Hello Hello !

Oui c'est moi je sors de ma tombe ! :3 Comment allez-vous ? Bien ?

Moi très biennnnnnnn, même si la fin de l'année est terriblement stressante... Brrrrrr du coup j'ai un manque de temps terrible pour écrire (et une certaine flemme et manque d'inspiration aussi) mais bon, vous savez que je ne vous abandonnerai pas sans avoir fini TOUTES mes fics doooooonc avec beaucoup d'attente, revoici cette petite merveille du drama sadique !

Alors, j'ai eu beaucoup de mal pour ce chapitre, déjà vu ce que je prévois pour la suite, j'avais du mal à démarrer... Soft. ^^' Du coup je sais pas si ce sera terrible mais bon, c'est déjà mieux que rien !

Je répondrai aux reviews une prochaine fois car je vous avouerai que là, je vais de suite aller écrire Dis-le moi ! Encore merci à tous pour vos adorables reviews... Vous me faites trop rire. Et je comprendrai parfaitement si vous ne voulez pas la finir en entier ! Y a une ambiance très glauque, c'est pas super agréable je sais ^^'

Oh et puis ! Depuis la nouvelle saison ça ne colle plus ! Moi qui ai fais une Mala horrible, sadique et malsaine... On nous a pompé une mielleuse petite reine amoureuse de Rustik nan mais WTF j'avais envie de dire " JE FAIS COMMENT POUR MA FANFICTION MOI" C'est aussi une des raisons pour laquelle j'avais du mal à écrire cette fic.

Mais bon ! Je compte bien la finir et c'est l'importance !

Bref, je vous fais de gros bisous et vous souhaite une agréable (ou horrible :3) lecture chers lecteurs !

À bientôt !

D.F.


Chapitre 3 : La descente aux enfers

Cette nuit là, j'avais pleuré.

Ok, cela pouvait paraître minable comme réaction. Totalement décourageante, honteuse pour un homme comme moi… À vrai dire ça m'avait juste été incontrôlable. Je faisais souvent de mon mieux pour ne pas craquer car la vérité était que ma colère était au-dessus de tout. Mais j'étais si fatigué et affamé que ma faiblesse finissait par me rappeler qui était entrain de gagner actuellement.

« Harold ? »

Je voyais mes amis se faire torturer un par un, se faire séquestrer et maltraiter. Et je ne faisais rien. J'ignorais quel sentiment de peur ou de traumatisme m'empêchait de me rebeller… Mais ce sentiment m'oppressait et ne cessait de me faire enrager.

« Ça va aller Krane. Ne t'éloigne pas trop. Reste avec moi. »

L'humour et le courage de Kranedur s'étaient volatilisés au fil des jours, des semaines, qui enduraient ses coups. Il était allongé dans la cellule en face de la mienne. Nous étions seuls. Rustik, Kognedur et Varek disparus dans les salles diverses du Domaine de Mala.

« Tu sais que tu t'amochis mon pote… »

Ah non. Kranedur était bien toujours là. Malgré sa folie quotidienne, ses crises effrayantes d'hystérie, il n'oubliait pas sa véritable nature et ça, c'était bon signe. Il était toujours séparé de sa sœur, Mala faisait toujours en sorte de les séparer pour exercer une pression psychologique terrible. Elle l'exerçait partout.

« Ce que disait Varek c'est bien vrai ? Ingrid est avec Viggo ?

- D'après ce que m'a dit Mala oui.

- Oh… »

Son ton neutre laissait transparaître une pointe de tristesse qu'il tentait tant bien que mal de cacher.

« Si seulement on avait pu faire quelque chose… »

Il frappa le sol avec son poing déjà pourvu de cicatrices et de croutes en sang. Je ne trouvais rien à dire de plus, nous ne pouvions plus faire demi-tour. C'était irréparable… Avions-nous la moindre chance de sortir Ingrid de là ? La réponse était déjà bien connue. Malheureusement.

« Je deviens dingue.

- On le devient tous.

- Je donnerai tout pour revoir ma frangine… Pour revoir mon dragon… Astrid… Et les autres. Pour une fois dans ma vie j'aimerai que la violence cesse. On a été trop stupide. C'est ça Harold hein ? Dis-moi que c'est ça parce que si c'est vrai il est hors de question que je meurs de cette façon. Cet endroit pue la mort et le cadavre. Je préfèrerai sauter d'une falaise ou me noyer dans la fosse aux bêtes. Je ne veux pas mourir ici et laisser gagner une fanatique tarée… On devrait peut-être finir ce que j'ai commencé et se fracasser le crâne jusqu'à ce qu'il explose contre le mur, au moins la moindre information sera impossible à relever sur notre cerveau. »

Je ne pus m'empêcher de sourire, me retournant pour regarder mon ami qui était allongé au sol, fixant le plafond d'un air totalement nostalgique.

« Ce qu'elle fait de nos dragons est un pur mystère. Je finis par me dire que Rustik a raison et qu'elle les a éliminés. Après tout… Qu'est-ce qui l'empêcherait de le faire ? Son amour pour les dragons ne veut rien dire. Peut-être qu'ils sont en miettes dans une cage et nous, nous sommes là, à attendre leur venue rebelle… Raaaa pauvres Prout et Pet, j'aurai su, on se serait jetés dans les flammes de la mort depuis bien longtemps. En plus Poulet est tout seul sur l'île, affamé et inquiet de ma disparition… Surement bien plus que le village apparemment. Pour une fois je voudrais juste… »

Il soupira.

« Hé, Krane. »

Le jumeau tourna son visage balafré vers moi, ses joues creuses commençaient à se voir terriblement.

« On s'en sortira. Kognedur avec. »

Il m'adressa un sourire émouvant, ses larmes menaçaient d'apparaître mais il tenait à rester fort et ça se voyait. Bien plus que moi. Le silence s'installa entre nous pendant un moment jusqu'à ce que nos regards se séparent. Lui, rongea discrètement un os de reste de poulet que Mala nous donnait tous les trois jours.

« Ils prennent de plus en plus de personnes… Dis-je avec réflexion, tout le monde sauf moi.

- Elle va venir te chercher tous les jours maintenant.

- Sans rien me faire.

- Elle cherche à te faire plus de mal ça veut dire hum.

- Je sais. Et ça va marcher.

- T'inquiète mon pote si on sort d'ici je te payerais un bel hydromel mérité. On trinquera à notre invincibilité.

- Je pense que… »

La porte scellée de notre couloir de cellules s'ouvrit dans un bruit assourdissant bien marquant. Trois hommes masqués de Mala apparurent, deux tenant un bras chacun de Rustik, qu'ils trainaient comme un sac au sol pour le ramener à sa cellule. Sans mentir, Kranedur et moi n'y prêtions même pas attention ; bien que nous étions attentifs au moindre mouvement des hommes. Nous avions l'habitude maintenant. C'était devenu un quotidien bien triste.

« Bande de mollusque, sales crevettes mauviettes, je vous mange à la petite cuillère, vos nageoires pourris avec, j'vous…

- Ouais ouais aller c'est ça, retourne dans ta cage, sauvage. »

Il fut balancé dans sa cellule et dans un ricanement bien trop connu maintenant, les hommes repartirent en marmonnant des choses sur lui. Je me retournai pour adresser un regard à Rustik qui était à genoux devant sa porte en métal, essayant de tordre ses barreaux. Il avait un énorme cocard à son œil gauche et sa bouche était en sang. Il avait l'air d'avoir un peu perdu la boule mais il n'était pas passé à l'Agonie. En sortant de l'Agonie, ça aurait été bien pire que cela.

« Bande de moustiques sucrés au miel. Sale bouse de yak. Cochons. Bande de porcs. Je vais vous percez, vous éventrez vos petites peaux aussi roses que ma…

- Rustik.

- Tocards. Monstres infames… Hum… Je veux ma maman. »

Et il se mit à pleurer tel un enfant. J'étais incapable de pouvoir lui dire quoi que ce soit et vu son état, il n'aurait pas retenu grand chose. Je me contentai de me dire intérieurement qu'il était déjà vivant et que c'était l'importance.

Je savais que bientôt, Mala allait envoyer des hommes me chercher pour que je subisse à nouveau cet interrogatoire décisif. Mais j'étais toujours décidé à ne rien dire… Il était hors de question de risquer la vie de mon île tout entière par pur égoïsme, et ça, nous étions tous d'accord. La vérité, c'était qu'Astrid occupait la plupart de mes pensées. Depuis que je savais la vérité, je voulais sans arrêt savoir ce qu'elle faisait, ce qu'ils lui faisaient, si elle était consciente de ce qu'elle faisait, si elle était prête à se battre ou si elle comptait obéir pour toujours à Mala… Non. Je connaissais Astrid. Jamais elle n'abandonnerait. J'étais sûr qu'elle se préparait mentalement à se rebeller pour s'échapper avec nous.

Avec moi.

Mais avant tout ça… Il fallait trouver un plan. Une solution. Et ça, c'était loin d'être une partie de plaisir.

...

Lorsqu'on vint me chercher, mes deux amis me lancèrent un regard rempli d'espoir et de confiance. Je leur adressai un sourire que je tentais de marquer de convainquant pour les rassurer et je me laissai emporter sans laisser paraître ma peur constante.

En y réfléchissant bien, cela faisait bien des lustres que nous n'avions pas vu la lumière du jour si bien qu'à présent la moindre lueur détruisait nos yeux. J'avais cessé d'avoir mal physiquement. Maintenant, c'était sur mon moral que ça se jouait et je savais que ça n'allait pas être une partie de plaisir.

Je commençais à connaître si bien le Domaine de Mala que je marchais sans réfléchir dans les couloirs à la recherche de la pièce convenue. Bien entendu, comme à chaque fois que l'un de nous fut emmené, je tâchai de relever quelques passages de plus histoire de chercher la sortie mais c'était beaucoup trop compliqué. Beaucoup trop. J'étais toujours déconcentré par l'odeur putride et les hurlements qui traversaient ces couloirs sans oublier que l'image d'Astrid ne me quittait pas d'une semelle.

« Bonjour Harold Haddock, tu as bien dormi ?

- Quelle question. Un vrai luxe. »

Mala m'attendait devant cette porte scellée celle qui décidera sûrement de mon avenir. Elle avait comme à son habitude les mains jointes derrière son dos, et son sabre dépassait de celui-ci. Son air mesquin ne me quittait pas, comme si son plan diabolique était prêt depuis le petit matin.

« Ne t'en fais pas, Harold, je t'ai choisi la plus confortable des pièces. »

J'esquissai un sourire faussement moqueur et tandis qu'elle me fit entrer, je fus incroyablement surpris de remarquer que cet imbécile de Throk n'était pas avec elle.

« Votre acolyte vous a lâché Majesté ?

- Disons qu'il a surtout des choses plus importantes à exécuter actuellement –Non ne l'attachez pas soldats.- Laissons notre invité se détendre à son aise »

Son attitude était très étrange et beaucoup trop attentionnée. Elle cachait quelque chose c'était clair, j'ignorais clairement quel était son plan mais… Si elle pensait que j'allais me laisser berner, elle se trompait.

« C'est trop aimable à vous. » Dis-je en m'asseyant sur la chaise en fer, au milieu de cette pièce horrifiante qu'elle avait qualifiée de « confortable » rappelez-vous.

Les hommes cagoulés m'enlevèrent mes liens et mes poignets furent libérés. Autant vous dire, que mes réflexions de violence profonde étaient entrain de se révéler.

« Alors Harold, j'espère que la nuit t'a porté conseil.

- Très. Elle m'a conseillée de ne pas changer d'avis. »

Mala s'avança et s'assit face à moi, sur une autre chaise en bois droite comme un piquet, les mains jointes en face d'elle, le regard impénétrable.

« Nous allons discuter toi et moi.

- Oui ?

- Pendant ces dix jours.

- Ça me convient mais n'espère pas obtenir quelque chose de moi.

- C'est ce qu'on verra. »

Ce maudit sourire n'inspirait rien de bon mais j'étais loin d'être prêt à lui montrer que j'allais lâcher prise. Pas pour son plaisir.

« Je te laisse libre de tes mouvements néanmoins, tu es prévenu. Le moindre geste déplacé te fera payer Harold Haddock.

- Payer quoi ? »

Mala claque ses doigts et aussitôt la lourde porte s'ouvrit lentement. Deux femmes cette fois-ci, entrèrent en combinaison et amenèrent mon amie Astrid dans la même pièce que moi. Je me doutais que c'était l'engrenage parfait. C'était trop logique.

« Astrid…

- Il ne lui arrivera rien si tu ne fais rien de travers. Je te conseillerais de bien rester sage à ta place Harold Haddock, car le moindre mouvement pourrait lui être fatal. Compris ? »

Je grognai de frustration. Elle était à la fois si près de moi mais à la fois si loin. Son air d'absence et de traumatisme me donnaient une rage intense que je ne pouvais contenir et Mala le voyait très bien.

« As-tu compris ?

- Ouais j'ai compris. »

Sa main se leva vite, et aussitôt l'un des femmes masquées gifla violemment Astrid à la joue. Si fort, que ses ongles avaient laissé quelques marques. Mes yeux s'ouvrirent en grand et j'étais prêt à réagir. Mais c'était un test. Mala me fixait droit dans les yeux. Elle voulait voir mes limites.

« Tu apprends vite Harold Haddock. »

Ma respiration commençait à s'accélérer et c'était très mauvais. Je respirai alors calmement, ou du moins essayais car le plus important, c'était de pouvoir la sortir d'ici sans la moindre séquelle… Enfin… Même si c'était déjà trop tard.

« J'ai une bonne nouvelle pour toi. »

Je ne répondis pas.

« Pour ce premier jour d'interrogatoire, je pense que tu mérites une petite récompense. Demain je t'emmènerai voir ton dragon.

- C'est une plaisanterie ?

- Je ne crois pas non.

- Pourquoi maintenant ?

- Je pense que le moment est venu pour toi… De savoir. »

Mes sourcils se froncèrent et un regard à Astrid me permit de comprendre que ça n'amenait à rien de bon. Elle tâchait de rester impassible, car c'est ce qu'elle devait faire… Mais parler des dragons semblait la rendre dingue… Ça me fit paniquer intérieurement mais si Mala m'autorisait à voir Krokmou c'est qu'il devait être vivant, et ça, c'était une nouvelle bien plus que réjouissante ! J'allais pouvoir réfléchir un peu plus sur notre méthode d'évasion.

« Tu veux quelque chose en retour.

- Peut-être, mais je ne te demande rien pour le moment…

- J'ai du mal à te cerner.

- Je veux simplement qu'on fasse plus ample connaissance toi et moi. Je voudrai comprendre… Comment des êtres aussi généreux que vous… Puissiez être… Du côté d'un monstre sadique…

- Viggo est…

- Votre allié je sais. »

Il était inutile de prétendre le contraire. Astrid en prendrait plein la figure, il fallait que je tienne psychologiquement, même si c'était dur.

« Si tu m'emmènes voir Krokmou c'est que forcément il y a quelque chose.

- Surement oui.

- Quelque chose que tu espères voir me faire changer d'avis.

- Possible.

- Pourquoi…

- J'ai la terrible sensation que vous cachez quelque chose Harold Haddock, vous et votre misérable bande. Quelque chose qui a couté l'enlèvement du Grand Protecteur. Aujourd'hui nous avons les moyens de barrer les chemins pour que la lave cesse de s'écouler, mais viendra le jour où tout sera brisé et mon village dévasté.

- Il y a un problème Mala. Si je te dis tout, tu ne me croiras pas et tu me tortureras en espérant entendre des mots imaginaires de ma bouche.

- Ça, c'est ce que tu dis pour t'en sortir. Toutes les preuves sont contre toi Harold Haddock. Tout comme tu finiras par me dévoiler le nom de ton île. Car si tu ne me la dis pas, c'est sur ta jolie copine que ça retombera et crois-moi, je pense qu'elle a déjà assez subi… »

La lame du couteau d'une des gardes frôlait la peau abimée d'Astrid. Je frémissais rien qu'à l'idée de la voir trembler. Je refusais que ça retomber sur elle. Sur elle ou même les autres.

« Pour l'instant, tu n'as pas peur. Ou du moins… Pas comme je l'espère… Mais crois-moi, plus le compte à rebours diminuera, plus tu apprendras à la connaître. »

Une sueur froide parcouru mon corps incognito. Je n'avais pas envie de la croire mais en fait, c'était plus fort que moi… Si elle pouvait me faire endurer pire que l'Agonie, je crois que je préfèrerai mourir affamé dans ma cellule cette nuit-là.

« D'ailleurs… »

J'inspirai une petite bouffée d'air, le cœur battant petit à petit. Elle arrivait à instaurer une pression terrible et vu sa mine réfléchie actuelle, elle ne devait pas préparer quelque chose de sain.

« On va commencer. »

Et à l'instant où elle prononça ces mots, je peux vous assurez que mon quotidien malsain était loin d'être terminé.

oOo

Il se passa un long moment avant qu'Harold ne rejoigne sa cellule... Mais son état était loin d'être le même que lors de son départ.

« Harold.

- Shh… Laissez-le dormir les gars… Mrrrfh…

- Mais il ne dort pas pauvre imbécile de Jorgenson ! Il est complètement shooté !

- La réponse exacte Kranedur serait : traumatisé.

- Si ça commence comme ça, il sera mort avant le dixième jour !

- Harold ? »

J'arrivais à peine à prendre conscience qu'ils étaient là. En vérité, ma mémoire était complètement déchue. J'avais l'impression que plus rien dans ce monde ne me forçait à rester.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé mon pote ? »

Je me tournai vers eux.

« Wow nom d'un yak, t'as les yeux défoncés. Qu'est-ce qu'elle t'a fait… »

Et tout à coup, sans contrôler la moindre parcelle de mon corps, je me mis à vomir une partie de mon estomac -en partie vide- sur le sol sous les protestations répugnantes de mes amis.

« Mais qu'est-ce que… »

En soufflant par la bouche, je remarquai cette mélodie sifflante qui s'échappait de ma respiration. Une respiration de condamné, de malade, de vieux… De… Ouais. De mourant.

« C'est de la mylesine…

- Qu'est-ce que tu dis Varek ?

- De la mylesine ! Harold, qu'est-ce qu'elle t'a forcé à boire ? »

Je ne pouvais pas répondre, j'avais la sensation que j'allais vomir à tout instant. À la place, j'ai pointé mon doigt vers une parcelle de peau sur mon ventre. La seule partie qui saignait à travers ma tunique.

« Elle l'a planté pour lui injecter cette chose ?

- Poison. C'est du poison.

- C'est une grosse blague. Ne nous dis pas qu'il est mortel !

- Il peut l'être. Il peut… Je suppose que ça dépend de la personne…

- Comment tu peux être sûr que c'est ça ?

- Sur la logique ! Je veux dire, la plante qui produit la mylesine pousse principalement près des cratères de volcan, c'est la seule au monde ! Et ce poison provoque des vomissements parfois sanglants, des hallucinations, des horribles spasmes, des paralysies du corps et peut parfois trainer le pauvre atteint dans un lourd sommeil pendant des semaines et des semaines… Elle a visé le bon endroit pour pas que tu meurs d'une quelconque blessure qui saigne trop déjà...

- C'EST UNE GROSSE BLAGUE.

- Rmmmf calme-toi l'mouton…

- Ferme-la toi et retourne dormir !

- Kranedur.

- Cette femme est une grosse malsaine sadique ! Elle pourrait s'allier avec Viggo et encore je suis sûr qu'elle le bat ! Je n'ai jamais… Même moi et Kogne on ne va jamais aussi loin !

- As… »

Mon soupire les a tut. Ils se regardèrent mutuellement avant de reporter leur attention sur moi. Mes yeux fixaient le vide à travers les barreaux.

« Astrid… »

Mais la voix de mes amis ne me parvenait déjà plus. Un instant, le souvenir de cet instant dans la pièce me revint par petit bout.

« Regarde-la devenir impure d'elle même si elle le souhaite ! Regarde-la te trahir… Est-ce une raison de se laisser faire, même sous la persécution ?

- Harold… »

Les mains de ces hommes sur son corps… Son regard suppliant, ses poings serrés qu'elle retenait de libérer...

« Arrête ça Mala…

- Ce n'est que le début.

- ARRÊTE.

- Ils ne font rien. Elle est encore habillée.

- Je me fiche de savoir qu'elle est habillée ou non, ARRÊTE-LES.

- Peut-être que je le ferai si…

- Je ne dirai rien ! Pas tant qu'elle sera martyrisée !

- C'est ça. Joue au plus malin avec la reine de cette île. »

À ce même moment, Astrid venait d'exploser et de blesser affreusement les deux hommes autour d'elle, avec un morceau de verre qu'elle avait dans sa main et qu'elle avait balancer dans l'œil du premier avant de venir le mettre dans la partie douloureuse de l'autre. J'ai fais pareil. Je me suis défendu. Je me suis jeté sur Mala. Seulement trop de gens m'ont empêché de réaliser ce que j'espérais à ce moment.

Et à cet instant, je revois encore le claquement de doigt de Mala. La brutalité de l'ouverture de la porte. La manière dont Throk est apparu. La manière dont il a attrapé Astrid par les cheveux avant de venir la cogner contre le mur pour qu'elle soit inconsciente…

Mais la chose qui m'a surtout marquée, c'est ce que Mala m'a dit.

« Je crois qu'il va bien falloir vous éduquez tous les deux. »

Et une lame autre que son sabre m'a transpercée le ventre. J'ai gémis. Et peu de temps après, les bougies ont dansé devant moi. Ma tête s'est mise à tourner et j'ai commencé à voir… Des choses horribles face à moi. Des prédictions peut-être ou des cauchemars… Mais des choses si affreuses que j'ai hurlé à la mort.

J'ai eu la sensation d'entendre Astrid crier mon prénom et d'un coup je me suis effondré. Des tremblements ont parcouru mon corps tout entier et seulement quelques secondes plus tard… L'obscurité voilait mes yeux.

« … C'est plutôt logique… Elle a fait ça pour qu'il soit absent de la réalité.

- Et donc lui permettre de se ranger de son côté pour qu'il lui dise la vérité !

- Exactement… Mais il peut éviter ça… Il suffit juste qu'il soit fort. Qu'il empêche Mala d'entrer dans sa tête… Les plus grandes peurs que donne ce poison lui est bénéfique, et elle va s'en servir contre lui… Et nous. »

Plus tard, alors que j'étais littéralement recroquevillé dans un coin de ma prison, essayant de chasser ces drôles de visions et ces frissons désagréables, la porte principal de notre couloir s'ouvrit. Curieux de la venue des gardes si tard, je marchai à quatre pattes faiblement vers mes barreaux. Et là.

À cet instant, mon cœur s'est stoppé.

« Ahhhh l'morveux, on t'apporte un cadeau. »

Ils ont ouvert la porte de ma cellule. Si j'avais eu assez de force, peut-être que ma colère aurait pris le dessus et je les aurai tués mais c'était impossible actuellement. Et en fait, heureusement que je ne l'ai pas fais.

« Tiens, bonne appétit AHAHAHA »

Lorsque la porte de ma cellule claqua, je fis un bond de quelques centimètres en reculant essayant de comprendre si j'avais affaire à une hallucination ou autre… Mais il semblerait que non car j'entendis avec une douceur sans pareil :

« Harold… »

Et à l'instant même où je la vis, allongée sur le sol, le visage complètement violacé de coups, c'est comme si la réalité m'était revenue. Il ne fallut pas longtemps pour la rejoindre et je peux vous assurez qu'à ce moment-là, avoir la fille que j'aime à nouveau dans mes bras, c'était la chose la plus merveilleuse du monde.