Chapitre 10 : Sans amour – Partie II

Du point de vue d'Oliver :

Quatre jours d'écoulaient depuis le gala au manoir et quatre jours sans nouvelle de Felicity. J'avoue avoir eu envie chaque jour de descendre à son étage et lui dire que ce moment avec elle a été incroyable mais rien j'ai été incapable de faire quoi que ce soit. Je suis perdu entre l'envie de la revoir et la peur qui me hante chaque jour à l'idée de laissé une nouvelle personne entrée dans ma vie. Mais voilà je n'en suis pas capable, incapable de la laisser tranquille. Je dois la voir. J'ai donc trouvé un prétexte assez arrangeant en examinant enfin le dossier qu'elle m'a remis il y a deux semaines. J'ai été agréablement surpris par l'audace de son projet. Très innovant, très prometteur.

Je sors de mon bureau le dossier à la main précisant à mon assistante de prendre les messages en lui glissant un sourire qui la fait rougir, c'est adorable.

Je me glisse dans l'ascenseur, objectif le neuvième étage de mon bâtiment. Je ne m'y rends jamais sauf si Chase à besoin de moi. Personne ne le sait mais nous nous connaissons bien lui et moi. Nous avons été à l'université ensemble. Enfin, au moins l'un de nous deux l'a terminé. Il a trouvé un stage dans l'entreprise de mon père maintenant la mienne et n'est jamais partis. C'est un allié de confiance et un homme très bien. Je pense que c'est pour cela que le voir si proche de Felicity me rend dingue. Elle mérite un homme comme lui. Un homme capable de satisfaire tous ses attentes. Le bip de l'ascenseur me ramène à la réalité et j'avoue que mon cœur commence à s'emballer. Les regards curieux se tournent vers moi alors que je marche vers le bureau de Felicity. Heureusement, elle a son propre bureau. Il aurait fallut que je fasse quelque chose si elle avait été dans l'open space avec les autres employés.

La porte est ouverte et j'entre sans frapper. Son café encore chaud repose au milieu d'une pile de dossier en désordre. Sa veste se trouve derrière sa chaise et son sac sur le fond du bureau. Elle est donc arrivée. Mais aucun signe d'elle si ce n'est le grognement sourd qui s'échappe de sous le bureau. J'imagine instantanément sa présence sous mon bureau pendant qu'elle me ferait une gâterie. Tout à coup elle se relève. Les cheveux en pétard et il n'est que 10 heures passé. Ces lunettes lui tombent sur le nez. C'est un vrai désastre mais elle reste magnifique. Elle se rassoit et ne parle pas, je suis incapable de savoir si ce qui traverse son visage c'est de la colère ou de la surprise.

Oliver : « vous avez perdu quelque chose ? »

Elle me regarde enfin et son regard a réussi à me faire regretter ma question. Elle me lance un regard noir et je suis maintenant certain qu'elle est en colère mais cela m'amuse.

Felicity : « mon stylo mais ce n'est pas grave. Que puis-je faire pour vous ? »

Est-ce qu'elle parle du stylo qui essaie avec beaucoup de mal de contenir ses cheveux ? Je souris de plus belle.

Je lui transmets le dossier en posant sur le bureau essayant de retrouver mon sérieux de patron.

Oliver : « j'ai lu votre rapport. La solution que vous envisagez pour la réalisation d'un réseau unique et coût réduit pour la totalité de l'agence est… » Comment décrire son travail sans trop faire paraitre mon contentement sur le sujet » « Intéressante ».

Mauvais choix …. Je me reprends au plus vite.

Oliver : « Je suis plus que certain que vous arriverez à vos fins et que vous arriverez à mettre en place ce projet rapidement. Le conseil se réunit dans 6 mois. Je ne vous cache pas qu'il faut donc que ce petit projet soit en place. »

Elle est visiblement en colère et n'aime pas l'opportunité que je lui offre. Je me demande rapidement si cela provient de ma proposition ou de mon absence ces derniers jours.

Felicity : « en six mois ? Vous pensez qu'il est possible de revoir l'infrastructure complète de cette tour en six mois et permettre à chaque employé de recevoir internet via une source sans électricité en six mois ? »

Oliver : « c'est certain que dit comme ça cela semble impossible. Mais il me faut quelque chose alors à vous de me dire ce que vous pouvez en ce lapse de temps. »

Felicity : « je pense pouvoir réussir à refuser de vous suivre sur un balcon pendant six mois mais pas revoir le fonctionnement d'internet de votre entreprise. Monsieur Queen. »

Nous y voilà ! C'est donc contre moi en particulier qu'elle est en colère, cela m'excite et je me dois de remettre de l'ordre dans sa tête et lui rappeler que j'ai le contrôle sur elle.

Je fais le tour du bureau. Elle ne bouge plus sur sa chaise, je sens qu'elle s'est calmée. Je me penche sur elle. Son parfum mon rend fou. Je ferme brièvement les yeux et pose ma main droite sur sa cuisse. Elle frissonne tout de suite et j'approuve le choix de la jupe. J'ouvre ses cuisses pour remonter ma main vers sa culotte. Est-elle rouge comme son chemisier, noire comme sa jupe ? Elle gémit sous mes caresses. Elle ne pourrait pas me résister sur un balcon ou ailleurs. Elle essaie de trouver mon regard et je gagne la partie en ajoutant « tu ne refuseras jamais rien ». Je passe ma main à l'intérieur de sa culotte. Ho putain, elle est trempée, j'aimerais être en elle là tout de suite. Elle me supplie d'arrêter mais il n'en est pas question. Elle s'avance sur sa chaise et je l'en remercie en silence en glissant deux doigts en elle. Elle gémit et crie presque « Chut on va t'entendre. Tu veux qu'on t'entende ? ». Je continue mes va-et-vient plus loin en elle, plus fort, plus rapide. J'observe les feuilles de papiers sur le bureau qui remues au rythme de doigts et ma main qui frappe sur le bureau, si quelqu'un entrait là maintenant avec cette porte grand ouverte ou seulement passerait par là, il n'y aurait aucun doute sur ce que je lui fais. Je pose mon pouce sur son clitoris gonflé par le désire. Merde elle est trop bonne, j'ai envie de la goûté. J'ai envie de l'embrasser. Cette envie me perturbe mais je continue. « J'arrive Oliver » je la regarde de nouveau, mon prénom entre ses lèvres. Ses lèvres qu'elle mord. Elle ferme les yeux. Non ! Je tourne son visage vers moi « ouvre les yeux et regarde moi ». Ses yeux son rouge d'excitation, son regard me supplie, ses lunettes tiennent malgré elles en placent, son souffle m'arrive au visage comme un air d'été. Elle est magnifique. Elle jouit fort. J'arrête et m'immobilise quelques secondes en elle avant de me retirer.

Felicity : « pourquoi ? »

Etrange question après un orgasme mais cette femme est étrange. Je lui lance elle sourire, elle ne répond pas. Elle veut sa réponse.

Oliver : « pourquoi quoi ? »

Felicity : « pourquoi me toucher ? Pourquoi m'avoir fait l'amour sur le balcon ? »

Oliver : « je n'appelle pas ça faire l'amour »

Je ressens sa surprise. Ma réponse est beaucoup plus sèche que je ne le voulais. Je n'ai plus fait l'amour à personne depuis la mort de Laurel. Mais si seulement elle savait, si seulement elle savait ce qu'elle me fait.

Felicity : « peu importe pourquoi ? »

Oliver : « pourquoi te toucher ? Parce que tu m'as défié. »

Felicity : « je ne suis pas d'humeur ce matin »

Oliver : « pourquoi ? Je vous annonce que vous avez fait du bon travail »

Cette fois-ci elle est vraiment en colère, elle se lève de sa chaise en riant jaune.

Felicity : « parce que vous ne me donnez pas de nouvelles depuis des jours, parce que vous m'avez invité à une soirée pour la passer avec une autre, parce que vous m'annoncer une bonne nouvelle pour minimiser mon travail à petit projet, parce que vous me vouvoyez et me tutoyez quand ça vous prend et parce que je ne mets pas la main sur ce fichu stylo »

Elle jette les papiers sur son bureau et j'hésite à lui dire que son stylo est dans ses cheveux. Je me retourne et je vais fermer la porte. Je croise rapidement le regard de quelques curieux dans l'open space et je me demande s'ils ont entendu Felicity jouir, puis je ferme la porte avant de me retourner de nouveau vers elle. Elle est toujours debout visiblement soulagé d'avoir explosé.

Oliver : « vous avez terminé ? »

Felicity : « oui. »

Elle se rassoie enfin.

Oliver : « Pourquoi avoir baisé dans le balcon ? C'était la deuxième question ? »

Oui je sais, je ne prête pas attention à son monologue et continue à répondre à ses questions. Mais je n'ai jamais précisé que j'étais là pour une conversation ou m'excuser de mon absence.

Oliver : « J'avais envie de vous. Depuis notre première rencontre. J'avoue vous avoir invité avec un but bien précis de vous baiser et baiser encore toute la nuit »

Felicity : « ce n'est pas ce qu'il s'est passé »

Oliver : « je ne veux pas que vous pensez qu'il peut se passer plus »

Elle me regarde surprise, dérouté. Elle veut en savoir plus. Je ne peux pas lui en dire plus. J'aimerai lui en dire plus. Mais comment aligner trois mots sur le pourquoi du comment ? Je ne sais pas moi-même pourquoi il ne peut y avoir plus. Est-ce que je suis incapable d'aimer ? Peut-être. Est-ce que c'est seulement de la peur ? Visiblement. Est-ce que j'ai aimé quelqu'un d'autre que Laurel ? Non évidemment que non. Est-ce que je peux l'aimer elle ? Oui évidemment que oui. Est-ce que je l'aime ? Je ne crois pas. Mais je lui dois au moins une réponse.

Oliver : « je ne peux pas vous offrir plus que du sexe. J'ai envie de vous tenir et vous prendre sur ce bureau là tout de suite mais pas de sentiment Felicity je ne peux pas. »

J'avoue que ma réponse est très tournée sur le sexe, plus que je ne l'aurais voulu. Elle semble s'en foutre. Elle se lève encore. Va-t-elle de nouveau hurler sur moi ?

Felicity : « Et si je te dis que je veux que tu me prennes sur ce bureau et rien de plus ? »

Je souris soulagé. Je l'attrape par les hanches pour la rapprocher de moi. Elle frissonne au frottement de mon entre-jambe et je déglutis d'envie pour elle.

Oliver : « je ne te dirais rien de plus et je jetterais les papiers que tu trouves si encombrant pour t'allonger dessus et retirer cette culotte en dentelle que j'ai senti tout à l'heure et je te pénétrais sans attendre encore et encore » En disant cela je remue le bassin contre elle et elle semble de nouveau prête pour un nouvel orgasme « et je te ferais crier mon nom jusqu'à ce que tu me supplies d'arrêter. »

Je relâche l'emprise sur elle et elle se laisse tomber sur sa chaise alors que je fais le tour du bureau. Je dois me contenir et laisser de l'espace entre nous pour ne pas répondre à mes désires.

La porte s'ouvre sur Chase, je me retourne pour l'accueillir, je vois bien qu'il est surpris de me voir ici.

Chase : « te voir ici quelle surprise ? »

Oliver : « il fallait que je félicite Mlle Smoak pour son travail »

Je me retourne vers elle qui nous regarde, elle semble loin très loin et je jure qu'elle n'entend rien de notre conversation.

Chase : « il faudrait qu'on aille se prendre un verre ça fait longtemps »

Je souris aux souvenirs de mes soirées avec lui avant d'accepter. Une soirée entre mecs peut me faire du bien. Je lui sers de nouveau la main avant de me rapprocher de Felicity.

Oliver : « je vais vous laisser »

Ces lèvres offertes sont comme un appel j'ai envie de les embrasser.

Felicity : « quoi ? » dit-elle doucement. Je souris elle est magnifique.

Je lève une main derrière son visage et j'attrape le fameux stylo de malheur. Ses cheveux retombent sur ses épaules. Je perds un battement de cœur devant une telle beauté.

Je lui montre son stylo. Elle sourit et je lui rends. Je passe rapidement ma main sur la sienne avant de me retirer vers la porte d'entrée tout en faisant signe à Chase « elle est tout à toi ». Je regarde une dernière fois Felicity qui m'observe, je lui fais un clin d'œil avant de sortir du bureau.

Les regards se portent encore sur moi alors que je me rends vers l'ascenseur. Mais cette fois peut-être pas parce que je suis au neuvième étage mais surement pour le sourire qui s'est fixé sur mon visage et que je ne peux enlever.