Coucou les fiiiilles!

Hiiii 1er Décembre -partiellement- sous la neige! Ouverture du calendrier de l'avent (Kinder, évidemment!), la course aux cadeaux commence, le stress aussi! Alors pour parfaire tout ça, un nouveau chapitre!

Petite confession, je galère complètement pour écrire le dernier chapitre mdr pourtant j'ai tellement hate de passer à la fic suivante :D

Après moults théories, voici le chapitre 13. Si vous avez lu Soirée d'enfer, vous savez déjà que je m'interroge sur la signification du chiffre 13 : Est-ce un chiffre qui portera bonheur ou non? :D

Chapitre 13

EPOV

Moi qui avait vécu la grippe de Bella comme étant la fin de mon monde, j'avais été plus qu'heureux en apprenant qu'elle n'était pas présente alors que ce connard de Laurent avait osé tenter de les attaquer.

J'avais bien compris que Bella ne souhaitait pas me voir alors qu'elle était malade. Je pouvais le comprendre, même si elle me manquait terriblement. Elle, qui semblait forte et résistante, ne devait pas apprécier être vue dans cet état. Je respectais son choix mais passais mes nuits sous sa fenêtre à l'écouter dormir. L'hyperthermie dont elle souffrait l'empêchait d'abaisser ses barrières mentales, je n'avais donc pas eu accès à ses souvenirs, ni à ses rêves. Mais je n'étais pas au pied de sa maison pour cela, je voulais juste être bercé par le doux son de sa respiration.

Sa grippe m'éloignait d'elle, mais elle l'avait également éloignée des griffes de Laurent et pour ça, j'étais bien content qu'elle ait été souffrante.

J'avais été fou en voyant Ethan arriver à la maison accompagné par nos amis. Il était en état de choc et Jacob nous expliqua l'audace dont avait fait preuve Laurent. Il avait clairement sous estimé la capacité qu'ont les loups à déchiqueter un vampire...

Cet ignare avait voulu venger la mort de ses amis, James et Victoria, morts depuis bien longtemps déjà... Pour des vampires nomades, ils étaient pourtant bien soudés.

Toujours est-il qu'il s'en était pris aux Quileutes, devant Ethan. Le pauvre avait été confronté violemment à notre univers. Jacob avait dû tout lui expliquer de sorte à ce qu'il ne pose pas trop de questions. Et qu'il n'en parle à personne.

Et voilà, ce qui me terrorisait depuis des semaines allait finir par se produire... C'était prendre le risque que les Volturis l'apprennent. S'ils venaient dans les parages, et qu'ils découvrent qu'Ethan est au courant pour nous, ils allaient vouloir le tuer... ou le transformer. Bella apprendrait la nouvelle et risquerait également sa vie.

Carlisle avait eu le même raisonnement et avait de suite contacté Alistair, son ami resté en Italie afin de surveiller Aro.

Il nous avait informé que les frères Voturis étaient trop occupés par une affaire en Hongrie pour nous prêter attention, mais tout de même, si mes amis ne s'étaient pas déjà occupés de lui, je l'aurais démembré moi même. Avant de reconstituer son corps pour recommencer, et ce infiniment!

Par chance, Bella, étant souffrante, avait dû rester chez elle... Et j'avais compris pourquoi alors qu'elle était venue chercher son frère. La pâleur de sa peau m'avait frappé dès que je la vis. Elle était aussi blanche que le jour de l'accident de voiture. Sauf que cette fois ci, ça n'avait rien à voir avec d'hypothétiques capacités extra-ordinaires. Ses cheveux étaient un amas désordonné et compact qui reflétait la lumière, tellement ils étaient gras.

En la voyant, je pris sur moi pour ne pas rire à cause de ce qu'elle avait aux pieds. Ses chaussons, tellement rembourrés qu'ils étaient trois fois plus gros que ses petits pieds, étaient blancs et surmonté d'une tête de licorne à la crinière aux couleurs de l'arc en ciel.

Elle portait à nouveau un pyjama à l'éffigie d'un personnage Disney, mais une fois de plus, je n'aurais sû dire lequel.

Je n'osais même pas imaginer ce que j'aurais pû ressentir si elle avait été présente en forêt à la place de son frère. Si nous avions dû lui expliquer pour les Quileutes, les vampires... Devoir répondre à ses questions... La rassurer sur le fait que, non, jamais je ne m'abreuverais de son sang... Voir la peur dans son regard...

Je ne pourrais pas supporter qu'elle ait peur de moi.

Biensûr, si elle avait été présente auprès des Quileutes, nous aurions entamé le dialogue, et j'aurais pû enfin lui demander ce qu'elle était... mais je ne voulais pas que les choses se passent ainsi. Je ne voulais pas lui révéler ma nature par obligation.

Ethan avait promis de ne rien dire à sa soeur ni à qui que ce soit.

Cependant, il avait été quelque peu distant le jour suivant, au lycée. Bella était présente, dans un état léthargique, mais elle était là.

Elle avait même lavé ses cheveux et j'avais pû admirer, à nouveau, leur beauté.

En cours, alors qu'elle était assise à mes côtés, je pouvais sentir que la chaleur qui émanait de son corps était plus forte qu'à l'habitude, signe qu'elle avait toujours de la fièvre, mais au moins, elle était là.

Ma joie à l'idée de son retour en cours s'est pourtant assez vite obscurcie...

Au fil des jours, Bella devenait de plus en plus distante avec moi. Elle qui avait pris l'habitude de s'asseoir à mes côtés, sur le banc de mon piano alors que nous jouions tous en groupe, retournait se poser aux côtés d'Alice et Rosalie. Elle relachait de plus en plus tôt ma main qui serrait la sienne alors que nous étions dans les couloirs.

Elle avait même refusé de revenir dormir chez moi alors que j'avais bien saisi que passer la nuit dans mes bras était le seul moyen pour elle de passer une nuit complète.

J'essayais de rester serein face à cela jusqu'à ce que, quelques semaines après qu'elle ait eu la grippe, elle refuse un baiser, un matin, à son arrivée sur le parking.

Je m'étais approché d'elle, pour lui dire bonjour, comme nous en avions pris l'habitude.

En temps normal, je serrai la main d'Ethan et l'embrassais, chastement, sur les lèvres, elle me souriait et nous nous mettions en route pour notre premier cours.

Mais ce jour là, après avoir salué son frère et alors que mes lèvres s'approchaient des siennes pour lui montrer à quel point elle m'avait manqué durant la nuit, elle détourna son visage et mes lèvres se posèrent sur sa joue. Comme après notre week end au bord de l'océan.

Je pense que mon visage s'était décomposé alors qu'elle venait juste de me rejeter. Pourtant, elle ne fit rien. Ne dit rien. Et alla en cours, comme si de rien était.

J'étais en train de perdre la femme de ma vie.

Je profitais du premier cours de la journée où nous étions côte à côte pour tenter:

« Bella, est-ce que tout va bien?

- Oui, oui bien sûr » Avait-elle répondu sans quitter le tableau noir des yeux.

J'avais beau tenter de repasser tous les moments que nous avions vécu ensemble, à la recherche d'une faute de ma part, je ne voyais pas ce que j'avais fait de mal. Je ne comprenais pas la raison de son comportement.

Alors que Bella s'éloignait, Ethan se rapprochait grandement de Jacob, Quill et Embry.

Je pense qu'avoir partagé leur secret les avait unis. Bien entendu, cela ne plaisait pas franchement à Lauren d'être ainsi exclue, mais Ethan arrivait à chaque fois à se rattraper à grand renfort de fleurs et de bijoux.

Etait-ce comme cela que je devais faire avec Bella? Des fleurs et des bijoux? Bien entendu, Bella n'avait rien à voir avec Lauren, elles étaient deux entités à part entière et personne n'égalait ma femme, mais je me devais de tester la Méthode-Ethan...

C'est pour cela qu'un soir, j'avais attendu qu'elle souhaite une bonne nuit à son frère et ses parents pour la rejoindre dans sa chambre.

J'étais sagement assis sur son lit, les mains occupées à soutenir un bouquet contenant toutes les freesias de tous les fleuristes à trente kilomètres alentours.

Depuis que je la connaissais, je vouais une passion pour ces fleurs. Elles me faisaient tellement penser à elle...

Bella entra dans sa chambre sans lever les yeux, referma sa porte et sursauta violemment en me faisant face.

Elle recula instinctivement en portant une main à son coeur.

« Edward? Qu'est-ce que tu fais là? - Son regard se posa sur l'énorme bouquet.

- Bella, je sens bien qu'il se passe quelque chose... Que tu t'éloignes. Mais je veux pas... je veux pas que tu mettes de distances entre nous. Je trouve qu'il y en a déjà assez, non?

- Justement Edward. Il y a peut-être trop de choses qui nous séparent.

- Mais c'était déjà le cas avant. Non? Bella, jt'en prie, on est suffisament forts pour dépasser ça... Qu'est-ce qui s'est passé? »

Je sentais ma voix flancher. Etait-elle en train de rompre? Elle vint s'asseoir sur le lit, nous nous positionnions de façon à faire face l'un à l'autre. Elle posa délicatement sa main sur mon genou.

« Il ne s'est rien passé, Edward. C'est simplement que plus le temps passe, et plus je me dis que cela ne mène nul part. Je n'en peux plus de tous ces secrets. Ca me bouffe, Edward. Je peux plus.- Je posais le bouquet sur son lit. Je n'arrivais pas à croire à ce que j'entendais. Et pourtant, son pouls n'oscila pas. Il resta toujours aussi calme. Son visage ne trahit aucun mensonge, rien. Elle me quittait bel et bien. - Sans parler du fait que nous ne pouvons même pas être proches... même pas un vrai couple. J'ai besoin d'autre chose.

- Bella... s'il te plaît. - J'aurais pleuré si j'avais pu- Ne me demande pas comment... mais je nous ai vu. Je nous ai vu heureux ensemble, Bella. Heureux et mariés. Je nous ai vu jeunes mariés faire l'amour. Je sais que c'est possible – mes doigts couraient sur sa joue alors que les mots sortaient douloureusement- S'il te plaît, je t'aime. Je sais qu'on peut surmonter tout ça. »

Voilà... je lui avais dit. Je comptais lui dire que j'étais amoureux autrement. De manière tout à fait plus romantique, mais je n'avais plus le choix. J'essayais de me rattraper au moindre espoir. Bella me répondit en chuchotant:

« Mais moi je ne t'aime pas, Edward. Tout ça – sa main balaya l'espace entre nous deux- c'est né d'un vulgaire marché. Les choses ont évolué trop vite et trop loin. C'était sympa, c'était... divertissant. Mais ça ne va pas plus loin. Pour moi, en tout cas. J'ai toujours Sean en tête, je peux pas être avec toi sans penser à lui. Je peux pas t'embrasser sans revoir son visage, Edward. Je ne serai jamais heureuse à tes côtés. Alors j'ignore ce que tu as vu... Je ne veux pas savoir comment tu l'as vu, mais ce n'était pas moi. »

Que pouvais-je répondre? Elle ne voulait simplement plus de moi... J'avais fini de la divertir...

« Très bien. »

J'aurais pû être en colère. J'aurais dû... mais je ne pouvais même pas lui en vouloir. Si j'étais humain, j'aurais pû la rendre heureuse. Etre capable de lui faire l'amour matin, midi et soir. N'avoir rien à lui cacher. Je n'aurais pas eu à redouter chaque jour l'arrivée des Volturis.

Mais j'étais un vampire... Incapable de la rendre heureuse, de la satisfaire. Elle voulait être libre et sans contrainte.

La seule chose que je voulais plus que son amour, c'était son bonheur. Alors j'abdiquais et repartis de chez elle, par la fenêtre, avec le bouquet qu'elle avait dit ne pas vouloir garder et l'alliance qui était restée dans ma poche. Seul vestige de ma vie d'humain.

J'avais eu raison. Avec la vision d'Alice, nous avions tellement pris confiance en ce mariage que nous avions trop changé nos comportements, nos réactions et nos attentes, jusqu'à profondement changer le cours des événements. Jamais Bella et moi n'allions nous unir.

De rage, de colère ou de frustration, je jetai les freesias sur le sol devant sa maison. Et partis en courant.

Je venais de perdre l'amour de ma vie.

Elle m'avait fait aimer la vie que j'avais. Elle lui avait donné un sens. Et venait de tout reprendre. Brusquement, violemment.

J'étais arrivé chez elle, prêt à la demander en mariage si l'occasion se présentait. Je comptais lui donner ma vie... mes espoirs... mon avenir...

Et elle... elle m'avait avoué que je n'étais qu'une vague distraction. Que le fruit d'un marché. Que ça avait été... sympa...

J'eus vaguement notion, à un moment donné de franchir la frontière entre les Etats-Unis et le Canada et ne m'en souciais pas.

Elle avait mis fin à ce qu'il y avait entre nous...

Bien sûr, c'était précaire. Notre relation était basée sur des mensonges et des non dits. Oui le moindre contact physique était dangereux. Oui nous risquions nos vies dans cette histoire. Mais j'aurais pû mourir pour elle.

Alors que je me perdais sur les traces d'un élan, sous la neige, la possibilité de me rendre moi-même à Volterra, terre patrie d'Aro, effleura mon esprit. Mais cela voudrait dire prendre le risque qu'il me frôle, découvre qu'Ethan sait pour notre existence, qu'il apprenne pour ma relation avec Bella. C'était trop dangeureux pour elle.

Parce que malgré ses révélations sur l'absence de sentiments qu'elle éprouvait pour moi, moi, je continuais à l'aimer profondement. Et pour rien au monde je ne voudrais mettre sa vie en péril.

Alors que la neige s'étendait à perte de vue et que je ne savais où je me trouvais, je pris conscience que j'avais fuis ma famille. Ma vie. Celle qui ne serait jamais ma femme.

Que personne n'était présent pour veiller sur elle. Que je n'étais pas présent pour veiller sur elle.

C'était juste puéril et égoïste de partir à l'autre bout du continent uniquement parce qu'elle m'avait confessé que mes sentiments n'étaient pas réciproques. C'était son droit de ne pas m'aimer. Elle ne m'avait d'ailleurs jamais rien promis. Au contraire. Elle m'avait dit qu'elle aurait besoin de temps. Elle m'avait dit qu'elle aurait besoin de centaines d'années avant d'envisager quelque chose avec moi.

Et, égoïstement, j'avais juste entendu que cela finirait par arriver.

J'étais le seul fautif dans cette histoire et cherchais un autre coupable que moi à blamer.

Je fis alors demi tour.

Il me fallut une journée complète pour regagner la villa.

Alors que je m'étais attendu à des retrouvailles chaleureuses auprès de ma famille, j'avais cru comprendre que j'étais parti quasiment une semaine, sans leur donner de nouvelle, je retrouvais les Quileutes et ma famille dans le salon.

Tout le monde était tendu.

Outre un faible sourire d'Esmée, la seule réaction de mes proches fut celle de Carlisle qui se tourna vers moi avant de prendre la parole:

« Edward, on a un problème. »

Si vous me tuez, je pourrais pas mettre la suite mdrrr