Salut mes beautés!
Je suis tellement contente de vous retrouver pour vous livrer ce chapitre...
J'ai un tout petit peu de pression sur les épaules là ^^ j'espère que ça vous plaira en tout cas!
Bonne nouvelle, j'ai enfin bougé mes fesses XD j'ai rédigé l'épilogue (quand on sait que ça fait deux mois que j'ai fini cette fic, j'ai envie de dire: "c'est pas trop tard" lol mais c'est tout moi ça, attendre le dernier moment pour faire l'épilogue...
Et heu... sans rien d'évoiler... je l'adooore. XD
Silly girl : oui j'avoue, j'ai pas été très gentille avec Bella ^^
Momo6 : hiiiiii merci! Bon... Est-ce que Jasper va être utile ou pas...
Bonne lecture à vous et... bon week end!
PS: le week end prochain je vous livrerai la fin, mais comme vous avez toutes -un peu trop souvent!- envie de me trouver, me lapider ou m'assassiner, je couvrirais mes arrières en postant le premier chapitre d'une nouvelle fic, avec l'espoir que ça vous plaise assez pour que je puisse rester en vie quelques semaines supplémentaires! XD bande de cinglées mdrrrr
Chapitre 20
EPOV
La tension montait. Elle était palpable. Tellement lourde qu'elle semblait s'être mélangée au brouillard qui regnait sur le terrain. La décision avait été prise de confronter les Volturis sur le terrain que nous utilisions pour pratiquer de baseball en famille : difficile d'accès et éloigné de toute civilisation, il était peu fréquenté par les humains.
La clairière formait un vaste demi cercle au pied d'une falaise escarpée qui nous surplombait, en plein coeur de la forêt, nous offrant un lieu idéal pour nos match les jours d'orage. Il était suffisament loin de tous sentier de randonnée pour que l'on n'ait pas à craindre la présente d'un quelconque humain.
L'orée de la forêt formait un parfait arc de cercle, comme si la main de l'homme avait façonné cet endroit.
Nous avions décidé (ou plutôt Jasper avait décidé) que nous serions les seuls visibles sur la clairière: Carlisle, Esmée, Rosalie, Emmett, Alice, Jasper et moi. Tous par couple et moi à part. Notre chef de famille était placé au centre de même qu'Aro allait être au milieu de son clan.
Bien sûr, les italiens allaient entendre les battements cardiaques de nos alliés et ça gâcherait partiellement l'effet de surprise, mais on allait s'en accommoder.
Quand les menaces et le danger monteront crescendo, les loups feront leur apparition. Nous savions parfaitement que les Volturis n'allaient pas s'y attendre : aucun vampire n'était connu pour vouloir fréquenter un loup, alors de là à imaginer que deux clans puissent fraterniser... Nous savions de source sûre qu'Aro avait peur des loups alors nous comptions sur ce fait pour qu'il change d'avis et reparte gentillement chez lui.
Au cas où cela ne soit pas assez dissuasif, une partie des Swan ferait son apparition : Charlie, Renée et Ethan. Nous comptions laisser le temps aux italiens de comprendre qui à qui ils avaient à faire avant d'aviser. Si ça ne suffisait pas, alors, et seulement à ce moment-là, Bella entrerait dans l'action.
En attendant, nos amis étaient tous sous le couvert des arbres, à l'abri, bien que leur pouls soit perceptible. D'ailleurs, nous pouvions déjà les entendre accélérer.
Alors qu'Emmett s'apprêtait à prendre la parole, pour raconter une blague, nous nous rendîmes compte que les oiseaux venaient de cesser brusquement de chanter. Le silence tomba alors.
Les Volturis arrivaient.
"Eddy, fit mentalement Alice, tu sais, je pense sincèrement que si j'ai eu cette vision de ton mariage, c'est pour qu'on sache que tout se passera bien. Je peux pas concevoir que ça puisse se passer autrement. J'ai déjà acheté ma robe, tu sais!" Et effectivement, elle me fit voir une jolie robe violette à bretelles et à volants qu'elle avait prise en cachette.
J'allais devoir la remercier pour son message de soutien, si on s'en sortait tous. J'essayais de ne pas me focaliser sur les probables dernières minutes de vie de Bella.
Au moment où les Volturis franchirent l'orée de la clairière, nous nous rendîmes compte que nous n'entendions plus aucun mouvement cardiaque. Pas que nos amis soient morts en silence, simplement que le bruit de leur coeur semblait camouflé.
Les silhouettes commencaient à se dessiner face à nous, dans le brouillard, quand une fine bruine commença à tomber. Je n'eus aucun doute sur son origine : Bella.
J'espérais qu'elle arrivait à gérer la pression que nous avions du faire peser sur ses petites épaules. Je n'aurais jamais du attendre aussi longtemps avant de lui avouer mes sentiments. Au moment où mes yeux se posèrent sur Jane ( selon moi, elle était la plus vicieuse du clan ennemi ), je me fis la promesse que si nous nous en sortions, Bella et moi, je ne passerais plus jamais une seconde de ma vie loin d'elle.
Les Volturis s'avançèrent dans la clairière, aussi nombreux que ce à quoi nous nous étions attendus. L'épais brouillard cachait la moitié de leur corps et chacun avait remonté sa capuche sur sa tête. Malgrè cela, ils restaient totalement reconnaissables. Seul Aro n'avait pas mis sa capuche : il tenait tellement à théatraliser chacune de ses apparitions que s'en était risible, cependant, nous n'avions pas la tête à rire.
"Cher ami! - Fit le chef du clan adverse en s'adressant à Carlisle - quelle joie de te revoir! - Théâtre et faux semblant.
- Cela fait longtemps, que nous vaut cette visite?
- Et bien, Carlisle, je me disais qu'il était peut-être temps que nous arrêtions de jouer, toi et moi. Rejoignez-nous. Amène ton clan à Volterra, nous serions tellement puissants ensemble! - La bruine légère se transformait doucement en averse, imbubant leurs ridicules capes.
- Merci Aro, mais ma famille et moi sommes bien installés ici, nous ne prévoyons pas de déménager avant longtemps."
Caïus eut un rire forcé alors qu'Aro pinca ses lèvres. Jane, sur la droite des frères, s'impatientait, passant le poids de son corps d'une jambe à l'autre comme si elle avait gardé certaines caractéristiques humaines. Aro continua son argumentaire, son calme apparent commençait à s'étioler :
"Ah? Et pour faire quoi? Aller indéfiniment en cours et travailler à sauver des humains? Je t'en prie Carlisle, rends toi compte de la stupidité de votre vie!
- C'est la vie que nous avons choisi de mener, Aro. Tu sembles ne pas le comprendre, soit, mais respecte le."
Jane éclata de rire de son horrible voix de crécelle, avant que le regard d'Aro ne la fasse taire.
"Allons, je sais qu'au fond de vous, vous attendez plus de la vie! Jasper, je sais que te nourrir exclusivement d'animaux ne te rassasit pas, viens avec nous et tu n'auras plus à contrôler ta soif en permanence. Alice, tu veux de la mode, de la haute couture et des voitures de sport? L'Italie est faite pour toi! Et t'avoir à ses côtés remplirait ton époux de joie. Emmett, tu désires de la compétition, du pouvoir et des responsabilités : tu as une place toute trouvée parmi nous! Rosalie, Esmée, votre besoin de materner ne peut être comblé ici, alors qu'à Volterra, vous aurez à gérer des nouveaux-nés par dizaines. Vous pourrez vous créer un rôle de mère sur mesure avec nous. Carlisle, mon bon ami, tu as soif de connaissances, et tu sais pertinement que tu pourrais l'étancher avec nous. Rejoins nous et ton voeux le plus cher sera exhaussé."
Le regard d'Aro s'était fiché sur chacun de mes proches alors qu'il leur parlait puis il fixa ses yeux vermeilles et déjà voilés sur moi, je l'entendis bouillir intérieurement à l'idée de pouvoir frôler ma peau tellement il était fasciné par mon don. Seulement s'il faisait cela, notre plan tomberait à l'eau, mettant en danger nos amis et surtout Bella.
"Et toi Edward, mon cher Edward – le brouillard disparut aussitôt et l'averse céda brusquement sa place à une pluie torrentielle. Nous ne pouvions voir notre ennemi que grâce à nos dons, un humain n'aurait rien pu percevoir à cause de l'eau qui déferlait – je sais à quel point tu désespères de te trouver une compagne. À nos côtés, tu te trouveras plus de femmes que tu ne pourrais l'imaginer. Si tu savais comme les femmes sont attirées par le pouvoir..."
Aussitôt sa phrase terminée, un éclair déchira le ciel obscurci par d'épais nuages. Il fallait que Bella prenne sur elle et se maîtrise. Je refusais de la perdre parce que les menaces d'Aro l'atteignaient, elle.
Heureusement, les Volturis ne semblaient pas prêter attention aux conditions climatiques, comme ci ce n'était que des problématiques humaines.
Mais d'où elle était était placée, Bella ne pouvait se rendre compte qu'au fil du discours, nous avions tous refusé les propositions d'un mouvement de la tête. Même Jasper, le maillon le plus fragile de notre famille, avait refusé de nous quitter et se montrait mentalement véhément. Bien entendu, il n'était pas contre le fait de dire à Aro tout ce à quoi il pensait à son égard, mais faisait preuve d'un self-control que je ne lui connaissais même pas.
"Tu vois, fit Carlisle, aucun de nous ne souhaite se joindre à vous, même avec les arguments les plus personnalisés.
- Soit! Si la manière douce ne marche pas... Jane, Alec?"
Alors que je m'apprêtais à m'interposer, je fus soudainement plongé dans la pénombre, coupé du reste du monde. Je ne pouvais pas me focaliser sur le fait que, si la pluie se faisait toujours de plus en plus forte, cela signifiait que Bella était encore en vie. Je n'entendai plus les pensées de ma famille, ou celles, indignées et bélliqueuses, des Quileutes. Non, j'étais tout simplement coupé du monde extérieur, à la merci des sbires d'Aro. Ils auraient pu me démembrer que je ne m'en serais même pas rendu compte.
Après une durée incertaine, je repris brusquement conscience de ce qui m'entourait et le bruit des battements cardiaques des loups me frappa. Un rapide regard à la noirceur du ciel m'indiqua que Bella était aussi saine et sauve que possible. Sans me retourner pour ne pas perdre de vue nos ennemis, je vis au travers de leurs yeux que les Quileutes nous avaient rejoint au centre de notre terrain de baseball.
La surprise et l'horreur imprégnaient les pensées de nos adversaires. Mais contrairement à ce que nous avions prévu, cela ne fit qu'attiser leur envie d'en découdre avec nous! Mon don me permit de comprendre que notre alliance avec les loups signalait notre perte. Autant les Volturis étaient venus pour nous enrôler parmi eux, autant à ce moment-là, ils étaient unanimes sur le fait que nous devions mourir.
Je vis une douzaine de gardes dont Santiago, Renata, Félix et Démétri se mettre en position d'attaque. Nous fîmes immédiatement de même, prêts à riposter au moindre geste. Nous étions tous tendus et entendre celle que je considérais comme ma mère commencer à prier un Dieu auquel elle n'avait jamais cru n'était pas encourageant.
Au moment où je vis Jane s'apprêter à lancer une attaque sur Carlisle et Démétri changer ses appuis au sol pour se jeter sur Emmett, Renée, Charlie et Ethan entrèrent sur le terrain. Leur rythme cardiaque résonnèrent dans toute la clairière.
Certains parmi les Volturis retroussèrent leurs lèvres, pensant avoir à faire à leur prochain repas, mais Aro les fixa alors que ses pensées tournaient à toute vitesse dans son esprit. Il comprit aussitôt que nos alliés n'étaient pas n'importe qui.
Pourtant ce fut Caïus qui prit la parole:
"Vous savez pourtant qu'il vous est interdit de dévoiler notre secret à quiconque. Vos amis vont devoir en payer le prix!"
Mais, alors que les Swan avancèrent jusqu'à se retrouver entre nous et les loups, -les Quileutes, créant un ultime obstacle entre nos ennemis et Bella- Charlie prit la parole :
"Oh mais ils n'y sont pour rien! Nous connaissons votre existence uniquement parce que c'est vous qui nous l'avez dévoilée!
- De quoi est-ce qu'il parle, l'humain?" Demanda laconiquement Marcus, le troisième frère en s'adressant à Aro, comme si s'adresser directement à un humain était dégradant. Visiblement, Marcus aurait préféré être confortablement installé chez lui, plutôt qu'à l'autre bout du monde à gérer des affaires que ne l'intéréssaient même pas.
Aro réfléchit encore quelques instants jusqu'à ce qu'Ethan prenne la parole en gardant un calme que j'admirai :
"Swan, ça ne vous dit rien?"
Je vis défiler une multitudes de visages dans les différents esprits des Volturis, assez pour en avoir des vertiges, jusqu'à ce qu'Aro visualise une jolie jeune femme aux longs cheveux bruns et au visage en forme de coeur. Ses vêtements étaient sales et abîmés, comme si elle passait son temps à travailler la terre. Une scène se déroula alors dans l'esprit de l'italien, celle où il vida de son sang le corps inerte de l'ancêtre de Bella avant de le jeter dans un brasier.
"Salem!" Cria Aro comme s'il venait de donner la bonne réponse d'un jeu télévisuel. Des regards curieux, inquiets voire terrifiés s'échangeaient parmi la garde. "Visiblement, l'éradication n'était pas totale, on va remédier à ça!"
Aussitôt, le regard de Jane se posa sur Charlie et, simultanément, elle fut entourée d'un tourbillon d'eau, l'immobilisant aussi efficacement que le don d'Alec pouvait le faire.
Des jappements de satisfactions se firent entendre dans notre dos, les Quileutes approuvaient!
Sauf que Charlie venait d'ouvrir les hostilités.
Le combat tant redouté débuta brusquement.
Les Quileutes se jetèrent sur les Volturis comme s'ils avaient été créés pour ce combat et l'attendaient depuis des générations. Les crocs de Seth se refermèrent sur la gorge de Renata. D'un puissant coup de patte, Sam défigura Heidi. Jacob et Félix se lancèrent dans un violent combat.
Seuls les frères italiens restèrent immobiles, observant avec plus ou moins d'attention ce qu'il se passait.
Tout le monde sur le terrain était occupé dans un combat. Nous tentions de protéger les Swan qui eux-même tentaient d'immobiliser ou repousser les vampires trop proches.
Alice avait ses cuisses enserrées autour du cou de Corin alors que Rosalie et Esmée tentaient de lui arracher un bras, Quill et Embry poursuivaient Jane au travers de la clairière, Emmett était pris dans un corps à corps brutal avec un vampire que je n'arrivais pas à identifié et Carlisle enchainait les coups contre Chelsea tandis que Jasper combattait Afton.
J'entendis les pensées de Démétri se diriger vers moi. J'allais devoir faire face à lui. Je projettai le corps partiellement démembré d'un des membres de la garde italienne pour me focaliser sur lui. Alors qu'il entamait un saut pour me rejoindre et se lancer dans un corps à corps, je le fixai des yeux, prêt à stopper sa course avec un puissant coup de point. Cependant, il n'eut pas le temps d'atterrir face à moi : il disparut en plein vol !
Littéralement.
Je détournai les yeux de sa trajectoire initiale pour le rechercher plus loin mais ne le trouvai pas. En revanche, je me rendis compte que les combats alentours se jouaient au ralenti, chaque coup porté se fit excessivement lentement, de même que chaque esquive.
Chacun de nous semblait s'en rendre compte, nos mouvements étaient freinés mais pas nos esprits, pourtant j'étais le seul qui semblait en être perturbé.
Je pus voir aussi Félix, Corin et Chelsea disparaître à l'instar de Démétri.
Alec qui était alors dans un corps à corps avec Jasper et Jane qui affrontait toujours Quill et Embry furent soudainement engloutis par une colonne de feu dont je ressentais la chaleur malgré la dizaine de mètres qui me séparaient d'eux.
De manière quasiment simultanée, tous nos ennemis furent stoppés, ils étaient soit immobilisés dans la clairière, soit volatilisés : Caïus était immortalisé dans un bloc de glace et Marcus entouré d'innombrables boules de feu qui tournaient autour de lui avec vélocité. Aro, quant à lui, était statique, fixant la scène qui se jouait sous ses yeux. Je ne pouvais deviner la raison qui le maintenait ainsi.
L'orage qui marbrait le ciel était devenu virulent et la foudre tombait régulièrement sur les arbres alentours avant qu'ils ne prennent feu ou sur la falaise créant des éboulis. Un vent violent soufflait de manière continue, soulevant la terre et de la poussière, plaçant obstinément nos cheveux devant nos yeux.
Bella s'était mêlée à la confrontation.
A mesure qu'elle pénétrait dans la clairière, le vent se faisait encore plus fort. Pour chaque pas qu'elle faisait sur l'herbe humide, un éclair venait frapper l'espace où ses semelles entraient en contact avec le sol.
Sans aucune surprise, les pouvoirs et la haine qui couraient en elle avaient fait pâlir sa peau et noircir ses yeux ainsi que ses cheveux. Elle était la seule que la pluie n'atteignait pas, les gouttes glissaient sur elle comme sur les plumes d'un canard.
Mon cœur s'emplit d'une immense fierté pour cette femme à la puissance démesurée. Elle allait réellement prendre notre défense face aux Volturis. Ma toute petite humaine était en train de leur mettre la pâtée ! Mais la couleur de ses yeux me rappela que trop vivement qu'elle était probablement en train de vivre ses dernières minutes.
Elle se dirigea directement vers Aro, traversant le champ de bataille sans dévier une seule fois son regard du vampire à la peau aussi fine que du papier à cigarettes.
« Ça suffit ! Tonna la voix de ma petite humaine qui résonna sur la roche. Retourne chez toi Aro, et laisse nous en paix! »
Il ne répondit rien et j'ignorais s'il était capable d'émettre le moindre son. Bella passa devant moi sans me voir, trop accaparée par sa mission.
« Tu ne comprendras jamais ce qu'est-ce une famille, ni ce que signifie aimer quelqu'un. Sincèrement, ça pourrait me rendre triste pour toi, mais voilà, j'en fous. Tu ne mérites même pas de connaître le bonheur. Tu te complaîs dans le sang et les menaces, super ! Mais arrêtes de vouloir enrôler ceux qui le refusent. La place des Cullen est ici, avec leurs proches. La vôtre est à l'autre bout de la planète. Alors maintenant, ou vous partez, tranquillement, sans plus d'esclandres, ou je m'occupe personnellement de toi ! »
Les lèvres d'Aro se descellèrent enfin : « Ah oui ? Et que comptes-tu faire, stupide petite humaine ? »
Le sourire qui s'afficha sur le visage de Bella le perturba grandement alors que la terre sous nos pieds se fissura, dans un puissant grondement, en plusieurs endroits. Je reportai mon attention, fugacement détourné par le sol, sur Aro, et pus voir que sa peau, quasiment transparente, se fissurait de la même façon que la terre.
« J'ai une question pour toi, Aro ! Est-ce que tu crois que vous devez obligatoirement être démembrés puis brûlés, pour mourir une bonne fois pour toute, ou est ce que l'état dans lequel tu te trouves actuellement est suffisant ?
- Tu ne peux pas me tuer ! Je suis immortel ! » Cria rageusement Aro alors qu'il commençait à délirer.
Aucun vampire, aussi vieux soit-il n'était immortel. Pas même lui.
Aussitôt la déclaration de Aro avait-elle franchit sa bouche, qu'un brasier ardent naquit dans sa poitrine avant de se propager à toute vitesse dans son corps. Sa peau était tellement fine que nous pouvions voir l'incendie au travers. Ses globes occulaires étaient deux torches, projetant la lueur du feu au travers de ses paupières qui se consummaient. Aro illumina la clairière alors que les flammes léchaient sa peau de l'intérieur.
Il se consuma en quelques secondes seulement alors que le temps autour de nous recommença à s'écouler normalement et que les barrières qui bloquaient les italiens disparurent. Tout le monde stoppa son action de sorte à fixer le corps d'Aro se répandre en un nuage de poussières lorsqu'une nouvelle bourrasque souffla.
La tyrannie d'Aro venait de prendre fin. Le silence tomba brusquement sur la clairière alors que la tension plombait l'atmosphère.
Les sbires de feu Aro défroissèrent leur cape avant de remettre en place leur capuche signifiant que le combat venait de prendre fin. Nous venions de gagner. Ils partaient sans un mot ni un regard.
Nous nous retrouvâmes rapidement entre nous : Cullen, Quileutes et Swan. Aucune perte n'était à déplorer parmi nous et c'était une chance. Nous ne devions d'être toujours en vie qu'à Bella, ma petite humaine fragile capable de supprimer un vampire !
Alors que l'euphorie me gagnait, décuplée par les pensées de mes proches, une série d'éclairs zébrèrent le ciel noir de nuages. La réalité me frappa aussitôt, la survie de Bella allait se jouer dans les quelques secondes à venir.
Je me postai aussitôt face à elle, avant que son père ou Jasper n'esquissent le moindre mouvement.
« Bella, bébé, c'est moi. Tout est fini ! Ils sont répartis ! Bella ? »
Ses yeux ébène étaient fixés sur l'orée de la clairière, là où les Volturis étaient partis sans leur chef. Elle ne se rendait pas compte de ma présence, ni de sa victoire et la panique me submergea. Une multitude d'arcs électriques bleutés s'élevèrent du sol, frappant au hasard. Parfois nos proches, parfois moi, délivrant alors un stupéfiant courant qui remontait de nos jambes jusqu'aux racines de nos cheveux, faisant tressauter nos organes morts.
"Bella, je t'en pris, reprend toi! On a gagné, Bella!"
La panique me gagna, faisant chevroter ma voix. Il fallait qu'elle reprenne le dessus, qu'elle me revienne : l'éternité ne pouvait être vécu sans elle à mes côtés ! Alors que je ne lâchais pas des yeux la femme de ma vie, je vis au travers des yeux de mes proches un éclair tomber bien trop près de nous, puis un second frapper Alice en pleine poitrine.
La douleur marqua ses traits et elle tituba quelque peu, rien de plus, mais si l'orage frappait un des loups ou un des membres de la famille Swan, ça serait leur perte, puis celle de Bella.
J'entendis les pensées de Jasper en venir à la même conclusion mais il décida de me laisser encore quelques secondes. Charlie, lui, humainement plus lent, n'avait pas encore amorcé le premier pas.
Je plaquai les paumes de mes mains sur les joues de Bella, dans l'espoir de pouvoir ancrer ses yeux dans les miens. Au moment où ma peau entra en contact avec la sienne, un puissant courant éléctrique me froudroya, rien à voir avec les arcs bleutés qui parcouraient le sol de la clairière. Il chemina douloureusement en moi jusqu'à s'emmagasiner dans ma poitrine, comme le faisait le poison lors d'une transformation.
Sauf que cette fois-ci, la douleur s'intensifia jusqu'à faire battre mon coeur dans une souffrance effroyable. Je tentais de réfreiner un cri mais entendis tout de même un grognement sortir du fond de ma gorge, mon corps se contacta, de même que mes mains sur les joues de Bella, j'étais sur le point de lui briser le crane si la situation ne changeait pas.
Je pouvais endurer la douleur pour elle, mille fois, mais jamais je ne pourrais me pardonner si je lui faisais du mal. Alors que j'allais lui crier dessus pour tenter de la faire revenir parmi nous, et apaiser ma douleur, je pus, pour la première fois depuis que je la connaissais, entendre des bribes de ses pensées.
"Faut que je les retrouve ! Faut que je les bute ! Bande d'infâmes connards! Ils pensent sincèrement pouvoir se pointer ici et repartir aussi facilement? J'ai buté Aro, jpeux leur faire pareil, à toute cette bande de merdes..."
Si la situation n'avait pas été aussi délicate, j'aurais pu rire du fait que la première fois que je puisse entendre de ses pensées, elles soient aussi vulgaires.
Jasper se rapprocha doucement de nous, redoutant ma réaction et encore plus celle de Bella, alors, dans un ultime espoir, je plaquais mes lèvres contre les siennes.
Je ressentis, pour la première fois de ma vie de vampire, le besoin impérieux de respirer alors que mes poumons semblaient brûler et que ma tête tournait. Je pouvais sentir mon coeur battre douloureusement à un rythme effréné. Chaque contraction musculaire était semblable à une seule transformation et si ça n'avait pas été pour tenter de sauver la vie de Bella, j'aurais stoppé depuis longtemps.
Au lieu de ça, mes lèvres s'activaient sur les siennes et ma langue les caressa, je passai mes bras autour de sa taille alors que des gouttes d'eau salée vinrent rencontrer ma langue. Il me fallut quelques secondes infiniment longues avant de me rendre compte qu'il s'agissait de mes larmes.
Bella avait réussi à me rendre tellement humain que j'en arrivais à pleurer.
Et toutes les émotions négatives que j'avais pu ressentir depuis le début de mon existence vampirique me submergèrent, plus précisément, celles éprouvées depuis ma rencontre avec Bella. La peur que j'avais à l'idée de la perdre secoua mes épaules au moment où ma langue se fraya un chemin entre ses lèvres. Mon corps se rapprocha du sien alors qu'elle passa ses bras autour de mes épaules, crochetant ses doigts à ma nuque. Elle réagissait enfin à ma présence et répondit alors à mon baiser avec urgence et ses larmes se joignirent au miennes.
J'entendis Jasper reculer alors que Bella fut prise de sanglots.
J'ignore si c'est la terreur que j'éprouvais à l'idée de la perdre, la joie de l'avoir contre moi ou le fait d'être tellement débousolé par le côté humain, mais je mis quelques minutes à comprendre pourquoi Jasper s'était reculé : la menace avait cessé. L'orage s'était arrêté, de même que la pluie. La douleur dans ma cage thoracique s'était amoindrie, jusqu'à ce que mon coeur stoppe tout mouvement. Mes larmes s'étaient tarries. De nous deux, il n'y avait plus que Bella qui pleurait.
Je déscellais nos lèvres en rouvrant mes yeux. Elle était là, entre mes bras, perdue et tremblotante, mais ses prunelles avaient repris leur couleur si chère à mon coeur, de même que ses cheveux dans lesquels je ne pus m'empêcher de passer mes doigts.
Nos proches s'étaient reculés jusqu'aux arbres, nous laissant une intimité factice, la majorité d'entre eux pouvait entendre tout ce qui se passait entre nous, mais je leur en étais reconnaissant.
"J'ai eu si peur Bella." Fis-je sans m'arrêter de caresser ses cheveux. Si ses pouvoirs avaient été encore hors controle, si j'étais toujours déchiré avec mon côté humain, j'aurais pleuré cent ans de larmes à ce moment.
Elle ne put soutenir mon regard et préféra poser son front sur mon épaule.
"Je t'aime Edward."
Je la serrais fermement entre mes bras, fou de bonheur. Bon sang, aimer cette femme, c'était vivre sur des montagnes russes! Heureusement qu'elle ne pouvait pas me rendre humain sur le long terme, je n'y survivrais pas! Cela étant, je m'étais fait une promesse : celle de ne plus jamais perdre de temps avec elle :
"Bella, bébé, épouse moi !"
Elle ne dit rien, ne releva pas son visage vers le mien, mais je sentis sa petite tête hocher positivement contre mon épaule.
Etait-ce à la hauteur de vos attentes ? XD
Je vous donne rendez-vous le week end prochain!
XOXO
