Bonjour !
J'avais dit que je reviendrais peut-être... Et me voilà, on dirait ^^
Bon y a pas de quoi s'exciter non plus, ce sont seulement 500 mots, et j'ai bien assez de travail par ailleurs pour éviter de faire un nouveau recueil haha. Là, parce que je suis retombée sur une vidéo Gallavich, j'avais envie d'écrire sur leur séparation à la frontière mexicaine. Surtout d'évoquer le point de vue de Mickey, parce que Mickey quoi, et ce morceau d'Igit était une évidence pour l'accompagner.
Peut-être à une prochaine fois !
Bonne lecture ;)
Je suis libre
« Mais je suis libre ou du moins j'en ai l'air
Libre comme l'air ou presque un petit bout de toi
Mais je suis libre ou du moins j'en ai l'air. »
(Igit – Je suis Libre)
Les pieds enfouis dans le sable chaud, les pans de sa robe fleurie soulevés par le vent, Mickey Milkovich contemple les vagues légères qui secouent la mer des Caraïbes. C'est bien la première fois qu'il voit l'océan, d'ailleurs. Il n'y a toujours eu que les rives crasseuses et froides du lac Michigan dans sa vie, que la grisaille de South Side au lieu de ce soleil brûlant et cette étendue azurée. L'iode dans ses narines a quelque chose de grisant. Un sourire fleurit sur ses lèvres. Tu l'as fait, man. T'es libre. Vraiment. Alors pourquoi, putain, a-t-il envie de chialer comme une foutue gonzesse ?
La réponse à cette question se nomme Ian Gallagher, et se trouve de l'autre côté de la frontière mexicaine. Sans doute qu'à cette heure-ci, il est déjà rentré à Chicago. Retrouver sa famille, son boulot et surtout son putain de copain. Mickey grimace, tandis qu'il s'allume une cigarette. Il n'a pas rencontré ce type mais qu'est-ce qu'il peut le détester, putain. Si Ian avait refusé de le suivre quand ils étaient encore à South Side, s'il avait refusé de le voir, il aurait compris. L'aurait laissé retourner à sa vie, serait parti sans un regard et malgré sa peine. Parce que, vraiment, qu'est-ce que lui, Mickey Milkovich, peut bien apporter à quelqu'un comme Ian ? Mais après tout ça, tant leurs retrouvailles que leur road trip jusqu'à la frontière, cela ne rend que la séparation plus douloureuse. Cruelle, même. Sa seule consolation est que Ian n'aimera jamais l'autre comme il l'aime lui. Il en est certain, sinon pourquoi aurait-il accepté de le suivre, pourquoi auraient-ils passé ces derniers jours à se perdre l'un dans l'autre ?
Putain. Ce con de Gallagher lui manque déjà. Mickey a pu le voir, le sentir, une dernière fois mais ce n'est pas assez. Pas assez de Ian, de son corps, de leurs mains jointes. Sa clope termine de se consumer entre ses doigts, le brûlant au passage. Milkovich n'en a rien à foutre. Il se remémore les projets qu'il a fait, derrière les murs de sa cellule, ceux où il rêvait de sa vie au Mexique. Celle qui incluait Ian Gallagher, dans ses moindres détails. La question est maintenant de savoir comment il va bien pouvoir vivre sans lui ? Il laisse échapper un rire, hystérique, un brin fou. C'est vrai. Comment c'était déjà, la vie sans Ian Gallagher ? Toute sa putain de chienne d'existence, depuis qu'il a rencontré ce rouquin, a tourné autour de lui. Parce qu'il le pensait en train de se taper sa petite sœur, puis parce qu'il est tombé pour lui. Mickey n'imaginait pas une vie sans Ian, mais il a décidé pour eux. Encore. Il espère que sa nouvelle liberté en vaudra la peine, assez du moins pour ne pas faire demi-tour et retourner droit vers Chicago.
A toi de le découvrir, mon pote.
