Disclainer: L'univers et la majorité des personnages appartiennent à Rowling, à l'exception de l'histoire et de quelques personnages qui arriveront par la suite.

J'en suis actuellement toujours à l'écriture du chapitre 22... je n'ai pas eu beaucoup de temps pour avancer, mais bonne nouvelle, dans 2 semaines, je suis en vacances, je devrais alors pouvoir avancer un peu plus !


Merci à ceux qui me laissent des commentaires, c'est toujours un plaisir d'avoir vos retours, et merci également à tous ceux qui ont ajouté l'histoire en follow et/ou favori.

Bonne lecture


Merci à LoupSpell pour sa relecture :)


Marc Potter (Liverdon) : 19 ans

Cousin de Harry (le plus proche de la même génération), Second Prince, est là pour seconder Harry dans son rôle de Premier Prince puis de Roi s'il prend la couronne. Désigné par Magia le jour de la naissance de Harry.

Très proche de son cousin Jazz, même s'il y a eu des tensions entre eux, dues aux anciens amis de Jazz, Mickaël et Joanna.

Meilleurs amis : les jumeaux Dawn et Aaron (frère et soeur de Joanna)

Membre de l'équipe de Salem d'aérographie.

Sorts avec un de ses coéquipiers : Jason

A été désigné comme représentant de Salem par le directeur qui n'a pas fait le déplacement.

Fait des études pour être psychomage

Il est lié avec la famille Addams par sa mère Emma.

Dawn : 19 ans

Meilleure amie de Marc

Soeur de Aaron et Joanna

Tante de Aswad


Chambre de Harry, matin du 31 décembre 1994.

Harry se tenait allongé sur son lit et jouait avec une balle, la lançant dans les airs avant de la rattraper tout en réfléchissant. Beaucoup de choses s'étaient produites en l'espace de seulement quelques mois. Il avait rencontré énormément de monde, s'était découvert une famille aimante et bien vivante. Depuis une semaine maintenant, le monde entier avait été mis au courant de la survie de sa famille, mais surtout des horreurs commises par le grand Albus Dumbledore. Tout d'un coup Harry se redressa et reprit son carnet. Il le relut avant de le jeter au travers de la chambre. Il lui manquait quelque chose. Il était certain qu'ils avaient presque toutes les informations, mais le lien entre elles ne se faisait pas, pour cela il leur fallait encore un élément clé. Il en était persuadé. A sa droite, Jaouen s'était vivement redressé au son du carnet qui percutait le sol. Il posa son museau sur la jambe de Harry et gémit, comme s'il lui demandait ce qu'il lui arrivait. Harry lui sourit avant de le prendre dans ses bras. Il regarda l'horloge, éclairée par un rayon de lune. Un peu plus de six heures. Encore trop tôt pour se lever un matin de vacances, mais il n'arrivait plus à dormir, alors autant mettre ce temps à profit. Doucement, il enfila sa robe de chambre et sortit de sa chambre, en tenant fermement Jaouen contre lui. Il ne tenait pas à réveiller ses sœurs qui occupaient le même couloir que lui.

Lorsqu'il arriva dans les escaliers, Harry se relâcha, il ne risquait plus de réveiller qui que ce soit, enfin, il n'allait pas prendre le risque non plus en faisant un bruit exagéré. Tout d'un coup il fit un bond en arrière, le cœur battant à tout rompre avant de pousser un grand soupir de soulagement. Ce n'était que les chiens gardiens, Poussin et Chaton. A leur vue, Jaouen demanda à descendre de ses bras, demande à laquelle Harry accéda sans problème. Même s'il y avait une grande différence de gabarit, il savait que jamais Poussin et Chaton ne feraient du mal à Jaouen enfin presque.

Les regardant commencer un jeu, Harry se dit qu'il ferait mieux de les emmener à l'extérieur. Il se dirigea alors vers la véranda d'hiver, il pourra ainsi les observer tout en restant au chaud. Il s'imaginait d'ailleurs déjà boire un bon chocolat chaud en regardant les chiens s'amuser dans la neige à l'extérieur. Il avait déjà vu des personnes le faire à la télé, mais n'avait jamais essayé. Alors maintenant il en ressentait le besoin, juste pour savoir ce que cela faisait. C'est pourquoi, en chemin il appela un elfe de maison lui demandant de lui apporter sa petite douceur dans la véranda.

Dès qu'ils atteignirent la véranda, les chiens se précipitèrent tous les trois vers la porte que Harry s'empressa de leur ouvrir, mais surtout de refermer derrière eux, peu désireux de laisser le froid entrer. Il sourit en les observant s'amuser dans la neige. Seulement, il fut surpris par un son discret qui le fit légèrement sursauter. Il n'était pas tout seul ici. Quelqu'un était dissimulé dans une ombre de la véranda. Le pop caractéristique de l'arrivée d'un elfe le rassura.

S'il savait que personne ne pouvait venir lui faire du mal en ces murs, Harry n'arrivait pas à se résonner. La peur commença à l'envahir. Il avait vu les lettres que les aînés avaient tenté de leur dissimuler. Curieux de comprendre leur angoisse grandissante, il s'était faufilé sous sa cape et les avait espionnés. Il les avait retrouvés, son grand-oncle Jasper, caché dans un fauteuil, dictant au grand-oncle James, installé sur un bureau, une liste de noms. En s'approchant un peu du fauteuil, il avait réussi à voir ce que faisait Jasper, il ouvrait des lettres, les survolait du regard avant de les refermer en énonçant le nom de son auteur, nom que James retranscrivait.

Harry avait hésité à s'avancer plus, il voulait lire le contenu qui avait un tel effet sur les aînés de la famille, mais il savait également que ses grands-oncles avaient déjà utilisé la cape. Il risquait donc de se faire prendre. Cependant, il n'eut pas besoin de s'interroger bien longtemps. Dans sa colère, Jasper froissa une lettre avant de l'envoyer plus loin. Lettre qui atterrit au pied de Harry. Ce dernier se pencha pour l'attraper et la défroisser le plus discrètement possible avant d'en lire le contenu. Mais il n'avait pas fini le premier paragraphe qu'il sentit sa cape lui être retirée et une main reprendre la lettre. Son grand-oncle James lui avait alors dit qu'il n'avait pas à se soucier de cela, d'un ton ne laissant pas place à la discussion avant de le pousser dehors. Et pour les avoir espionnés il s'était vu confisquer sa cape pour deux semaines. Le choc de sa lecture avait fait qu'il n'avait pas protester. La lettre était tout simplement une lettre de menace de torture et de mort.

Un autre bruit tira Harry de ses souvenirs, le forçant à revenir au moment présent. L'elfe de maison le regardait avec curiosité, ne comprenant visiblement pas pourquoi il lui avait demandé de ne pas bouger. Un autre bruit résonna, que Harry identifia comme un reniflement. Quelqu'un était dissimulé et en train de pleurer. Harry s'avança alors avec prudence vers l'origine du bruit. C'est derrière un des canapé qu'il découvrit un petit garçon. Petit garçon qu'il ne connaissait pas, mais dont il se doutait de l'identité. Après tout, il n'y avait pas beaucoup d'enfants présents au château. Discrètement Harry demanda à l'elfe d'aller chercher un autre bol de chocolat chaud avant de se signaler.

― Bonjour toi.

Le petit garçon ouvrit de grands yeux avant de se reculer de peur. Malheureusement il ne put se reculer beaucoup car il y avait une baie vitrée derrière lui. Harry tendit les mains face à lui en signe de paix.

― Je ne te ferais pas de mal. Je m'appelle Harry, et toi tu dois être Aswad, n'est-ce pas.

Le petit garçon se contenta de hocher la tête en passant son bras sur ses yeux.

― Qu'est-ce que tu fais tout seul ici ?

― J'ai fait un cau'hemar, et voulais apa, l'ai 'hergé, mais pe'du.

Les propos de l'enfant entrecoupés par ses sanglots, associé à son accent Américain avaient rendu compliqué leur compréhension, mais Harry pensait avoir saisi le problème.

― Alors, si je comprends bien, tu as fait un mauvais rêve, et tu as cherché ton papa mais tu t'es perdu c'est bien cela ?

Voyant l'enfant hocher la tête, Harry reprit.

― Ton papa est chez les médecins, il ne pourra pas venir avant quelques jours, c'est pour cela que tu es ici avec ton oncle et ta tante.

Voyant que Aswad n'avait pas l'intention de parler, trop intimidé, Harry continua.

― Dis-moi, j'allais m'installer sur le fauteuil pour regarder les chiens jouer tout en buvant un bon chocolat chaud, cela te dit de te joindre à moi ?

A l'entente de la proposition, l'enfant releva vivement la tête en le regardant avec des yeux remplis d'envie.

― 'ocolat ? demanda l'enfant en levant les bras vers lui.

Harry lui sourit légèrement avant de le prendre dans ses bras pour l'entraîner vers les canapés. L'idée du chocolat semblait avoir fait oublier toutes pensées sombres chez le jeune garçon. Il faudra qu'il présente Aswad à John et Jonathan. Normalement, Aswad ne pouvait pas quitter sa chambre, trop faible pour se déplacer. Mais il savait que la veille au soir, Jules et Emma l'avaient examiné, et jugeant qu'il n'était plus en danger, l'avaient autorisé à quitter sa chambre. Il n'avait donc pas encore eu l'occasion de rencontrer des enfants de son âge. Il devait se sentir bien seul dans ce lieu inconnu. Harry sourit en le voyant bondir du canapé où il venait tout juste de l'installer, se précipiter vers une vitre et y coller son front avant de s'écrier "hien, hien !"

― Chien, lui dit Harry en s'agenouillant à ses côtés. Répète après moi, chien.

― hien ? répéta comme pu Aswad en penchant la tête sur le côté.

― Ce n'est pas grave, on travaillera ta prononciation une autre fois. Pour l'heure, le chocolat est servi, mais pour l'avoir il faut rester assis.

A l'entente de cette information, les yeux du jeune garçon pétillèrent de joie et il s'assit à même le sol avant de prendre la parole.

― Assis, mainte'ant 'ocolat?

Harry rigola avant de s'installer à ses côtés en lui tendant une petite tasse, alors que lui prenait la grande tasse. L'elfe avait visiblement adapté le format de la tasse pour l'enfant.

― Tu as bien raison, on est bien par terre, et en plus la vue sur les chiens est bien meilleure.

Aswad allait porter la tasse à ses lèvres lorsqu'il s'arrêta en regardant celle d'Harry les yeux froncés.

― Pou'quoi pas 'a'eil ?

― Pourquoi on n'a pas les mêmes tasses ? Et bien sinon tu ne pourrais pas boire tout seul. Mais regarde, Hyppie nous a laissé une carafe pleine de chocolat, avec d'autres tasses. Donc quand tu as fini ta tasse tu pourras en avoir d'autres.

Aswad hocha la tête avant de se décaler pour se blottir contre Harry, le regard fixé sur les chiens. Tous deux restèrent ainsi en silence, Harry ne sachant plus quoi faire, et n'osant pas bouger.

Après plusieurs minutes, Harry fut sorti de sa contemplation par une main sur son épaule. Il regarda derrière lui et trouva Marc, qui s'assit à ses côtés.

Marc fit venir à lui la carafe et une tasse qu'il remplit, il en proposa d'autre à Harry qui déclina, mais, alors qu'il allait reposer la carafe, des petites mains se tendirent devant le visage de Harry, tenant fermement une tasse vide. Dans un rire, Marc remplit à moitié la petite tasse pour l'enfant qui le regardait avec des yeux implorants.

― Une seule tasse. Après il faut rejoindre tatie Dawn. Tu l'as inquiété chenapan. Heureusement que Hyppie est venue nous prévenir quand j'ai appelé les elfes pour te chercher.

― Tatie 'olère ? demanda Aswad

― Non, elle n'est pas en colère, lui répondit Marc en le prenant sur ses genoux. Elle est juste un peu inquiète. Mais dites-moi tous les deux, vous êtes tombés du lit ?

― On peut dire ça. Je me suis levé tôt et en venant ici pour sortir les chiens, je suis tombé sur ce petit bonhomme, expliqua Harry avant de parler d'une voix plus faible pour que seul Marc l'entende. Il a fait un mauvais rêve et s'est perdu dans le château. Il faudra le présenter à John et Jonathan, ils lui donneront sans doute des astuces pour se repérer dans le château.

― Ne m'en parle pas, je me perds toujours, rigola Marc.

― Vous voilà !

Les deux cousins sursautèrent et se tournèrent d'un même mouvement vers la source du bruit. Harry ricana en voyant la grimace se former sur le visage de Marc, visiblement il avait quelque chose à se reprocher.

― Dawn, désolé, je comptais bien te le ramener tout de suite, mais je n'ai pas pu résister à une bonne tasse de chocolat chaud.

― C'est malin, il ne va rien manger ensuite au petit déjeuner, râla la jeune femme en prenant son neveu dans ses bras.

― Mais non, c'était un pré-petit déjeuner, rigola Marc.

― Arrête avec tes sottises ! N'oublie pas que tu dois te préparer pour ce soir.

― Dawn, il n'est même pas sept heures du matin… commença Marc avant d'être coupé par son amie.

― Oui et… ?

― Très bien, très bien

Marc leva les mains en l'air en signe d'abdication. Il connaissait suffisamment son amie pour savoir quand est-ce qu'une bataille avec elle était perdue d'avance, maintenant en l'occurrence. Harry de son côté réussit à retenir son fou rire jusqu'à ce que Dawn ne soit plus à portée d'oreille.

― Tu es au courant que tu es non seulement chez toi, mais en plus que la soirée ne commence pas avant vingt heures ce soir ?

― Harry, tu découvriras qu'avec certains sujets, cela ne sert à rien de débattre avec les femmes parce qu'elles ont toujours raison même quand elles ont tort.

― Ce que tu dis n'a aucun sens, grimaça Harry.

Marc et Harry se regardèrent pendant une minute avant d'exploser de rire devant l'absurdité de leur discussion. Un silence apaisant s'installa. Marc, d'un geste de la main, ouvrit la porte aux chiens qui demandaient à rentrer. En voyant leur état, dégoulinant d'eau d'avoir joué dans la neige, Marc s'empressa de les sécher en prenant sa baguette cette fois-ci.

― Le sort de séchage n'est pas bien compliqué, pourquoi tu n'utilises pas la magie sans baguette ?

― Parce que ce soir on va être sous pression et que je préfère avoir mes réserves magiques remplies au maximum. J'ai ouvert la porte par réflexe, mais je m'en suis voulu aussi tôt.

― Ta grand-mère est toujours là ? demanda Harry en changeant de sujet..

― Oui, elle repart demain dans la journée avec le reste des familles maternelles qui sont logées ici.

― Tu crois que l'on verra un peu plus ton père d'ici là ?

― Mon père se tient aussi loin qu'il le peut de ma grand-mère. Ils ne se sont jamais bien entendus. Avant elle lui reprochait d'être indigne de sa fille, qu'elle aurait dû épouser quelqu'un de son rang et non pas un quelconque roturier. Leurs disputes nous ont toujours fait rire avec Jazz.

― Et maintenant que lui reproche-t-elle ? Parce que nous sommes d'accord qu'elle ne peut plus lui reprocher sa condition sociale.

― Oh, maintenant elle lui reproche d'avoir inciter ma mère à mentir à sa famille.

― On est bien d'accord, questionna Harry, qu'il est impossible d'obliger ta mère à faire quelque chose qu'elle ne veut pas.

― Non, mais ma grand-mère n'a jamais accepté le fait qu'ils aient refusé de s'installer dans la maison familiale pour aller vivre à l'autre bout des États-Unis. Mais sinon pourquoi tu poses la question ? Tu savais bien que tous les membres de nos familles maternelles quittent le château demain.

― Oh, un espoir vain… répondit dans un soupir Harry avant de préciser sous le regard interrogateur de son cousin. Disons que ta grand-mère s'entend un peu trop avec Ama et Ana à mon goût.

― Non, gémit Marc. Dis-moi que c'est faux et que tu me fais juste une blague.

― J'aimerai bien, mais je les ai vu discuter et s'amuser ensemble et je les ai entendu parler d'une Mercredi, c'est bien ta cousine ?

― Oui, confirma Marc. On est mal... On est très mal…

L'attitude de Marc fit rire Harry, même s'il s'inquiétait des idées que la famille de Marc allait bien pouvoir mettre dans la tête de ses sœurs. Après quelques minutes, Harry se souvint qu'il avait une question à poser à Marc depuis quelques jours, mais ne trouvait jamais le bon moment.

― Marc, dis-moi, est-ce que tu sais ce qu'il s'est passé lors du dernier procès pour que les aînés nous surprotègent ainsi ?

Marc surpris releva brusquement la tête.

― Je pensais que quelqu'un t'en avait déjà parlé, soupira Marc avant de poursuivre lorsque Harry nia d'un geste de la tête. Le dernier procès s'est produit lorsque notre arrière-arrière-grand-père Antony était le Premier Prince en titre.

― Oh, celui dont on descend tous ?

― Oui, les autres branches secondaires de la famille de cette époque se sont éteintes, ou alors sont devenues tellement éloignées que les membres ne se sentent plus comme étant de la famille royale et ont pris les noms de leurs épouses, tout en gardant un lien particulier avec Magia. Mais ils ont tous quitté l'Angleterre il y a bien longtemps.

Marc commença alors le récit du dernier procès devant Magia organisé par la famille. Le harcèlement en public même des plus jeunes princes, les menaces envers la famille royale, et l'agression dont avait été victime la première princesse et son plus jeune fils. Les conséquences, tout ce qui en découla, il ne laissa rien de côté. Lorsqu'il eut terminé son récit, l'horloge comtoise sonna les huit heures.

― Je comprends mieux, dit Harry légèrement pensif. Tu crois qu'on a été prudent d'invoquer un procès devant Magia pour Dumbledore ? On aurait peut-être dû faire s'effondrer son image publique en premier tu ne crois pas ?

― Cela aurait pris beaucoup plus de temps, mais cela aurait été une possibilité. Elle a d'ailleurs été étudiée, mais elle était beaucoup trop longue à mettre en place et entre le tournoi et Léo qui entrait dans sa ligne de mire, on se devait d'agir. Pourquoi cette interrogation maintenant, tu étais pourtant bien sûr de toi il y a deux jours.

― Je sais…, Harry fit une légère pause avant de continuer, mais, hier, j'ai espionné les aînés…

― Tu as quoi ? s'écria Marc en lui coupant la parole.

― Tu m'as bien entendu, répondit Harry légèrement agacé d'avoir été interrompu.

― Pardon, s'excusa Marc, continue je t'en prie.

Harry hocha la tête avant de reprendre la parole.

― Donc je disais que je les avais espionnés et j'ai compris qu'ils listaient des noms. Plus précisément des noms de personnes qui nous écrivent des lettres de menace. J'ai réussi à en subtiliser une mais…, comment dire…, ils m'ont repéré sous la cape d'invisibilité. Je n'ai pas eu le temps de lire grand-chose qu'oncle James me retirait la cape et me reprenait le courrier des mains. Mais le peu que j'ai lu, ça m'a fait peur.

― Je sais, et je m'en doute. Tout ce que je sais c'est qu'ils listent les personnes nous menaçant pour les convoquer ensuite un par un ici afin de leur donner un avertissement. Ils seront ensuite placés sous haute surveillance et si jamais ils continuent alors on leur fera un procès.

― Cela va faire beaucoup de procès, commenta Harry.

― Je sais, mais nous n'avons pas vraiment le choix, répondit Marc. Magia doit reprendre ses droits en Angleterre. Sinon on risque de devoir tous repartir vivre de manière définitive en Avalon, sans plus jamais mettre les pieds dans ce monde.

― Mais, s'étonna Harry, je croyais que nous étions le lien permettant à la magie d'Avalon de venir dans ce monde ?

― En effet, confirma Marc.

― Alors si on part tous en Avalon, que va-t-il se passer dans ce monde ?

― La magie disparaîtra de ce monde.

― Tout simplement ? Et les créatures magiques ?

― Ils seront rapatriés en Avalon avant que le dernier d'entre nous ne quitte ce monde et ne scelle les accès. La protection de la magie et d'Avalon prime sur nos envies, répondit Marc dans une grimace.

― Et nos amis, nous pourrons toujours les voir ? demanda Harry commençant à comprendre les enjeux des jours prochains.

― Non, nous ne pourrons plus les voir, tous les passages seront scellés.

― Et ceux qui ont des liens magiques avec les êtres magiques d'Avalon ?

― Ils auront le choix, répondit Marc, soit ils resteront ici, soit ils nous suivront en Avalon.

― Je ne peux pas m'imaginer une telle rupture, soupira Harry. Les sorciers Anglais ne respectent pas Magia, mais les autres oui. N'est-ce pas injuste de punir tout un peuple pour les erreurs d'une minorité ?

― Je dois bien t'avouer que je n'imagine pas une telle rupture moi non plus, soupira Marc. C'est pourquoi avec les cousins on veut multiplier les procès et les rappels à l'ordre. Il faut prévenir le peuple magique originaire de ce monde et non pas d'Avalon que le prix à payer sera la fin de la magie s'ils persévèrent. Avant d'être la famille royale des sorciers, on est la famille de Magia, les gardiens d'Avalons, et ce rôle primera toujours sur tout. Nous avons la responsabilité de la survie de tous les peuples d'Avalon.

― Alors il nous faut agir en étape, affirma Harry.

― Que veux-tu dire ? demanda Marc.

Avant de répondre, Harry se leva et s'avança vers la fenêtre de laquelle il fixa l'extérieur.

― Retourner l'opinion publique contre les traîtres, et leur faire un procès. Ces deux premières étapes sont en cours. Les articles qui paraîtront au lendemain du procès de Dumbledore vont nous y aider. Mais il faut surtout rééduquer la population magique de Grande Bretagne. Ils doivent comprendre tous les tenants et aboutissants de leurs actions. Il faut un journal. Un journal qui explique notre point de vue. Ce n'est qu'en diffusant les informations que nous pourrons rééduquer complètement le monde magique et lui garantir sa survie. Nous commencerons les publications dans le journal après mon couronnement. Je veux quand même leur laisser une chance de se reprendre et de respecter à nouveau Magia pour ce qu'elle leur offre sans avoir à les menacer pour cela.

― C'est un bon plan. Tu comptes annoncer ta décision de prendre la couronne à quelle occasion ? demanda Marc.

― Je ne sais pas, avoua Harry, mais pas ce soir. C'est encore trop tôt. Je pense qu'il serait bien d'en parler avec les derniers rois et reines. Il va falloir faire bien attention à notre façon de l'annoncer. Le retour de la totalité des familles chevaliers va aussi nous aider à maintenir l'ordre.

― C'est vrai, tu as raison, approuva Marc en se levant à son tour. Laissons déjà au peuple Anglais le temps de se retourner et se cultiver avant de les menacer de couper Avalon de ce monde.

Harry acquiesça. Les deux cousins restèrent là, le regard perdu dans le vague, pensant aux conséquences de leurs actions passées, présentes et futures. Après plusieurs minutes, Harry se tourna vers son cousin en souriant avant de briser le silence.

― Et si nous allions manger quelque chose d'un peu plus solide ? J'ai peur que le chocolat nous reste sur l'estomac sinon, et avec la journée qui nous attend enfin, surtout la soirée, je préfère être en pleine forme.

Marc sourit légèrement en regardant la tasse de son cousin qui était presque vide. Il avait bu non pas une mais deux tasses. Même s'il mangeait toujours comme un petit oiseau, son cousin commençait à apprécier les aliments sucrés.

― Enfin, il va surtout nous falloir éliminer ce que l'on a avalé sinon la mère de Jazz devra reprendre nos robes de cérémonies, sourit Marc.

― Parle pour toi, tu as bu les trois quart de la carafe à toi tout seul. Tu vas réussir à faire tes acrobaties sans risque ? le charia Harry en sortant de la salle suivi par Marc.

― Mais oui, mais oui, ne t'en fait pas. Tu apprendras très cher cousin, que le chocolat, c'est la vie, alors je ne peux pas résister. Par contre je ne serai pas contre un petit entraînement en début d'après-midi, qu'en dis-tu ?

― Moi, ce que j'en dis ? Que je suis toujours partant pour un jeu en balai, approuva avec un grand sourire Harry. Mais les tantes vont-elles nous laisser le champs libre et non pas nous faire répéter encore une fois le protocole de la soirée ?

― Ne parle pas de malheurs, soupira Marc en poussant la porte de la salle à manger familiale.

Cependant, à peine eurent-ils fait un pas dans la salle que leur tante leur sautèrent dessus.

― Vous voilà enfin ! s'écria la tante Alice

― Bonjour ma tante, avez-vous bien dormi ? Pour ma part parfaitement bien, lui répondit Marc.

― Ne commences pas, le rabroua la tante Isabella. Vous devez être prêt une heure plus tôt que prévu ce soir !

― Quoi ? Mais pourquoi ? demanda Harry.

― Le ministre du département de l'enfance ne s'étant pas présenté, il doit comparaître devant nous. Le faire au début de la soirée en grande pompe devant nos invités fera passer le message.

― D'accord, et pourquoi doit-on être prêt une heure avant puisque nous le faisons comparaître devant nos invités ? questionna Marc en se servant un pancake.

― Parce qu'il va nous falloir préparer ce que nous allons lui dire bien évidement , lui répondit sa tante Alice.

Harry acquiesça d'un geste de la tête en se servant un toast. Ce n'est qu'une fois assis qu'il remarqua qu'il était seul à table avec Marc et les femme de la famille. Il s'inquiéta alors de l'absence des hommes de la famille, attirant l'attention de sa tante Emma qui parlait en chuchotant avec sa tante Paige. Ce fut cette dernière qui lui répondit.

― Ils sont allés enfiler leurs habits de ce soir, comme cela s'il y a des reprises à faire je vais les faire dans la journée. D'ailleurs, dépêchez-vous tous les deux, je fais le tour dans cinq minutes.

― Mais pourquoi on ne nous a pas prévenu ? s'indigna Marc en gobant son pancake.

― Marc, mange correctement je te prie. Et cela s'est décidé à la dernière minute.

― Oui mère, je m'excuse, reprit Marc. Allez Harry on y va. Tante Paige, comme nous n'avons été prévenus qu'après les autres, pourriez-vous passer nous voir en dernier ?

― Ne vous en faites pas, mon cher fils ne s'est pas encore montré, râla Paige.

― Oh, je crois qu'il était chez les Black la nuit dernière, lui répondit Marc, je ne sais pas à quelle heure il a prévu de rentrer. Souhaitez-vous que je lui envoie un message ?

― Ce serait fort aimable en effet, lui répondit sa tante.

― Je m'en charge alors, confirma Marc avant de sortir de la salle dans laquelle il était entré moins de dix minutes avant.

Harry finit plus lentement son toast, le mangeant du bout des lèvres, mais s'obligeant à le terminer sous le regard perçant de sa tante Emma. Il n'avait pas oublié les anecdotes que ses cousins lui avaient raconté à son sujet. Cependant, sa tante ne semblait pas très contente de ce qu'il mangeait.

― Harry, tu ne manges toujours pas plus d'un toast le matin ? Tu es en pleine croissance, nous avions tablé sur au moins deux toasts.

― Je sais, mais avec Marc on a pris un chocolat chaud sous la véranda, expliqua Harry. Du coup est-ce que cela ne pourrait pas compenser le deuxième toast ?

― La moitié d'un. Un de mes cousins avait un appétit d'oiseau similaire au tien. Et maintenant il mange correctement. Il faudra que je demande à ma mère comment ma tante a fait. Je pourrais peut-être essayer sa méthode sur toi.

Harry, connaissant les méthode de la famille de sa tante Emma déglutit avant de se forcer à finir le deuxième toast. Une fois terminé, il se leva en reprenant la parole.

― Ce n'est pas la peine, regardez, j'ai fini. je file me doucher et m'habiller, à tout à l'heure.

Harry se précipita à l'extérieur de la salle à une vitesse que ses tantes ne pensaient pas possible. S'il avait été moins rapide, il aurait pu entendre sa tante Paige rigoler et prendre la parole.

― Emma, je croyais que tu avais juré de ne jamais utiliser les techniques pédagogiques de ta famille ?

― En effet, mais les enfants semblent l'ignorer, alors autant en profiter. Leur imagination est sans limite.

― Leur imagination, mais aussi le fait que mon fils t'ait vu punir nos hommes à la façon de ta famille.

― Il fallait bien que je leur fasse payer d'avoir voulu gâcher la demande en mariage de Jules. Et ainsi, ils n'ont jamais essayé de tester leur blague sur moi.

Les deux femmes se regardèrent en rigolant avant de se séparer, prenant le chemin des chambres des différents membres de la famille pour Paige, et celui de l'aile de Londubat pour Emma.