Chapitre 9: Potions Yesterday

Mon premier réflexe ? Crier. Aussi haut perché que possible, je ne peux pas m'en empêcher.

-T'es malade, James !

-T'inquiètes, Sirius, j'vais m'occuper d'elle.

Le deuxième ? Me battre.

-Mais c'est une fille !

-Et alors ? Ça sera réglé en deux minutes.

J'ai sorti, d'un geste presque instinctif, ma baguette de ma poche, alors qu'elle en glissait. Mon attaquant était sorti de sa cape d'invisibilité, et il y avait deux autres personnes derrière lui que je ne reconnaissais pas sous cet angle.

-Liberacorpus ! Hurlais-je, plus décidée que jamais à prouver que j'existais, que j'avais du pouvoir et que je n'étais pas une incompétente de service. Comment osait-il croire que je n'étais qu'une proie facile dont il pouvait se débarrasser en moins de deux petites minutes ?

Je suis tombée, me suis relevée immédiatement.

-Impedimenta !

En plein dans sa face ! Oh ouais ! Wouhouuuuuu ! En deux minutes, hein ? C'est ce qu'on va voir.

J'ai profité de la pause que m'offrait ce sortilège pour observer qui était là. Réponse : Sirius Black, le copain de Lola la blonde (celui qui m'attaquait), que j'avais déjà vu sur le chemin de Traverse et un petit plutôt gros et laid qui paraissait apeuré par ce qu'il se passait, et qui a vite filé, l'air de rien.

-Salut, Black, comment ça va aujourd'hui ? Lui lançais-je, sarcastiquement.

-Ça va plutôt bien, et toi Rosier ? Rétorqua-t-il en s'adossant contre une armure.

-C'est Duchesnes-Rosier ! Et ça ir...

-Petrificus Totalus !

-Protego ! Tarantallegra ! Ripostais-je avec une férocité que je ne me connaissais pas.

Il esquiva, le sort le manquant de très près, il eut un petit sourire arrogant qui me mit hors de moi.

-Et puis qu'est-ce-que tu me veux d'abord, le pote de Black ? T'as pas une blonde dont tu dois t'occuper ?

-T'es blonde aussi, j'te signale.

-Ouais, mais moi au moins, j'ai pas l'air de m'être fait gerber sur le crane.

-Expelliarmus ! (Je me suis baissée juste à temps, mais son sort a frôlé mon épaule.) D'où t'insultes ma copine, la nazi en herbe ?

-Je l'insulte pas, j'énonce une vérité. Y a de la nuance... Incarcerem !

-Tu devrais apprendre à viser, ça te ferait pas de mal ! Rictusempra !

-Je dois pas être la seule. J'ai pas l'air pliée de rire, hein ?... Hé !

-Quoi ?

-Stupéfix !

Problème réglé. Enfin, pas tout à fait.

J'ai bien touché quelqu'un, mais ce n'était juste pas la bonne personne. J'ai eu Black à la place de son copain, dont j'ignorais toujours le nom.

-Merde ! Désolée. Enervatum !

-Rosier, j'vais te faire la peau, dit-il après s'être relevé péniblement.

-C'est Duchesnes-Rosier, de une, et de deux, je me suis déjà excusée. Et c'est de la faute de ton copain, là, il n'avait qu'à pas se baisser. Tu n'aurais rien eu du tout, et t'aurais pas non plus décoiffé ton joli petit brushing, lui répliquais-je d'un ton mielleux et haut perché, tout en battant exagérément des cils.

Qu'est-ce-qu'on ne ferait pas pour les gens qu'on hait ? Tout, absolument tout, encore plus même que pour ceux qu'on aime.

-Expelliarmus !

-Dentesaugmento !

D'accord, y en a vraiment marre de chez marre, là. On arrête les gamineries, les sorts qui ne font pas mal et les trucs un peu marrant. A deux contre une, ils l'ont bien cherché. On va leur faire perdre deux trois os s'il le faut, j'en ai ras le bol de ces imbéciles arrogants.

-Protego ! Opugno ! Leur lançais-je en dirigeant une épée, tirée d'une armure, pile entre les deux.

-T'es malade ! Couina Black, qui s'était sans doute vu mourir sous le coup, alors que l'épée s'était enfoncée dans la pierre.

Sur le coup, la première chose qui m'est venue à l'esprit c'est : «Ça fera un porte manteau original.»

Maintenant, je me dis surtout qu'on pourrait refaire un remake d'Arthur, avec l'Excalibur de Poudlard, le rocher incorporé et une super légende sur comment elle s'est retrouvée là.

-Je vous préviens, j'en ai marre de vos deux têtes de débiles profonds, alors maintenant, si vous voulez vous battre, ça sera du sérieux.

-Nos têtes de débiles profonds ? James, tu sais à quoi je pense ?

-Je crois, ouais, Patmol, approuva-t-il, un sourire fier perché aux coins de ses lèvres arrogantes.

Quoi, vous n'avez jamais vu de lèvres arrogantes ? C'est une personnification comme une autre, après tout.

-Vous croyez ce que vous voulez, mais décidez vous vite avant que je ne le fasse pour vous.

-On est des Gryffondors, notre truc, à nous c'est le courage. Et même si on en avait pas, ça m'étonnerait qu'on ait peur d'une fille qui parle avec un faux accent débile.

-Quel faux accent, l'imbécile ? Je suis française ! Et tu sais ce qu'il te dit mon accent ?

-Pas encore, mais j'imagine que c'est aussi inintéressant que toi.

-Diffindo !

Sur sa joue d'arrogant petit morveux trônait maintenant une jolie coupure sanguinolente. Je vous ai déjà dit que je n'étais pas quelqu'un de très amical ?

On a bien dû continuer à se battre pendant une vingtaine de minutes, puisque la sonnerie à retentit, signalant la fin des cours de la matinée, et nous nous sommes immédiatement séparés. Enfin, on aurait bien voulu, mais quand McGonagall nous a vus, les baguettes encore levées et le regard meurtrier, elle a décidé de nous enlever 20 points chacun et deux heures de retenue.

Et encore, on a eu de la chance parce que l'épée était dissimulée par une tapisserie qui était tombée après un Expelliarmus combiné à un sort que je n'avais pas reconnu. Ça avait pas mal fait tremblé le couloir et je crois que les fantômes ont commencé à avoir peur et ça doit être à ce moment là qu'ils ont prévenu la prof.

J'ai fini par arriver jusqu'à la Grande Salle, en même temps que Regulus et quelques uns de ses amis de Serpentard, que j'enviais énormément.

-Hé, Rébus, attends !

-Hé, comment ça va ?

-Mal, très mal Regulus.

-Qu'est-ce-que tu as ? Tu es blessée ?

-Non, rien de tout ça, enfin j'ai bien un bleu à la cheville, mais c'est rien. Au fait, ça te dérangerais beaucoup si je tuais ton frère et ses copains, dis-moi ?

Il eut un petit rire, avant de me demander ce qu'il m'avait fait, avec un large sourire.

-Je suis sérieuse, tu sais.

-Comment ça, tu es sérieuse ? Tu vas pas tuer mon frère !

-Pourquoi ?

-POURQUOI ? Mais t'es malade !

-Bon, d'accord, je ne le tue pas lui, mais je peux au moins tuer son copain... Son nom je crois que c'est James, ça te dérange pas ça ?

-Mais tu vas pas tuer quelqu'un !

-Pourquoi pas ? Après tout, le Seigneur des Ténèbres le fait bien, lui, et tu le vénères, pourtant.

-Mais tu es une... une... euh...

-Une quoi, vas-y, je t'en prie, continue.

-'Fin, t'es une fille quoi.

-Et les filles n'ont pas le droit de tuer ?

-Techniquement personne n'a le droit, tu sais.

-Joue pas au malin, Regulus Arturus Black.

J'ai posé mes mains sur mes hanches, le fixant d'un regard noir. Ça marchait à tout les coups, avec lui.

-Désolé d'avoir été si macho. Mais tu vas pas tuer quelqu'un, quand même ! Je suis sûre que c'est interdit dans le règlement de l'école. Et tu vas quand même pas te faire virer d'ici dès le premier jour, si ?

-On en reparlera plus tard, d'accord ? J'ai faim et je voudrais surtout pas louper le repas, ce serait quand même très très dommage, ça me donnerait une chance de tester ma résistance oculaire et gustative. Et si j'ai même un peu de chance, j'arriverais peut-être à apercevoir le plat d'anguilles en gelée, ça c'est du véritable test.

-Arrête de te moquer de notre cuisine, y a des trucs pas mauvais, tu sais.

-Ouais, bon, à plus tard.

J'ai finalement mangé des lasagnes, devant une Veronica totalement absorbée par le mec au nom bizarre de ce matin.

-Tu vas finir ta part de tarte à la citrouille ?

-Quoi ?.. euh, non non, vas-y.

-Merci.

J'ai mangé avec enthousiasme mon dessert favori, tout en me demandant comment elle pouvait être aussi absorbée par un mec qu'elle en oubliait de manger. Je ne les comprendrais jamais, manger fait pourtant bien partie des besoins élémentaires de tout être vivant.

-Dis, tu connais Sirius Black ?

Elle a enfin détournée la tête, soudainement très intéressée par ce que j'avais à dire.

-Ouais, tout le monde le connait. J'ai même failli sortir avec lui une fois. Il est gentil, marrant et s'arrange toujours pour ennuyer les Serpentards.

-Je connais des gens très bien qui sont à Serpentard, tu sais.

-La plupart d'entre eux sont quand même des prétentieux insupportables qui se croient tout permis. Tu vois le moche au teint pâle et aux cheveux gras, là-bas ?

-Celui qui est à côté de Regulus ? Ouais, j'le vois.

-Figure-toi qu'il se croit toujours meilleur que tout le monde, surtout en Potions, c'est hallucinant. Tu vois qui c'est Damoclès Belby ? (Il est en Métamorphose avec nous). Et bien, Slughorn a dit de lui que c'était l'un de ces meilleurs élèves et Rogue (c'est son nom), l'a super mal pris et il s'est mis à saboter ses potions, un truc de malade, pour qu'il devienne son nouveau favori. Mais Damoclès s'en est aperçu et depuis, c'est la guerre entre eux et nous. Les cours de potions, c'est limite un champ de bataille... Au fait, pourquoi tu me demandais si je connaissais Sirius ?

-Parce que lui et un de ses pote s'en sont pris à moi tout à l'heure. Il s'appelle James, mais je connais pas encore son nom de famille. Oh, et c'est le copain d'une Lola qui est dans notre maison.

-James Potter ? Mais il est super sympa ! J'veux dire, il est un peu bizarre et il a une obsession pour Lily Evans et les coins bizarres du château ou un truc comme ça, mais il est pas mal marrant.

-Marrant ? Tu crois que c'est marrant d'arriver derrière moi sous une cape d'invisibilité pour me lancer un Levicorpus ? Et en plus de sa faute je vais devoir me taper deux heures de colle avec McGonagall.

On a continué à débattre sur ces hypocrites sadiques et idiots de Potter et Black avant de nous diriger vers les catacombes... Nan, ils appellent ça les donjons.

-T'es sûre que c'est sanitairement correct ? C'est humide, ça sent le moisi, je suis sûr qu'on peut leur faire un procès pour nous exposer à de telles bactéries. T'imagines, si j'attrapais la Dragoncelle ? Ou pire, une éclabouille ? Ou une scrofulite ? Y a tellement de maladies que je pourrais attraper rien qu'en respirant cet air périmé.

-Pour la vingtième fois, Elise... Je te dis que ça va, je suis venue là des centaines de fois pour aller en Potions, les Serpentards ont bien leur salle commune quelque part dans les alentours... Et est-ce-qu'ils ont l'air malade ?

-La salle commune des Serpentards est ici ? J'ai bien fait de pas y aller !

Il faisait encore plus sombre et l'atmosphère était encore plus flippante qu'ailleurs. Comprenez-moi, j'étais bien contente d'avoir atterri à Serdaigle, j'aurais fait une dépression en vivant sous terre ! Beauxbâtons me manquait terriblement, tout y était clair lumineux et joyeux. Les murs étaient blancs et des chandeliers de cristal pendaient des plafonds aux moulures dorées. C'était le paradis.

Et là, j'étais en enfer.

-Comment ça, t'as bien fait de pas y aller ? Me dis pas que tu fais partie de ces débiles intolérants et racistes qui croient que le monde leur appartient et qu'ils peuvent en faire ce qu'ils veulent ?

-Quoi ? Non, non. Je suis pas comme ça... Je disais juste que je n'aurais pas supporté de vivre dans une ambiance pareille.

Je crois qu'elle m'a crue, j'ai vraiment eu chaud à ce moment là. Parce que, en fait le but de l'opération c'était de passer pour quelqu'un d'assez normal et sympathique pour que je puisse avoir des amis, avant de les initier en douceur à la vérité pure et dure : Les Moldus sont nos ennemis, et bientôt ils seront finis. (Cette rime a été sponsorisée par moi-même et créée par moi-même, le slogan est beaucoup plus accrocheur comme ça.)

-Ha, tant mieux, ça te dirait de nous rejoindre avec quelques copines ce soir pour un meeting ?

-Un meeting ? Et puis, je peux pas, j'ai des heures de colle à me coltiner. Je hais ces saletés de Gryffondors.

-Mince ! Tu participeras au prochain, vendredi soir ? Ce sera un meeting au sommet, les meilleures filles de l'école, les plus sympathiques, les plus jolies et celles qui veulent faire quelque chose de bien pour le monde.

-Et vous parlez de quoi, pendant ces meetings ?

-De tout et de rien. De plans de carrière, de garçons, de la guerre, des stratégies martiales, des cours aussi, on s'aide dans certaines matières, de sorts de beauté, de vêtements... De tout quoi.

-Tu peux compter sur moi pour vendredi. C'est là, non ? Lui demandais-je en pointant du doigt une porte où deux ou trois élèves attendaient déjà.

-Ouais. Oh, attends, je vais te présenter à l'une d'elle... Lily !

-Hé, Veronica. Comment vas-tu ? Je n'ai pas eu le temps de te voir aujourd'hui. Il a fallu que j'organise mon emploi du temps de révision, c'est un peu la pagaille, avec toutes ses matières et le stress qui va avec le tout. Enfin, tu vois de quoi je parle, non ? Elle eut un rire léger et chaleureux, ses yeux verts pétillants de bonheur.

-Oui, enfin, j'ai réduit les effectifs, cette année, il faut bien que je me concentre sur le quidditch, en tant que capitaine c'est la moindre des choses.

Elle pointa du doigt le petit écusson qu'elle avait déjà admiré le matin même.

-Oh, toutes mes félicitations !

-Merci. Je tenais à te présenter Elise Duchesnes-Rosier, elle a de très grandes capacités. Je comptais la faire participer à nos meetings...

-Oh, par Merlin, cache-moi, y a Potter qui vient d'arriver.

-Toi aussi, il veut te jeter des sorts par derrière ? L'interrogeais-je, plus que ravie d'avoir trouvé quelqu'un qui haïssait cet arrogant et vil personnage.

-Me jeter des sorts ? Non, il n'arrête pas de me demander de sortir avec lui. Mais c'est juste un arrogant égocentrique qui pense que son bonheur personnel surpasse de loin celui des autres. Il m'insupporte. J'ai envie de l'étrangler dès que je le voie.

-Contente de ne pas être la seule. Ce mec est mon ennemi public numéro un avec Black.

-On parle de moi, Rosier ?

Hé merde.

Je me suis retournée, pour lui faire face, histoire de pas trop me foutre la honte devant la quinzaine d'élèves qui attendaient.

-Dans tes rêves, Black. Et c'est Duchesnes-Rosier, pour la centième fois.

-Ouais, et alors ?

-ET ALORS ? Tu vas voir, ce que ça va changer !

Slughorn, un vieux qui ressemblait un peu à un morse, avec sa grosse moustache et son imposant tour de ventre, est apparu dans l'encadrement de la porte Il me donnait l'impression d'un vieux papy satisfait par la vie. C'est moche, de finir comme ça. On parie combien qu'il fait pas de sarcasme ni d'humour noir ?

-Entrez, entrez mes très chers.

Il eut un grand sourire en direction de Lily, puis nous indiqua d'un petit geste d'entrer.

La salle de classe était plutôt sombre, et des dizaines de potions l'embaumaient fortement. J'avais la légère impression d'étouffer, qui passa rapidement. J'en reconnu certaines, dont du Félix Felicis dans un petit chaudron.

Peut-être que je pourrais le voler, discrètement, à la fin du cours. Ça pourrait être utile. Ouais mais nan, ça se fait pas. T'as été élevée chez les sauvages. On a le droit de tuer, mais pas de voler, ça n'est pas respectable, voyons... Ouais, on oublie.

Une odeur, de fraise acidulée, d'agrume sucré et de vêtement fraichement lavés envahit mes narines, me faisant légèrement sourire. J'adore toutes ces odeurs. Mais je ne me suis pas laissée avoir, ça, à tout les coups, c'était de l'Armortentia.

-Vous êtes la nouvelle, n'est-ce-pas ?

-Oui, monsieur, lui affirmais-je d'un sourire hypocrite, voulant me le mettre dans la poche.

-Bien sûr, bien sûr. On a beaucoup entendu parler de vous, les nouveaux élèves sont plutôt rares. Votre nom, je vous prie ?

-Elise Duchesnes-Rosier, monsieur.

-Seriez vous de la famille du célèbre Pollux Duchesnes ? Le ministre de la magie français ?

-C'était mon grand père, monsieur.

-Ho ho ! Très triste perte, très triste perte. Un bon ami à moi, il y a quelques années. Il m'envoyait souvent ces petites choses que vous appelez des croissants... Allez donc vous asseoir, ma chère.

Je dus me retenir de ne pas rire, face à son manque total de contrôle de soi. Il avait beau clamer regretter mon grand-père, son sourire satisfait le contredisait totalement.

-Bien, monsieur... Oh !J'ai failli oublier, monsieur. Vous avez les salutations de mon oncle, Henry Marié, il enseigne à Beauxbâtons, il m'a dit qu'il vous appréciait beaucoup.

Mensonge éhonté, et très improvisé. Mais qui m'aiderait à être dans ses bonnes grâces, si cela pouvait faire de moi une de ses favoris, cela m'arrangeait.

Je sentis Black me fixer avec dégout.

Quoi, me dit pas que t'es jaloux, maintenant ! Il ne fallait pas fuir de chez toi, et t'aurais pu garder un statut social acceptable. Ou alors, ta mère aurait dû mieux se débrouiller pour réparer les dégâts, comme la mienne.

-Exact, exact, un vieil ami. Très distingué. Vous lui passerez le bonjour.

Je me suis installée à une table, le sourire au lèvres, avec Veronica, Lily et Jane, la fille qui est dans le même dortoir que moi, qui n'a d'ailleurs pas dit grand chose pendant les deux heures de cours.

Il s'est avéré que l'on a eu le droit à un petit test sur nos capacités de reconnaissance de potions. J'ai levé la main plusieurs fois, même si le moche; dont j'ai oublié le nom, m'a devancé plusieurs fois.

Damoclès, le supposé très doué en potion ennemi juré du moche n'a pas daigné participer à l'interrogatoire. Se concentrant sur son livre en se frottant le front.

Après cela, Slughorn nous a demandé de faire un philtre de mort-vivante pour gagner une fiole de Félix Felicis. Il a ajouté un peu de suspense inadéquat pour se donner un aspect plus théâtral, rendant sa prestation presque grotesque.

Les deux heures passèrent vite, et Slughorn m'a sourit largement en voyant ma potion.

Je sais, j'suis plutôt douée. Les potions, c'est comme la cuisine, faut pas se prendre la tête, et si c'est un peu mal dosé, y a des chances pour que ce soit une bonne chose. Souviens-toi de la fois où t'as ajouté un scarabée de plus dans ta potion, le résultat n'en a été que meilleur. La tête de Maxime, quand j'ai fait mieux que prévu !

Il n'empêche que je n'ai pas gagné, et que d'après Slughorn, le choix a été dur entre Belby et Rogue le moche, et qu'il s'est finalement décidé à leur en donné une chacun. Ça doit être dû à la bonté de son âme.

Ou quelque chose comme ça.