Bonjour tout le monde ! Bien encore un chapitre qui ne va pas être simple, mais je vous promets que ça va s'arrêter. Comment ça je vous laisse le découvrir.
Je sais qu'on est dans l'oeil du cyclone et que ce n'est pas bien drôle, mais il faut en passer par là.
Guest: la violence familiale, c'est un combat qui malheureusement est bien plus présent qu'on ne le pense. La justice a encore du chemin à faire dans le domaine. Pour le cas de Bella, Riley en plus de ne pas vouloir que qui que ce soit regarde dans l'intimité de sa famille, a les moyens de faire taire les curieux. Pour Elisabeth, elle n'est pas devenu comme ça sans raison. Le Juge a bien du s'entrainer sur quelqu'un. Ed a fait de son mieux, il n'a pas été malin sur le coup, mais il a essayé. P est un fauve en cage. Il ne va pas réussir à gérer sa frustration. L est cinglée tu veux dire ? Mais courageuse aussi. Jas fait au mieux mais il commence à se rendre compte de l'ampleur du problème. Ra est en effet frustrée et se venge sur Ch qui est le seul à pouvoir prendre. Oh ne t'inquiète pas, ce n'est pas parce que le Juge va marier sa fille qu'il compte arrêter l'emprise qu'il a sur elle. Oui le prochain chapitre est sur la même lignée. Bisous !
MC: bah quand je dis que je ne vais pas faire dans la dentelle, c'est pour une bonne raison. Je sais que ça peut paraitre fou que personne ne fasse rien, mais dans certain cas, le système se retrouve bloqué par des gens qui avec l'argent nécessaire étouffe l'affaire. Je n'oublie personne ne t'en fais pas. Bonne semaine à toi aussi. Bisous !
Xyz: le pauvre Edward, il fait comme il peut, mais c'est vrai que lui a la force brute en face généralement, pas le côté sadique de son père. Bisous !
sochic88: je sais que vous attendez beaucoup de moi pour le retour de bâton. J'ai quelques doute sur le fait d'être à la hauteur. Bisous !
Guest: ah non en effet et ça ne risque pas de s'arranger dans ce chapitre. Bisous !
Bien comme je l'ai dit et répéter, ce chapitre est difficile aussi, donc ne me hurlez pas dessus. Pitié !
Bella n'avait plus autant de voix pour hurler ce qu'elle avait sur le cœur. De toute façon ses supplications n'étaient que du bonheur aux oreilles de son père qui s'acharnait avec passion sur Edward. Souvent la brune avait entendu son frère subir des corrections, mais le voir si proche, souffrir sous les coups alors qu'elle était incapable de l'aider... C'était une torture. Edward était à terre, en boule comme un enfant, la tête entre les bras pour la protéger exposant encore plus son dos. Chacun de ses cris résonnait dans la pièce jusqu'au cœur de la brune. C'était injuste qu'il souffre pour avoir tenté de l'aider. Quel imbécile d'être venu ici ! Il tremblait comme une feuille, mort de peur. Malgré l'épuisement, la douleur et l'accablement, Bella trouva la force de se lever pour s'accrocher au bras de son père. Riley cessa son geste en plongeant son regard dans le sien.
- Pitié père, arrêtez, il n'y est pour rien, pleura-t-elle de plus belle. Ne le punissez pas pour mes choix.
- Tu sais ce qui te reste à faire alors ? sourit-il avec machiavélisme.
Non, ça elle ne pouvait pas. Pour Edward, elle avait déjà sacrifié beaucoup. Mais épouser Royce... Voyant son hésitation, le Juge préféra enfoncer le clou une bonne fois pour toute. Il lâcha son fils et attrapa la brune par les épaules, ne la lâchant plus du regard.
- Sache également que je viens de faire une proposition pour récupérer le terrain de la boutique de Rachel Lahotte, quand je l'obtiendrai et je l'obtiendrai tu t'en doutes bien, je vais transformer son boui-boui en décharge. De plus, cette bourse que Monsieur Lahotte veut, celle pour laquelle il a travaillé si dur... c'est moi qui la finance pour trois quart. Crois-tu vraiment que je le laisserai l'avoir ? Après ce qu'il a fait ?
Bella comprit encore une fois qu'il connaissait sa corde sensible. Le chantage affectif. Les larmes coulèrent en silence sur ses joues, sentant l'étau se resserrer. Son père avait toujours des moyens de pression. Quand elle avait dit qu'il trouverait un moyen de la faire céder, elle ne pensait pas qu'il frapperait aussi fort. Les Lahotte avaient tant fait pour elle, Bella ne pouvait pas leur infliger ça.
- Tu vas détruire leur vie par égoïsme, lança-t-il plus calmement en lui caressant la joue. Cette femme a travaillé dur pour monter sa boutique et Paul a réussi à s'en sortir malgré les difficultés qu'il avait. Vas-tu briser leur avenir pour ta petite personne ? Tu n'es rien Isabella et tu n'as rien à faire avec eux. Ton insignifiance ne dérangera pas Royce, il te connaît, il sait quels sont les objectifs de ton avenir. Notre famille se doit de rester forte et unie, avec des personnes de confiance. Les Lahotte n'en font pas parti. Vous n'êtes pas du même monde, tu vas les détruire.
Ces mots pénétrèrent en Bella comme une dague en plein cœur. Il avait raison, c'était ça le pire. Elle savait à quel point les Lahotte étaient prêt à se battre pour elle, jusqu'à tout perdre. Mais la brune ne pourrait pas vivre avec cette culpabilité. Pas une nouvelle fois.
- Veux-tu qu'ils finissent comme Charlie ? enchaîna le Juge en sentant qu'il y arrivait enfin. Sans un sous, seul, à la rue et travaillant dans des fast-food pour survivre ? Alors que je peux ne pas racheter ce terrain. Je peux également renforcer la bourse pour Paul, ainsi il ne manquera de rien pendant ses études. Je te jure que je le financerai jusqu'à sa dernière année, peu importe le cursus qu'il entreprendra. Je te laisse le choix Isabella, tu as la vie de trois personnes en main. Rachel, Paul et ton frère. Car lui non plus je ne lui ferai pas de cadeau. J'estime qu'épouser Royce et ceci le plus tôt possible, est peu cher payé.
Pour lui peut-être, pour elle c'était tout autre chose. Elle se sentit vide tout à coup en comprenant qu'elle allait céder à son chantage. Par amour pour chacune des trois personnes qu'il avait nommé. Mais les mots refusaient de sortir de sa bouche. Les images de son agression refirent surface. Le dégoût d'elle même allait devenir sa meilleure amie. Parce que son père était en train de gagner la bataille. Voyant qu'elle prenait son temps pour se convaincre elle même, Riley la repoussa et releva la ceinture avant de l'abattre sur Edward. Son cri fit trembler Bella du haut en bas. Il fallait que ça s'arrête. Qu'était sa vie à la place de celle des autres ? Elle ne valait pas mieux que qui que ce soit. Paul allait hurler s'il apprenait la vérité, mais elle préférait le savoir en sécurité loin d'elle, avec une situation, que malheureux ici et sans elle en plus de ça. Quant à Edward, une fois sorti de cette pièce, Bella allait lui conseiller de disparaître, rien de bon ne l'attendait ici. Il était trop tard pour elle. Son père savait très bien ses plans et il n'allait plus la lâcher d'une semelle jusqu'à son mariage.
- Arrêtez, supplia-t-elle en se mettant entre la ceinture et son frère. STOP !
- Tu sais ce que tu dois dire pour que j'arrête. Pour que j'arrête tout ! lança son père avec son air supérieur.
- Je l'épouserai, j'épouserai Royce, abdiqua-t-elle anéantie.
Riley senti le pouvoir de la victoire monter en lui. Il avait réussi ! Pourquoi n'avait-il pas pensé à ça avant ? Bien sûr que Bella allait céder s'il en venait à toucher à ses sacro-saints Quileute. La brune se sentit aussitôt amorphe, comme si elle venait elle même de donner la corde pour se pendre.
- Je vais aller chercher les papiers, s'exclama son père fier de lui. Je ne voudrais pas que tu changes d'avis à la dernière minute. Le révérend m'a certifié qu'il pouvait faire ça dans les plus brefs délais. Je suppose que d'ici la fin de semaine, tu auras changé de nom.
- Bella..., grommela Edward.
Son père le fit taire aussitôt d'un coup de ceinture bien placé en poussant sa fille. Il n'allait certainement pas lui gâcher ce moment.
- Lorsque j'aurais la date, je te laisserai sortir d'ici, il serait mal venue que la mariée soit dans un si mauvais état. Tu es une jeune femme très belle, il faut que ça ressorte devant l'autel. De plus, tu pourras revoir Paul Lahotte une dernière fois.
Bella se mit aussitôt à froncer les sourcils, ne comprenant pas le piège. Elle était trop vide pour chercher à comprendre ce qu'il mijotait encore.
- Il faut bien que quelqu'un lui apprenne cette union et c'est toi qui le fera. Parce que je ne veux pas qu'il revienne toutes les cinq minutes pour réclamer une femme qui ne lui appartient pas. Vas-tu lui dire ?
Avait-elle le choix ? Bella comprit bien que non. Alors elle acquiesça machinalement. A quoi bon résister, il avait réussi ce qu'il voulait.
- Bien ! Je suis ravi de voir que tu deviens enfin raisonnable. Et avant que je m'en aille avec ton frère. Joyeux anniversaire Isabella !
Elle l'avait bien dit et répété qu'elle ne voulait pas fêter cet anniversaire. Comme ci elle avait senti que le monde allait lui tomber sur la tête. Parce que c'était exactement ce qui venait de se produire. Bella avait essayé de tenir, le plus qu'elle pouvait en se disant que son combat était juste que son amour pour Paul méritait bien qu'elle souffre pour survivre. Seulement c'était cet amour qui avait eu raison d'elle. Plus encore que celui de Rachel ou Edward. Paul était devenu son tout, elle ne se sentait entière qu'avec lui. Seulement pour son bien et son avenir, elle devait se sacrifier. Il deviendrait furieux s'il savait qu'elle faisait ça pour lui, tout comme il n'avait pas comprit qu'elle l'avait déjà fait lors de son attaque face à Royce. Bella aimait trop Paul pour le voir finir aussi minable que Charlie avait pu l'être. Il ne lui pardonnerai pas, elle le savait très bien. Paul était et serait jusqu'à la fin de sa vie quelqu'un d'entier. Et la jeune femme le connaissait assez pour savoir comment il allait réagir. Elle allait lui briser le cœur, pour le sauver, certes, mais ça ne passerait pas cette fois. C'était peut-être mieux pour lui. Il méritait une petite amie moins compliquée. Plus la jeune femme essayait de se convaincre de toutes ses conneries, plus sa conviction s'épuisait. Une vie avec Royce, loin de Paul, loin de tous, à jouer une musique qu'elle haïssait. D'une, elle n'arrivait pas à l'envisager, de deux, quand elle commençait à l'entrevoir, son envie de disparaître se faisait de plus en plus forte.
Son père n'avait qu'à creuser encore un peu pour trouver d'autre point de pression, tel que Jared. Quant à Edward, il allait être séparé de la seule personne qui l'avait bonifié, c'était une certitude. Bella s'en voulait un peu d'avoir dénoncer Jasper, lui qui avait été un amour avec elle. Mais il lui avait souvent dit et répéter de ne pas essayer de le protéger, qu'il était assez grand et bien entouré pour se défendre. Ce qui n'était pas le cas des Lahotte. Après avoir vécu tellement de belle chose, il fallait maintenant qu'elle s'abandonne à un homme horrible qu'elle haïssait plus que tout. Elle imaginait déjà son regard victorieux. Alors la brune s'affaissa à nouveau sur le sol, éteinte. Le Juge Masen avait encore réussi. Elle se sentait brisée en mille morceaux, bien pire que la fois avec Charlie. Parce qu'elle perdait le seul homme qu'elle avait aimé et qui l'avait aimé en retour sans jamais lui faire défaut. Paul l'avait accepté dans sa vie, dans son monde, dans son cœur. Et elle allait devoir en disparaître aussi violemment qu'elle y était entrée. L'amour était un sentiment bien étrange et puissant. Elle n'avait pas su protéger Charlie, il était hors de question qu'elle échoue avec Paul. Certaines blessures restaient ouvertes à vie et celles-ci en faisait partie.
Son père finit par venir la libérer, Bella tenait à peine debout. Ses pieds étaient en train de cicatriser et elle avait déjà marché plus d'une fois dessus dans cet état. Seulement la force lui manquait. C'est avec choc qu'elle vit son père s'agenouiller et la porter jusqu'à la maison. Le soleil levant arracha les yeux de la brune, ne lui apportant aucun bonheur de le revoir. En revanche le vent frais qui balaya ses cheveux poisseux, lui fit respirer à plein poumon cette liberté qui serait bientôt abrégée.
- Tu as prit la bonne décision Isabella, la complimenta son père en la regardant dans ses bras. Je dis souvent que tu es insignifiante, sous la colère, tu le sais. Mais tu es brillante, assez intelligente pour te rappeler les enjeux. Le fait que je sois parti et que tu te sois retrouvée seule t'a embarqué dans une mauvaise spirale. Mais n'ai crainte, nous serons là pour toi à l'avenir. Ta mère ne t'abandonnera plus jamais.
Bella avait envie de répondre que pour l'abandonner il aurait déjà fallu qu'elle soit là ne serait-ce qu'une fois. Seulement, elle n'avait plus envie de répondre, plus envie de se battre. C'était fini la résistance, la brune se sentait tout simplement vide.
- Ton frère aussi reviendra dans le droit chemin, tout comme toi. Cette expérience nous aura prouvé que peu importe l'âge que vous avez, il est nécessaire que je vous guide. N'ai pas peur du mariage, je serai là pour t'aider.
Oh joie ! Oh bonheur ! Qui avait-il de pire que d'épouser Royce ? Épouser Royce et savoir que son père était dans l'ombre pour l'aider à la garder dans « le droit chemin ».
- Tu t'es perdu en route ma fille, à cause de toutes ses traditions Quileute. Tu n'as pas été à l'église régulièrement, tes activités de charité ont disparu. Une fois mariée, tu reprendras tout ça et tu verras, tout rentrera dans l'ordre. Le mariage est prévu vendredi, tu te rends compte. Tu seras bientôt une femme respectable. J'ai tout arrangé avec le révèrent Johnson. Ensuite le conservatoire et je vous trouverais un nid douillet pour Royce et toi.
Bella avait arrêté de l'écouter, murée dans le silence. Plus rien n'avait d'importance, qu'il fasse ce qu'il voulait d'elle. Sans Paul, le reste de sa vie n'avait plus d'intérêt. Elle ne pouvait avoir connu celui qu'elle considérait comme l'homme de sa vie et espérait continuer à vivre sans lui. Elle allait le revoir, ne serait-ce qu'une fois. C'était déjà mieux que rien...
Riley la porta jusqu'à l'intérieur, la monta à l'étage et la déposa dans la salle de bain.
- Élisabeth ! hurla-t-il sèchement.
Sa femme ne tarda pas à arriver. Elle regarda sa fille, sans une réaction. Son visage inexpressif, son inaction, tout chez elle répugnait Bella. Pourquoi l'avait-il appelé ?
- Fais en sorte de servir à quelque chose pour changer, cracha-t-il en caressant les cheveux de sa fille. Lave la, soigne la et surtout prend soin d'elle. Vendredi c'est son grand jour, il faut qu'elle soit en meilleure forme que ça.
Alors qu'il sortait de la salle de bain, il foudroya sa femme du regard.
- Et fait ça bien, tu m'as déjà bien assez déçu comme ça.
Sa femme lui fit un signe de tête, soumise. Elle ferma la porte derrière lui et fit couler de l'eau dans la baignoire. S'approchant de sa fille, elle tenta de lui retirer ses vêtements. Mais Bella la repoussa d'un grand coup d'épaule. La brune ne voulait pas des mains de cette femme sur elle. Élisabeth insista, jusqu'à s'attirer un regard incendiaire de sa fille qui la paralysa sur place.
- Ne me touche pas ! siffla la brune furieuse.
- Tu dois prendre un bain, dit sa mère mollement en tendant la main vers son tee-shirt.
Bella gifla la main de cette femme d'un grand revers de la sienne. Qu'est-ce qui n'était pas clair dans ce qu'elle venait de dire ?
- Je vais me débrouiller seule, comme toujours.
Sa mère se paralysa à cette phrase, mais tenta malgré tout de repartir à l'assaut. Bella attrapa son poignet et croisa son regard. Elle ne souffrirait pas seule, c'était hors de question. Des larmes de rage envahirent ses yeux et elle serra le poignet de sa mère avec le peu de force qui lui restait.
- Je te hais autant si ce n'est plus que lui, l'insulta Bella la rage aux lèvres. Tu m'as abandonné, ce n'est pas ce que fait une mère ! Je le sais parce que celle de Paul est la meilleure du monde. Comment tu as pu le laisser m'enfermer de la sorte ? Comment tu peux le laisser nous faire ça ? Dégage d'ici, tire toi !
Voyant que sa fille n'allait pas fléchir, Élisabeth se leva et se tint devant la porte. Si les paroles de la jeune femme l'avaient atteint, elle n'en montra rien. C'était à ça que Bella allait bientôt ressembler. Sa mère n'allait pas quitter la pièce, il fallait bien que quelqu'un la surveille. Enlevant ses affaires du mieux possible, la brune commença déjà par boire l'eau du robinet pour étancher sa soif, puis enleva ses bandages aux pieds que son frère lui avait fait en catastrophe. Elle regarda son jean au sol. Il était poisseux, des traces de peinture encore présente sur les jambes. Tout avait changé en si peu de temps. Bella passa ensuite devant le miroir et détourna le regard bien vite. Des bleus étaient apparu un peu partout, notamment sur sa hanche. Elle avait perdu du poids et ne ressemblait plus du tout à la jeune femme qui était arrivé ici en compagnie de Jared. Le vertige la prit soudainement et elle s'accrocha à l'évier pour éviter une chute. La jeune femme sentit une fois encore la main de sa mère sur elle et la poussa violemment.
- Lâche moi ! cracha-t-elle furieuse.
Élisabeth comprit enfin le message et resta à bonne distance. Ce fut avec difficulté que la brune réussi à monter dans la baignoire. L'eau était bien trop chaude, mais peu importait, après tout qui s'en souciait ? Pas elle. Se plongeant dans l'eau, elle laissa son visage bien trop longtemps en dessous. Cette asphyxie était bien différente de celle qu'elle vivait chaque jour. Quand elle n'arriva plus à tenir elle sortit, voyant Élisabeth juste à côté sur le point d'aller la chercher au fond de l'eau. Elle ne le faisait même pas pour préserver la vie de sa fille mais pour préserver la sienne. Bella attrapa un gant et frotta avec trop d'ardeur, sa peau devint rouge écarlate. Elle prit plus soin de ses pieds. Puis sans pouvoir les retenir, les larmes tombèrent, se mélangeant à l'eau crasseuse. La jeune femme attrapa ses jambes et les serra contre son torse posant son front sur ses genoux. Ses cheveux mouillés vinrent entourer le tout. Bella ne voulait pas sortir de cette baignoire, elle voulait plus affronter les obstacles sur son chemin. Elle n'était pas assez forte pour faire face à tout ça. Mais comme toujours, il y avait quelqu'un pour la ramener en enfer et ce quelqu'un c'était sa mère qui lui tendait une serviette pour qu'elle sorte de là.
- Tu dois sortir, tu vas attraper froid.
- Mais ta gueule putain ! pleura un peu plus Bella en serrant les poings. Ferme la !
- Sors avant qu'il ne vienne te chercher, conseilla Élisabeth en voulant poser la serviette sur le bord de la baignoire.
Bella lui arracha sa foutue serviette des mains et sortit du bain. Elle avait mal partout, la brune n'avait pas besoin de ses recommandations en plus. Elle enfila le pyjama que son père avait probablement préparé pour elle. Sa mère l'emmena dans sa chambre et la fit asseoir sur son lit. Elle s'occupa de ses pieds et de ses mains, puis descendit à la cuisine, remontant avec un plateau. Voilà que maintenant ils voulaient qu'elle mange ! Le goût de cendre de la nourriture était de retour. La brune n'avait aucune envie d'avaler quoique ce soit. Son père débarqua avec une bible, lui lu pendant plus d'une demi-heure et la coucha.
Ce fut ainsi que se déroulèrent les deux jours suivants. Sans que Bella ne croise une seule fois son frère. Le Juge l'avait séquestré dans une cave, maintenant c'était dans sa chambre. Edward semblait être logé à la même enseigne. La brune ne savait même pas s'il allait bien. Puis quand elle se dit que ça ne pouvait pas être pire, elle était encore éblouit par les interventions du destin.
- Alors la belle aux bois dormants, on ne se lève même pas pour son fiancé ? lança Royce en entrant dans sa chambre avec son père.
Voilà, c'était à ça que sa vie allait ressembler. Ce sale con avait un visage heureux et fier de lui. Bella allait finir en taule, elle ne pourrait pas vivre avec sans l'étrangler pendant son sommeil.
- Lève toi Isabella, il est temps que tu reprennes un peu de liberté, je vais te laisser discuter avec Royce, ensuite nous dînerons ensemble, demain tu iras voir Mr Lahotte pour lui expliquer la situation et après demain, nous vous marions, n'est-ce pas merveilleux ?
- Vous m'enlevez les mots de la bouche Riley, je me fais une telle joie de faire partie de cette famille...
Bella se leva par automatisme, son regard éteint, sa détermination envolée. Mais demain elle pourrait revoir Paul. Une dernière fois. Elle vit les deux hommes se congratuler de leur marché, sans qu'elle n'en capte un mot. Les écouter ne servait à rien, son avis ne serait jamais demander. Puis son père laissa Royce, seul avec elle, ramenant son traumatisme au premier plan.
- Je t'avais dit qu'on se retrouverai dans cette situation ma belle, sourit-il en venant poser une main sur son visage.
Le regard amorphe de sa future femme lui fit néanmoins peur. Il posa sa main sur son épaule et la secoua légèrement.
- Et Bella ? Ça va ?
Si ça allait ? Non pas du tout. Rien n'allait surtout pas cette scène. Pourquoi s'inquiétait-il ? Lui le violeur ? N'était-ce pas ce qu'il voulait, qu'elle soit à sa merci ?
- Tu as l'air fatiguée, tu as maigri aussi. Rassure toi, quand nous serons mariés, je t'offrirai une vie meilleure. Nous nous amuserons bien tu verras, bien mieux qu'avec ton Quileute.
Bella plongea enfin son regard dans le sien. Qu'il ne parle même pas de Paul ou alors elle ne répondait plus de rien. Royce sortit un écrin de sa poche et s'agenouilla. Il sortit une magnifique bague de son emballage et lui passa au doigt.
- Premier cadeau d'une longue liste. Tu vas voir, on va être heureux tous les deux, à condition que tu y mettes du tien un peu. C'est possible, je te le jure. Je serai patient avec toi, je ne sais pas ce qui m'a prit la dernière fois, la jalousie probablement. Tu es trop bien pour un perdant comme Paul. Il te faut un homme comme moi. Je vais t'offrir une vie de rêve et de passion, tu verras.
Il déposa un tendre baiser sur les lèvres de la brune. Bella ressentait tellement de dégoût. Envers lui et envers elle même. Bientôt il ferait plus, sans son autorisation, mais avec celle du mariage. Alors elle se pencha et lui souffla les seules paroles qu'il lui inspirait.
- Va crever, souffla-t-elle avec haine.
Royce en fut saisi tout de suite. Riley lui avait certifié qu'il l'avait remise dans le droit chemin et qu'elle ne poserait pas de soucis. Mais apparemment, c'était bien mal la connaître. L'avocat se releva, décidant de ne pas se laisser intimider. Elle finirait pas s'y faire, il n'allait pas lui laisser le choix. Maintenant qu'il avait enfin une occasion d'obtenir ce qu'il voulait, il n'allait pas baisser les bras si proche du but.
- A vendredi mon amour, j'ai hâte de te voir dans ta robe blanche, sourit Royce en sortant de la chambre.
Il n'allait pas prendre plus de risque avant le mariage, il était étonné qu'aucun des deux Masen n'ait parlé de l'attaque. La vérité, c'était que Bella savait très bien que son père ne la croirait pas, quoiqu'elle dise, alors autant se taire et éviter une autre punition pour mensonge.
C'est atone et épuisée que Bella monta en voiture avec son père le lendemain. Il ne cessait de lui parler de la cérémonie de mariage. De la robe qu'il lui avait choisi et qu'il devait aller chercher l'après midi même. Il voulait savoir s'il devait inviter Rosalie, Emmett et Alice. Apparemment, ils n'avaient pas été classé dans la catégorie des amis à éviter. Bella ne l'écoutait pas, elle avait juste envie de pleurer, parce qu'elle savait très bien ce qu'elle s'apprêtait à faire.
- Nous arrivons, garde ton calme et pose les faits. Rappelle toi ma fille, c'est pour le mieux et surtout ne fais pas de faux pas, ton frère est toujours enfermé à la maison. Paul Lahotte s'en sortira mieux sans toi.
Bella lui fit confirma d'un signe de tête qu'elle avait compris. Son père se gara devant chez Paul, la jeune femme descendit de la voiture et il ne fallut pas longtemps avant que le beau Quileute sorte en trombe de la maison, suivi de peu par Jared et Leah. Il s'élança vers la brune et la serra contre lui en retenant ses larmes.
- Bordel Bella ! s'enflamma-t-il aussitôt comblé de la revoir. Sais-tu à quel point je me suis fait du soucis ?
Il se recula pour pouvoir déposer un baiser sur ses lèvres, mais la brune l'en empêcha. Ce geste refroidit Paul aussitôt. Il jeta un regard par dessus sa petite amie et vit bien le Juge au volant de la voiture.
- Il est là le vautour, cracha-t-il en fusillant Riley du regard.
Leah et Jared s'approchèrent pour la prendre dans leur bras. Bella voyait bien qu'ils étaient inquiet. Elle se recula, préférant mettre de la distance tout de suite. Elle ne pouvait pas faire face aux trois en même temps.
- Est-ce que vous pouvez nous laissez cinq minutes s'il vous plaît, demanda-t-elle soudainement.
- Certainement pas ! Tu te rends compte de ce qu'on a fait pour essayer de te trouver... ! s'enflamma Leah en posant ses mains sur ses hanches.
- Laisse les tranquille Leah, intervint Jared en comprenant que Bella avait besoin de temps avec Paul.
Il traîna la Quileute presque de force jusqu'à la maison. Paul regarda sa petite amie et ce qu'il y vit ne lui plut pas du tout. Il posa une main sur ses joues en la caressant.
- Tu as maigri, comment est-ce possible en si peu de temps ? Tu es blanche comme une morte. Et ce masque, il ne m'avait vraiment pas manqué.
Il avait remarqué tout de suite la différence, après tout, il la connaissait bien. Bella retira sa main de son visage, n'oubliant pas que derrière, son père scrutait chacun de ses gestes.
- Je vais bien, répondit-elle mécaniquement sans une once de vérité.
- C'est ça oui, cracha-t-il en serrant les dents. Qu'est-ce qu'il t'a fait cette fois ?
- Rien et tu ne devrais pas parler de ça...
- Pas parler de ça ! cria-t-il soudainement en serrant les poings. Répond moi ! Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Où étais-tu ? Je t'ai cherché partout chez toi je ne t'ai pas trouvé !
- Laisse tomber Paul, pitié, laisse tomber, le supplia-t-elle en croisant son regard.
Il était blessé, juste avec cette demande, il l'était déjà. Alors la suite ne ferait qu'envenimer les choses.
- Tu ne peux pas me demander ça Amour et tu le sais très bien. Il doit payer pour ce qu'il t'a fait et ce qu'il semble te faire encore.
- Il ne m'a rien fait...
- Alors enlève tes chaussures, vas-y ! la défia-t-il en plissant les yeux. Prouve moi que j'ai tort. Si j'ai appris un truc, c'est que ce n'est pas parce que ce n'est pas visible, qu'il n'y a rien. Montre moi, vas-y !
Paul était sûr de lui. Bella n'était plus la même, tout son être semblait éteint, muet, étouffé. Le Juge l'avait puni et d'une façon assez radicale pour que la brune revienne à ses anciennes habitudes. Le Quileute ne supportait pas de la voir ainsi. Morte à l'intérieur.
- T'as pas le droit de le laisser gagner Bella, pas après tout le chemin que tu as parcouru, tenta-t-il de la convaincre en posant ses mains sur ses bras.
La brune savait que ce ne serait pas facile. Elle sentait son cœur saigner, parce qu'elle allait le faire souffrir. Le klaxon de son père se fit entendre derrière et elle comprit le rappel à l'ordre.
- Nous emmerde pas toi ! hurla Paul furieux.
- Je vais épouser Royce demain, marmonna-t-elle la gorge serrée.
- Quoi ?! demanda le jeune homme en se paralysant sur place pratiquement certain qu'il avait mal entendu.
- Je vais épouser Royce demain, répéta-t-elle amorphe.
Paul la lâcha aussitôt, comme s'il avait reçu un électrochoc. Elle blaguait ? N'est-ce pas ? Il voyait bien ses épaules baissées, sa mine terreuse, ses mains cachées sous ses manches.
- Qu'est-ce qu'il t'a fait ? demanda-t-il à nouveau froidement. La Bella que je connais n'épouserai jamais cet homme, sauf si son père avait trouvé un point faible. Bella je sais qu'il a été violent avec toi, tu peux t'en sortir, mais il faut que tu parles. Peu importe qui il a menacé et pourquoi, tu ne dois pas céder.
Les larmes de la brune montèrent sans qu'elle puisse les retenir. Elle savait très bien que ce ne serait pas simple, il la connaissait trop bien.
- Je dois l'épouser, répondit-elle des sanglots dans la voix.
- Pour qui encore ? Ton putain de frère qui n'en a rien à foutre de ta gueule ? Qui a refusé de me dire où tu étais. Tu peux pas faire ça ! Royce ! Épouser ce salopard qui a essayé de te violer ! Mais où va le monde ? T'as pas le droit de faire ça Bella.
- Je n'ai pas le choix, pleura-t-elle enfin n'y tenant plus.
- On a toujours le choix ! se fâcha Paul hors de lui. Pourquoi je me casse le cul avec toi ?
Il était furieux. Paul avait l'impression qu'elle baissait les bras à chaque difficulté. Il n'arrivait pas à comprendre qu'elle cède une fois encore.
- Tu ne veux pas te battre pour nous ! T'as le choix, tu prends ma main et on se barre en courant, peu importe où. On trouvera un moyen de s'en sortir. Tu décides de faire enfin le seul choix logique qui est celui de porter plainte contre ton père et de te libérer de son emprise. Tu fais chié à la fin !
Bella passa sa main devant son visage pour essuyer ses larmes et le regard de Paul tomba sur la bague de fiançailles. Sa grimace et son geste de la main voulait tout dire. Il en avait marre, raz le bol ! Son regard incendiaire écrasa le cœur de la brune avec une puissance qu'elle n'avait même pas soupçonné.
- Tu ne m'aimes pas vraiment au fond ? demanda-t-il dégoutté et furieux. Je m'arracherai un bras pour toi putain ! Je t'aime bordel ! Et toi tu me dis que tu vas épouser ce connard que ton père t'impose. Que tu vas dire oui demain, comme une grande. Bah vas-y ! Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse au bout d'un moment ? J'ai tout fait pour te sortir de là, je t'ai soutenu comme j'ai pu et tu peux obtenir tout ce que tu veux de moi. Parce que moi je t'aime !
- Paul..., tenta de dire Bella le cœur en miette.
- Non c'est bon, vas-y laisse moi. Tu dis toujours que tout le monde t'abandonne, mais au fond c'est peut être toi qui fait en sorte d'éloigner les gens. Tu veux l'épouser et bien vas-y ! Entre temps, si tu changes d'avis tu sais où me trouver. Moi je jette l'éponge.
Il tourna les talons, s'élança avec fureur chez lui et claqua la porte d'entrée. Bella sursauta en entendant ce bruit qui semblait sonner comme le glas de leur relation. La brune avait du mal à respirer encore, aucune douleur n'était identique à celle-ci. Elle posa son poing sur sa poitrine, se pliant en deux, cherchant à mettre fin à sa souffrance. Les larmes ne cessaient de couler sur ses joues. Rien n'était pire pour elle que de lui faire du mal à lui. Alors que le klaxon de son père se fit encore entendre une fois, elle sentit une main se poser sur son épaule et Leah lui releva le menton.
- Bella qu'est-ce qui se passe ? s'inquiéta son amie en lui caressant les cheveux.
Alors la brune sut qu'il était temps de mettre fin à tout ça. Elle serra les mains de Leah dans les siennes et en embrassa une.
- Prend soin de lui, je t'en supplie, demanda Bella en reniflant.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? C'est à toi de prendre soin de lui et à lui d'en faire de même avec toi.
- Je ne peux pas, tenta de lui expliquer Bella. Je l'aime trop pour ça. Il sera mieux sans moi, tout le monde sera mieux sans moi.
La brune embrassa son amie sur la joue et retourna à la voiture de son père en vitesse. Leah resta un moment interdite, perdue, cherchant à comprendre ce que Bella venait de lui dire. Puis quand elle vit la voiture faire demi-tour, elle se mit à courir après en appelant son amie. Elle avait disparu pendant plus d'une semaine, il ne fallait pas que ça recommence. Mais il était trop tard, la voiture de luxe tournait déjà au bout du chemin.
- Parfait Bella, ce sera mieux ainsi, je te le jure, promit le Juge en posant sa main sur la tête de la brune. Je vais m'occuper de son avenir, ai confiance, il aura tout ce dont il aura besoin, sans jamais savoir que ça vient de nous.
Mais Bella ne l'écoutait plus. Qu'il parle, qu'il fasse ce qu'il voulait. Il était venu le point de rupture. Trop, c'était trop et le regard de Paul la hantait. Elle comprenait sa réaction, elle l'avait même deviné. Rien de plus normal. Ses larmes ne cessèrent de couler jusqu'à chez elle, en silence, son père n'aurait pas apprécié qu'elle s'épanche plus. Ils arrivèrent à la maison et Bella descendit machinalement, montant dans sa chambre comme un robot. Elle s'effondra sur son lit, brisée. Son père avait réussit. Une fois encore. Toute la force qu'elle avait puisé à la Push, il lui avait pompé à une vitesse phénoménale. D'ailleurs en parlant de lui, il ne tarda pas à arriver dans la chambre avec un verre d'eau qu'il déposa sur la table de chevet.
- Je ne veux plus te voir pleurer pour ce garçon, dit-il en posant deux comprimés sur la table de chevet à côté du verre. Si ça devient trop dur pour toi, que tu as besoin d'une bonne nuit de sommeil, avale ça, ça te fera du bien. Demain je te veux rayonnante, parce que tu te maries. Prends ces cachets.
Il la laissa là, avec ces foutus comprimés. Bella les regarda pendant un bon bout de temps avant de les prendre dans sa main. Jusqu'à ce qu'elle entende la voiture de son père partir, il était allé cherché sa robe. La brune se leva et se dirigea vers la salle de bain. Elle regarda son reflet. Bella ne se reconnaissait même pas. Qu'avait-il fait d'elle ? Elle ouvrit la porte de la salle de bain qui n'était étonnamment pas fermée. Puis sans vraiment savoir pourquoi, elle se dirigea dans la chambre de ses parents. La jeune femme s'assit sur le lit, vide. Elle ne ressentait plus que ça. Un profond vide qui l'engloutissait avec tellement de force qu'elle ne pouvait rien faire d'autre que de couler. Tournant la tête, elle vit la boite. Les comprimés de sa mère. Une boite entière. Les yeux de Bella restèrent bloqués dessus et comme une révélation elle comprit.
« On a toujours le choix, mais pas forcément celui qu'on pensait en premier lieu. Ta liberté n'a pas de prix » C'était une phrase que Jasper lui avait dit et répété. Le grand sage Jasper qui avait raison sur toute la ligne. Et Bella se souvenait très bien de ce qu'Edward lui avait dit le même jour.
« Tu n'es pas comme mère, tu préférerai mourir ». Lui aussi avait eu raison. Parce que là, dans la chambre de ses parents, la boite de médicaments dans les mains, Bella se fit la réflexion qu'elle avait le choix. Celui d'en finir avec cette vie de merde ! Un choix qui ne mettrait personne en danger et qui mettrait enfin un terme à ce cauchemars. Elle ne voulait pas épouser Royce, pour rien au monde.
« Moi vivante, je ne serais jamais ta femme » Elle lui avait dit. Bella se l'était même promis. Jamais elle ne dirait oui à l'église, elle n'aurait pas besoin de le faire. Il ne lui restait qu'une seule chose à terminer avant. Paul. Elle ne lui avait pas dit tout ce qu'il représentait pour elle. Regardant dans la chambre, elle fut comblée d'y voir le PC de sa mère. Il n'était jamais verrouillé et de toute façon, Paul ne lisait jamais ses mails, c'était bien connu. Alors Bella coucha par message ce qu'elle avait à lui dire. Rien que la vérité. Elle envoya le message et parti s'asseoir dans la salle de bain de ses parents avec son nouveau trésor. Les larmes l'avaient déserté. La sérénité en revanche prenait de plus en plus de place. C'était ce qu'il y avait de mieux, en accord avec ses dernières volontés. Son père ne gagnerait pas totalement, elle n'épouserai pas Royce et elle garderait son amour pour Paul. Elle avait le choix. Non plus de se battre, mais d'enfin lâcher prise. Alors elle arracha la bague de fiançailles, la jeta à l'autre bout de la pièce et avala les comprimés les uns derrière les autres, sans regret. L'oubli éternel serait mieux. Ce serait plus simple, plus paisible. Une fois fini, elle s'allongea sur le sol et regarda le plafond. Elle allait être à nouveau dans le noir, mais celui là ne lui faisait pas peur, au contraire, elle l'accueillait à bras ouvert. Parce qu'elle ne pouvait plus faire face.
« On a toujours le choix, mais pas toujours celui qu'on pensait en premier lieu ». La liberté de Bella n'avait en effet pas de prix et elle prenait enfin la liberté de mettre fin à tout ça. Merci Jasper pour cette leçon.
... euh c'est à dire que... bon... je vais aller faire tamponner mon passeport, puisque je viens d'aller me cacher loin, très loin ! Promis la semaine prochaine je met la suite. Ne me tuez pas avant ! Bisous !
