Bonjour à tous !
Voici le chapitre du jour, finalement ce ne sera pas "La vérité" parce qu'évidemment, j'ai dû couper mes idées pour mieux les organiser, mais j'espère que ça vous plaira quand même !
Bonne lecture !
Le visage de Peter était un canevas de violet, de jaune et de vert. Son œil droit, en particulier, paraissait barbouillé de gouache aux reflets bleuâtres.
Tony eut une moue de sympathie, mais Peter ne sembla pas la remarquer. Assis sur l'un des lits blancs de l'aile médicale de la Tour, il fixait ses baskets, les yeux à moitié dissimulés par les mèches ondulées qui rebiquaient sur son front. Son genou droit tressautait nerveusement, ce que l'homme pouvait tout à fait comprendre : c'était aujourd'hui qu'Helen allait lui injecter le remède qu'ils avaient finalement réussi à concocter pour lui permettre de redevenir Spider-Man.
A partir d'aujourd'hui, tout allait rentrer dans l'ordre.
— Relax, Pete. Tout va bien se passer, dit Tony en tapotant son avant-bras. Helen est là. Je suis là. N'est-ce pas un gage de qualité ?
Peter lui jeta un regard en biais tandis que la scientifique remontait précautionneusement sa manche.
— Ouais, concéda-t-il avec un mince sourire. Je suppose.
— A trois, ajouta Tony. Un… deux…
Helen enfonça l'aiguille dans son épaule. Peter sursauta.
— Tu n'avais pas encore dit trois ! protesta-t-il tandis que la scientifique tapotait son épaule avec un petit nuage de coton imbibé d'alcool.
— C'est à Helen qu'il faut te plaindre, pas à moi, rétorqua-t-il nonchalamment.
Peter lui adressa une grimace outrée, mais l'espoir revint bientôt se loger sur ses traits, illuminant ses prunelles.
— Alors… je vais être bientôt guéri ? Pour de vrai ?
— Pour de vrai, dirent Tony et Helen à l'unisson en échangeant un regard amusé.
Helen prit tout de même le soin de préciser :
— Ce ne sera pas immédiat. On ne peut pas reconstruire en quelques secondes quelque chose qui a mis plusieurs semaines à disparaître. Tes pouvoirs réapparaîtront progressivement, d'abord discrètement, puis de façon exponentielle. Tes pouvoirs curatifs ont été parmi les premiers à être affectés, n'est-ce pas ? Ils devraient être parmi les premiers à revenir.
— Et après, je n'aurais plus besoin de mes lunettes ? Ni de ce stupide inhalateur ?
— Tu devras tout de même le garder avec toi, s'empressa de le contredire Tony. Et pas de patrouille avant qu'Helen t'ait fait un check-up complet. Et…
Peter l'interrompit, levant les yeux au ciel avec cet air buté typique des adolescents de seize ans qui exaspérait Tony (tout autant qu'il lui rappelait sa jeunesse) :
— … Je devrai porter ma montre tout le temps, je sais, Tony.
L'homme acquiesça gravement.
Bien qu'après quelques jours de repos avec May, Peter semblait avoir retrouvé son énergie et son mordant, Tony n'était toujours pas rassuré à l'idée de le laisser sans surveillance. Il s'était déjà enfui une fois, sans réellement fournir d'explications sur les raisons qui l'y avaient poussé ; qui savait s'il ne recommencerait pas ?
Alors dès qu'il l'avait revu, Tony lui avait confié une montre connectée, qui permettrait de le localiser facilement et enregistrerait son pouls en permanence — ainsi que sa température corporelle. Elle était également dotée d'un micro et d'une caméra microscopique à la pointe de la technologie.
— C'est pas illégal, ce genre de truc ? avait marmonné Peter en l'examinent attentivement. Est-ce que ça va m'enregistrer même quand je serai aux toilettes ?
— L'IA de ta montre est reliée à Karen, pas à Friday. Et Karen est à toi, pas à moi. Elle ne prendra l'initiative de me contacter qu'en cas d'absolue nécessité, ce qui n'est pas censé inclure toutes ces choses qui concernent ta vie privée et dont je préférerais ne pas discuter.
Tandis qu'Helen lui faisait ses dernières recommandations, Tony constata avec soulagement que la montre était toujours soigneusement attachée à son poignet.
— Est-ce que tu veux rester un peu, petit ? proposa-t-il après le départ d'Helen. Ça fait longtemps qu'on n'a pas passé un peu de temps au laboratoire, toi et moi. Que penserais-tu de travailler un peu sur ton idée de toile électrique, maintenant que tu pourras bientôt t'en servir ?
L'adolescent eut l'air surpris par sa proposition, mais un sourire ne tarda pas à se déployer sur son visage :
— Ouais, carrément ! On pourra aussi commander des pizzas au pepperoni, comme la dernière fois ?
Tony ne lutta pas contre la tendresse qui envahissait son visage et le poussait probablement à afficher un air béat de grand-père qui voyait débarquer ses petits-enfants préférés sur le pas de sa porte :
— Tout ce que tu veux, Spider-Baby. Tout ce que tu veux.
OOO
Malgré l'enthousiasme qu'il avait manifesté à l'idée de passer l'après-midi au laboratoire, Peter semblait pensif. Il tripotait son lance-toile sans vraiment y accorder d'attention, les yeux rivés sur le mur de la pièce que Tony avait soigneusement décoré de photographies (aiguillé par Pepper). La plupart des clichés représentaient Morgan, mais il y en avait quelques-uns de Happy, Rhodey, Natasha Romanoff et, bien sûr, Peter. Sur chacune des images, il souriait malicieusement, avec une insouciance quasi-enfantine qui, depuis, semblait l'avoir abandonné.
Ce constat procura à Tony un curieux pincement au cœur :
— Tu admires mes œuvres, bambino ?
Peter sursauta et rougit, comme s'il venait d'être pris en faute :
— Je… je ne savais pas que tu avais toutes ces photos de moi. Je dois avoir douze ans là-dessus, j'avais encore mon appareil dentaire !
— C'est May qui me les a données. C'est un grand honneur, paraît-il. J'espère en être digne, répondit Tony en plaçant solennellement sa main métallique contre son cœur.
Peter esquissa un sourire, mais il y avait quelque chose de grave dans son regard lorsqu'il demanda :
— Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas de photos de tes parents ?
La question prit Tony de court.
Exposer les portraits de Howard et Maria Stark ne lui aurait jamais traversé l'esprit. Lorsqu'on prononçait le mot "famille", les premiers visages qui s'imposaient à son esprit étaient ceux de Pepper et Morgan, puis ceux de Peter, Happy, Rhodey. Pas ceux de son père et de sa mère, qu'il n'avait jamais associé aux mots "amour", "tendresse" ou "refuge".
— Je ne crois pas qu'ils auraient aimé être là, répondit-il finalement.
— Pourquoi ? s'enquit Peter d'un air curieux.
— Disons qu'ils auraient trouvé qualifié ça de… sentimentalisme déplacé. Les photos, c'était pas leur truc. Sauf peut-être sur leur bureau, pour sauver les apparences. Sinon, ce n'était pas de très grands fans des effusions d'affection.
L'adolescent haussa les sourcils. Tony vit les questions se bousculer dans ses prunelles, et il ajouta, avec un léger sourire en coin :
— Crois-moi, tu n'aurais pas aimé les rencontrer. Surtout mon père. Le grand, l'unique, le célèbre Howard Stark…
— Tu ne t'entendais pas avec lui ?
— C'est un euphémisme. S'il avait pu m'échanger contre un autre, je crois qu'il l'aurait fait sans hésiter. Il aurait même payé pour ça !
Ces mots semblèrent atteindre Peter de plein fouet, dont les yeux s'arrondirent de plus belle :
— Pourquoi est-ce qu'il aurait voulu t'échanger ? Tu es… tu étais son fils !
— C'est bien ça, le problème : j'étais son fils… mais pas celui qu'il aurait voulu. Lui, il ne rêvait que d'une copie de lui-même. Un parfait petit Stark qui aurait sagement obéi à chacun de ses ordres de mégalomane, un petit soldat qui aurait été le miroir de cet homme parfait qu'il croyait être. Mauvaise pioche pour lui, il est tombé sur moi. La pire version de lui-même qu'il s'était imaginé.
— Tu ne pouvais pas être si terrible, protesta Peter.
— Oh, si. Mais je ne sais pas si tu as l'âge d'écouter toutes les histoires de ma jeunesse, petit.
Peter se renfrogna :
— J'ai seize ans, je ne suis pas si innocent que ça !
Tony ne put s'empêcher de rire et d'ébouriffer gentiment les mèches rebelles qui rebiquaient sur le front de l'adolescent.
— Je sais, Pete. Happy m'a parlé du genre de film que tu avais loué en Allemagne, et…
— Ahem, on peut parler d'autre chose ?
Tony rit à nouveau tandis que Peter faisait mine de se replonger dans l'étude de ses lance-toiles, l'air faussement boudeur. Toutefois, son silence ne dura pas :
— Ton père… il lui arrivait de te punir ?
Tony haussa les épaules :
— Il essayait. Ça ne marchait pas vraiment. Je n'ai pas attendu Iron Man pour avoir la tête dure.
— Et…
Peter se mordit les lèvres, l'air hésitant :
— Est-ce qu'il lui arrivait de… de te frapper ?
La question prit une nouvelle fois Tony au dépourvu. Les souvenirs affluèrent à la surface de son esprit, mais il s'empressa de les verrouiller. Les punitions de Howard Stark remontaient à un autre temps. Une autre époque. Rien qui ne méritait de s'appesantir dessus, ni d'obscurcir les pensées de Peter.
— Il avait ses méthodes, dit-il évasivement, évitant le regard scrutateur de l'adolescent. Des méthodes que je ne conseillerais à personne de reproduire.
— Ça veut dire oui, conclut Peter.
Tony n'eut pas la force de le contredire. Il se pencha sur ses outils, espérant vaguement que l'adolescent change de sujet de conversation, mais Peter insista :
— Tu t'es déjà dit qu'il avait raison d'agir comme ça ?
— Oh, oui, bien sûr. Je devais être un sacré phénomène, ce qui expliquait que… enfin, j'aurais peut-être dû me taire plus souvent. Mais…
Il prit une grande inspiration :
— Mais je pense, Peter, qu'aucun père ne devrait jamais lever la main sur son fils. Quoi qu'il dise ou qu'il fasse. Et je pense aussi qu'un tel geste en révèle bien plus que celui qui frappe que sur celui qui reçoit le coup.
Toutefois, il ne put s'empêcher d'esquisser un rictus :
— S'il m'entendait, mon père me rétorquerait sûrement que c'est une réponse de mauviette. Que je ne suis qu'un lâche doublé d'un ingrat, et qu'il aurait dû cogner plus fort.
— C'est faux. Tu es l'homme le plus courageux que j'ai jamais rencontré.
L'affirmation de Peter, prononcée avec véhémence, eut le mérite d'arracher à Tony un mince sourire. Il posa la main sur l'épaule de l'adolescent et la pressa avec affection.
— Merci, Pete. Mais tu ne devrais pas t'encombrer l'esprit avec mes histoires de famille. Howard Stark n'est plus qu'un souvenir, et je ne peux qu'espérer ne jamais reproduire un millième de ce qu'il a pu faire.
— Il n'y a pas de risque, tu es le meilleur père que j'ai jamais vu.
— Merci, mais…
Tony s'interrompit net lorsque Peter se jeta dans ses bras et le serra contre lui avec une force qui lui coupa la respiration — et arracha un craquement à ses côtes. L'adolescent enfonça son visage contre son épaule et murmura quelque chose ; Tony dut tendre l'oreille pour déchiffrer ses mots.
Lorsqu'il les comprit, il eut l'impression de recevoir un sceau d'eau brûlante en plein cœur.
— Moi, j'aurais aimé que ce soit toi… j'aurais tout fait pour que ce soit toi.
OOO
C'était étrange comme parfois, les choses les plus évidentes étaient celles qui nous échappaient le plus.
Toutes les pièces du puzzle étaient devant lui, et pourtant Tony doutait encore. Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis le départ de Peter, mais Tony n'arrivait pas à se défaire du terrible pressentiment qui empoisonnait ses veines. Incapable de dormir, il s'était enfermé dans son bureau et faisait défiler les images prises par Friday à la recherche d'un nouvel indice, sans réaliser que la solution de l'énigme était juste sous son nez.
Les évènements défilaient dans son esprit, de plus en plus accablants. Le jour où Peter avait fait un malaise dans son lycée et, plutôt que d'appeler sa tante, avait demandé à ce qu'on le contacte. Les doutes émis par Happy, qui lui avait avoué que Peter lui écrivait beaucoup moins et se montrait distant depuis que May l'avait remplacé par un autre homme. Halloween, les pleurs de l'adolescent, son refus obstiné de rentrer chez lui. Sa crise d'asthme, le lendemain. La méfiance de Morgan à l'encontre du compagnon de May. La disparition de Peter, la panique qu'il avait crut déceler dans ses yeux lorsqu'il avait demandé où était James, ses questions à propos de son propre père…
Et ces bleus sur son visage, cette constellation d'hématomes en forme de phalanges refermées…
Tony eut l'impression qu'on versait du liquide de refroidissement dans ses veines. Son sang se glaça, un pic gelé s'enfonça dans sa cage thoracique.
Non. Tout, mais pas ça. Pas Peter.
Il se souvenait encore parfaitement de ce que son propre père lui avait fait subir, lorsqu'il était plus jeune. Le mépris, les remontrances chargées de dédains. Les coups assénés du plat de la main, la douleur cuisante mêlée de honte…
De toutes ses défaites, celle qui le maintenait éveillé, la nuit, était celle de sa relation avec Howard Stark.
Se pouvait-il que Peter, et l'homme qui vivait désormais sous son toit…
Non. Impossible. Pas Peter.
Il aurait fallu qu'il soit aveugle. Trop occupé à savourer le retour de l'adolescent dans sa vie, à se réjouir du fait que sa famille soit enfin réunie, pour réaliser qu'il y avait un grain de sable dans le mécanisme parfaitement huilé de son existence.
Pas un grain de sable. Un homme. Un putain d'homme qui a possiblement fait du mal à ton enfant, et toi, tu n'aurais rien vu.
Son sang se mit à bouillonner, la glace dans sa poitrine céda le pas au feu. Il s'était mis à serrer les poings convulsivement, sans même le remarquer.
— Tony ?
La voix de Pepper semblait venir de très loin. Il ne ressentait qu'une chaleur écrasante, qui consumait ses pensées et sa raison alors qu'une colère bestiale s'élevait en lui, désireuse de refermer ses crocs sur la gorge de celui qui avait osé touché à son enfant.
— Tony, tu m'écoutes ?
Des mains douces, fraîches, se refermèrent sur son visage et le forcer à s'ancrer dans la réalité.
— Happy, parvint-il à dire. Il faut que j'appelle Happy. Si je ne me trompe pas… oh, Pep, je n'ai jamais autant voulu me tromper de toute ma vie.
— Friday, appelle Happy, ordonna aussitôt Pepper, avant de vriller ses yeux clairs dans ceux de son époux : Tony, dis-moi ce qu'il se passe. On dirait que tu as vu un loup-garou.
— Pas un loup-garou. Pire que ça, bien pire, répondit-il en secouant la tête.
Pepper arqua artistiquement un sourcil, l'incompréhension se lisant sur ses traits harmonieux. Elle n'eut cependant pas l'occasion de poser des questions :
— Tony, qu'est-ce qu'il se passe ? les interrompit la voix de Happy au-dessus de leur tête, retransmise par le biais de Friday. Il est quatre heures du matin. Tu as bu ? Tu veux que j'aille te chercher quelque part ?
Tony s'empressa de répondre :
— Non, non, ce n'est pas ça, je suis sobre, malheureusement. Il… il faut qu'on parle. C'est à propos du nouveau compagnon de May…
— James ?
Malgré sa surprise, le ton de Happy ne dissimulait pas son hostilité à l'encontre de cet homme.
Pepper pâlit, comme si elle commençait à comprendre où Tony voulait en venir.
— Oui, James. Est-ce qu'il t'a déjà semblé bizarre ? Et par bizarre, je veux dire : dangereux pour Peter, d'une façon ou d'une autre ?
Un long silence lui répondit, attisant le feu qui brûlait dans ses veines. Il n'avait qu'une envie : foncer dans son armure illico presto pour retrouver l'homme et le confronter ; à cet instant, seule la main de son épouse posée sur la sienne le retenait de mettre ce plan à exécution.
— Pas directement, répondit finalement Happy. Mais l'autre jour, Pete m'a envoyé des messages… étranges. On aurait dit qu'il n'était pas dans son étant normal. Il disait que… attends, je ressors mon téléphone… voilà : qu'il aurait aimé que ma relation avec May marche, et que ça aurait été, je cite, "trop cool" que je sois son bel-oncle. Ça sortait plutôt de nulle part, alors je n'ai pas vraiment associé ça à James, mais…
— Il m'a demandé si mon père m'avait déjà frappé, l'interrompit Tony. Et si, à mon avis, il avait eu raison de le faire.
Pepper plaqua la main sur le bas de son visage et, à son regard horrifié, Tony comprit qu'elle était arrivée à la même conclusion que lui — mais beaucoup plus rapidement.
— Tu crois que ce James lui a fait du mal ? murmura-t-elle.
— Il avait des bleus sur la visage, la dernière fois que je l'ai vu.
— Non, Tony. Pas lui, s'exclama Happy, traduisant sans le savoir les pensées qui avaient bouillonné dans l'esprit de Tony quelques instants plus tôt. Il… il ne se serait pas laissé faire ! Ce n'est pas n'importe quel gamin, on parle quand même de Peter !
— Ça ne marche pas comme ça, Hap.
— May ne l'aurait pas laissé faire…
— Certains hommes sont très bons pour cacher leur jeu, rétorqua doucement Pepper. Ils portent rarement leur monstruosité sur le front.
Elle soupira et ajouta, les yeux dans le vague :
— May aurait pu se laisser berner. Elle n'aurait pas été la première à accorder sa confiance à la mauvaise personne.
Happy reprit son souffle, comme s'il était sur le point de protester, mais n'ajouta rien. Durant quelques secondes ne s'éleva qu'un silence qu'épaississait leurs sentiments respectifs — un mélange d'horreur, de révolte, de tristesse et de colère —, puis Happy reprit la parole :
— Il faut qu'on parle à May. Et qu'on mette Peter à l'abri. Tout de suite. Cet enfoiré ne doit plus l'approcher.
— Il n'est plus chez eux, May l'a renvoyé dans son appartement après la fugue du petit. Mais je suis d'accord pour qu'on l'appelle, elle. Je me chargerai de James après, ce sale fils de…
— Friday ? Est-ce que tu peux appeler May ? l'interrompit Pepper.
— Tout de suite, Boss.
Tony prit une grande inspiration. La main de Pepper se crispa contre la sienne et il fut certain d'entendre Happy déglutir.
Leurs cœurs se comprimèrent à l'unisson lorsqu'ils tombèrent sur sa messagerie.
— J'y vais, décida Tony. On ne peut pas prendre le risque d'attendre. Je vais aller chez eux, parler à Peter et découvrir la vérité.
Et c'était peut-être là l'une des missions les plus dures — et cruelles — qu'il n'ait jamais affrontée…
