Je suis fatiguée par mes médicaments, éreintée par le rythme des cours, épuisée par le bruit causé par mon voisin, à bout de mes devoirs. J'ai écrit, j'ai pas réfléchis, et j'ai ris toute seule comme une idiote parce que j'aime bien.
Je ne suis pas désolée pour un sous.
OOC. Et bonne tranche de rigolade, enfin, j'espère !
PS : Tante May est flippante ! )
Rencontre(s)
Service rendu
_ MONSIEUR PETER BENJAMIN PARKER !
_ Je suis dans la merde…
_ Et moi donc…
_ ECOUTE MOI BIEN PETER, NEVEUX OU NON- Par tous les dieux, Peter ! Flash ! Que vous est-il arrivé ?
_ Pardon Tante May, j'ai le lait, les œufs, la crème, les pâtes, tout ce dont tu as besoin. On a eu un incident avec Flash, un truc de rien du tout, promis. Juste un peu tapés par une voiture. Rien de cassé, pas de problème. C'est pour ça que je suis en retard. Et à cause de mon skate aussi. Tu pourras le jeter, le mettre au feu, l'emprisonner, ce que tu veux.
_ Pardon madame Parker, Peter dit vrai. C'est de ma faute, je n'ai pas vu Peter, je lui ai rentré dedans, et il est tombé sur la route, et il s'est pris une voiture. Enfin, on s'est pris une voiture, je suis aussi tombé en voulant le rattraper. Sous le choc, il a manqué de faire une crise d'asthme. Mais il avait son inhalateur sur lui. Donc, juste un mauvais souvenir.
_ Je ne faisais pas attention parce que j'étais avec Gwen au téléphone. Tu pourras prendre mon téléphone aussi, si tu veux. Je ne serais plus distrait comme ça.
_ Le mien également. Et Gwen nous a déjà engueulés pour ça. La rue en a profité.
_ J'ai encore l'oreille qui bourdonne. Mais à part ça tout va bien. Les œufs ne sont mêmes pas cassés. Enfin, je crois. Tu le sais toi, Flash ?
_ Je ne sais pas, je n'ai pas regardé. Mais s'ils sont cassés… on a cas… cas, allait en racheter.
_ Même si les tonnes de voitures noires et blindées, garées le long de la rue sont flippantes.
_ Très flippantes.
_ Les voisins disent que c'est la mafia. Et que des gens sont venus ici. Ce n'est pas la mafia hein ?
May est une personne qui sait se montrer effrayante. Surtout quand elle est en colère. Parce qu'avec un simple regard, elle parvenait à vous faire parler et donner les moindres détails. Impossible de résister.
Flash n'avait pas résisté. Il avait essayé. Jusqu'à ce que May lui attrape l'oreille et lui hurle ses quatre vérités. Depuis, il n'avait jamais pu lui cacher quoi que ce soit, ni lui résister. Quand May Parker lui demandait –ordonnait- de venir manger à la maison, il venait. À moins d'avoir une très bonne excuse. Ce qu'il n'avait jamais.
La seule à pouvoir résister à May devait être Gwen. Mais Gwen est un cas à part. La seconde femme à faire ce qu'elle veut de Peter également. Et comme Flash a pu obtenir son diplôme grâce à Gwen, il se plie aussi à ses règles et certains caprices.
_ On verra ça plus tard… Va chercher des glaçons pour ton œil Flash.
_ Tout de suite madame Parker.
Il fila à toute vitesse dans la cuisine, direction le congèle et il sorti quelques glaçons, qu'il fourra dans la première serviette qu'il eut sous la main. Ceci fait, il plaça le tout sur son œil. Il se sentit vite mieux.
_ Croyez-moi monsieur Parker, je pense sérieusement que vous allez préférer la mafia, si ce que disent ces agents sont vrais.
Flash se sentit déglutir, et le blond savait que Peter n'en menait pas large et souhaitait plus que tout découvrir un trou de lapin et s'y cacher pour le restant de ses jours. May utilisait le vouvoiement. La catastrophe n'allait pas tarder à arriver. Ne cherchant pas à s'attirer les foudres de la vieille femme, et malgré les supplications de son ami, il préféra détourner le regard, et se détourner complétement de la scène.
_ Parce que croyez-moi, cher Peter Parker, si cela est vrai, vous serez gronder jusqu'à la fin de vos jours et au paradis. Vous m'entendez ?
Flash fuit vers le salon par l'autre porte de la cuisine. Où il laissa tomber ses glaçons.
Oh. Oh. Oh.
May n'était pas les soucis le plus importants que Peter pouvait avoir, finalement. Là, de suite. Sur l'instant présent.
Pas quand Black Widow, Hawkeye et des agents droit comme des aiguilles étaient dans leur salon.
Etait-ce d'ailleurs le moment de demander des autographes ? Était-il en droit même de demander des autographes alors que son ami se trouvait être dans un sacré pétrin ? Non. L'occasion ne se répétera surement jamais, mais il ne pouvait pas faire ça à Peter. Ce serait inhumain. Absolument inhumain.
_ J'espère que tu m'as bien comprise, Peter. Tu vas donc te présenter devant eux, répondre à leurs questions, et si tu oses mentir, ne serait-ce que sur un point, je te jure Peter, tu en entendras parler. Compris ?
_ Oui tante May.
_ Bien.
_ Tu connais le chemin !
Clopin-clopant, le sac de provision toujours sur son dos et légèrement en lambeau, Peter va au salon. Où il manque également de faire tomber son sac. Pour un peu, il s'essuierait les yeux. Juste pour être sûr. Parce que là… là… là il est dans la merde.
May est un véritable détecteur à mensonges.
Et si Black Widow et Hawkeye sont là, accompagné d'une multitude d'agents du SHIELD à leur côté, ce n'est que pour une raison. Lui. Ou son alter Ego. Ou pour les deux. En gros, il est dans la merde. La grosse.
Parce qu'il doit mentir sur son identité pour protéger sa tante. Or, sa tante le saura, s'il ment.
Merde.
_ Peter, je présume ? Phil Coulson, de , SHIELD si vous préférez.
_ En-Enchanté, monsieur.
_ Comme vous l'a expliqué votre tante, nous souhaiterions vous parlez. Puisque c'est assez urgent, nous ne pouvions pas attendre un jour. J'espère que vous comprenez. Au vue de vos blessures, nous pouvons attendre quelques instants, le temps de les nettoyer.
_ Non, messieurs dames. Il va y répondre tout de suite. N'est-ce pas, Peter ?
_ Ce qu'elle dit.
_ Alors j'irai droit au but. Nous avons des raisons de croire que vous êtes Spider-Man.
_ Pardon ? répondit l'intéressé d'une voix légèrement trop haute
Mais personne n'entendit le ton. Parce que Flash en vain à éclater de rire, à s'en tenir les côtes et à ne plus avoir un bon équilibre.
_ Vous plaisantez j'espère ? Peter, Spider-Man ? Tout ce que Peter sait faire, c'est tenir sur une planche à roulettes ! Il tient pas 100 mètres en courses à pieds, ne sait pas escalader un petit mur d'escalade et est asthmatique ! Ils plaisantent, hein Peter ? T'es pas Spider-Man ? Nan parce que ça serait très étrange si tu l'étais après tout ce qu'il y a eu et tout… Tu ne l'ais pas, hein ?
_ Je ne suis pas Spider Man. Je… j'ai… j'arriverai pas à faire ce qu'il fait.
_ Peter. Regarde-moi droit dans les yeux, et jure-moi, sur ton oncle et tes parents que tu n'es pas Spider-Man. Parce que si tu mens, tu t'en souviendras, mais en plus, tu protégeras ce type assit (elle pointa Hawkeye), qui t'aurait tiré dessus hier. Et ça, crois-moi, il va le sentir tout autant le sentir passer que ta punition.
Se prendre une balle n'était jamais agréable. Surtout si elle ne ressortait pas. Mais une flèche, dans le bas du ventre, c'était pire qu'une lame de couteau.
Il ouvrit la bouche, la referma, avant de se tourner vers l'archer.
_ Dans l'hypothèse que je serais Spider-Man, c'est vous qui m'aurez tirer dessus, c'est bien ça ?
_ Oui.
_ Où ça ?
Clint leva un sourcil.
_ Comment ça, « où ça » ?
_ Une plaie ne se referme pas en une nuit. C'est impossible. Enfin, les livres de bio nous disent que c'est impossible, et je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un guérissant plus vite. Et ma tante ne vous serre surement pas de détecteur de mensonge, j'imagine. Donc, il me faut vous montrer une preuve, non ? Si je suis Spider Man, j'aurais quelque chose, non ? Il y aura aussi des affaires quelques parts dans cette maison. Donc, où ?
C'était sa meilleure carte. Ce matin, la plaie n'était qu'une cicatrise rosâtre. Elle avait eu le temps de disparaître.
Peter avait espéré avoir plus de temps…
_ Abdomen, en bas, à gauche.
L'adolescent souleva son t-shirt.
Il y eut un silence, et une déception lisible sur le visage de tous. Peter se sentit soulagé. Sa peau devait être comme neuve.
_ Bien. Voilà qui est réglé. Vous prendrez quand même un peu de thé, avant de partir, non ?
_ Et un autographe ? Je peux avoir un autographe ?
_ Ta tante est effrayante.
_ Je l'ai toujours retenu tu sais. Quand… enfin, tu sais… Je pense qu'elle t'aurait tué, avec tes parents.
Court silence.
_ Merci.
_ De rien.
_ Elle sait que je… enfin, voilà quoi ?
_ Non.
_ Tant mieux. Et pour ?
_ Vue la scène qu'elle a fait, non.
_ Question stupide. Devant eux, en plus.
_ Au moins, ça retire toutes leurs suspicions. Merci au fait.
_ Pour ?
_ Avoir accepté de te prendre une voiture.
_ Pourquoi ?
_ Qu'ils ne pensent pas que je ne guéris pas rapidement.
_ Forcément. Dis…
_ Hum ?
_ Ta tante va nous laisser combien de temps dans le coin avec des oreilles d'ânes sur la tête ?
_ Aucune idée. Elle ne me l'avait jamais faite celle-là.
_ Je ne reprendrai plus une voiture pour toi, Peter. Plus jamais.
_ Avec ce bonnet, crois-moi, l'idée m'est passée. Ses punitions fonctionnent toujours.
