Bonjour à toutes et à tous !
Comment allez-vous ? Personnellement, bien. J'ai pas foiré mon test de kanjis, j'ai eu une bonne note au premier test d'ailleurs. Et, alors que je dois désespérément réviser pour mes examens, j'ai eu une idée, que j'ai dû coucher sur papier. Puis sur ordinateur. Et la voici.

Ce n'est pas la suite de la précédente. Désolée.
Le sujet est totalement différent.

L'histoire se déroule pendant Iron Man 3.
Bonne lecture !


Rencontre(s)
Apaisement


May a prétendu avoir un appel à passer pour quitter, le temps de sa pause, ses collègues infirmières. Elle emporta également avec elle, la boîte de ses biscuits maison, qui avaient fait sa renommée dans tout l'hôpital, auprès de chaque membre du personnel. Son départ précipité, avec la boîte remplit de biscuits sucrés, moelleux, fondants et secs, ne plus pas à tout le monde.

Cependant, May ne reçut pas plus de remarques, outre une pointe de déception pour certain de ne pas avoir pu goûter les sucreries du jour (elle en ferait plus demain). Après tout, avec toute l'énergie qu'elle mettait à faire ses nombreux gâteaux, entre son boulot de serveuse, son travail d'infirmière et la garde de son neveu, ils lui devaient bien le droit d'être égoïste pour un jour.

Mais May n'était pas égoïste. Elle ne le serait sûrement jamais. Elle souhaitait juste que ces gâteaux reviennent à une toute autre personne. Même si elle prenait des risques, celui entre autres, de rentrer dans la vie privée d'un des patients ce que, à part certains médecins, pouvaient faire. Elle n'était plus dans un hôpital de bas étage, avec un matériel dérisoire, un personnel en manque de médicaments et d'outils pour faire leur travail correctement. May avait travaillé comme une folle pour avoir la chance de travailler dans un hôpital privé le genre d'endroit ou, si vous n'avez pas une bonne assurance, et encore moins de jolis dizaines de zéros sur votre compte en banque, on ne vous y soignait pas. Le trajet était long, mais remboursé. Et, même avec un temps partiel, la paye était bonne, parfaite pour rembourser et avancer les frais d'études de son neveu.

Un neveu qui allait être plus que jaloux de savoir qui elle allait voir.

May ricana sous cape en imaginant la tête ahurit de Peter, sa grimace de déception de ne pas avoir été avec elle. L'image lui permit d'effacer ses doutes d'un grand coup de main, et d'ouvrir la porte.

La pièce était plongée dans le noir, la seule lumière douce venait de la télévision et de la lampe fixée au-dessus du lieu une luminosité basse pour ne pas irriter les yeux du patient lors de son réveil.

_ Une de vos collègues et déjà passer par ici, il y a dix minutes.
_ Je sais, répondit May

Son ton doux apaisa légèrement l'homme, pour qu'il se rasseye, mais sa suspicion ne retomba pas.

Qui ne serait pas suspicieux, au vu des circonstances ?

_ Pourquoi êtes-vous là ?

_ Lorsque je vous ai vu tout à l'heure, j'ai eu l'impression de revoir mon neveu ne pas surmonter le décès de sa petite amie. Cela va faire un an, et il ne s'est pas encore vraiment remis. Ce que je comprends… la pauvre enfant devant avoir toute sa vie devant elle. Gwen n'a pas pu fêter son vingtième anniversaire.

May soupira, et s'avança un peu plus, de quoi être entièrement visible malgré la faible luminosité. Sur la table roulante, positionnée au-dessus du lit, elle déposa sa boite un fer, et l'ouvrit. Une douce odeur de chocolat, de vanille et d'orange embauma la pièce, laissant derrière elle, celle d'antiseptique.

Remuer les souvenirs n'était jamais bon. Surtout celui-ci Peter s'en remettait lentement, avec des rechutes parfois. Il y avait des jours avec, et des jours sans. Les jours sans étaient les pires. Parce qu'elle ne pouvait rien faire pour lui venir en aide, et ses tentatives d'apaisement, ne fonctionnait qu'un temps.

Voir son propre neveu, l'enfant qu'elle considérait comme son fils pour l'avoir élevé, nourrit, aimé comme l'aurait dû faire Mary, ne lui était jamais bon.

_ Je vous raconte cela, parce que contrairement à Gwen, votre ami va s'en remettre. Ses résultats sont meilleurs d'heure en heure. Oui, il y aura sûrement une greffe de peau, un peu de rééducation, et une surveillance médicale pour les prochains mois suivant son réveil. Mais son état est soignable et stable. Ce n'est pas une nuque brisée. Ni un arrêt cardiaque. Ni un état de mort cérébrale. Il vivra. Il va s'en remettre.

Dans le confinement de cette pièce, c'est assez étrange de votre un homme réputé pour être fort et puissant, être brisé, tremblant et incertain.

May contourne le lit, et prend place à côté de l'homme. Sa main va directement se poser dans son dos, et y trace une répétition de cercles apaisants, rassurants et terriblement chauds.

_ Monsieur Stark, continua-t-elle avec une voix douce, Êtes-vous celui qui a posé la bombe ?

La réponse ne sortit pas tout de suite, mais elle vient.

_ Non.
_ Êtes-vous celui qui avait déclenché cette bombe ?
_ Non.
_ Saviez-vous qu'il y avait une bombe, à l'endroit où votre ami était ?
_ Non.

Elle s'accroupit, pour être à la hauteur de l'ingénieur. Tout doucement, comme elle l'avait fait avec Peter et des tas d'autres patients, elle capta le regard brun perdu et en souffrance. May lui sourit avec une tendresse douce, et lui pris tout aussi doucement les mains.

_ Vous n'êtes donc pas le responsable de son état. Vous ne saviez pas et vous ne pouviez pas savoir. La seule faute revient à celui qui a posé et déclenché la bombe.

Comme Peter, ce n'est pas lui qui avait poussé Gwen du haut de la tour, ce n'est pas lui qui l'y avait emmené. Ce n'était pas lui qui l'avait tué. Peter commençait juste à le comprendre, et à l'accepter.

_ Votre ami n'aimerait pas vous voir dans cet état, monsieur Stark. Je sais que vous êtes Iron Man et un vengeur. Je ne préconise pas la vengeance par la violence. Cependant, vous avez plus de ressources que la police si vous souhaitez aider votre ami en le vengeant, traquez le ou les responsables de son état. Ce sera le mieux à faire. Ne prenez juste pas de risque. Je ne souhaiterais pas vous voir dans un de ces lits.

Quand elle se redressa, elle lui tapota le dos et lui adressa un énième sourire bienveillant, remplit de cette chaleur qui la caractérisait tant.

May prit la boîte à gâteau et la déposa sur le giron du milliardaire.

_ Mais avant toute chose, mangez. Si vous voulez aller botter des fesses dans votre armure, il vaut mieux prendre des forces. Et vous faites peur à voir. Alors mangez. termina-t-elle avec un ton plus autoritaire, celui qu'elle utilisait quand Peter rechutait

May quitta la chambre, envoya un dernier sourire à Tony Stark quand elle referma la porte, et retourna à la salle de pose.

Tant pis pour la boite. Tant pis si l'on comprenait qu'elle avait menti pour s'éclipser. May se sentait mieux l'infirmière qu'elle était devenue, se sentait mieux également.

Alors oui, elle s'inquiéta quand elle eut vent que Tony Stark donne son adresse à un terroriste. Elle manqua de se couper quand elle entendit l'annonce de son présumé décès à la télévision. (Elle s'est sentie coupable, s'est dit que c'était de sa faute avant que Peter ne lui dise que ce ne pouvait pas être vrai, qu'il s'agissait de Tony Stark, de l'homme qui avait construit une armure à partir de rien lors de sa captivité, membre des Avengers, celui qui était passé par le trou dans l'espace avec une ogive nucléaire. Il ne pouvait pas être mort. Pas possible.)

Elle s'occupa d'Happy Hogan, jusqu'au retour du milliardaire, et de la fin du fiasco du Mandarin.

Elle le croisa plusieurs fois après le réveil de son patient, qui se remettait très vite et asticotait quiconque n'avait pas son badge visible et lisible, avec tant de hargne, que May restait la seule à le supporter. Puisqu'entièrement d'accord avec lui.

May les gava tous deux de gâteaux faits maison. Et parvenait toujours à remplacer le café de l'ingénieur par du jus de fruits, fraîchement pressés, histoire qu'il possède toutes les vitamines nécessaires dans son organisme et qu'il ne lui fasse pas un malaise. Il ne manquerait plus que cela tien ! Qu'il lui fasse un malaise…

(Anthony Edward Stark avait beau avoir la quarantaine, au final, il se comportait aussi idiotement que son adorable Peter. Et May ne se le cacha pas de le dire.)


_ C'est très beau ce que vous faites, monsieur Stark.
_ Tony.
_ May. conclue-t-elle

Elle vérifia les perfusions, sa tension, sa température.

_ Mais je ne suis pas sûr de pouvoir entièrement arrêter.
_ Le mieux, c'est de lui parler. Vous faites de nombreuses choses pour elle. Elle comprendra.
_ Merci.
_ Ne me remerciez pas. Pas avant d'avoir passé cette opération, de lui avoir parlé et d'avoir repris des forces. Une tonne de gâteaux et petits plats vous attend. Et je n'aime pas le gâchis. Vous êtes prévenus.

Il partit dans un rire franc, le genre de rire qu'il n'offrait qu'à peu de monde. Celui qu'il ne laissait échapper que lorsqu'il se sentait bien, léger, juste lui-même.

May était aussi douce que tyrannique, un véritable bout de femmes qui ne se laissait pas marché sur les pieds pour la moindre chose, qui avait vécu des choses et avait su en tirer des leçons pour aider les autres.

_ Quand est-ce que je rencontre votre neveu ? demanda-t-il alors qu'elle retirât les freins du lit pour l'emmener au bloc
_ Sûrement pas pendant sa période d'examen, vous allez me le casser. Attendez d'être sur pied. Ce sera plus plaisant pour vous deux.

Elle lui sourit, ce même sourire apaisant, quelles que soient les situations.


En espérant que cela vous ait plu !
Ce petit morceau d'histoire serait connecté à un autre. Dont je ne sais pas quand il paraîtra...

Jusque là, portez-vous bien et à bientôt !
Nelly