Chapitre 13 : Regarde moi partir – Partie II
Du point de vue de Felicity :
Même si Oliver et moi avions partagé notre premier baiser cette nuit, le reste de la soirée fut distante, beaucoup trop à mon goût. Je pouvais sentir son regard sur moi, ils se croisaient presque parfois et c'est des sourires timides qu'on partageait.
Il commença son discourt annuel, le premier en tant que PDG. Je m'étais placé aux côtés de Chase. Qui cala une main sur ma hanche bien trop basse bien trop voyante aux yeux de tous. J'étais gêné mais ce n'était pas le moment pour une scène.
Oliver : « Bonsoir à tous, merci d'être là ce soir. Comme vous le savez je viens de prendre les commandes de l'entreprise familiale et le but pour moi est de faire de cette ville, de Starling City une ville meilleure. Une ville où il fait bon vivre, pas une ville de violence et de pauvreté. » J'ignorais qu'Oliver Queen avait un aussi grand cœur. « C'est pour ça qu'il y a quelques semaines et grâce à l'aide de vos chefs de services nous avons réuni nos forces pour baisser les coûts de la ville. J'ai eu l'honneur la semaine dernière de lire la proposition qui lancera notre premier petit projet pour refondre cette ville. Un petit projet de nom et pourtant un si grand pas pour l'objectif du projet final. Cette proposition est proposée et gérée par le service informatique et est signé Chase Davis. Je fronce les sourcils et applaudis malgré moi une proposition que j'ai totalement conçu. Je peux voir les yeux d'Oliver se poser sur la main de Chase qui me rapproche de lui. J'entends Chase murmurer que ces applaudissements sont aussi les miens. Mais rien y fait je suis déçu qu'Oliver ne soit pas conscient du travail que j'ai fourni. Il reprend son discours machinalement après l'acclamation du public. « Il faut bien comprendre que c'est un projet basé sur plusieurs mois de travail et que nous avons encore nos preuves à faire. Pour des raisons évidentes je ne rentrerais pas dans le détail de ce qu'il sera réalisé. Mais vous pouvez me faire confiance non je dirais même que vous pouvez faire confiance en vos collègues du service informatique qui mettra tout en œuvre pour tenir les engagements fixés »
Le discours se termine et Oliver se mêle à la foule. Je me détache de Chase qui me suit.
Chase : « tu rentres ? »
Felicity : « oui c'était un beau discours et une belle soirée mais tu as entendu le patron, il faut réaliser ce projet et pour cela on se doit de dormir un minimum »
Chase : « alors je te ramène »
Felicity : « tu as trop bu pour conduire. Je prends un taxi. »
Chase : « nous habitons dans la même direction. Partageons-le. »
J'accepte, touché par le fait qu'il connaisse mon adresse. Il sourit, m'en claque 5 et attrape son manteau avant de passer son bras sur mes épaules.
Par chance, nous trouvons un taxi tout de suite. Chase m'interroge sur le discours d'Oliver et sur ce que j'en pense. Je réponds que j'avais mal jugé Oliver et qu'il éventuellement être un bon homme d'affaire. Chase me déroule le fil d'une discussion qu'il avait eu avec Oliver sur le projet. Je regarde par la fenêtre pas vraiment intéressé par ce qu'il me raconte. Je me remémore les dires d'Oliver plus tôt dans la soirée « Je risque de devenir accro à toi ». Qu'est ce que ça voulait dire ? Est-ce une bonne chose pour lui ou non ? Il ne semblait rien vouloir partager avec moi et ce moment était-il purement dans le feu de l'action ? M'aura-t-il oublié demain ? Tout à coup les larmes me montent, je m'attache à cet homme qui visiblement ne veut rien d'autre qu'une relation sexuelle avec moi. Chase le remarque alors que la voiture se gare devant chez moi. Un « ho » m'échappe remplie de larme lorsque je vois ma maison.
Chase : « tout va bien ? »
Je ne réponds pas, j'ouvre mon sac voulant payer ma course. Il pose sa main sur la mienne précisant qu'il s'en occupe.
Je ne sais pas ce qu'il se passe dans ma tête. Je le regarde, il est si gentil, si doux avec moi, si différent d'Oliver et à ce moment il est tout ce que je souhaite. Il passe sa main sur ma joue humide et pose un doux baiser sur mes lèvres. Je prends rapidement conscience de la situation. Le remercie pour tout et quitte la voiture. Il me jette un « bonne nuit » avant que je claque la porte derrière moi.
Je me retourne et j'observe une ombre dans la pénombre de la nuit qui disparait dans les airs. Je jure qu'il s'agit de ce justicier masqué. Que fait-il ici ? Je ne l'avais jamais encore vu. Je ne vis pas dans les Glades et plutôt dans un bon quartier. Bizarrement le voir ne m'a pas effrayé et je rentre chez moi fermant la porte et je me dirige vers ma salle de bain pour prendre une douche.
Le lendemain est signe de folie, un j'ai couché – encore – avec le patron de mon patron qui est donc mon patron. Et deux j'ai embrassé mon patron, ce supérieur direct. Il y a donc deux solutions. Je m'assoie à mon siège en soufflant. Soit je démissionne avant de passer pour la fille facile soit je reste j'arrête toute relation avec Oliver et Chase mais au risque de me faire virer pour être passé pour la fille facile. Je pose ma tête dans mes bras contre mon bureau.
On frappe à la porte et un « quoi ? » s'échappe sans que je ne lève la tête.
Chase : « ne me dit pas que tu as la gueule de bois ? »
Je relève la tête.
Felicity : « non j'ai simplement très honte »
Chase : « par rapport à hier soir ? C'était de ma faute. Je n'aurais jamais dû parler de la mort de Laurel c'est vraiment une histoire triste »
Felicity : « de qui ? Qui est laurel ? »
Chase : « je t'ai dit hier soir dans le taxi que j'avais parlé du projet avec Oliver. Et que pour lui s'occuper de l'organisation du projet avec toi au lieu de moi allait l'occuper après la mort de sa petite amie Laurel i ans »
Felicity : « ho je vois »
Je faisais semblant de m'en souvenir alors que je n'étais pas du tout là pour l'écouter alors que j'aurais dû. Je me sens encore plus mal. Je comprends pourquoi son comportement et si différent, pourquoi il est si renfermé.
Felicity : « donc le baiser on est d'accord, on oubli ? Pour être honnête, je ne veux pas de relation avec toi »
Chase : « c'est dur mais c'est en effet très honnête. Je comprends »
Felicity : « merci. »
Je me lève et je sors de mon bureau laissant seul Chase qui m'envoi un « tu vas où ? »
Je ne prends pas la peine de répondre et appui au numéro 27 de l'ascenseur. J'avais besoin de le voir.
En arrivant à son étage, son assistante n'était pas à son bureau et les stores fermés. Je pris plus de courage que les première fois de ma venue dans son bureau et j'ouvris la porte sans frapper. Oliver était à son bureau. Un air énervé s'afficha en me voyant.
Oliver : « que faites-vous ici ? »
Nous revoilà avec le vouvoiement. Je pensais qu'on avait dépassé ça.
Felicity : « je n'ai pas le droit de venir ? »
Il déposa son stylo et se leva pour s'adosser à son bureau.
Oliver : « comment était ta nuit ? »
Ha beaucoup mieux. Au moins, il me tutoie de nouveau.
Felicity : « horrible et la tienne ? »
Oliver : « pas excellente. Chase n'était pas à la hauteur ? »
Pourquoi me parle-t-il de Chase ? Est-il au courant pour nous deux ? Sait-il pour le baiser ?
Oliver : « vous avez bien quitté la soirée ensemble hier soir ? »
Je fus soulagé. Il était encore très tendu. Je m'avançais vers lui. Il avait les bras croisé sur sa poitrine et je plaça mes mains sur ses bras. Il me regardait, dur.
Felicity : « il ne s'est rien passé entre lui et moi »
Il ferma les yeux.
Felicity : « mais » il ouvrit les yeux « il m'a embrassé et je ne l'ai pas repoussé »
Il se décala et me tourna le dos.
Felicity : « tu n'as pas le droit de m'en vouloir. Tu m'as dit que tu ne voulais pas d'une vraie relation avec moi »
Oliver (il hurla) : « et j'ai aussi dit que je ne voulais pas te partager »
Felicity : « alors quoi tu as le droit de décider qui je dois voir et je ne dois rien te dire en retour »
J'hurlais aussi également.
Felicity : « tu as passé ta soirée avec une autre jolie blonde et je n'ai rien à dire. Que ce soit hier soir ou au gala. Je dois accepter de me faire baiser et de ne voir personne juste parce que tu es mon patron. Je suis désolé pour Laurel mais je ne vais pas te laisser me contrôler aussi facilement »
Oliver se retourna vers moi, furieux.
Oliver : « qu'est ce que tu sais de laurel ? »
Felicity : « juste qu'elle est morte. Rien d'autre. »
Ses épaules étaient tout à coup moins tendues.
Felicity : « écoute je passais seulement pour savoir ce que voulais dire notre moment d'hier soir. Mais de toute évidence cela ne voulait rien dire. Donc j'ai ma réponse. »
Oliver : « ta réponse à quoi ? »
Felicity : « à cette histoire. C'est complètement tordu. J'arrête. »
Oliver : « t'en es pas capable »
Felicity : « ha oui ? Alors regarde-moi partir »
Oliver : « Felicity ? »
Felicity : « c'est Mlle Smoak à partir de maintenant. M. Queen. »
Je quittais la pièce sans un autre regard vers lui. Il resta interdit. Presque amusé et ça me mettait hors de moi.
Je pris l'ascenseur et descendit à mon bureau, furieuse et à la fois soulagé de lui avoir tenu tête.
