Chapitre 3 : Une ambiance à couper le souffle
Du point de vue de Felicity :
Je n'arrive pas à le croire ! J'arrive tout juste à mon bureau quand je trouve une note me convoquant au bureau de monsieur Oliver Queen. Qu'est ce que j'ai bien pu faire ? Est-ce l'entrevue de la semaine dernière qui n'a pas été bien perçu ? Est-ce que je vais me faire virer ?
Je prends la direction de l'ascenseur, je passe devant les bureaux de l'open space informatique, la lettre à la main, les informaticiens déjà devant leurs ordinateurs, l'un deux me salue la tasse à café à la main avant de la porter à la bouche, je me contente de lui adresser un sourire amical. En arrivant devant l'ascenseur le bip me précise de me dépêcher d'entrer alors que je trébuche presque sur Chase qui en sort et qui me rattrape de justesse.
Chase : « tout va bien Felicity ? Vous avez cet air étrange comme lorsque vous prenez trop de café »
Felicity : « non tout va bien ! Pas encore de café ! Je dois seulement monter »
Les portes tentent de se refermer et Chase les retient pour moi sans me faire plus de temps. J'entre à l'intérieur et appui sur le bouton du vingt-septième étage.
Trois personnes derrière moi, discutent chiffre. Je jure qu'ils sont de la comptabilité. Ils sont bien habillés mais les costumes restent bon marché. Rien à voir avec l'allure de Monsieur Queen dans son costume coupé sur mesure. Ils arrivent à l'étage 22 et me poussent presque pour en descendre sans arrêter de discuter. Je suis certaine qu'ils n'ont même pas remarqué ma présence.
J'arrive enfin à mon étage, et à défaut de ma première venue je sais directement que je dois prendre sur ma droite. Je pousse sans hésiter la porte vitrée donnant sur le bureau de sa secrétaire. Ça y est ! Enfin quelqu'un se trouve derrière ce bureau. Une belle brune en robe grise, que je devine trop courte grâce à la transparence du bureau. Je m'approche alors qu'elle lève la tête vers moi et me dévisage de la tête au pied. Je n'y porte pas plus d'importance et la salue poliment alors qu'elle se contente de me demander ce qu'elle peut faire pour moi. Je me contente de lui tendre la note laissée à mon bureau en lui précisant que monsieur Queen a demandé à me voir. Je tourne instantanément la tête vers son bureau et je constate que les stores sont fermés. Peut-être n'est-il pas encore arrivé ? Je retourne la tête vers mon interlocutrice alors qu'elle décroche le téléphone et appui sur le chiffre 1 et bafouille « Monsieur Queen, Mlle Felicity Smoak pour vous » et elle raccroche dans un « bien monsieur », elle se lève et me montre sa porte l'ouvrant pour moi. J'entre d'un pas moins décidé qu'à mon arrivé. Est-ce dû à sa présence soudaine dans son bureau ? Il faut dire qu'il m'intimide, bien plus que je ne l'aurais imaginé.
Il se lève pour m'accueillir et m'invite à m'assoir, non pas à son bureau mais dans le coin salon installé sur la gauche de la porte où je me tiens encore. Son sourire s'élargi. Sent-il la gêne dans mon comportement ?
Je prends place et en gentleman il s'assoit après moi. La porte se referme derrière nous. Les stores sont toujours fermés ce qui donne une ambiance assez sombre à la scène qui se déroule sous mes yeux et dont je suis protagoniste.
Felicity : « vous vouliez me voir monsieur Queen ? »
Je prends la parole ne supportant plus le regard intense qu'il pose sur moi déjà depuis plusieurs secondes. Je ressers les jambes et il le remarque. Je me sens encore plus gêné que je m'en mords la lèvre inférieure.
Oliver : « nous avons été coupé la semaine dernière pendant notre conversation et cela me perturbe de ne pas avoir toutes les réponses »
Felicity : « les réponses à quoi ? »
Oliver : « les réponses sur vous »
Mon cœur fait un bond. Que veut-il savoir de moi ?
Felicity : « je n'ai rien à cacher. Et je pense que mon dossier dans l'entreprise en dit déjà beaucoup »
Oliver : « vous voulez dire le dossier qui dit que vous avez 26 ans et que vous êtes diplômé du MIT et que vous travaillez ici depuis 3 ans. »
Il se penche en avant et je baisse la tête incapable de le regarder dans les yeux plus longtemps. Je lâche malgré moi ma lèvre sentant que si je continue je risque de me faire saigner.
Felicity : « que voulez-vous savoir sur moi ? »
Oliver : « parlez moi de votre vie, qu'est ce que vous aimez faire lorsque vous n'êtes pas ici ? Votre famille comment est-elle ? Vivez-vous seule ? »
Je sens que son ton est bien plus dur sur sa dernière question que j'en relève les yeux pour essayer de l'affronter. Il lève les sourcils dans l'attente de ma réponse.
Felicity : « ma vie est banale, je termine souvent tard et je rentre directement chez moi. J'adore l'informatique mais je préfère lire à la maison. Ma famille est bien, il n'y a pas grand-chose à savoir c'est ma mère qui m' a élevé car mon père est parti lorsque j'avais 7 ans. Je viens de Las Vegas j'y ai grandi avant de déménager lorsque je suis rentré à la fac. »
J'espère que ma réponse lui convient. Il ne bouge pas, il fronce les sourcils. L'ambiance est pesante et j'ai chaud, énormément chaud. Je suis au bord de la suffocation et il n'arrange rien en se levant de son siège pour prendre place à mes côtés. Je bloque ma respiration et je dégluti. Il sourit et continu de me regarder. Je sens ma poitrine se relever fortement et mon bat ventre dans l'attente d'un impossible rapprochement. Je le surprends à regarder mes lèvres lorsque je me surprends encore plus encore à me la mordre encore. Il passe son pouce délicatement dessus m'obligeant à lâcher prise. Qu'est ce qu'il est entrain de se passer ? Il s'agit de mon patron, je ne peux pas, je ne dois pas mais j'en ai tellement envie. L'ambiance pesante prend tout à coup un air plus séducteur.
Oliver : « vous n'avez pas répondu à la dernière question » me dit-il lentement alors qu'il se passe la langue sur les lèvres. Je perds pieds.
Felicity : « quoi ? »
Je suis incapable de me souvenir de sa dernière question. Je suis incapable de me souvenir pourquoi je suis venu à son bureau ce matin. Me l'a-t-il dit au moins ? Ha oui ! Il veut en savoir plus sur moi.
Oliver : « dîtes moi que vous êtes seule »
Ce n'est pas une question cette fois-ci. Malgré l'excitation dans sa voix je ressens comme un ordre. Il pose ses yeux dans les miens, ils sont graves, dans l'attente d'une réponse de ma part.
Felicity : « je le suis »
Il sourit avant de se relever. Il se trouve debout devant moi à arranger son costume alors que j'essaie de comprendre ce qu'il m'arrive.
Oliver : « que faites-vous ce soir ? »
Felicity : « pardon ? »
Oliver : « je veux que vous veniez chez moi »
Felicity : « chez vous »
Oliver : « c'est ce que j'ai dit »
Felicity : « pourquoi faire ? »
Il penche la tête sur le côté d'un air amusé.
Oliver : « ne vous en faite pas. Un gala est organisé au manoir des Queen, tous les membres importants de cette société y sont conviés. »
Il me tend une enveloppe où se trouve une invitation.
Felicity : « je suis importante ? »
Oliver : « vous l'êtes suffisamment à mes yeux »
Je me lève d'un bond lorsque la porte s'ouvre sur sa secrétaire qui apporte deux cafés.
Oliver : « je voulais profiter également de votre présence pour vérifier mon ordinateur. Je pense qu'il lui manque certaines mises à jour mais je n'ai pas la moindre idée de comment le savoir. »
Il me tend la tasse de café que j'accepte en ajoutant « bien-sûr je vais vous montrer ».
Sa secrétaire nous laisse seule. Encore…
