Encore une histoire d'OC dans ce fandom, oui, mais ne vous attardez pas uniquement sur ce détail, s'il vous plaît ! J'ai à cœur de vous faire partager une histoire sympathique, comme tous ceux qui viennent ici, même si je n'ai pas la prétention qu'elle soit parfaite ou qu'elle plaise à tous. Je tente de faire quelque chose d'assez « réaliste », donc pas de pairing qui tombe comme ça du ciel tel un coup de foudre divin, ni de passé dramatique ou de lourds secrets, ni de supers pouvoirs complètement pétés ou mystiques, merci de votre compréhension.
One Piece ne m'appartient pas, excepté mon OC.
Comme je ne suis pas là demain, je post dès aujourd'hui le second chapitre !
Merci à ceux et celles qui me suivent ou m'ont ajouté à leurs favoris ! Je ne m'attendais pas à en avoir autant dès le premier chapitre, ça me fait super plaisir ! J'espère que la suite vous plaira.
One Piece ne m'appartient pas, excepté mon OC.
Chapitre 2 : One Piece,
ou comment se vanter de ses vacances et épater tous ses amis en partant pour la destination la plus exotique qui soit.
J'ai un mal de crâne comme j'en ai rarement eu, et je n'arrive pas à décoller mes paupières, qui se pincent toujours fortement, comme si je recevais toujours cette lumière incroyablement vive en plein dans la rétine. Alors que la douleur s'atténue quelque peu, je reprends en partie conscience de mon environnement. Je suis allongée par terre sur un côté, recroquevillée sur moi-même, les bras autour de ma tête. Et le contact frais de l'herbe et de la terre me donne un frisson. Minute. DU GAZON, DANS LA CHAMBRE !?
Je redresse le buste d'un coup, toute déboussolée et vaseuse que je suis encore, peinant à ouvrir les yeux et voir où je me trouve. J'ai comme un poids étrange sur l'estomac et suis prise d'un haut-le-cœur qui, heureusement, ne remonte pas plus haut. A tâtons, je sens que j'ai toujours mon sac et ma veste avec moi, et mis à part ça, je ne crois pas être blessée quelque part. Finalement mes yeux se réhabituent petit à petit à la lumière, et je découvre que je me trouve dehors, dans un petit parc. Je cligne des yeux, hébétée, le temps de digérer l'information puis me lève malgré les vertiges qui me prennent. Qu'est-ce qui a bien pu se passer ? C'est cette lumière qui m'a ébloui et m'a fait délirer pour que je me retrouve à déambuler jusque dans un parc sans m'en rendre compte ? Ça me paraît bizarre. Et je me sens tellement patraque que je suis certaine que je ne suis pas en train de rêver : en général, je me sens plutôt flotter dans ces cas-là. Le parc se trouve sur une petite colline, laquelle est encerclée par la ville.
Du regard, je cherche à me repérer en sondant les bâtiments, pour voir où Big Ben perce le ciel, mais je ne la vois nulle part. Mon hôtel n'en est pas loin pourtant… Et je ne le repère pas non plus ! En fait, vu le genre de bâtiments dans le coin, j'ai pas tellement l'impression de me trouver encore dans le centre de Londres, alors sur le coup, j'avoue que je ne comprends pas trop. Bon, j'ai pas tout compris aux cinq dernières minutes, mais tant pis. Déjà, demander mon chemin à un quidam que je puisse me repérer, le reste attendra. Ou me servir de mon smartphone, plus simplement. Je le dégaine de ma poche, et déverrouille l'écran, avant de faire la gueule en voyant que je ne suis apparemment connectée à aucun réseau.
« Qu'est-ce que c'est encore cette histoire ? Je capte même en pleine cambrousse d'habitude… »
Finalement, rien ne vaut la méthode à l'ancienne : demander de l'aide à un passant. Je range mon portable dans mon sac cette fois-ci et amorce un premier pas, mais mon pied butte dans quelque chose. La sphère ! Je la ramasse, et cette fois-ci son contact est aussi froid que n'importe quel caillou. Pire encore, j'ai l'impression qu'elle est comme dénué de cette énergie qui l'habitait il n'y a encore pas si longtemps. Sa couleur sable semble également s'être ternie. C'est désormais un vulgaire caillou à tout point de vue, dénué du charme que je lui avais trouvé auparavant sans que je ne puisse me l'expliquer. Elle est de nouveau fermée, et malgré mes tentatives pour la rouvrir et comprendre la réaction qu'elle a eu tout à l'heure, elle reste totalement inerte. D'un geste rageur, agacée de me retrouver je ne sais où et par l'opération du saint esprit, ou plutôt de cette foutue chose, je la fourre dans mon sac et reprends ma marche vers la sortie du parc.
Le quartier ne me dit absolument rien et je suis certaine de n'avoir jamais mis les pieds ici. Contrairement à la légende qui veut que les femmes aient un sens de l'orientation égal ou inférieur à zéro, je sais m'orienter et me souvenir des rues que j'ai déjà emprunté, moi ! Mais bref. J'interpelle une femme qui passe à ma hauteur, lui demandant où je me trouve. Elle hausse les sourcils et me lance un regard un peu hautain, puis me répond avec un accent qui me laisse perplexe, bien que je parvienne quand même à la comprendre.
« Mais vous êtes à Loguetown, bien sûr ! »
Mais oui voyons, c'est très clair, ça sonne même comme une évidence ! Si je le savais, je t'aurais pas posé la question, alors ne me regarde pas comme si je venais de te dire que j'avais vu passer une licorne aux couleurs de l'arc-en-ciel chevauchée par un pingouin ! Bon, il faut que je me calme. Ne pas comprendre ce qui s'est passé, comment je suis arrivée là, et comment retourner à mon hôtel, ça me chatouille un tantinet les nerfs je dois l'avouer.
« Et c'est quel quartier de Londres, ça ? Parce que le nom ne me dit rien du tout.
- Mais non voyons, Loguetown est une ville. Je ne connais pas du tout la ville que vous venez de citer. »
Là, j'avoue que je commence à pâlir un petit peu et à sentir un début d'angoisse me tordre les intestins. Une ville ? Je ne suis plus à Londres ? Et c'est où ça, Loguetown, c'est pas dans la banlieue ? C'est un bled plus loin ? Comment j'ai pu atterrir ici ? J'expire un bon coup pour tenter d'évacuer ce sentiment de mal-être qui grandit en moi, sans trop de succès, ma voix tremblotant un peu.
« Mais si, vous devez forcément connaître. Je dois retourner à Londres, j'ai une chambre d'hôtel en plein dans la capitale, avec Big Ben pas loin. Tout le monde connaît Londres et Big Ben, même le dernier des incultes !
- Calmez-vous, je vous dis que je ne connais pas cet endroit ! »
La femme brune se recule quelque peu alors que je viens de hausser nettement le ton sous le coup de l'énervement, celle-ci visiblement mal à l'aise et ne sachant quoi me répondre de plus, avant de reprendre.
« Vous pouvez très bien retrouver un hôtel ou une auberge ici. La ville est grande, ce n'est pas ce qui manque. Et vous devriez sans doute garder la chambre le temps de vous reposer… »
Elle s'éloigne sans me laisser le temps de répliquer, allant même jusqu'à jeter un œil par-dessus son épaule pour s'assurer que je ne la suive pas. J'interpelle alors un second, puis un troisième passant, mais tous me répondent la même chose : je suis à Loguetown, et aucun d'eux n'a jamais entendu parler de Londres. Pire encore. Je ne suis soi-disant plus en Angleterre, endroit qu'ils ne connaissent pas non plus… Tout ça n'a ni queue ni tête !
Alors que je tente de reprendre contenance, je vois un banc du coin de l'œil, sur lequel je m'empresse d'aller m'asseoir pour mettre fin au supplice de mes jambes qui flageolent et menacent de me lâcher, tout comme les bribes de sang-froid qu'il me reste. Je ferme les yeux et prend plusieurs inspirations profondes, avant de me sentir plus sereine.
Bon, pas de panique ma grande. T'as aucune idée d'où tu es, mais t'es pas complètement cruche non plus et tu sais te débrouiller, faut juste te calmer. Difficile à dire, mais ça finit par venir, une fois les émotions de ma déconvenue passées. Ne pas connaître Londres, sérieusement ? Mais dans quel patelin je suis tombée ? Si c'était une caméra cachée, on m'aurait déjà prévenu du piège maintenant qu'il est passé, non ? Trop de questions, et pas assez de réponses, ça me plaît pas. Je m'empare de la bouteille d'eau que je trimbale dans mon sac et boit pour apaiser ma gorge devenue subitement sèche.
Un nouveau coup d'œil à mon portable m'indique que le réseau fait toujours grève. Un second, plus attentif et serein, m'apprend que le quartier où je me trouve est relativement calme et dénué de commerces, maintenant que je prends le temps de bien y regarder. Ou cet endroit est mort comme un petit patelin de retraités paumé dans un coin des Alpes, ou le centre-ville est complètement à l'opposé. Je penche pour la seconde option, étant donné que la femme de tout à l'heure avait l'air de dire que cette ville était grande.
« Bon, je fais quoi maintenant… ? »
Mon ventre a dû forcément tout calculer et paramétrer à la seconde près pour se mettre à gargouiller précisément à ce moment-là, comme si toutes les étoiles s'étaient alignées d'un seul coup afin de lui donner leur aval pour agir. Bref. Je me sens déphasée, perdue, en déni quelque part. J'en reviens toujours pas. Et avec tout cela tombe une foutue question : si je ne suis ni près de Londres, ni en Angleterre… Où suis-je ? A cette pensée, je sens de nouveau une boule d'angoisse se former dans ma gorge, la compressant et l'asséchant, ainsi qu'un poids confus se trimbalant dans mon ventre. Je respire bruyamment plusieurs fois, comme si cela allait me permettre d'expirer mon mal être, puis je refoule et refuse en bloc ce mystère insoluble. Premier objectif, manger. C'est toujours une mauvaise idée de réfléchir le ventre vide en ce qui ne concerne.
Je quitte alors mon banc, m'aventurant à travers les rues pavées aux bâtiments affublés de couleurs pastel pour la plupart, demandant parfois le chemin du centre-ville aux passants lorsque je ne suis plus certaine de celui-ci. Finalement plus j'avance et plus les rues se parent de boutiques et s'animent alors que la foule ondule dans celles-ci. Je m'engouffre dans le premier restaurant qui vient, ignorant totalement si l'heure du service est entamée, ou si je vais pouvoir aller me brosser pour manger maintenant. Je m'assois à la première table libre qui croise mon chemin, espérant au moins qu'à défaut de connaître Londres et l'Angleterre, les serveurs du coin viennent prendre commande auprès des clients comme dans un resto normal. Remarque, je ne suis plus à une absurdité près, alors je me prépare mentalement à tous. Finalement, pas de panique, l'unique serveur de la salle vient me voir, et je ne tarde pas à lui commander de simples pâtes bolognaises. J'ai beau avoir un peu de liquidité, j'en ai pas non p-… Et merde.
Je tape le poing sur la table, me cachant les yeux de l'autre dans une pâle imitation de facepalm. On en revient toujours au même foutu problème : je ne suis soi-disant pas en Angleterre ! Alors si je ne suis plus chez les rosbifs, avec quoi je vais payer mon repas s'ils ne prennent pas les livres sterling ici ? Réalité, quand tu nous tiens… Je me pince même un coup pour voir si j'y suis vraiment, dans cette foutue réalité, et cesse aussitôt alors que mon corps réagit à la douleur. Enfin, un problème à la fois, je vois le serveur revenir avec mon plat…
Et c'est une fois repue, alors que le blondinet de serveur revient, que je lui montre mes pièces et billets en lui demandant si je peux payer avec car je n'ai que ça. A son air ahuri en voyant ma monnaie, je devine que j'aurais mieux fait de m'abstenir et tenter de partir en douce sans payer, bien que ça me mette sacrément dans l'embarras comme idée. Toutefois ce sentiment disparaît rapidement lorsque je vois débarquer celui qu'on me présente comme le chef cuisinier et gérant de l'établissement, un homme au moins trois fois plus large que moi, une toque de chef couvrant partiellement une calvitie avancée, et affublé d'une épaisse moustache aux poils si drus qu'on pourrait sûrement s'en servir comme d'une brosse pour décrasser la vaisselle sale du resto.
« Comment ça, vous n'avez pas d'argent pour payer ?! » tonne-t-il d'une grosse voix aussi rocailleuse que je l'avais imaginé. « Puisque c'est comme ça, vous resterez faire la plonge et aiderez en terrasse pour le reste de la journée ! Et encore, je suis bien clément pour vous laisser vous en tirer à si bon compte, jeune fille ! »
Je serre les dents mais ne réplique pas, n'osant même pas croiser son regard tant j'ai honte. Vieux schnock, c'est pas comme si je l'avais voulu ! Pays d'arriérés, c'est même pas civilisé ici d'abord… Je cesse plus ou moins de ressasser mes mornes idées une fois qu'on me plante devant un lavabo avec une énorme pile de vaisselle qui ne demande qu'à être nettoyée, me mettant au travail.
C'est un peu plus tard, alors que le restaurant commence à se remplir, ainsi que la terrasse, qu'on m'envoie sur celle-ci pour faire le service en compagnie de l'autre serveur blond de tout à l'heure. Lequel ne me quitte des yeux uniquement pour ne pas paraître impoli lorsqu'il s'adresse à la clientèle, autrement je sens bien qu'il me surveille au cas où je déciderai de me faire la malle ou autre. Je vaque à mes propres occupations avec aisance, ayant déjà fait le service dans des restaurants à l'occasion des grandes vacances, en essayant de faire abstraction de son regard insistant sinon je serai bien capable d'aller lui en coller une pour qu'il détourne le regard pour de bon. J'ai horreur qu'on me fixe comme ça, et puis c'est d'une impolitesse…
« Dit papa, après on ira voir la place où Gold Roger est mort, hein, pas vrai papa, c'est promis ?
- Mais oui, mon fils, maintenant écarte tes mains et ton ours de la table, et laisse la serveuse poser ton plat… »
La serveuse, c'est moi. Sauf que là, je suis comme plantée bêtement devant leur table, pas parce que j'attends que le gamin pousse la peluche avec laquelle il fait mumuse sur la table, mais bien à cause de ce que je viens d'entendre.
« Vous avez dit… Gold Roger ? La place ? Là où y'a l'échafaud, tout ça… ? »
Ma voix est devenue blanche et mon timbre en tremble quelque peu.
« V.. Vous savez où… il est ?
- Bien sûr, vous ne savez pas que la place n'est pas très loin d'ici ? C'est bien pour ça qu'on s'est arrêté dans votre restaurant, pour aller le voir après ! Là, juste en face, vous prenez de la deuxième à droite, et vous continuez tout droit. Vous ne pouvez pas la rater ! »
Je le remercie dans un bredouillement à peine audible, dépose précipitamment les plats sur leur table, et me sauve aussitôt en courant vers la direction indiquée comme si j'avais une horde de zombies à la The Walking Dead derrière mes fesses. Si l'autre stalker de serveur m'a vu ou me poursuit, j'en sais strictement rien, tant je ne prête pas attention aux bruits autour de moi, ni ne pense plus à rien dans ma tête, si ce n'est cette phrase prononcée par le gamin et le chemin indiqué par son père.
J'arrive finalement sur cette fameuse grande place, pliée en deux, les mains sur mes genoux à reprendre mon souffle, ce dernier d'avantage désordonné par la confusion qui règne en moi que la course en elle-même. Je finis par me redresser, un peu hésitante. Et puis je le vois. Là, dressé dans toute sa splendeur, sans qu'aucun doute ne soit permis.
L'échafaud où a été exécuté le Roi des Pirates, Gol D. Roger.
L'anglais m'est apparu comme une évidence, c'est pourquoi contrairement à beaucoup d'autres auteurs, je ne considère pas le japonais comme la langue parlée dans le monde de One Piece. Que ce soit à cause du nom de certains endroits comme Logue Town, du nom des mers ou du continent, ainsi que des avis de recherche qui sont en anglais. A mon sens, justifier la chose par le fait que le manga est en japonais à la base, je ne trouve pas ça très cohérent.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
