Me voilà à présent seule face à Tom Jedusor et ses maudits mangemorts. Nous nous rendons dans le "petit" salon de détente accolé à la salle de réception pour être dans un environnement plus confortable sans doute. Voldemort prend place dans un fauteuil face à la cheminée et nous fait signe de le rejoindre. Je me retrouve assise sur un des deux canapés avec Severus, tandis que le couple Malfoy s'installe dans l'autre plus éloigné du mage noir. Je respire lentement en regardant les flammes face à moi, je suis fatiguée par cette situation et ce n'est pas le peu d'heures que j'arrive à dormir dans mon somptueux lit à baldaquin qui vont arranger les choses.

- Bien. Narcissa, Lucius, si je vous ai demandé de venir c'est pour que vous me fassiez un compte rendu des quelques jours que Diana a passé dans votre manoir.

- Miss Richards se montre très insolente et fait preuve d'un irrespect total envers les règles de vie des sangs-purs. Par ailleurs, elle passe ses journées à batifoler dans le jardin comme une vulgaire vagabonde et à manipuler Drago, afin probablement, de pouvoir trouver un moyen de s'enfuir.

Je fronce les sourcils face aux propos de la femme Malefoy. Je ne manipule en aucun cas Drago ! J'admets volontiers le fait d'être insolente, irrespectueuse et vagabonde. Cependant, je n'accepte en aucune façon qu'on me traite de manipulatrice si ce n'est pas ce que je cherche à être. Je lance un regard meurtrier à l'aristocrate et réplique d'une voix sûre :

- Cela ne vous ai pas venu à l'esprit que, Drago et moi, pouvions tout simplement devenir amis. Nous sommes après tout camarade de maison et c'est le seul en cette demeure à me montrer du respect et de la sollicitude.

- Mon fils ne fraterniserait jamais avec une traitre à son sang. Répond Lucius d'une voix froide et pleine de mépris envers moi.

- Etant donné la négligence dont vous faites preuve envers Drago, ne vous étonnez pas de ne pas connaître votre fils, monsieur Malfoy. Lui et moi avons longuement discuté durant mes jours de captivité et croyez-le ou non, mais un "lien amical" s'est créé entre nous.

- Vous mentez mademoiselle ! Je refuse de croire que mon fils...

- Il suffit ! Je refuse d'assister à vos querelles puériles ! Endoloris.

Le père de famille se retrouve au sol à se tordre dans tous les sens et à gémir de douleur. Je contracte ma mâchoire et m'exclame haut et fort :

- Arrêtez ! Vous n'allez pas le torturer pour une simple petite dispute ! C'est inhumain de faire cela.

Le sortilège ne s'interrompt qu'au bout de quelques minutes, durant lesquelles j'ai détourné les yeux vers le tableau au dessus de la cheminée, représentant la famille Malfoy.

- Diana, regarde-moi.

Je persiste à observer le tableau face à moi et essaye d'ignorer la voix de plus en plus en colère du seigneur des ténèbres.

- DIANA !

Une main se pose sur ma cuisse et je tourne brusquement mon regard océan vers le maître des potions. Comment ose-t-il ?! Je pose ma main sur la sienne et l'enlève violemment de ma cuisse en lui lançant une œillade glaciale. Je soupire et me détourne du maître des potions pour faire face aux yeux obscurs du mage noir.

- Ton insolence et ta désobéissance ne sont pas dignes de Serpentard et encore moins de la famille Selwyn.

- Je suis bien plus respectueuse que vos chiens. Dis-je avec rage. Quant à ma désobéissance, il est évident que je ne me soumettrai jamais à des personnes, que je trouve immorales et indignes de ma reconnaissance.

- Je reconnais bien là le caractère de ta mère. Cette chère Elisabeth était si bornée et impétueuse, mais crois-moi elle a vite compris où était sa place, surtout quand elle s'est retrouvée les jambes écartées sous moi à me supplier de ne pas continuer.

- Vous êtes répugnant.

Un sourire en coin apparaît sur son visage. Il est immonde, c'est un tortionnaire sans pitié, un sale violeur sans remord, un tueur sanguinaire sans cœur. Il me dégoûte tellement, je n'ai qu'une seule envie c'est le torturer comme il l'a fait avec ma mère et tant d'autres personnes. Je veux l'entendre hurler de douleur, supplier pour sa vie, le voir blessé et meurtri, le voir faible. C'est cela, je veux le voir faible, aussi faible et sans défense que ses pauvres victimes.

- Tu resteras dans ce manoir et apprendras avec Narcissa, les coutumes et les bonnes manières des femmes de sang-pur. Severus et toi, vous vous marierez dans six mois comme l'exige la tradition des mariages sorciers. Cela devrait suffire pour faire de toi la parfaite épouse aimante et docile que doit être une femme de ton rang.

Je renifle dédaigneusement et me contente de lui envoyer un regard meurtrier pour seule réponse.

- Lucius, tu assisteras ta femme en enseignant l'art de la magie noire et la discipline à Diana. Tu es libre dans le choix de tes sanctions, tu as cependant interdiction de la violenter et de trop l'abimer physiquement. Il faut que Severus puisse profiter de ce corps si délectable. A défaut de ne pas avoir épouser Elisabeth, tu pourras faire de sa fille ta femme, surtout si vos âmes sont destinées l'une à l'autre, elle ne pourra pas s'opposer à toi.

Je grimace de dégoût, j'ai l'impression d'être de la marchandise, d'être un animal qu'il faut dresser pour son futur maître. Je me fais la promesse de ne pas me soumettre et de résister jusqu'au bout quoi qu'il m'en coûte. Ils ont peut-être déjà obtenu mon corps, mais ils n'auront jamais mon âme. Ils ne me briseront pas.

- Severus, tu pourras, bien entendu, rendre visite à ta promise quand tu le souhaiteras. Ce sera tout pour ce soir, vous pouvez vous retirer.

Nous sortons tous du petit salon en silence. Je désire qu'une seule chose, retourner dans ma chambre et oublier toute cette soirée. C'est donc sans un mot de plus que je monte au premier étage rejoindre la chambre d'invité qui m'a été attribué.

Je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit, je n'ai pas arrêté de penser aux paroles de Voldemort. Bien entendu, j'avais déjà deviné depuis longtemps que c'était Severus le mangemort désigné pour épouser ma mère à l'époque, mais le fait de l'entendre de la bouche du mage noir m'a fait encore plus de mal. J'ai l'impression de suivre exactement le même chemin que ma mère, seulement, elle, n'a jamais été trahi par l'homme qu'elle aimait. Severus était si froid, si insensible et surtout si soumis à son "maître". Moi qui croyais voir réapparaître petit à petit le prince de mon enfance, je me suis bien trompé. Je ne suis qu'une sotte ! A moins que, tout cela ne soit que de la comédie et que le maître des potions joue un rôle auprès de Tom. Mon cœur préfère cette deuxième option, alors que ma rage et ma rancœur me crie qu'il n'est qu'un immonde traitre ne pensant qu'à lui. Le mépris qu'il éprouve envers Harry et mon père pourrait être à l'origine de sa trahison. Il a dit lui-même hier soir, que ma place n'était pas aux côtés d'Harry, mais à ses côtés. Je soupire, me lève pour aller prendre un bain, m'habille, essaye de dompter sans grand succès ma chevelure et fini par prendre la direction de la salle à manger.

A mon arrivée, je trouve non seulement toute la famille Malefoy attablée à la table, mais également Severus. Pour couronner le tout, la seule place de libre se trouve entre Drago et le maître des potions. Je soupire et m'assieds après avoir salué le jeune homme et ignoré royalement l'homme en noir. Il se racle la gorge mécontent, je me tourne alors vers lui avec mon plus beau sourire et lui dis avec une voix mielleuse remplie d'hypocrisie :

- Oh, je suis navré. Que désire mon futur époux comme guise de salutation ? Une étreinte ? Un doux baiser au coin des lèvres ? Madame Malfoy, dîtes-moi donc, comment saluer mon fiancé.

Ce n'est pas la mère de famille qui me répond, mais le maître des potions d'une voix froide :

- Un simple bonjour suffira.

- Mince, moi qui me faisais une joie d'enfin pouvoir goûter vos lèvres.

- Méfiez-vous Diana, vous ne devriez pas jouer avec le feu comme vous le faites. Me murmure Severus en rapprochant son visage du mien.

- Sinon quoi ? Lui répondis-je en haussant un sourcil.

Il fait un sourire en coin et regarde mes lèvres avec insistance. Quant à moi, je n'attends qu'une chose, c'est qu'il réponde à ma provocation. Fichues hormones ! Fichue attraction ! Pourquoi faut-il que mon esprit et mon corps soient si chamboulés en sa présence ?! Severus semble, lui aussi, dans un état second et se rapproche jusqu'à n'être qu'à quelques millimètres de mon visage, nos lèvres se frôlent et sont sur le point de s'unir. Malheureusement, deux raclements de gorge nous ramènent à la réalité. Nous nous séparons avec le souffle coupé et nous évitons du regard l'un l'autre. Je lève mes yeux vers Narcissa, tandis qu'il lève son regard vers Lucius.

- Severus, nous devons y aller. Dit froidement Lucius à son ami.

- Quant à vous Diana, je vous attends dans cinq minutes à la bibliothèque pour commencer votre première leçon de bienséance. Réplique la femme aristocrate.

Je soupire fortement et commence à manger mon petit-déjeuner, le plus lentement possible, afin de retarder le début de cette "leçon".

La matinée est longue, très longue... D'après Narcissa mon cas est désespéré, je ne suis qu'une jeune insolente sans manière, indigne du sang-pur qui coule dans mes veines.

Deux semaines s'enchainent, je passe la quasi totalité de mes journées en compagnie de Narcissa à essayer de retenir toutes ses leçons. Lucius fait en sorte de m'éloigner le plus possible de Drago et n'hésite pas à me faire souffrir, quand il le peut. Il me rabaisse sans cesse et me pousse à bout pour avoir la satisfaction de me punir avec quelques doloris ou autres maléfices de magie noire. Il s'attaque le plus souvent à mon esprit voulant me soumettre et me briser.

Aujourd'hui, j'ai un peu d'accalmie, les Malfoy étant convoqués dans la salle de réunion à l'étage du manoir pour une bonne partie de l'après-midi. Alors que cela fait une bonne demi-heure que la réunion a commencé, je ne peux m'empêcher de vouloir écouter à la porte ce qu'il se dit. Je me colle donc discrètement à celle-ci, cependant je n'entends strictement rien. Les portes sont bien trop lourdes et épaisses, fermées elles insonorisent toute la pièce. Je soupire, m'apprête à partir, mais je suis interrompu brusquement dans ma tentative de fuite par l'ouverture des portes. Je me mords la lèvre inférieure et me retourne vers la salle remplie de mangemorts. Mon regard croise tout d'abord celui sévère de Severus et finit par se noyer dans celui obscur du mage noir. Quelques minutes s'écoulent, le silence devient pesant et je décide donc de parler d'une voix faible :

- Je vous prie de m'excuser, je... je voulais monter à la bibliothèque et...

- Et tu t'es dis que tu allais en profiter pour espionner la réunion en passant devant la porte. me complète le seigneur des ténèbres. Si celle-ci t'intéresse tant, viens donc prendre place.

Il fait apparaitre un siège à la droite du sien et me fait signe de m'y installer. J'avale ma salive, le regarde une nouvelle fois droit dans les yeux et lui répond:

- Je regrette de devoir décliner cette invitation si tentante mais...je dois aller apprendre mes leçons à la bibliothèque. Ce sera pour une prochaine fois.

Je lui tourne le dos et commence à marcher dans la direction opposée de la salle, cependant un énorme serpent vient me barrer la route en se dressant de tout son long, droit devant moi. Je sens la chaleur de mon obscurus se diffuser dans tout mon être, je ne quitte pas du regard le serpent et murmure :

- Ote-toi de mon chemin, je n'hésiterai pas une seule seconde à te faire du mal.

Le serpent semble comprendre mes dires, malgré le fait que je ne parle pas fourchelangue. Cela dit, il ne bouge pas d'un millimètre, mes propos ne l'ont pas effrayé, bien au contraire, il semble énervé.

- Nagini, accompagne donc notre forte-tête à sa place.

Je me remords la lèvre inférieure et fait demi-tour pour aller m'asseoir à la droite du mage noir. Le serpent se place entre ma chaise et celle de Voldemort.

- Bonne fille. me dit-il d'un ton moqueur. (Je lui lance un regard meurtrier après ses paroles) Où en étions nous ? Ah oui, Severus tu allais prendre la parole par rapport au transfert de Potter.

- Cela aura lieu samedi à la tombée du jour.

Un homme aux cheveux blonds le contredit, mais le maître des potions ne se laisse pas faire et affirme qu'on a dupé l'autre mangemort. Je ne comprends absolu pas de quoi il parle, si ce n'est que cela concerne Harry et son transfert dans un autre lieu. J'espère sincèrement que mon ami se porte bien. Je m'inquiète énormément pour lui, Hermione et Ronald. Mes amis me manque, je ferais tout pour ne serait-ce qu'entendre leurs voix à nouveau, sentir la chaleur réconfortante des bras d'Harry, embêter Ronald en lui lançant des remarques taquines et converser avec Hermione de sujets comme la botanique ou les potions. Je me perds dans mes pensées, si bien que je ne remarque même pas le silence qui emplit de nouveau la salle de réunion. Ce n'est qu'en voyant un corps suspendu dans les airs passer devant mes yeux, que je reviens soudainement à la réalité. Je regarde plus attentivement le corps flottant et fronce les sourcils en reconnaissant le professeur d'étude des moldus de Poudlard. Au fur et à mesure des paroles meurtrières de Voldemort à son encontre, je comprends rapidement le destin qui attend la femme.

- Avada Kedavra ! tonne la voix du mage noir.

Le corps s'effondre sur le sol et Nagini monte sur la table pour aller rejoindre son "diner". Mes yeux se voilent et ne peuvent se détourner de l'horrible spectacle se déroulant devant eux. Mon esprit se vide l'espace de quelques minutes, je ne ressens plus rien ou peut-être qu'au contraire, je ressens beaucoup trop d'émotions. Je ne sais pas, je ne comprends pas. C'est comme si, le temps s'était arrêté autour de moi. Je suis totalement perdue. J'arrive seulement à percevoir une voix féminine dire :

- Drago, essaye de la ramener. Peut-être qu'avec toi, cela marchera.

Cette voix me paraît si lointaine. Une main se pose délicatement sur la mienne et le murmure d'un jeune homme cette fois-ci, se fait entendre à mon oreille :

- Diana, il faut que tu reviennes parmi nous. Réveilles-toi, ça va aller, je te le promets.

Je relève lentement mes pupilles vers le jeune Serpentard, celui-ci à un mouvement de recul face à moi. Je fronce les sourcils et regarde la pièce où je me trouve. Les mangemorts sont tous parti à l'exception de la famille Malfoy, de Severus qui semble très contrarié et de Voldemort qui me regarde avec un sourire en coin.

- Drago, qu'est-ce qu'il se passe? Je me sens étrange.

- Tu...Diana, tes yeux, ils sont...noirs. Il faut que tu... Murmure-t-il.

- Cela suffira Drago, tu peux disposer. Narcissa, Lucius, Severus, vous aussi. Je dois m'entretenir seul avec notre jeune invitée.

Une fois tout le monde parti, je chuchote d'une voix à peine audible :

- Que m'avez-vous fait? Pourquoi je sens ma magie faiblir et pourquoi elle ne fonctionne pas sur vous? Je voudrais tant vous faire souffrir, je voudrais tant vous voir à terre baignant dans le sang de vos victimes.

Il empoigne mes cheveux et me tire la tête en arrière.

- Tant de fougue, tant de ténèbres, tant d'envie de vengeance... J'ai fais en sorte que tu me sois entièrement soumise. Tu ne peux pas utiliser la force de ton obscurus tant que je ne te l'autorise pas.

- Un rituel de soumission par le sang, très ingénieux, cependant nous savons tous les deux que cela requiert un énorme sacrifice. Qu'avez-vous dû offrir pour avoir une telle emprise sur moi?

- Cela ne te concerne pas. En revanche, je suis certain que tu sera ravie d'apprendre que notre cher ami commun guéri presque entièrement des blessures, que tu lui as infligé.

- Je n'ai pas blessé Harry.

Un rire diabolique se fait entendre et je peux sentir le souffle de cet être immonde contre la peau de mon cou.

- Tu n'es donc pas au courant de ce que tu as provoqué à Poudlard, il y a quelques semaines.

Je reste muette, j'ignore totalement la signification des dires du seigneur des ténèbres. Je me rappelle le combat entre Harry et Severus, ma tentative d'évasion et... l'explosion de puissance magique que mon obscurus a produite. Je me suis évanouie juste après, je n'ai donc pas pu voir les conséquences de cette onde dévastatrice.

- Tu as brûlé une grande partie du parc, détruit l'aile est du château et affligé d'importantes blessures à mes hommes et à ton ami.

Je sens mes yeux devenir humides après cette révélation. Je suis incapable de prononcer un mot, une profonde culpabilité m'envahi.

- Il semblerait que le vieux fou ait mal fait son travail. Tu as totalement perdu le contrôle ce soir-là. Il doit probablement se retourner dans sa tombe à l'heure actuelle, en constatant l'inutilité de ses leçons. Le plus grand sorcier de tous les temps, je dirais plutôt le pire ignare de tous les temps.

- Je vous interdit de salir la mémoire de ce grand homme. Il vaut mille fois mieux que vous !

- Il est mort comme un sorcier faible. C'est à cause de sa trop grande gentillesse et de sa naïveté maladive qu'il est mort.

- Vous ne savez rien. murmurais-je.

Son emprise sur mes cheveux se relâche petit à petit. Je m'éloigne de lui et le regarde avec des yeux larmoyants remplis de rage et de rancœur.

- C'est vous qui êtes faible Tom Jedusor. C'est l'amour et la gentillesse qui vous feront perdre cette guerre.

Il contracte sa mâchoire, m'observe longuement avec ses yeux rouges de mécontentement, puis d'un geste de la main me lance un sort informulé pour que je me retrouve à genoux à ses pieds.

- L'amour me fera perdre cette guerre, dis-tu, mais c'est pourtant lui qui m'a permis de t'avoir dans ce manoir à mes pieds. Tu as, à l'image de ton "parrain", accordé ta confiance à la mauvaise personne. Cet échec de ta part est encore plus divertissant, quand on peut voir à quel point tu luttes pour ne pas aimer cette mauvaise personne.

C'est à mon tour de serrer les dents et de le défier du regard. Il attrape mon menton avec ses doigts et continue sur sa lancée :

- Tu es à moi, à présent Diana Richards. Je n'ai pas accompli ce rituel de soumission pour rien, crois-moi, je compte bien me servir de toi pour vaincre cet imbécile de Potter et gouverner ce monde.