Vous avez des questions? J'ai les réponses!

Vous vouliez savoir ce qu'il s'est passé dans la forêt...

Vous vouliez savoir pourquoi son frère lui en veut?

Vous vouliez savoir pourquoi son père lui en veut?

Vous voulez savoir, alors TADAAAAM

Charlie POV

J'entamais mon cinquième café de la journée en rejoignant mon prochain patient. Brulûres au second degré des avants bras.

Ma garde avait été particulièrement intense. Moi qui avait pensé en venant à Forks, petite bourgade de l'état de Washington, que le travail serait plus peinard que celui que j'avais à Phoenix... j'avais fait erreur. J'admets, que, certains jours, je dois faire plus de paperasse que de soins, mais il y a d'autres jours, comme celui ci, ou je n'ai pas le temps de m'asseoir.

Phoenix était plutôt du genre à voir défiler un flot constant de patients. Principalement des coups de couteaux, ou des blessures par balles. Une fois la nuit tombée, beaucoup de brûlures à causes d'abrutis qui crâment des voitures aux cocktails monotovs et ne savent pas s'y prendre, mais nos services étaient alimentés par les guerres de gangs.

Forks, c'était plutôt les accidents domestiques et les accidents de voitures.

Preuve que la vie y est plus calme.

Ce jour là, un carambolage avait eu lieu à mi chemin entre Forks et Port Angeles et les bléssés avaient été rappatriés entièrement sur notre hôpital parce que celui le ville voisine était fermé à la suite d'une innodation. J'avais donc été réquisitionné alors que je ne devais pas travailler. J'étais sensé passer mon week end avec ma femme... Mais mon travail primait.

Les patients avaient été particulièrement nombreux.

Et notre journée longue.

J'avais même dû pratiquer ma première amputation depuis mon internat. Le Docteur Cullen m'avait assisté, ou je l'avais assisté, je ne le savais pas vraiment.

Toujours est-il que la retenue dont il faisait preuve en toutes circonstances était incroyable.

Cet homme, si on peut réellement parler d'un homme, avait plus de contrôle devant le sang humain que je n'en avais devant une barquette de frites-mayo...

Il avait tout mon respect.

Quelle ne fut pas ma surprise quand, trois jours après notre arrivée à Forks, lors de ma première garde, je me suis vu être présenté à Carlisle Cullen. Urgentiste. Vampire. Végétarien...

Biensûr, j'avais entendu parlé des vampires dès ma plus tendre enfance. Ces bâtards de Volturis aux yeux rouges... L'importance capitale de ne jamais nous faire repérer. Vivre sous les radars. Ne pas nous faire remarquer, au risque de nous faire exterminer.

Comme jadis.

Ne pas faire étalage de nos capacités. Nous faire discrets.

Le, quasi, anéantissement des nôtres, vieux de plusieurs siècles était, bien évidemment, rappelé à chaque génération, nous rappelant l'importance qu'il y avait à rester loin de la famille Volturis.

Nos ancêtres étaient bien plus forts et plus puissants que nous ne le sommes actuellement. Connaissant l'étendue des capaciés de Bella, je n'ose même pas imaginer les pouvoirs qu'avaient nos ancêtres...

Etant donné qu'ils ont été décimés en masse (parce que l'Histoire censure, tout de même, certains points... Comme la violence des faits, ou le nombre de victimes...), nous n'étions plus aussi nombreux qu'avant. Et à chaque génération, nos pouvoirs s'affaiblissent. C'était ça où la consanguinité.

Tout du moins, je pensais que nos pouvoirs s'amenuisaient au fil des générations.

Puis, j'ai rencontré William. Le frère de ma femme Renée. Et j'ai vite compris que nous n'étions pas tous égaux. Il pouvait contrôler bien plus de choses que moi. Autant j'avais conscience de pouvoir me guérir facilement et n'être jamais malade, je savais être capable d'avoir une légère affluence sur l'eau, autant William, lui... je n'avais encore jamais quelque chose qu'il ne pouvait contrôler. Une fois, pour frimer, il avait même accéléré le coucher du soleil...

C'est pourquoi nous avions tout de suite pensé à lui quand... quand... quand Bella a eu besoin d'aide.

Quand ils ont amené le corps de Sean à l'hôpital pour être déclaré mort... Quand ma femme a foncé dans mon service pour me dire qu'elle n'avait pas de nouvelle de notre fille... On a tout de suite sû qu'on allait avoir un problème.

Avant ça, on savait qu'elle présentait des capacités hors normes. Même pour nous. Mais de là à imaginer qu'elle pourrait perdre toute... humanité...

« Docteur Swan, on a besoin d'aide par ici! » Cria l'une des infirmières des Urgences.

J'abandonnais mon patient entre les mains d'un interne qui avait déjà fait ses preuves par chez nous et me dirigeai rapidement vers une de nos salle d'examens.

« Dites moi tout! lançais-je en rentrant dans la pièce où tout le monde s'agitait de manière désordonnée autour d'un homme inconscient, le visage et les vetêments ensanglantés.

- Jeune homme, la vingtaine, est passé au travers de son pare brise. Ils ont passé une demie heure à le désincarcérer. Bordel mais les ceintures n'ont pas été inventées pour décorer. Sinon elles seraient roses! Cracha une interne.

- On se concentre! Aboyais-je.

- Pouls faible et filant, pupilles aréactives, glasgow à 8... »

Elle continuait à énumérer les constantes et tout ce que j'entendais, c'est qu'il était bientôt mort.

« Okay, on scope et on fait chimie, iono, groupe RH, clichés cervicaux et lombaires... Bipez moi la neuro... Et on cherche si c'est un donneur»

De rapides examens confirmèrent ce que je pensais... Mort cérébrale. On ne pouvait plus rien faire. A part obtenir l'accord pour le don d'organes.

Sixième café.

Je ne pouvais m'empêcher de penser que Bella ferait un excellent medecin... si elle apprenait à gerer ses pouvoirs.

Elle nous avait bien prouvé à Phoenix qu'elle ne controlait rien.

Après la mort de Sean, on avait mis en place tout ce que l'on pouvait afin de la retrouver. Et finalement, ce fut la puissance d'un champ magnétique qui énamait d'elle qui nous avait aidé à la retrouver. On pouvait sentir la force effroyable qui bouillait en elle et c'est ce qui nous permis de la retrouver. Ou du moins, qui permis à Ethan de la retrouver. Au bout de deux semaines. En pleine forêt.

Autant je pouvais comprendre son désir de vengeance. S'il s'était limité seulement à détruire celui qui avait causé la mort de Sean. Mais non, dans sa fureur, il avait fallu qu'elle s'en prenne à tous les proches de cet homme. Nous n'avions pas retrouvé le corps de l'assassin de son petit ami, mais nous avions pu retrouver tous les cadavres de ses amis. Comme si ma fille avait voulu laisser des indices nous permettant à chaque fois d'être un peu plus proches d'elle.

Comme si elle faisait un jeu de piste.

Comme si c'était un jeu pour elle.

Et ça, je pouvais le concevoir. Pas le pardonner, mais le comprendre.

Ce que je ne comprenais pas, c'est qu'elle ait pris le risque d'attirer l'attention des Volturis sur nous. Sur sa famille... Sur nos semblables!

Comme un toréro agitant un drapeau rouge sous le nez d'un taureau, elle avait laissé des cadavres, appelant clairement les Volturis à nous.

Et ça, je ne pouvais ni l'entendre, ni le comprendre et encore moins le pardonner.

Nous avions alors fait appel à William qui, lui, était en mesure de la retrouver plus efficacement.

Autant Ethan avait pû retrouver Bella lors de la mise à mort du meurtrier de Sean, trop tard, autant, depuis, nous avions perdu la trace de l'aura bestiale qu'elle dégageait, ne trouvant que des cadavres.

William avait retrouvé mon bébé alors qu'elle s'apprêtait à évisérer un des amis du fameux James Gingandet.

Il l'avait alors littéralement neutralisée de sorte à pouvoir l'amener aussitôt en Irlande, chez lui. Je n'avais pas vu ma fille depuis le matin, avant la mort de Sean. Bella la tête au dessus de son bol de Chocapic, les cheveux en nid d'oiseaux et les yeux encore collés par la nuit. Mon bébé était devenue une meurtrière.

Mon beau frère l'avait amené chez lui pour lui apprendre à gérer la colère et ses pouvoirs qui étaient bien plus redoutables que les nôtres ou ceux d'Ethan. Nous faisions clairement pâle figure à côté... et nous n'aurions pas pu l'aider à gérer. En même temps, nous n'en n'avions pas envie...

Que notre bébé fan de chocapics et de kinder bueno soit capable d'être si dévastatrice nous avait tous profondément choqués... Anéantis...

Principalement Ethan. Mon fils, le pauvre, avait été au premières loges lors du meurtre de Gigandet. Il avait refusé de donner les détails, se limitant simplement à nous informer du fait que Bella n'était plus sa soeur...

La seconde raison au départ de Bella... profondément égoïste, consistait à l'éloigner de nous le plus possible au cas où les Volturis en auraient après elle. Il y avait plus de risques à ce qu'ils la cherchent en Irlande qu'à Phoenix. Du moins je l'espérais.

Ceci étant, lorsqu'elle est revenue, éteinte et profondément changée six mois après son départ, l'évidence m'avait sauté aux yeux, nous devions déménager. Combiner Bella et la ville où ont eu lieu les meurtres étaient un trop gros risque à prendre.

La perceptective d'envoyer Bella seule ailleurs nous avait effleuré, Renée et moi, mais je n'avais pas confiance en elle.

Et si à la moindre contrariété, elle tuait tout le monde? A nouveau?

Si dès qu'un type lui faisait une queue de poisson sur l'autoroute, elle décidait de le carboniser direct? Comme ça, sur la route? Projettant la voiture dans le décors?

Si elle égorgeait à distance un de ses profs sous prétexte qu'il lui avait mis une mauvaise note?

Si elle éviserait un camarade parce qu'il lui avait manqué de respect?

Non! Nous devions être à ses côtés et la surveiller.

J'avais alors demandé une mutation le plus loin possible de Phoenix, lui expliquant qu'il serait plus facile pour elle de vivre dans un endroit où elle n'avait pas de souvenir commun avec Sean.

Je voyais bien que, bien qu'elle ne faisait plus usage de ses pouvoirs, comme il avait été convenu avant son revoir de chez William, Bella était pleine de ressentiment. J'essayais de ne pas perdre de vue qu'elle avait perdu l'homme qu'elle aimait, mais à chaque fois que mes yeux se posaient sur elle, je ne voyais que les corps des hommes qu'elle avait mutilé, baigner dans leur propre sang.

Comment en étions nous arrivés là?

Et nous avions fini à Forks...

J'avais rencontré Carlisle.

Mes enfants avaient rencontrés ses enfants.

Et Bella avait à nouveau changé.

Le sourire qu'elle avait perdu à son retour d'Irlande, et probablement depuis la mort de Sean six mois avant, était revenu. Je l'entendais même rire... parfois...

Ma fille, mon bébé, revassait quand elle pensait qu'on ne la regardait pas, avant que ses joues ne virent au rose.

Mais surtout, elle m'avait enfin prouvé que je pouvais avoir confiance en elle.

Comment?

Avec cette simple coupure à l'arcade, lors de leur accident de voiture.

Oui, elle m'avait clairement fait comprendre que si je ne la laissais pas guérir Ethan et qu'on le perdait, elle m'en voudrait tellement qu'elle envisagerait ma mort. Et pour avoir vu de quoi elle était capable, je ne doutais même pas qu'elle mettrait sa menace à éxécution.

Mais malgré sa colère et la terreur qu'elle devait éprouver à l'idée de perdre son frère, elle s'était tellement contrôlée, elle avait tellement pris sur elle, qu'elle n'avait même pas cherché à se soigner alors que c'est notre premier reflèxe. C'est instinctif. C'est pourquoi nous ne sommes jamais malade.

Les gens normaux vont manger dès qu'ils ont faim, parfois même avant, nous, nous nous soignons dès que nécessaire. Parfois même avant de savoir que nous sommes malades. Alors ça ne nous empêche pas de vieillir, hein, simplement on vieilli un peu moins vite que les autres. William par exemple a soixante ans dans le corps d'un quarantenaire. On n'est pas Dumbeldore non plus, on s'entend bien. Mais nos cellules se reconstruisent plus vite que la normale. C'est pourquoi Ethan avant pu rentrer aussi tôt de l'hopital après l'accident. C'est pourquoi il s'était aussi vite remis.

Ceci étant, c'est une capacité que l'on peut aténuer... si l'on bloque nos pouvoirs. Et c'est ce que ma petite fille avait fait à l'hopital. Elle avait sû mettrecet instinct de survie de côté.

Oui elle avait déclenché un orage. Mais qu'est-ce qu'un massacre à côté d'un orage?

La présence des Cullen à Forks ne me posait pas franchement de problème, mais le fait qu'ils cotoient des loups en était un... c'était un risque en plus de voir débarquer les Volturis...

Mais ma fille semblait reprendre vie à leurs côtés. Et mon fils...

Autant Ethan avait été complètement frustré de devoir quitter Phoenix, ville qui l'avait vu grandir. Il y avait tous ses amis, tous ses repères. Alors tout quitter (à cause de sa soeur qui l'avait traumatisé...) pour une ville plusieuse et morose était vécu comme une trahison pour lui...

Jusqu'à son premier jour de cours.

Alors que Bella s'était enfermée dans sa chambre, avant l'arrivée d'Edward Cullen dans nos murs pour une histoire de livres scolaires, Ethan nous avait raconté que les Cullen et les loups avaient monté un groupe de musique, et qu'il y avait naturellement trouvé une place.

Il avait même rencontré une certaine Lauren...

Il ne lui en fallait pas plus pour passer l'éponge sur notre déménagement.

Pour ce qui est du reste... du traumatisme... D'avoir une soeur assassin... c'était une autre histoire...

Septième café...

J'avais autorisé mes enfants à partir en week end. Avec les enfants Cullen et les loups. Je savais que c'était dangeureux. Que c'était risqué.

Mais bella devait faire ses preuves. Quoi de mieux que la force de l'océan pour cela? Je savais qu'Ethan serait là pour me rapporter les évènements. Je savais qu'il pourrait la canaliser.

Et quoi de mieux pour qu'elle garde son self contrôle que des vampires? Si elle dérappait face à des vampires, ils contacteraient aussitôt les Volturis. Et Bella, aussi immature et sanguine soit-elle, savait que c'était risqué. Enfin je l'espèrais.

Je soufflais sur mon café quand mon regard fut attiré vers l'entrée des Urgences. J'eux un profond haut le coeur en voyant mes enfants entrer.

Ils n'étaient pas censé rentrer de leur week end avant quatre bonnes heures...

Que c'était-il passé?

Ma première pensée fut d'accabler Bella. Qu'avait-elle encore foutu?

Bordel!

Mais le visage serein d'Ethan et son attitude nonchalante me criait que, non, Bella n'avait pas fait de massacre...

Pourtant, je la voyais aussi pâle que le jour de l'accident. Ce jour là, où j'avais deviné la couleur de ses cheveux, ainsi que celle de ses yeux. Noirs. Comme celle de nos ancêtres.

Un bref regard à ma fille m'informa que seule la peau de son visage avait changé. Il m'informa également qu'elle gardait sa main sur son ventre, comme si elle y gardait quelque chose de précieux.

Ils arrivèrent rapidement vers moi et je nous installai à l'écart, dans la première salle d'examens de libre.

Ma fille s'installa aussitôt sur le matelas d'auscultation, me tendant la main après avoir retiré un vieux gant dont elle avait coupé les extrémités pour s'en faire des mitaines.

Les doigts de mon bébé avaient viré au bleu foncé.

Quand je vous disais qu'elle luttait tellement contre elle même qu'elle ne se soignait même pas...

« Papa... »Commença-t-elle des sanglots dans la voix, les larmes bordés de larmes. Que c'était-il passé lors de leur week end?

Bon... Soyons clair, je vous ai tapé ça entre deux parts de pizza lol

Je voulais pas me coucher avant de le mettre en ligne (je pense d'ailleurs que vu l'heure, je vais louper mon réveil demain...)

alors veuillez excuser les fautes de français, de frappe et les répétitions hihi

j'espère avoir pu répondre à vos quelques unes de vos questions.

Mais maintenant, la vraie question, c'est: Mais qu'est-ce qu'il va se passer pendant ce foutu week end? Des idées?