rire aux éclats. Ils avaient peut-être mon âge, qu'en savais-je ? J'étais bien trop perturbée par la beauté suprême de l'un des deux.
Ses cheveux sombres tombaient sur son visage avec une grâce sans fin. Le temps s'était arrêté, comme si j'avais par accident lancé un sort. Peut-être bien après tout. Il était beau. Non, il était sublime. Parfaitement sublime. De la courbe de sa mâchoire – tendre et dure à la fois – jusqu'à l'inclinaison de ses sourcils et même en passant par la douceur infernale de ses yeux gris. Des yeux d'un gris si délicieusement puissant, que c'en était compulsif : il me fallait l'approcher. Tout me donnait envie de me jeter sur lui, de l'embarquer avec moi et de ne pas le rendre.
C'était vraiment un être vivant, ça ? Pas un dieu atterri spécialement pour mon bon plaisir ?
