Chapitre 28 : La Goule et la foule.
J'ai mis des semaines avant de finir de nettoyer le manoir du sol au plafond. Et je dus utiliser des sorts improbables pour réparer la toiture et le reste. Mais j'étais plutôt satisfaite du résultat. Le manoir était parfait. La lumière me rappelait celle du manoir de mes parents. Les lustres que j'accrochais étaient quasiment identiques à ceux que j'avais toujours connu, et j'avais l'impression d'être en France.
J'étais chez moi. Je dus cependant faire appel au Ministère pour m'aider à me débarrasser de la goule, dont les gémissements et les grognements me faisaient sursauter du matin au soir. Regulus devait passer plus tard dans l'après-midi, et j'espérais en être débarrassée avant cela.
J'ai bien vu le regard dédaigneux que m'ont lancée les employés du Ministère lorsqu'ils ont vu où j'habitais et que j'étais seule. Ils ont fixé l'entrée de haut en bas, fixant le chandelier en cristal et le sol en marbre blanc, les peintures de mes ancêtres guindés et les tapisseries flambant neuves accrochées sur des murs aux moulures dorées.
-Vous comptez vendre la maison à des Moldus ? M'a demandé le plus vieux en mâchouillant le bout de sa plume et en fixant son parchemin.
-Non, pourquoi ?
-Parce que d'habitude, les sorciers s'embêtent pas, ma p'tite, ils gardent les goules. Ça dérange pas trop les gens, v'voyez, ma p'tite. Ils préfèrent pas embêter les gens du Ministère alors qu'ils peuvent la garder. Puis ça fait d'la compagnie, hein, ces bêtes là. Et puis après faut les reloger aussi ! C'est pas du travail de fillette ça ma p'tite, oh ça non ! Du coup c'est pour ça, je demande. Mais si vous voulez pas la garder, hein, moi j'suis payé pour ça...
-J'ai l'air d'être le genre de personne à garder une goule chez elle ? Lui ai-je répondu, exaspérée et franchement offensée. Je m'en fiche que ça ne soit pas du travail de fillette ! Je vous ai appelés parce qu'elle me dérangeait. J'en ai marre de me réveiller en pleine nuit parce qu'elle gémit sans arrêt.
Le deuxième employé, plus jeune et plus trapu, s'apprêtait à toucher un meuble en bois de rose, celui de mon arrière grand-père Théodore Rosier. Et c'est à ce moment là que son tableau s'est mis à hurler.
-NE TOUCHEZ PAS A ÇA SANG DE BOURBE INFAME ! NE VENEZ PAS SOUILLER MA DEMEURE !
-Venez, venez ! Dis-je aux employés en les prenant par la manche. Il en a pour un quart d'heure comme ça.
J'ai fermé la porte du salon derrière moi en lançant un sort d'insonorisation.
-J'ai à peine le droit d'y toucher aussi, vous savez, je ne suis apparemment pas assez bien pour lui non plus. Et pourtant je suis une Rosier, moi !
J'ai vu les visages des employés se décomposer. Le plus vieux des deux devint si pâle que j'ai cru qu'il allait s'évanouir.
-Oh.. Oh ! Vous êtes une Rosier ! Oh, d'accord, d'accord. Ça explique les grands « R » sur le portail de l'entrée. Il est très beau d'ailleurs, le portail. Tout d'ailleurs. Tout est très beau. J'aime beaucoup votre maison. Elle est chouette, vraiment... Le sol est joli, j'aime beaucoup le chandelier !
-Vous ne connaissiez pas mon nom ? C'était pas marqué sur votre papier quand on vous a envoyé ici ?
-Non non, madame, il est juste écrit un nom français, Duchesnes, j'crois, je savais pas, madame, je savais vraiment pas. C'est une jolie maison que vous avez là. Une maison de Rosier quoi. Vraiment jolie.
Je l'ai laissé continuer sa tirade, me réjouissant de le voir se débattre dans sa gène. Il avait peur de moi. Ou plutôt de mon nom. J'ai trouvé ça marrant un instant. Avant de me rendre compte qu'il travaillait au Ministère. Là où bon nombre de ses collègues avaient été tués. Et que mon nom criait « Mangemort » si fort qu'il aurait pu réveiller un ogre endormi à dix kilomètres à la ronde. Il avait peur de m'avoir offensé. Il avait peur de se faire tuer pour m'avoir offensé.
J'ai senti mon estomac tomber en miettes dans mon ventre. La douleur fut soudaine et brusque. Mes yeux s'humidifièrent immédiatement et une boule vint se former dans ma gorge.
-Donc, elle est où, cette goule, hein ? On va vous en débarrasser, pas vrai Perceval ? Intervint le deuxième, se rendant compte que son coéquipier n'allait faire qu'empirer les choses.
Je dus avaler ma salive, et le geste fut douloureux.
-Elle est.. Elle est en bas. A la cave. Pas dans la première cave, la cave à vin, la deuxième, un peu plus loin. Vous voulez que je vous accompagne ? C'est un vrai labyrinthe, en bas. Vous risqueriez de vous perdre. J'ai déjà failli m'y perdre moi-même, vous savez.
-Non non c'est bon mademoiselle, on a l'habitude. On va pas vous déranger plus que ça, vraiment pas. Vous pouvez continuer de faire ce que vous faisiez. On en a pas pour longtemps, une heure ou deux, ça dépend de son caractère, vous savez.
Je les ai accompagnés jusqu'à la porte, dans le couloir qui partait de la salle à manger et qui menait à la cuisine.
-Vous m'appelez si vous avez besoin de quoi que ce soit, d'accord ?
Ils me sourirent d'un air contrit avant de descendre les escaliers.
J'ai dû avoir, quoi, vingt minutes de calme ? Vingt petites minutes avant qu'on ne vienne frapper à ma porte avec insistance.
Le tableau de l'entrée s'était enfin tu et je lui ai lancé un regard hautain en lui passant devant. Lorsque je l'ai ouverte, je suis tombée nez à nez avec Walburga Black et Bellatrix Black, et c'est avec toute la joie du monde qu'elles m'ont regardée droit dans les yeux.
-J'ai une sonnette, vous savez.
-Je veux le manoir, déclara simplement Bellatrix.
-Bien sûr ! Je peux t'en faire une version miniature, si tu veux, lui répondis-je en souriant.
J'étais alors vraiment persuadée qu'elle plaisantait et que c'était sa façon à elle de m'accueillir dans ma nouvelle maison. Bellatrix ouvrit de nouveau la bouche. Walburga me regarda alors de travers avant de faire taire Bellatrix d'un geste de la main avant même qu'un son ne sorte de sa bouche.
-On aimerait pouvoir rentrer, m'annonça Walburga.
-Oh, oui, bien sûr ! Rentrez ! Soyez les bienvenues chez moi.
J'ai ouvert la porte en grand avant de m'écarter pour les laisser passer. Elles examinèrent toutes les deux la pièce du regard, effleurant les meubles dans le plus grand silence. Je m'attendais à entendre les critiques fuser de toutes part, que ce soit des tableaux ou d'elles, mais elles ne dirent pas un mot avant que nous ne soyons assises dans le petit salon.
C'est Walburga qui prit la parole en premier, et avec une diplomatie que je lui connaissais pas.
-Mon mari aurait entendu dire de la part du Ministère de la Magie que vous avez proclamé le manoir comme étant le votre, et ce sans notre accord préalable.
-Madame Black, sans vouloir vous manquer de respect, vous n'êtes en rien une Rosier et ce manoir ne vous appartient pas, Bellatrix, oui, en revanche. Mais le problème, c'est que comme vous l'avez mentionné, j'ai déjà fait les procédures nécessaires.
J'ai envoyé un sourire, que j'espérais le moins condescendant possible, vers Bellatrix, qui me regarda l'air dubitative une seconde.
-J'estime, déclara-t-elle enfin, qu'étant donné que je suis la plus âgée des descendants de la famille Rosier, j'ai le droit d'y habiter.
-Evan est plus vieux que toi, lui répondis-je sèchement, ayant perdu mon calme rapidement ?
-Oui, mais vois-tu, Evan se fiche complètement du manoir.
-Toi aussi, avant que je ne le rénove.
Walburga eu une quinte de toux soudaine et je devinais qu'elle avait avalé sa salive de travers.
-Ecoute-moi bien, on a beau être cousines, je vais pas me laisser intimider par toi. T'es juste une gamine arrogante de dix-sept ans. Moi je suis fiancée, figure-toi, et j'ai besoin d'un manoir pour y vivre avec mon futur mari. Alors je m'en fiche que tu veuilles y habiter, ce manoir est à moi ! J'ai le droit d'y habiter si je veux !
-Non, non je ne crois pas, non. Certainement pas. Tu peux croire ce que tu veux, vraiment, mais il m'appartient légalement. Il sera à toi le jour où j'aurai décidé de ne plus y vivre, si tu ne veux pas que le Ministère de la Magie apprenne certaines de tes occupations, concernant le grand-méchant-dont-on-ne-parle-pas ou je sais pas comment on l'appelle maintenant.
Elle se leva de son siège, prête à sortir sa baguette, quand la sonnette retentit.
-Tu vois que j'ai une sonnette ! Tu peux te rasseoir, tu sais, lui dis-je avec un grand sourire, tout en me levant. Ça doit être Regulus, il devait venir me voir, aujourd'hui, continuais-je en me dirigeant vers la porte d'entrée.
J'ouvris la porte, ignorant les grognements exaspérés des tableaux derrière moi.
Et autant vous dire que ce que j'ai vu m'a franchement surprise.
-Il y a beaucoup trop de gens dans cette famille à mon goût. Et pas de la bonne compagnie, des Sang-de-Bourbe, des traîtres à leur sang, cette sale gamine française.. Elizabeth, vous voilà enfin !
-...Tante Irma ! Que faites-vous ici ? Je ravalais ma salive avant de reculer d'un pas.
Je crois que c'était le plus grand rassemblement de Rosier jamais enregistré depuis ma naissance. Il y avait moi, Irma, oncle Théodore troisième du nom, Evan premier du nom, Evan deuxième du nom, Bellatrix, même si elle n'en portait pas le nom, et moi.
-Nous avons entendu parler de tes rénovations sur le manoir Elizabeth..
-On m'appelle, Elise, oncle Evan.
Je ne pouvais m'en empêcher. Personne ne m'avait appelé Elizabeth depuis mon tuteur, avant que j'entre à Beauxbâtons. Et même à l'époque, je détestais déjà ce prénom. Je détestais plus ou moins tous mes prénoms. Elizabeth Augustina Mélia Duchesnes-Rosier. C'était d'un ridicule, par Merlin. Tout cela était dû à mes satanés d'ancêtres. Elizabeth, elle, se trouvait derrière moi sur l'un des nombreux tableaux, c'était une de mes grandes tantes décédées longtemps avant ma naissance. Et elle était d'une laideur insupportable. La seule chose que nous avions en commun était notre couleur de cheveux. Elle était blonde, comme tous les Rosiers. Elle avait des verrues sur la joue gauche et un nez énorme et tordu, elle ressemblait un peu à l'image que les moldus se font des sorciers. C'était un miracle que je m'en sois sortie sans être immonde en venant d'une famille pareille. Non pas que je me considère comme magnifique, loin de là.
-Soit, nous allons donc entrer. Nous sommes chez nous, n'est-ce-pas ?
-Et bien pas vraiment, puisque, comme j'essayais de l'expliquer à Bellatrix qui est déjà dans le petit salon, j'ai déclaré l'habitation auprès du Ministère de la Magie. Mais allez-y entrez donc !
-Tu as fait quoi ? Tu as osé faire QUOI ? Hurla mon oncle, agrippant un objet dans sa poche que je soupçonnais être sa baguette.
-Théodore, mon cher, calmez-vous ! Dit Irma, tentant de le calmer en plaçant sa main sur l'épaule de son beau-frère.
Irma aussi était laide, par Merlin, ça se voyait qu'elle était une Flint. Evan ne lui ressemblait pas vraiment. Il avait hérité de ses yeux, mais c'était tout. Il ressemblait à mon oncle Evan, ou bien à mon grand-père Théodore deuxième du nom. C'était un Rosier, un vrai. Nous l'étions tous. Et je ne m'étais jamais sentie aussi étrangère qu'en ce moment précis.
Je m'écartais de la porte d'entrée avant de les guider vers le petit salon. En les voyant, Bellatrix et Wallburga se levèrent immédiatement. J'avais presque oublié que les Rosier étaient plus élevés socialement que les Black. Nous étions plus riches qu'eux, nous avions un sang plus pur qu'eux, et nous savions mieux jouer de nos relations qu'eux.
Bordel ce que ça faisait du bien de se sentir supérieure à ces vipères.
Evan murmura à son père « La famille est tombée en ruine depuis que Druella est décédée. C'est la fin Père, je le sens. » assez fort pour que je puisse l'entendre. Et je ne crois pas qu'il se doutait d'à quel point il pouvait avoir raison. Surtout pour sa part, parce que bordel ce qu'il a pris cher pendant la guerre. En même temps, être assez stupide pour s'en prendre à un auror aussi doué que Maugrey... Il n'était pas non plus super intelligent, faut se l'avouer. Enfin bref, je divague, on en parlera plus tard de tout ça.
J'ai dû transformer un livre en un canapé pour que nous puissions tous nous installer dans le petit salon. J'aurais dû transférer tout le monde dans l'autre salon, mais la décoration n'était pas finie, et je n'avais pas le courage de faire bouger toute cette masse ailleurs. Je ne savais pas qu'il allait se passer un drame, pour tout vous avouer.
-Bon, annonçais-je en m'asseyant, qui veut commencer en premier ?
Ma question fut accueillie par un silence mortuaire. Avant que tante Irma ne se racle la gorge d'une façon qui se voulait discrète.
-Oui ?
-Eh bien, nous avons entendu parler de tes rénovations, comme te l'a indiqué mon mari.
-Oui ?
-Et nous souhaiterions pouvoir profiter du manoir, je veux dire, Evan et moi sommes les Rosier les plus âgés de la famille, et il va de soi qu'il est donc notre héritage.
Bellatrix Black était rougie par la rage qui bouillonnait en elle. Walburga, elle, se contentait de regarder froidement devant elle, en évitant de croiser le regard de qui que ce soit.
-Et moi je crois que vous n'en avez pas vraiment besoin. Vous avez déjà le manoir de Godric's Hollow, celui de Paris et la maison de Londres, n'est-ce-pas ?
-Oui, c'est ça, ils ont déjà ces trois baraques là, ouais, grogna Bellatrix.
-C'est exact, mais ils nous appartiennent de droit, à ce que je sache c'est le plus vieux des héritiers Rosier qui doit les obtenir. Tout comme ce manoir, répliqua oncle Evan en la regardant droit dans les yeux et agrippant sa baguette fermement.
-Oui enfin le plus vieux d'entre nous c'est toujours oncle Théodore à ce que je sache, et il n'a pas ces propriétés, ne put s'empêcher de dire cousin Evan, regardant son père avec appréhension.
Et il avait raison, parce que son père, aussi Mangemort que lui, n'avait pas l'air ravi du tout.
Ils ont commencé à s'engueuler sévèrement, et puis quelqu'un a sonné encore une fois à la porte. Je me suis levée, ignorant leurs hurlements. « … Oh parce que tu ne comptes pas en profiter après ma mort peut-être du château de Bourgogne ? Tu me prends pour un idiot, Evan ! »
-Oh par Merlin, merci Regulus, tu me sauves la vie.
Je l'ai enlacé un moment avant de lui expliquer la situation à voix basse.
-A ce point là ? Demanda-t-il en entendant les cris qui venaient du petit salon.
-Je crois qu'ils sont en train de se calmer. Tu devrais voir la tête de ta mère, je crois qu'elle ne savait pas comment ça se passait chez nous.
Un cri, suraiguë cette fois-ci, résonna soudainement dans tout le manoir. J'ai couru, stupidement, pour voir ce qu'il se passait. Et, pour rien vous cacher, c'était le gros bordel.
Les employés du Ministère, que j'avais complètement oubliés, étaient remontés avec une goule absolument hideuse attachée et qui lévitait. Et aussi bien les employés que ma famille de cinglés étaient terrifiés par ce qu'ils voyaient. Je ne pouvais pas blâmer les employés, pour être honnête, moi aussi le fait de voir autant de Rosier et de Black me faisait peur. Par contre, je dois dire que la goule ne me faisait apparemment aucun effet. Ca ne valait définitivement pas un elfe-de-maison niveau horrible tête difforme. Alors je n'ai pas vraiment compris pourquoi ils avaient tous l'air aussi terrifiés. Mais voir Walburga Black pliée en deux, en tentant de se cacher, derrière un de mes fauteuils reste l'un des meilleurs souvenirs de ma vie.
Enfin bref, je crois qu'ils n'avaient plus vraiment envie de rester longtemps après ça alors tout le monde est reparti sauf Regulus, même s'il a dû se battre légèrement avec sa mère pour en avoir le droit.
J'étais seule, debout, dans une pièce vide. Les murs se resserraient sur moi avec une rapidité qui me terrifiait. Ma baguette ne voulait plus marcher. Je ne sentais plus les fourmillements dans ma main en la tenant. Elle n'était devenue qu'un bout de bois ordinaire. Je l'agitais néanmoins et hurlais des sorts dans une forme de désespoir intense. Et alors que les murs allaient m'écraser, le sol a disparu et je suis tombée dans une pièce bruyante et surpeuplée.
J'étais entourée de centaines de cadavres au milieu desquels je rampais inlassablement, je tentais de me relever en vain, des explosions n'arrêtaient pas de retentir. Des dizaines de personnes qui partaient en morceaux à chaque détonation. Je glissais sur le sol gelé, recouverte de mon propre sang. Ou bien était-ce celui de quelqu'un d'autre. Rien n'en était moins sûr. Il y avait du sang partout.
Des flashs de couleurs surgissaient les uns après les autres, encore et toujours les mêmes sorts. Du vert. Encore du vert. J'essayais de fuir, mais la pièce semblait infinie, et je me sentais étrangement étouffée par son immensité. Je ne parvenais plus à respirer. Je tentais de crier, mais aucun son ne semblait vouloir sortir.
Alors j'ai continué de ramper, cherchant quelque chose que je ne parvenais pas à nommer. Il ne restait plus aucun survivant. Il n'y avait plus que des éclats d'humains autour de moi. Et puis j'ai vu la tête de Regulus, déchiquetée, séparée de son propre corps et tachée de sang. Et c'est enfin que je me mis à hurler.
C'était un rêve comme les autres. Je me réveillais en sursaut, en sueur et tremblante de fièvre.
Je me suis rendormie dans les bras de Regulus, sur son pyjama détrempé par mes larmes et sa tête collée contre la mienne. Et ce n'est que le lendemain que j'ai réalisé que j'avais réussi à dormir plusieurs heures consécutives.
Il n'y avait pas eu de sang, pas eu de cris sanglants, ni de sorts atroces. J'avais dormi. Purement et simplement. Pendant près de sept heures. Lorsque je me suis réveillée, il n'était plus dans le lit. Et c'est avec les yeux encore à moitié fermés que je me suis aventurée hors de la pièce.
-Rebus ? Tentais-je en descendant les escaliers.
