HELLOOOOOO
Je savais pas quoi faire de ma journée, alors je me suis dit, tiens et si je postais un nouveau chapitre XD
J'ai relu les premiers chapitre et là AAAAH j'ai vu pleins de fautes. Pardon. Mille pardons!
Merci à Rachoue pour ton comm. Merci pour tes encouragements. Bella sera-t-elle siiii dificile à conquérir? Hihihi
J'aime tellement vos hypothèses! Je m'en lasse pas!
Chapitre 4
BPOV
Finalement, l'acclimatation d'Ethan à Forks c'était plutôt bien passée. Entre Lauren Malory qui lui faisait ouvertement du gringue et le groupe des Twilight, peut-être arriverait-il à me pardonner notre arrivée à Forks.
Une fois arrivés à la maison, nous avions pû voir que ma mère avait eu le temps de déballer un grand nombre de cartons, l'avantage de travailler à domicile. Sa dernière lubie en date était de créer des bijoux et de les vendre sur le net. Tant qu'elle faisait quelque chose qui lui plaisait et ne la mette pas en danger... Pas comme la fois où elle avait voulu travailler au zoo, à Phoenix et avait chuté à l'intérieur de l'enclos des ours polaires... la vidéo de ma mère tentant d'escalader le mur est encore sur Youtube d'ailleurs.
Ethan s'était rué sur sa console, dans le salon, moi j'avais passé mon temps à reprendre mes notes des cours de la journée, ne pouvant m'empêcher de penser au fait qu'Edward n'avait pas démentit le fait qu'il tentait de me draguer. Mon imbécile de frère avait osé me dire par SMS que mon voisin me « regardait comme un dessert »... Je lui avait alors gentillement (et très naïvement, j'avoue) répondu qu'Edward était végétarien. Je ne craignais donc rien. Mais Ethan avait précisé qu'il ne parlait pas de ce genre de dessert... Et Edward n'avait pas dit le contraire.
Je ne pouvais décemment pas penser à ça. Déjà, mon père me tuerait. Ensuite, j'avais bien trop de choses en tête pour l'heure. Je devais déjà faire profil bas à la maison et tenter par tous les moyens de me racheter aux yeux de ma famille. Et puis, je ne pouvais pas faire ça à Sean. Ce n'était pas parce qu'il était mort que je devais le remplacer. Jamais aucun homme ne prendrait sa place. Ça voudrait dire quoi? Que je l'oublierais? C'était hors de question.
J'avais passé la fin d'après-midi à revoir le corps de l'homme de ma vie, mort en pleine rue. Mes mains comprimant sa plaie, les secours qui n'arrivaient pas. La vie qui s'échappait. La rage qui montait en moi.
Mon père était rentré de sa garde au moment où nous passions à table. La première chose qu'il prononca fut pour savoir si j'avais été sage. Responsable. Mature.
Je savais que mon petit frère avait pour rôle de me surveiller, mais l'entendre rendre compte de ma journée fut humiliant. Mais je devais en passer par là. Ethan raconta alors que nous avions rencontré une famille de vampires et leurs amis mutants. Ma mère en fut bouche bée. Je remarquai qu'Ethan ne leur parla pas de notre pause du midi, ni du fait qu'il pensait qu'Edward profitait des cours pour me draguer.
Après le rapport de mon frère, notre père commença à raconter sa journée, entre deux bouchées de pâtes bolognaises industrielles. Il expliqua ne pas être surpris de la présence des vampires, puisqu'il avait rencontré celui qui se faisait passer pour le patriarche Cullen. En revanche, j'étais stupéfaite lorsqu'il raconta à quel point Carlisle Cullen avait de la retenue face au sang humain.
Comme quoi, tout n'était qu'une question de contrôle.
Mais mon esprit repartit rapidement dans cette rue de Phoenix. Tout ça pour aller voir cette daube de Lalaland...
Le repas terminé, tous les trois partirent se planter devant la télé, me faisant comprendre que la vaiselle, c'était pour moi... Sans un mot, et trop désireuse de leur faire oublier certaines choses, je m'y collais.
J'avais pourtant changer, en Irlande. William, notre oncle, m'avait appris énormément de choses. Je savais me contrôler. Réguler mes pulsions. Je savais que jamais ce qu'il s'était passé ne se reproduirait.
Mais eux... ils n'avaient pas vu ce changement. Ça ne faisait que deux semaines que j'étais rentrée. Et trois jours que nous étions à Forks. Je savais qu'il allait leur falloir du temps pour oublier. Pour me faire confiance. Et qu'importe si, pour cela, j'allais devoir faire leur vaiselle toute ma vie.
Ma corvée accomplie, je partis dans ma chambre, ne sachant pas tout à fait si j'étais en droit de m'asseoir à leurs côtés, devant la télé. Je passai mon pyjama le plus confortable, short et brassière, et m'installais contre ma tête de lit.
Je m'assis en tailleur, mes coudes contre mes côtes et mes mains sur mes genoux.
Je commençais à faire tourner ma tête vers la droite, puis la gauche, avant d'exercer plusieurs rotations dans un sens, puis dans l'autre, tout en exagérant les respirations.
C'était mon oncle qui m'avait appris la méditation et la relaxation. Et entre la relation glaçiale que j'entretenais avec mon père, et Edward qui commençait à me tourner autour, je n'avais pas d'autre choix que d'essayer de prendre de la distance. Parce que la première fois que j'avais parlé avec lui, j'avais pensé que c'était l'attirail vampirique qui m'attirait, moi petite humaine fragile. La pureté de sa peau, le grave de sa voix, la profondeur de ses yeux. Je n'évoquerai même pas ses cheveux. Mais le fait est que le reste de sa famille ne me faisait pas cet effet. C'était juste... lui. Et il fallait que je détourne mon attention de lui. Rien ne serait constructible entre lui et moi.
Mes exercices commençaient à faire effet, puisque loin du lycée, loin de Phoenix, je me retrouvais juste étendue dans un champ de coquelicots, réchauffée par les rayons du soleil. Je pouvais même sentir la brise sur ma peau.
Mais c'était avant que je ne sente la température baisser. Mes narines captèrent les odeurs délicates de pain d'épices et de sous bois. Alors avec un demi sourire, je murmurais:
« Comment as-tu fais pour que mon père te laisse entrer dans ma chambre.
- J'ai demandé poliment. »
J'ouvris doucement un oeil. Méditer ne servait à rien s'il se trouvait assis sur mon lit à la fin de mes exercices. Assis dans la même position que moi, je lui trouvais un petit côté particulièrement sexy.
Définitivement, mes exercices étaient à revoir...
« Et que fais tu dans ma chambre? - Je n'avais pas la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être.
- Et bien tu m'as demandé la liste des manuels scolaires... »
Au lieu de me sortir un petit bout de papier, comme j'aurais pû m'y attendre, il souleva un cabas de course jusque là posé au pied de mon lit.
« Comme je savais que ma mère devait se rendre à la librairie aujourd'hui, et comme la plus proche est à plus de trente kilomètres d'ici, je me suis dit que ça pourrait te rendre service. -Je ne pûs m'empêcher d'hausser les sourcils.
- Alors tu as missionné ta mère?
- C'est ça. » Fit-il en souriant.
Je me permis un regard rapide à l'intérieur du sac. Chaque livre en deux exemplaires. Pour mon frère et moi. Il avait pensé à tout. Ça me faisait mal de l'admettre, mais il était parfait. Je cherchais s'il y avait encore le ticket de caisse, mais non.
Je me levais de mon lit, prenant soin à ne pas avoir de vertige, comme souvent après avoir médité, et pris mon carnet de chèques dans mon sac à main, posé sur une chaise, dans un coin de ma chambre.
« Je te dois combien? - Il eut l'air surpris.
- Absolument rien.
- Bien, alors je reprends, je dois combien à ta mère?
- Bella, tu dois rien, ce sont juste des manuels scolaires.
- Qui ont un coût... alors quoi... ça doit tourner dans les vingt dollars le livre. Il y a en 14. 280, ca ira?- Lui demandais-je, la pointe de mon stylo sur le chèque. Comme il ne répondait pas, j'haussai le prix. 300?
- Non, non. 280 c'est bien. De toute façon, elle ne l'encaissera pas. »
Il me fatiguait dans sa perfection...
Je m'obstinai à rédiger le chèque et me relevai pour reposer mon chéquier. Il était toujours en tailleur sur mon lit, et ça commençait à me troubler un peu trop.
« Edward, est-ce que nous sommes amis?
- Et bien, nous vous avons montré notre studio de musique, alors je pense que ça veut dire que oui.
- Bien, et entre amis, on ne veut que le bien de l'autre.
- Oui – fit-il sans savoir où je voulais en venir.
- Alors dit à ta mère d'encaisser ce chèque, sinon tu vas m'attirer des problèmes. -Je ne pouvais pas savoir à l'avance comment prendrait mon père le fait que j'ai obtenu ces livres gratuitement. Et avec lui, je me méfiais un peu, dorénavent.
- Bella, tu... tu as des soucis? Tu... Tu veux venir dormir à la maison? -Je vis ses yeux scanner mon corps, et je me rendis compte, à ce moment là, qu'il n'était peut-être pas assez vétu.- est-ce que tu es battue? »
Le voir s'inquiéter autant était touchant, d'autant que nous ne nous connaissions à peine. Et le fait qu'il est bégayé ainsi... c'était assez troublant à voir chez un vampire.
« Edward, rien de tout ça. C'est compliqué dans ma famille, mais pas à ce point. Simplement c'est moi qui doit gérer tout ce qui a attrait à notre nouvelle école. Alors les frais des livres sont à ma charges. Et si mes parents se rendent compte que je ne les ai pas payé... enfin tu vois.
- D'accord... - Il n'avait pas l'air tout à fait rassuré, et ça me touchait.- mais si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite jamais.
- Merci. »
Biensûr, s'il savait ce que j'avais fait, et ce dont j'étais capable, jamais il n'aurait dit ça...
J'enfilais le plus long gilet que j'avais et resserai ses pans en croisant mes bras sur ma poitrine en le raccompagnant jusqu'à dehors. Je lui ouvris la porte et nous n'avions toujours pas prononcé quoi que ce soit depuis qu'il m'avait proposé son aide. Et pourtant, lui, sur le seuil de la maison, moi, la poignée toujours en main, aucun de nous ne voulait casser le contact visuel. Je savais pourtant que mes proches étaient derrière moi et pouvaient nous épier si cela les intéressait. Edward dû penser comme moi car je vis ses yeux devier sur le salon.
« Bon, et bien à demain – Souffla-t-il sans esquisser le moindre mouvement. Cela me fit sourire.
- Merci encore pour les livres. -Répondis-je tout aussi bas.
- De rien. Jte vois demain?
- Biensûr - répondis-je un peu trop niaisement à mes oreilles.
- Ok. Alors à demain. -Répéta-t-il.
- A demain. Murmurais-je. Plus parce qu'une sorte de bulle s'était formée autour de nous que pour éviter que ma famille n'entende.
- Jvais y aller. Continua-t-il, toujours sans bouger. Cette fois, je ne pus m'empêcher de rire franchement en prenant appui sur la porte toujours ouverte.
- Ca marche. Bonne soirée.
- A toi aussi. » Cette fois, il esquissa un mouvement. Pas pour partir, comme j'aurais pû le croire, mais pour déposer un baiser sur ma joue. Le contact de ses lèvres froides sur ma joue avait, j'en étais sûre, fait redoubler le nombre de mes battements cardiaques. Il me susurra un « bonne nuit » qui m'empêcha de passer de dormir sereinement.
Notre première semaine à Forks s'était passée ainsi. Nous avions découvert les Cullen et les Quileutes autour de chips, de soda et de bons morceaux de musique. Edward était adorable avec moi. Vérifiant fréquemment que je me portais bien. Que je n'avais pas de soucis à la maison. Et même si je tentais de prendre mes distances avec lui, j'aimais bien quand il vérifiait que j'allais bien.
J'avais passé le week end à aider ma mère à défaire les derniers cartons. Mon père m'ayant interdit de sortir avec Ethan pour aller à la reserve Quileute. Il y était donc allé sans moi et m'avait raconté à quel point sa journée avait été super, qu'Edwrad avait été inquiet puis deçu de ne pas me voir. Qu'il avait bien sympathisé avec Emmett et Jasper. Pendant que moi j'avais dû me résoudre à ne trouver aucune affaire me reliant de près ou de loin à Sean, mes parents ayant pris soin de se débarrasser de tout ce qui aurait pû me faire penser à lui... Trop aimable...
En somme, mon week end avait été plutôt pourri.
C'était donc particulièrement mausade que je laissai mon frère nous conduire au lycée pour entamer notre deuxième semaine de cours.
Mais dès que nous arrivâmes sur le parking, je le vis. J'oubliais alors toutes mes petites contrariétés et me rendis compte que la méditation et les exercices de respiration n'y feront jamais rien. J'étais en train de tomber amoureuse de lui.
Mais alors qu'Ethan venait de garer la voiture, au lieu de couper le moteur, il augmenta nettement le son de la radio.
« Tu sais, je crois que tu as réellement taper dans l'oeil d'Edward. -Voilà pourquoi il avait augmenter le son... il ne voulaient pas qu'ils nous entendent...
- Je le crois aussi.
- Et?
- Et quoi? - Fis – je en rigolant. Il commençait à me mettre mal à l'aise. Sean était aussi son ami après tout.
- Bin tu penses quoi de lui? Tu penses que ça pourrait marcher?
- Ethan, c'est un vampire! - Fis-je en murmurant. Je ne voulais pas prendre le risque qu'il découvre qui nous étions vraiment. Je n'avais pas la tête aux explications.
- Et alors? Toi tu es pure comme de la neige?
- Non! Et c'est le problème numéro deux! S'ils savent ce que nous sommes... S'ils l'apprennent... s'il l'apprend... Si edward apprend ce que j'ai fait...
- Il comprendra... - J'étais choquée!
- Même toi tu ne comprends pas! Alors lui...
- Bella, je comprends pourquoi tu as fait ça – Expliqua-t-il en me regardant droit dans les yeux. -Ce que je n'arrive pas à faire... - il détourna son regard pour fixer droit devant lui- C'est te pardonner. »
Je n'avais rien à répondre à ça. C'était la première fois que nous parlions clairement de ce qu'il s'était passé. Et savoir qu'il comprenait était déjà un grand pas pour moi. Mais savoir qu'il ne m'avait toujours pas pardonné alors que cela faisait déjà quasiment sept mois, ça restait douloureux.
Je me saisis de mon sac et sortis du véhicule, le laissant seul avec Shaky shaky de Daddy Yankee qui hurlait à fond dans l'habitacle.
Ma journée avait été particulièrement longue. Même si Edward et moi avions parlé musique à chaque fois que nous étions assis côte à côte. Lorsque je lui avais demandé depuis combien de temps il jouait du piano, il m'avait répondu qu'il avait l'impression que cela faisait plus d'un siècle, et je n'avais pas pû retenir un sourire. C'était la première fois que je me questionnais au sujet de l'âge qu'il pouvait bien avoir.
En sport, nous avions fait du handball. J'avais tout cartonné et intercepté pas mal de balles adverses pour, au final, mener mon équipe à la victoire. J'avais été plutôt fière de moi. Jusqu'à ce qu'un certain Mike Newton vienne complimenter longuement mon jeu. Heureusement pour moi, ce mec n'était pas dans ma classe, parce qu'il avait l'air particulièrement lourd...
Après une douche bien méritée, j'avais rejoint les twilight dans le studio et pris ma place aux côtés d'Alice et Rosalie. Je n'avais pas la tête à les écouter et en profitais pour faire les exercices de maths que l'on venait d'avoir. J'étais prête à faire n'importe quel devoir s'il me permettait de ne pas penser à Edward. Alors que j'entendais ses notes sur le piano.
Pouvait-il sincèrement remplacer Sean? Etais-je prête à tourner la page? Pour un vampire qui ne savait rien de moi?
Verdict?
Alors?
un petit chapitre tout tranquilou (qui entretient quand meme le mystère, hein hihi)
mais, promis, le prochain chapitre il déboite ahahah
Teasing? Mouahahah
« Allo, fis-je avec ma plus belle voix – faisant rire mes frères et soeurs.
- C'est Carlisle. Je n'ai pas beaucoup d'infos mais Bella et Ethan viennent d'avoir un accident. -Le silence se fit dans la forêt alors que notre course devint plus rapide- Il semblerait qu'ils aient percuté un cerf. Je ne sais pas dans quel état ils seront.
- J'arrive! »
Vous savez ce qu'il vous reste à faire!
XOXO
