Bonjour !

Le drabble du jour, avec comme sujet central l'addiction de Lip à l'alcool ^^ C'est un sujet qui m'intéresse en tant normal, mais je trouvais encore plus intéressant de le mettre en parallèle avec Frank à qui on ne cesse de le comparer depuis qu'il s'est mis à boire ! N'hésitez pas à donner votre avis, comme toujours, et bonne lecture :)


"Oh no, I can't fight it

Even when I hate it, I still wanna like it."

(Hollywood Undead- Medicine)

S'il y a bien quelque chose qui n'a jamais laissé tomber les Gallagher, c'est bien l'alcool. Tout est prétexte à picoler, depuis toujours. Joie, déception, parfois rien, n'importe quoi fait l'affaire tant que l'alcool coule. Ça permet d'oublier la merde ambulante qu'est leur vie, un court instant. Un héritage de Frank, dont ils se passeraient bien comme tout ce qui provient de leur géniteur, mais la réalité est là.

Mais Lip est celui qui a réussi la meilleure part des gènes de son père, réfugié dans l'alcool une fois l'amour de sa vie, Monica, partie au loin. Près de vingt ans plus tard, quand son premier fils perd la femme dont il est tombé amoureux, le schéma se reproduit. Phillip boit pour noyer son chagrin, pour tromper ses cauchemars et arrêter de voir le visage d'Helen le suivre partout où il va. Et quand l'alcool prend le pas sur la raison, le mesuré et si réfléchi Lip devient vraiment moche. Un festival de colère, de violence.

Tout comme son père.

Il s'en prend aux personnes qui tentent de l'aider, parce que c'est plus facile de se cacher derrière l'agressivité que de reconnaitre qu'il a un problème. Car Lip est assez malin pour savoir qu'il a un problème. D'un plaisir, boire est devenu une nécessité. Sans alcool dans les veines, il se sent faiblard et bon à rien. Avec, il a l'impression d'être le roi du monde. Et pour augmenter cette sensation, les doses doublent puis triplent quand la quantité ne lui suffit plus et que la mélancolie revient au galop.

Si Lip aime ce que l'alcool lui procure, tout au fond il se déteste. Parce qu'il ne peut pas s'empêcher de penser à Frank, ce géniteur qu'il hait mais à qui il commence à tant ressembler. Tout le monde les compare, alors que cela n'a jamais été le cas auparavant. Et s'il y a bien quelqu'un à qui Lip refuse de ressembler, c'est son père. Ce connard narcissique a caché la vie de ses sœurs, de ses frères et la sienne, alors plutôt mourir que de devenir Frank. Mais cette petite voix a beau le hurler de toute la force de ses poumons, il a beau l'entendre, l'appel de l'alcool est toujours le plus fort.

Parce que comme tout bon fléau, plus on déteste l'alcool et plus on l'aime.