Voici la suite, avec les explications de ce qu'il s'est passé. J'espère que ce chapitre répondra à toutes vos questions, et sinon, vous pouvez toujours me les poser dans vos reviews. D'ailleurs, je tiens à remercier ceux d'entre vous qui ont pris la peine d'en laisser. Elles sont appréciées. :)
« Sam est passé te voir plusieurs fois pendant que tu étais dans le coma, tu devrais l'appeler pour lui donner de tes nouvelles quand on arrivera. Euh, bien sûr, tu ne peux pas lui parler de Tu-Sais-Quoi…
- Merci Papa, ne t'inquiète pas, le professeur McGonagall m'a expliqué que je ne pouvais pas. »
Mon père me jette un coup d'oeil dans le rétroviseur.
« Je sais, c'est juste que... Ta mère et moi, nous sommes si fiers, tu sais. »
Elle tourne la tête depuis le siège passager et me sourit.
…
…
Je crois que je vous dois quelques explications, non ?
Nous sommes dans la voiture, nous revenons de l'hôpital. Il s'est passé presque une journée depuis mon premier réveil après le coma dû au Vlamz.
Je vais vous raconter ce qu'il s'est passé.
La version officielle est la suivante :
Je marchais tranquillement sur le pont lors d'une balade, comme l'enfant normale que je suis, quand un poulet a traversé la route. Essayant d'épargner l'animal, un automobiliste a tenté une manœuvre et provoqué un accident.
Cet accident m'aurait été fatal si ma magie n'avait pas réagit en me projetant dans l'eau pour m'écarter de la trajectoire du véhicule. Le poulet n'a pas été retrouvé. Ah, et personne n'a été blessé.
McGonagall est formelle : je suis une née moldue. Elle m'a même remis ma lettre d'acceptation à Poudlard.
C'est ce que mes parents ne voulaient pas m'avouer.
En fait, mon père était parti la chercher elle, pour qu'elle puisse m'expliquer la situation.
Ils avaient été mis au courant trois jours auparavant, juste après l'incident. Je suis donc restée dans le coma pendant presque 72 heures.
McGonagall a parlé d'épuisement magique, je crois. Je suis tombée dans le coma à cause de ça, et sous le choc de l'accident, pendant la chute. Il paraît que j'ai bien failli me noyer.
Si j'ai été transportée à l'hôpital du coin et pas à St Mangouste, c'est parce-qu'avec mes parents moldus et au courant de rien ça aurait crée une sacrée pagaille.
McGonagall a paru plutôt surprise quand je m'en suis étonnée, d'ailleurs. Faut dire que je ne suis pas vraiment censée censée savoir que les sorciers ont un hôpital à eux. Mais bon, c'est logique non ? Elle a dû mettre ça sur le compte de la perspicacité. J'espère.
Mais bien sûr, tout ça n'est pas exactement ce qu'il s'est réellement passé.
Quand j'ai sauté, le Vlamz s'est produit, me changeant en sorcière, me projetant dans cette dimension et créant toute cette histoire comme couverture.
Les sorciers sont vraiment trop crédules, n'empêche. Donnez leur une histoire, ils lui trouveront une cause liée à la magie tout seuls comme des grands.
C'est bien commode. Ils ne se sont même pas demandés où était passé le poulet, ou ce qu'il faisait là au départ.
Enfin bref, ça a marché. Je suis une sorcière. Je vais aller à Poudlard. Le Vlamz a marché.
Pour ce qu'il va se passer ensuite, je ne sais pas encore. McGonagall a fait part de tous les détails à mes parents par rapport à la rentrée, quant à ce qu'il se passe pour les nés-moldus et tout ça. Ils disent qu'ils m'expliqueront en temps voulu.
Ce qui est sûr, c'est que j'ai reçu ma lettre en avance. On est en mai, et je n'aurai 11 ans que le 17 juillet. Le Vlamz n'a pas altéré la date. Mais ça ne devait pas vraiment être possible d'expliquer à mes parents que j'étais une sorcière sans leur parler de Poudlard. J'imagine que je vais devoir attendre les vacances en allant à l'école comme avant.
Ah, et on est en 1991. Au début de l'histoire. Mais j'ai toujours mon âge et mes parents le leur. On est juste... décalés.
Tout semble si normal. Je crois que je n'ai pas encore percuté. Je suis une sorcière.
Sam ne voudra jamais me croire!
Tu ne peux rien lui dire. Tu n'as pas entendu McGonagall ? J'ai dû sous-estimer la force de ta bêtise.
Pas le Sam de cette dimension, mon Sam. Il faut que je lui écrive.
Vraiment ? Tu comptes vraiment lui écrire ? J'aurais cru que, comme maintenant tu sais que tu as celui de cette dimension…
Mais ce n'est pas la même chose.
Tu considères bien tes parents comme les vrais, non ?
C'est pas pareil.
Si, ça l'est.
Il est différent.
Faux. C'est comme si on avait fait une copie de ton ancienne dimension avant de la modifier et de s'y transporter : il est le même ici que là-bas.
Il est le même, mais il n'est pas lui. Et puis, deux Sam valent mieux qu'un, non ?
Si ça t'amuse.
Elle m'énerve. J'ai le droit de croire ce que je veux quand-même. Même si ça ne lui plaît pas.
Tu as peur.
Quoi ? Mais pas du tout.
Si. Tu as peur de te satisfaire de ce monde. Sam ne t'intéresse pas en lui-même. Ce n'est qu'un prétexte, comme l'envie de ne pas être oubliée. Ce qui t'importe vraiment, c'est de ne pas oublier toi. Tu es terrifiée de finir par oublier ton ancien monde et que plus personne ne connaisse la vérité. Ou de commencer à douter, simplement, que ça ait été réel.
Et alors ? Même si c'était vrai, ce qui n'est pas le cas, je ne vois pas en quoi ça te regarde.
Je vis dans ta tête, tout ce qui te regarde me regarde.
Eh bien tant pis. Pour une raison ou une autre, j'ai envie de lui écrire, et je le ferai. Ça ne me coûte rien et je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas.
Tu vas finir par abandonner, et ce sera pire.
Je prends le risque.
« Artemis, chérie ? »
Je relève la tête, et croise le regard de ma mère. Je l'interroge du regard.
« Tu as des envies spéciales pour le dîner ? On pourrait commander des pizzas, ou je pourrais peut-être faire un plat pour fêter ton réveil. Après tout ce qu'il vient de se passer, tu le mérites bien. »
Je réfléchis quelques secondes avant de lui répondre.
« Un poulet serait parfait. »
C'est tout pour ce chapitre, j'espère qu'il vous aura plu. Personnellement il y a quelques détails qui me gênent un peu, mais c'est le mieux à quoi j'ai pu arriver. Une review ?
