Hello!
GRANDE NOUVELLE! J'ai terminé l'écriture d'Avada Memomagia! Si si, j'ai tout fini, même l'épilogue et le point final :D :D :D
En conséquence, j'ai procédé à la mise à jour de ma "petite" note d'introduction de cette hitoire.
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Suite à un problème de chargeur d'ordinateur, l'extrait du prochain chapitre se trouve en bas de page, et non pas sur mon LJ comme à l'accoutumé.
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Darklady Tj trouvera une réponse à sa review en fin de chapitre.
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Aizhi est la super bêta qui a corrigé ce chapitre. Un grand merci à elle, bienqu'elle semble être entrée en hibernation avant l'automne.
! ATTENTION !
LE CONTENU DE CE CHAPITRE PEUT HEURTER LA SENSIBILITÉ DES CŒURS LES PLUS TENDRES.
SANS RIRE
Dans le chapitre précédent : Severus informe l'Ordre du Phénix du projet d'Harry de créer une armée de golems au service du Seigneur des Ténèbres. Voldemort, pour féliciter Harry de la réussite de son projet d'alliance avec les Banshees, lui offre les Dursley. Harry se livre alors à des petits jeux sadiques avec eux, faisant aussi participer les autres mangemorts présents. A la suite de ça, il se libère de ses sentiments contradictoires, et notamment de sa culpabilité, en laissant Voldemort le soumettre sexuellement. A la fin de cette intense étreinte, Harry fond en larmes et Voldemort lui déclare son amour. Dolores Ombrage va une nouvelle fois à la rencontre des centaures, se livrant à leurs pulsions animales sans parvenir à obtenir leur coopération.
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Chapitre 11 : Le Prince des Ténèbres
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Elle était nue sur le tapis de feuilles humides. Quelques petites branches s'étaient accrochées à ses cheveux en désordre. Sur les joues de son visage défait, des sillons noirs témoignaient d'un reste de maquillage. Son corps, perclus de douleurs, ne semblait plus pouvoir bouger. Sa peau pâle accusait des morsures et des traces de sabots. Mais elle était vivante. Les potions l'avaient bien aidée.
Bane s'approcha d'elle et elle eut peur qu'il recommence. Les autres centaures étaient partis, leur basse besogne accomplie, la laissant seule avec lui. Sa haute silhouette la surplomba. Il prit son arc, qu'il gardait toujours en bandoulière, comme ses frères, et sortit une flèche de son carquois. Il l'ajusta sur la corde et banda son arc, la visant à bout portant.
« Non… Non, eut-elle la force de gémir en se redressant un peu. »
Mais il décocha sa flèche, lui transperçant l'épaule. Elle hurla. Elle avait mal et elle avait peur de mourir, alors qu'il attrapait une nouvelle flèche. Elle se sentait trahie. Il ne pouvait pas la tuer. Elle avait fait tout ce qu'ils voulaient. Absolument tout. Sans un mot, il banda de nouveau son arc.
« Bane ! Arrête ! retentit alors une voix tonitruante. »
Le centaure tourna la tête mais sa flèche était toujours pointée sur la sorcière. Elle jeta un rapide coup d'œil sur le nouvel arrivant. Il s'agissait du garde-chasse de Poudlard.
« Tu es sur le territoire des centaures, Rubeus Hagrid. Ici s'applique la loi des centaures. »
Et, sans quitter le demi-géant des yeux, il laissa partir la deuxième flèche. Elle se ficha profondément dans la cuisse d'Ombrage. Le cri qu'elle poussa déchira une nouvelle fois le silence de la nuit.
« Vous avez appliqué votre loi, Bane. Il revient à son peuple de la juger pour ses crimes. Le peuple sorcier. »
« Cela ne sera pas. Vos yeux ne voient pas. Mais les centaures ne tracent pas le chemin des étoiles. Ils le lisent, termina-t-il en repassant son arc autour de son buste. Au revoir, Rubeus Hagrid. »
« Au revoir, Bane. Mes salutations à Firzen, ton frère. »
Le centaure, qui s'était détourné pour regagner les profondeurs de la Forêt Interdite, marqua un court arrêt. Offrant un demi-profil au garde-chasse, il hocha la tête en signe d'assentiment. Puis ses sabots martelèrent le sol et il disparut en galopant entre les arbres.
Hagrid posa ses yeux sur le corps nu, contusionné et percé de flèches de la femme à terre.
« Ne me regardez pas ! Je vous interdis de me regarder ! Partez ! Allez-vous en ! lui cria-t-elle, au bord des larmes. »
Mais aucune pitié ne put atteindre le cœur du demi-géant. Cette femme avait fait bien trop de mal. Elle avait torturé des enfants. Il avisa sa baguette magique, dépassant d'un tas de feuilles. Il se dirigea vers elle pour s'en saisir.
« Rendez-moi ça ! exigea Ombrage, folle de rage. Vous n'avez pas le droit de prendre cette baguette. Il vous est interdit de pratiquer la magie, demi-géant ! lui rappela-t-elle. »
« Qui le saura ? Il s'agit de votre baguette, lui répondit-il. Stupéfix ! »
A peine le sort l'eut-il frappée qu'elle se figea.
« Ne plus vous entendre, c'est déjà ça, marmonna-t-il en se penchant sur elle. »
Il passa ses bras sous son corps et la souleva avant de reprendre le chemin de Poudlard, le pas tranquille.
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Harry n'assistait plus aux cours de Rodolphus depuis trois semaines. Il avait bien entendu demandé la permission à Lord Voldemort d'arrêter, plaidant qu'il n'avait plus rien à tirer de l'enseignement professoral du mangemort.
Non, ce qu'il lui fallait à présent, c'était de la pratique.
C'est ainsi que, deux fois par semaine, il se rendait dans les cachots de Morsonge. La première fois qu'il avait visité cette partie du château, il s'était senti extrêmement mal à l'aise, une peur sourde et inexplicable faisant se contracter ses abdominaux au point de lui faire mal. Comme lorsqu'il s'était réveillé amnésique, il y avait de cela plusieurs mois maintenant, l'estomac perclus de coups.
Mais à présent, se rendre en ce lieu de désolation était devenu une routine. Une routine qu'il affectionnait particulièrement. Il ressentait toujours une forte excitation lorsqu'il descendait les marches menant dans les fondations du château. Et plus il s'enfonçait dans ses profondeurs, plus le Prince en lui s'effaçait. Il restait seulement Harry. Le petit garçon mal aimé qui avait grandi dans le placard sous l'escalier. Le petit garçon qui avait si souvent prié pour que quelqu'un vienne le sauver lorsque son cousin et ses amis le brutalisaient. Le petit garçon qui aujourd'hui avait le pouvoir de se défendre. Et même de se venger. Et la vengeance, Harry en était devenu avide. Elle le grisait, l'enivrait, le comblait.
Il laissa trainer le bout de ses doigts sur les pierres du mur bordant le chemin du jardin des délices. Un jardin sombre et humide, sans arbres ni fleurs, suintant de tristesse. Il aurait pu rejoindre la cellule des Dursley les yeux fermés.
« Me voilà, chantonna-t-il lorsqu'elle fut en vue. »
Il entendit ses occupants s'agiter.
« Non… Non… Ne le laisse pas recommencer, Vernon. Ne le laisse pas faire ! supplia la voix misérable de tante Pétunia, faisant s'agrandir le sourire d'Harry. »
« Je ne peux rien faire, Pétunia. RIEN ! Tu m'entends ? Je ne peux rien faire, répéta son oncle désespéré. »
« Papa… Maman… Je ne veux pas y retourner… Je ne veux pas….pleura la voix terrorisée de Dudley. »
Mais la porte de leur prison s'ouvrit et leur pire cauchemar entra. Il était loin le garçon malingre et vouté qui avait hanté leur parfaite petite maison du 4 Privet Drive. C'était à présent un jeune homme à la posture arrogante. Son visage d'albâtre contrastait de façon saisissante avec sa folle chevelure noire et son corps paré d'étoffes sombres. Ses yeux déments brillaient comme deux pierres précieuses.
« Harry…s'il te plait… l'implora sa tante. »
Régulièrement ses doigts squelettiques venaient fermer ses paupières, toujours prisonnières du sort qu'Harry leur avait jeté. Une cataracte avait commencé à voiler son regard.
« Bonjour, tantine, gronda la voix d'Harry. »
« … »
« J'ai dit bonjour, tantine, répéta-t-il, menaçant. »
« Bonjour, mon chéri, répondit-elle avec soumission. »
Il se tourna alors vers son oncle.
« Bonjour…mon chéri, articula-t-il avec difficulté. »
« Je suis heureux de vous voir. Vous m'avez manqué ! Mais nous discuterons plus tard. Je dois d'abord m'occuper du Dudlynouchet. »
A ces mots, Dudley se recroquevilla en gémissant dans le coin de la cellule où il s'était réfugié, serrant contre lui sa main bandée.
« Il n'a pas fait correctement ses corvées. N'est-ce pas, tantine ? »
« … »
« Doloris, lança-t-il en pointa sa baguette sur son oncle. »
L'homme s'effondra le long du mur en criant de douleur. Il se tenait la tête, là où le sort l'avait touché.
« N'est-ce pas, tantine ? redemanda Harry en intensifiant le sortilège. »
On n'imagine jamais vraiment à quoi ressembleraient nos proches s'ils étaient victimes d'une douleur intolérable. On n'imagine pas leurs visages déformés par la douleur. On n'imagine pas les voir un jour dans la déchéance la plus totale, convulsant sur un sol tout aussi crasseux qu'eux. Et on n'imagine pas détenir le pouvoir de les soulager mais de ne rien faire.
Malgré tout, Pétunia Dursley refusait d'obéir à leur bourreau. Car si elle le faisait, elle épargnerait son mari pour condamner son fils. Alors elle ne dirait rien. Harry l'avait compris, aussi mit-il fin au Doloris.
« Bon, puisque tantine ne semble pas avoir compris la leçon, tu vas te charger d'elle, oncle Vernon, déclara-t-il. »
« Non, non… souffla-t-il, épuisé par l'intense douleur qu'il venait de ressentir dans tout le corps. »
« Si, assura Harry d'un ton sans appel. Impero. »
« Impero », Pétunia et Dudley savaient à présent très bien ce que cela voulait dire. Ce mot faisait de Vernon Dursley la marionnette d'Harry.
« Amène-la dans son placard et donne lui une bonne correction, ordonna Harry. »
Et son oncle s'exécuta, malgré les protestations et supplications de sa femme. Il la tira jusqu'au placard qu'Harry avait fait installer dans leur cellule et s'enferma dedans avec elle. Des bruits de coups et des cris se firent entendre.
« Ta mère est une sacrée têtue, Dudlynouchet. J'ignore ce que je vais bien pouvoir faire d'elle ! s'amusa-t-il. »
Son cousin ne répondit rien. Ses petits yeux porcins terrorisés ne le quittaient pas.
« Bon, nous y allons ? lui demanda Harry. »
L'adolescent secoua vivement la tête.
« Tatata, ne fait pas ta mauvaise tête toi aussi. Aller hop ! Debout ! »
Mais Dudley ne bougea pas.
« Tu te lèves et tu me suis ou je tue tes parents, annonça platement Harry. »
Cette fois, son cousin baissa la tête. Mais il resta au sol, refusant de se lever.
« Et bien, et bien. C'est beau l'amour filial chez les Dursley ! Enfin, tu dois bien te douter que ce n'était qu'une menace en l'air. Je ne vais pas tuer ma propre famille. Il faudrait être un monstre pour faire une chose pareille ! expliqua-t-il avant de pointer sa baguette magique sur Dudley. Levi Corpus, prononça-t-il ensuite. »
Surpris, Dudley sentit son corps se soulever du sol, sensation depuis longtemps oubliée pour l'obèse qu'il était. En un instant, il était là, jambes et bras ballants, flottant à vingt centimètres du sol. Et, sans qu'il ne puisse rien y faire, il fut attiré à la suite d'Harry qui quittait la cellule. Sa tête cogna le linteau de la porte lorsqu'il la franchit.
« Oups ! Désolé ! s'excusa Harry en riant. Tu vas avoir une belle bosse. »
Harry avançait le pas léger, les guidant jusqu'à la salle de torture des cachots de Morsonge. Celle-ci n'avait plus servi depuis des lustres avant qu'Harry ne décide de la réhabiliter. Un grand feu de cheminé ronflait dans son âtre. Des chaînes et des bracelets de fer sortaient des murs. Une roue en bois était installée dans un coin de la pièce et une imposante table trônait au centre. Sur celle-ci, deux grands verres étaient disposés, remplis de liquides jaunâtres.
Harry mit fin au sortilège de lévitation, laissant retomber son imposant cousin sur une chaise, juste en face des deux verres. Aussitôt, une chaîne vissée sur le plateau de la table par un gros écrou s'anima et s'enroula autour du poignet gauche de Dudley, immobilisant sa main bandée.
Harry glissa sa baguette dans la manche de sa tunique et, délicatement, il commença à ôter le pansement protégeant les doigts de Dudley. Bien qu'il se montra très doux, son cousin émit un sifflement de douleur lorsque l'air libre entra en contacte avec ses chairs mutilées. Le petit doigt et l'annulaire avaient été sectionnés au milieu de la dernière phalange. Les moignons étaient en train de cicatriser.
« Severus a fait du bon travail, constata Harry. Peut-être auras-tu de nouveau droit à ses bons soins aujourd'hui ! »
« Non… S'il te plait…. Harry, se mit à pleurer Dudley. »
« Ah mais ça ne dépend pas de moi, Dudlynouchet. Aujourd'hui encore, je te laisse le choix. A ta droite, dit-il en désignant le premier verre, de l'urine de crapaud. J'ai eu un mal fou à me la procurer. Et à ta gauche, mon urine, que tu commences à bien connaitre. Choisis ! »
Dans un sanglot, Dudley secoua la tête avec désespoir.
« Tu sais ce qui arrivera si tu ne choisis pas. Je te ferais boire les deux. Jusqu'à la dernière goutte, lui rappela Harry d'une voix mortellement sérieuse. Alors, que préfères-tu ? L'urine de crapaud qui m'a coûté quelques gallions, ou mon propre cru, fraîchement pressé de ce matin ? redemanda-t-il en désignant chacun des verres. »
« Le tienne, murmura Dudley sans le regarder. »
« J'en étais sûr ! s'amusa Harry. Tu choisis toujours la mienne. Elle doit être délicieuse ! Allez, bois, finit-il en lui tendant le verre contenant son urine. »
« Non, gémit-il. »
« Bois ou je te promets que tu avaleras des litres de pisse d'ici ce soir. Je demanderai à tous les mangemorts présents dans ce château de venir se déverser directement dans ta bouche. Et tout ce que tu pourras faire, c'est avaler, avaler et avaler encore. »
« Ça…ça me fait trop mal au ventre, expliqua-t-il. »
« Je sais, que ça fait mal au ventre. Je ne le sais que trop bien. Alors bois avant que je ne perde patience. »
La main tremblante de Dudley attrapa le verre qu'on lui tendait et, alors qu'il le portait à ses lèvres, une hache se matérialisa au-dessus de sa main mutilée. Il ferma les yeux, commençant à pleurer. Il tenait le verre contre sa bouche. L'odeur d'urine était forte et lui soulevait le cœur. Mais il desserra les lèvres et but, sous le regard brillant de plaisir de son cousin. Il avala trois premières gorgées, sans s'arrêter. Il voulait en finir le plus rapidement possible. Il avait bloqué sa respiration pour amoindrir le goût infâme. Mais il eut un haut-le-cœur. La hache s'éleva alors, prête à s'abattre sur son majeur.
« Attention, Dudlynouchet. Tu perdras un autre doigt si tu vomis ! le prévint Harry. »
Comme s'il ne le savait pas. Tant bien que mal, il réprima sa nausée, respirant à grandes goulées, des larmes coulant sur ses joues grasses.
« Magnifique, murmura quelqu'un à la porte, surprenant les deux garçons. »
Lord Voldemort se tenait bras croisés, négligemment appuyé à l'encadrement de la porte. L'expression « regard de braise » prenait tout son sens lorsque l'on voyait ses yeux rougeoyer de plaisir, comme c'était le cas en cet instant.
Pourtant, Harry se sentit extrêmement mal à l'aise d'avoir été ainsi observé par son fiancé alors qu'il s'adonnait à ce genre de bassesses. La honte colora ses joues. Il savait que ce qu'il faisait n'était pas bien. Il savait que tout ce qu'il infligeait aux Dursley témoignait de ses propres blessures, de ses propres humiliations, et qu'il ne valait pas mieux qu'eux en se conduisant ainsi. Il allait bien plus loin qu'eux ne l'avaient été, en fait. L'image d'un petit garçon arrachant les ailes puis les pattes d'une mouche lui vint en tête. Et ce petit garçon avait été pris en faute. C'est tout du moins ce qu'il croyait.
« Quel talent, approuva la voix suave de son amant. Mais, si je peux me permettre, ajouta-t-il en s'approchant, un maillet serait bien plus…intéressant qu'une hache, termina-t-il en sortant sa baguette. »
Il murmura un sort, laissant apercevoir la pointe étrangement effilée de sa langue, ce qui ne manquait jamais de troubler Harry. La hache fut changée en un gros marteau.
« Un doigt ne peut être coupé qu'une fois. En revanche, il peut être cassé autant de fois que tu le voudras, Mon Prince. »
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La chaîne entama la peau fine de son poignet. Mais le besoin de s'en défaire avait été si fort à cet instant qu'il n'avait pu réfréner son geste. Il ne pouvait plus le supporter.
« S'il vous plait…implora-t-il en gémissant. »
Le sourire satisfait de Lord Voldemort décupla sa frustration. Il recommença à se débattre avec ses chaînes, ruant contre le corps de son amant, les jambes fermement nouées à ses hanches. La main de celui-ci s'abattit sur sa cuisse en représailles. Mais la douleur, loin de calmer Harry, lui fit perdre ses dernières parcelles de raisons.
« Embrassez-moi ! exigea-t-il dans un cri de rage en tendant le cou vers lui. »
Les yeux rouges se firent venin. Lentement, le sexe de Lord Voldemort glissa de son anus humide et, à la toute fin, il coulissa de nouveau à l'intérieur, avec la même abominable lenteur.
Un gémissement. De plaisir ou de frustration, le Seigneur des Ténèbres ne sut exactement. Mais les yeux verts se tintèrent de désespoir.
« Embrassez-moi… Embrassez-moi… Embrassez-moi…se mit-il à psalmodier alors que son corps tentait de venir à la rencontre du sien. »
C'en fut trop. Il agrippa violement le garçon pour le coller au mur et ravager sa bouche. Il était là, en train de baiser Potter dans la cellule qu'il avait occupée il y a quelques mois de ça. Il l'avait enchaîné de la même manière que lorsqu'il l'avait torturé, contre ce même mur, juste avant de lui lancer l'Avada Memomagia. Il aurait pu le violer à ce moment là. Il ne savait plus pourquoi il ne l'avait pas fait. Il avait oublié qu'un jour il n'avait pas désiré le garçon. Raison pour laquelle il l'avait poussé à l'intérieur de ce cachot, après avoir laissé les Dursley dans le leur. Il n'avait pas cessé de bander alors qu'il regardait Harry Potter exulter dans la vengeance de son enfance bafouée. Le fils Dursley avait hurlé à n'en plus finir. Mais son majeur, bien que broyé, était toujours attaché à sa main gauche lorsqu'ils l'avaient reconduit à sa cellule. Et maintenant, Potter devait être récompensé. Il devait prendre goût au sadisme. Il devait savoir que torturer des moldus était bon.
« Je te trouve bien audacieux d'exiger de telles choses de moi, dit-il contre la bouche rougie du garçon. »
Il était nu, enchaîné à un mur. Ses bras lui avaient fait mal, ainsi maintenus au-dessus de sa tête. Mais ils étaient engourdis à présent. Il aurait dû se sentir faible, vulnérable, effrayé. Pourtant, il se sentait vivant, puissant et ivre de plaisir. Il y avait le sexe de Lord Voldemort, ancré en lui. Ses doigts, solidement arrimés à la chair de son cul. Et ses yeux, rouges, rouges, rouges, qui ne voyaient que lui, qui ne voulaient que lui.
« Je n'exige rien de vous… je vous supplie… répondit-il. »
L'homme tira violement sur les hanches d'Harry pour le décoller du mur. Perdant son appui, celui-ci resserra vivement ses jambes autour de sa taille, pour soulager la douleur dans ses bras tendus. Une rage folle incendiait les yeux rouges. Ils étaient deux braises qui le consumaient.
« Je vous supplie, insista-t-il avec passion. »
Le Seigneur des Ténèbres écrasa de nouveau sa bouche contre la sienne, l'embrassant avec ardeur. Il mit ensuite tout en œuvre pour lui faire perdre la tête. Il le pilonna sans relâche, échauffant son petit orifice, matraquant sa prostate. Harry tenta de se débattre, mais le plaisir douloureux l'avait submergé et il s'y était rapidement abandonné. Il gémissait, criait, priait pour un peu de répit. Sa prostate était incroyablement gonflée. A chaque nouveau coup de rein, le sexe la percutait douloureusement avant qu'une décharge de plaisir ne se répande dans son ventre. Il était au bord des larmes.
Voyant cela et se délectant du spectacle, Lord Voldemort ralentit un peu la cadence, leur accordant à tous les deux une pause bienvenue. Harry prit de grandes goulées d'air. Il sentait son anus pulser. Son sexe le faisait souffrir. Il était sur le point de jouir. La langue curieusement froide et pointue de son amant vint lécher la peau brûlante de son cou, remontant jusqu'à son oreille.
« Retiens-toi encore un peu. Je n'en ai pas terminé avec toi, ordonna-t-il en caressant son torse du bout des doigts, venant agacer un de ses tétons. »
Harry se tendit de désir. D'épaisses gouttes de pré-sperme coulèrent le long de son érection.
« Je…C'est trop difficile… Je n'y arriverai pas…se plaignit-il avec une détresse que son fiancé trouva adorable. »
Il lui donna un baiser d'une tendresse déroutante en cet instant.
« J'imagine en effet que ce sera difficile. Tu es bien trop avide de sexe, petit dépravé, s'amusa-t-il en passant son pouce sur les lèvres humides du garçon. Mais si tu m'aimes vraiment, tu le feras. »
Le visage de Potter se transforma, prenant la pleine mesure de ses paroles. Il était clairement alarmé, effrayé de ne pouvoir prouver son amour. Potter était à sa merci. Avec un sourire sadique, le Seigneur des Ténèbres le pénétra d'un coup sec, le faisant hurler de désespoir. Et il recommença, encore et encore.
Pour Harry, le plaisir était insoutenable. A moins que ce ne soit la douleur. Il remuait la tête en tous sens, tentant de garder ses esprits, de se retenir encore un peu. Il voulait oublier ce qu'il ressentait pour pouvoir garder le contrôle. Mais c'était impossible. Son cœur allait lâcher. Ses jambes pendaient, sans vie, contre celles de son fiancé qui soutenait seul son poids. Son ventre était dur, subissant les venues toujours plus éprouvantes de l'imposante verge. Il n'avait plus de souffle. Plus de force.
« Non ! NOOON ! hurla-t-il en pleurant alors qu'il jouissait malgré lui. »
Il continua de pleurer et de gémir faiblement alors que son amant ne s'arrêtait pas de le prendre, pour atteindre sa propre jouissance. Il l'avait écrasé contre le mur. Les pierres sèches lui rentraient dans le dos. Ça lui faisait mal. Tout lui faisait mal : l'intérieur de ses cuisses que le frottement des vêtements de Lord Voldemort avait irrité, ses bras étirés par les chaînes, sa gorge endolorie par ses cris, son ventre fouillé sans relâche par l'érection de son amant…. Même son sexe continuait de lui faire mal. Les cheveux de jais de Lord Voldemort venaient lui chatouiller désagréable le visage et il sentait son souffle s'engouffrer dans son oreille. Il l'entendit grogner alors que ses doigts se crispaient sur ses fesses et qu'il le remplissait de sa chaude semence.
Avec douceur, son fiancé se retira, le maintenant contre lui le temps que ses jambes puissent le soutenir de nouveau. Il caressa ses cheveux et essuya son visage inondé de larmes. Il le regardait avec tant de tendresse…
«Pardon d'avoir joui avant vous, Lord Voldemort. Je vous jure que je vous aime. Je vous le jure, fondit en larmes Harry. »
Son cœur voulait sortir de sa poitrine. Il n'avait même pas senti ses liens le libérer. Lord Voldemort retira sa cape pour le draper à l'intérieur. Puis il glissa ses mains dans ses cheveux pour lui relever le visage. Il embrassa son front, sa joue et sa bouche. Il lui murmura combien il avait été merveilleux.
« Tu es incroyable, A Chuisle. Si beau, si désirable… murmura-t-il en laissant ses lèvres parcourir sa gorge, ses épaules et son torse. »
Le Seigneur des Ténèbres s'agenouilla devant lui, déposant des baisers sur son ventre avec dévotion, caressant ses flancs, ses hanches et ses fesses.
« Je t'aime, A Chuisle. Je t'aime. »
Complètement éberlué, Harry regarda la bouche de l'homme se poser sur son sexe, souffrant encore d'une belle érection. Il réalisa alors qu'il avait eu un orgasme mais qu'il n'avait pas éjaculé. Il ignorait comment une telle chose était possible, mais il ne s'en soucia plus lorsque son gland fut aspiré par les lèvres humides de son amant. C'était trop. Il savait que cette fois il ne tiendrait pas le coup. Il tenta de prévenir son fiancé.
« Mon amour… Arrêtez… Je vais… Je vais… »
Les lèvres le sucèrent lentement avant de relâcher son sexe dans un petit bruit mouillé.
« Viens. Tu n'as plus à te retenir, le rassura-t-il avant de le reprendre en bouche. »
C'était douloureux, il s'était trop retenu. Pourtant, son fiancé se montrait doux, le caressant de sa langue, le serrant avec précaution entre ses lèvres. Elles allaient et venaient sur son sexe, glissant merveilleusement bien. Une main remonta l'intérieur de sa cuisse pour prendre ses bourses en coupe. Harry cria. C'était trop bon. Il se déversa dans la bouche de Lord Voldemort en se cramponnant de toutes ses forces à ses cheveux. Malgré tout, ses jambes cédèrent et il s'écroula sur lui. L'homme le garda dans son étreinte, embrassant son front et ses cheveux.
Harry pleura dans ses bras. Mais moins que la dernière fois.
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« Nous allons être en retard, souffla Harry contre la bouche de son amant. »
« A qui la faute ? lui répondit celui-ci en descendant ses mains sur les fesses du jeune homme. »
« C'est tout de même un peu la vôtre si je ne sais pas vous résister ! »
Lord Voldemort lui fit un de ses rares sourires, de ceux où ses lèvres s'étiraient assez pour remonter sur ses dents et en révéler la blancheur de nacre.
« Va mettre ta cape. »
Harry obtempéra, se détachant des bras de son fiancé. En arrivant ce midi dans leurs appartements, il avait laissé sa cape sur un fauteuil du petit salon. Quand il voulut la récupérer, il constata qu'un petit paquet était posé dessus. Ce fut à son tour de sourire. Lord Voldemort lui avait encore fait un cadeau. Il passa sa cape et prit avec lui la petite boite noire estampillée « Seela » avant de rejoindre son fiancé à l'entrée de leurs appartements.
« Merci, murmura-t-il avant de l'embrasser. »
« Tu ne l'as même pas ouvert, le gronda-t-il gentiment. »
« Je voulais le faire avec vous. »
Harry souleva le couvercle. Un papier de soie noir enveloppait encore le contenu. Il l'écarta pour révéler une paire de gants noirs, finement ouvragée.
« Ils sont magnifiques ! »
« Je suis heureux qu'ils te plaisent. Je les ai fait faire spécialement pour toi par un gantier russe. Essaie-les. Ils devraient être parfaitement ajustés. »
Harry posa la boite sur la desserte et enfila les gants. Comme l'avait dit Lord Voldemort, ils lui allaient à merveille, la couture au poignet laissant son articulation libre. Il plia plusieurs fois les doigts, testant la souplesse du cuir.
« Ils sont absolument parfaits ! Merci beaucoup ! Je vous avais pourtant demandé de ne plus me gâter comme vous le faites, lorsque vous m'avez offert le tapis persan la semaine dernière, fit-il tout de même remarqué avec un air de reproche. »
« Tu avais froid aux pieds en sortant du lit… »
« Lord Voldemort, fit Harry en secouant la tête, un sourire amusé aux lèvres, je ne me souviens pas m'être plaint d'avoir également froid aux mains ! »
« Et bien maintenant je suis sûr que ça ne sera pas le cas, répondit-il, complice. Je te gâte parce que tu le mérites, A Chuisle, ajouta-t-il avec sérieux. Et parce que ça me fait plaisir. »
Harry baissa la tête. Que quelqu'un aime le gâter, il ne le comprenait pas vraiment. Mais il savait qu'un cadeau était quelque chose que l'on faisait pour une personne que l'on aime. Dudley avait toujours des montagnes de cadeaux pour son anniversaire. Lui n'avait jamais rien reçu. Parce que son oncle et sa tante aimaient leur fils mais ne l'aimaient pas, lui.
« Merci, murmura-t-il de nouveau en enlaçant son fiancé. »
Lord Voldemort le serra contre lui et les fit transplaner directement dans le parc de Morsonge.
« Bonjour Maître, bonjour Mon Prince, les saluèrent les voix synchrones de Bellatrix et Rodolphus. »
Lorsqu'Harry sortit des bras de son fiancé pour leur faire face, ils étaient tout deux inclinés, une main sur le cœur. Mais celui qu'il aurait voulu voir n'était pas là.
« Où est Rabastan ? leur demanda-t-il sans même les avoir salués. »
« Il a été retenu ailleurs, Mon Prince, lui répondit Bellatrix. »
« Il ne me semble pas t'avoir conviée, Bella. »
« Certes, mais sans Rabastan, il manquait une personne pour faire votre petite démonstration, Mon Prince, répondit Rodolphus. J'ai donc pris la liberté de demander à mon épouse de le remplacer. Soyez sans crainte, mon frère nous a enseigné le sortilège adéquat. »
« Je ne suis pas ici pour écouter vos arrangements, s'impatienta Voldemort. Tu m'as parlé d'une armée de golems, Harry. Montrez-moi donc ça. »
« Tout de suite, Maître. »
« Oui, Maître. »
Bellatrix et Rodlphus se tenaient déjà prêts à formuler le sort, baguettes à la main.
« Non ! protesta Harry avec colère. »
Ça le rendait malade. Rabastan avait tant travaillé sur ce sort. Ils avaient connu des moments de doutes mais Rabastan ne l'avait jamais lâché. Il l'avait pris au sérieux, s'était montré loyal et dévoué. Et ce seraient ces deux-là, Bellatrix et Rodolphus, qui en récolteraient tous les lauriers ? Certainement pas !
« Si Rabastan n'est pas disponible, je préfère que nous remettions cet essai à plus tard, siffla-t-il à son fiancé, en fourchelangue. »
« Quel est ce caprice ? Je suis ici, maintenant. Crois-tu que je n'ai que ça à faire ? J'ai une guerre à mener, répondit-il. Allez-y, ajouta-t-il à l'adresse de ses mangemorts. »
« S'il vous plait! le supplia Harry. »
Les yeux rouges du Seigneur des Ténèbres s'étrécirent. Sa bouche n'était plus qu'une ligne amère. Sans quitter Harry du regard, il sortit sa baguette magique.
Le visage de Bellatrix se fendit d'un sourire ravi. Rodolphus se montra plus discret mais, tout comme sa femme, il espérait que la correction de Potter serait cuisante. Son frère avait réussi à amadouer le garçon et peut-être que ses efforts porteraient leurs fruits plus rapidement que prévu.
« Rabastan, susurra la voix d'outre-tombe du Seigneur des Ténèbres. »
Pourtant, ses lèvres étaient restées scellées.
Rabastan, Rabastan, Rabastan… Comme un écho venant de toute part, le prénom du mangemort résonnait. Un nuage de fumée noire sortit lentement de la baguette de Voldemort. Elle serpenta et se tordit jusqu'à former la marque des ténèbres.
Quelques secondes plus tard, Rabastan transplanait à leurs côtés. Son visage et ses vêtements étaient éclaboussés de sang.
« Maître, murmura-t-il en s'inclinant, une main sur le cœur. Vous m'avez appelé ?»
« Mon Prince te réclame. Il semblerait que tu lui sois devenu indispensable, s'amusa le Seigneur des Ténèbres, sous les regards ahuris de Bellatrix et Rodolphus. »
Mais le plus surpris de tous restait Harry. Il avait tremblé de peur lorsque son fiancé avait sorti sa baguette. Il s'attendait, non pas à recevoir un sortilège, mais au moins à subir quelques menaces.
« Je… Je suis désolé, Rabastan. Je ne voulais pas te déranger si tu étais occupé, s'excusa-t-il, honteux. »
« Ne vous excusez-pas, Mon Prince. Je suis le seul fautif. J'aurais dû me rendre disponible aujourd'hui, lui répondit-il en s'inclinant. »
Mais il n'avait pas pu être là car il devait rapporter l'émeraude demandée par Lord Voldemort ce soir au plus tard. Une émeraude qui aurait la couleur des yeux de Potter. Une couleur n'existant que dans les yeux de Potter. Il plaignait presque les gobelins qu'il venait de torturer pour qu'ils lui trouvent un pareil trésor.
« Harry ne tarit pas d'éloges à ton sujet, Rabastan. Pour un peu, j'en serais presque jaloux. J'espère que ton talent est à la hauteur de ses dires. Pouvons-nous commencer ? »
« Oui, Maître, s'inclina Rabastan. »
Il prit place entre son frère et sa femme. Cette dernière écorcha l'herbe d'un coup de baguette et chacun d'eux ramassa une poignée de terre.
« Merci, souffla Harry à son fiancé. »
« Ne crois pas t'en tirer à si bon compte. »
« Toute ce que vous voudrez, Maître ! assura Harry avec un sourire d'enfant heureux. »
Les gants ne lui avaient pas fait autant plaisir que Rabastan tout couvert de sang, songea Lord Voldemort. Il faudrait vraiment qu'il ait une conversation avec son mangemort.
Celui-ci avait donné le signal et, comme un seul homme, les Lestrange levèrent leurs baguettes et entonnèrent :
« Nici mort, nici al fiintei. »
Les premiers nuages noirs s'amoncelèrent tandis que la terre coulait de leurs mains.
« Creatura mea. Este blestemul ghidat din mâna stăpânului meu. Asa sa fie ! Asa sa fie ! Acum ! Acum ! »
Le ciel était à présent orageux. Le tonnerre grondait et le vent secouait les chevelures des trois sorciers immobiles. Le sol trembla très légèrement sous leurs pieds avant que trois mains monstrueuses ne surgissent de terre. Des corps aux mouvements saccadés s'extirpèrent du sol et se mirent debout face à leurs créateurs. Le vent retomba.
« Ils sont à vous, Maître, déclara Harry avec fierté. »
Voldemort lui jeta un regard circonspect. Le garçon était sûr de lui. Il se tenait à ses côtés, droit et altier, comme si cette place avait toujours été sienne. Mais, après tout, même si elle était factice, elle n'avait jamais été à personne d'autre.
« Golems ! Marchez ! ordonna-t-il. »
Quelques secondes s'égrainèrent, mais rien ne se produisit. Les créatures de terre restèrent immobiles comme des statues.
« C'est raté, constata Bellatrix, non sans joie. »
Harry sentit la panique et la déception l'envahir. Lord Voldemort était là. Il fallait que cela marche. Il serait la risée de tous si le sort ne fonctionnait pas. Sans compter que Rabastan, dont il avait exigé la présence, serait probablement puni par Lord Voldemort. Le mangemort l'avait pourtant mis en garde contre un éventuel échec.
« Maître, intervint justement celui-ci, lui redonnant espoir. Utilisez votre autre main. Celle par laquelle le sortilège Morsmordre nous lie à vous. »
Bien que sceptique, Voldemort tendit sa main gauche vers les golems et réitéra son ordre :
« Golems ! Marchez ! »
Cette fois, les pieds des créatures se soulevèrent. Leurs jambes se déplièrent. Les Golems marchèrent. Ils avancèrent droit devant eux, jusqu'à disparaitre entre les premiers arbres à la lisière du parc.
Harry se tourna vers son fiancé, le cœur battant à tout rompre. L'homme souriait largement. Jamais il n'avait imaginé que le projet du garçon pourrait aboutir. Et pourtant, ce foutu Harry Potter l'avait fait. Il se mit à rire, de plus en plus fort, comme un dément. Cela ne dura pas, mais il fut effrayant pour ceux qui en furent témoins.
Même pour Harry, qui habituellement aimait tant l'entendre rire.
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Rabastan quitta le bureau du Seigneur des Ténèbres comme il le faisait toujours : le dos droit, la tête haute. Malgré tout, tenaillé par une douleur aiguë dans la jambe gauche, il avait le plus grand mal à dissimuler un boitement.
La faute aux yeux trop verts de Potter.
L'émeraude qu'il avait présentée à son Maître avait été à la hauteur de ses attentes. Elle était magnifique. D'une couleur et d'une profondeur peu communes, puisqu'elles n'existaient que dans le regard de Potter.
Il avait dû observer longuement les yeux du garçon pour sélectionner un tel joyau. Trop longuement selon son Maître. Aussi, après avoir fouillé son esprit pour s'assurer que rien de suspect ne s'était passé entre lui et le gamin, il s'était échiné à lui faire comprendre avec de nombreux sorts douloureux qu'il n'appartenait qu'à lui de connaître si bien les yeux de Son Prince.
Oui, il l'avait appelé « Son Prince », alors que le garçon n'était pas là. Cela en disait long sur l'état d'esprit du Seigneur des Ténèbres.
A trop jouer un rôle, on finit par devenir un personnage.
Rabastan n'avait aucune inclinaison pour Potter. Il trouvait ce gamin sans charme, sans personnalité, sans élégance. Et pourtant, les yeux de ce foutu gosse lui avaient coûté plusieurs délicieuses séances de torture. Mais ce n'était pas le pire. Oh non !
Le pire était ce que lui avait demandé le Maître, pour lui faire passer ses prétendues « envies de vert ». Faire un enfant à Bellatrix. Ce n'était que justice car après tout, il n'était pas celui qui avait eu le privilège de l'épouser. Il aurait donc celui de l'engrosser.
Tu parles d'un privilège ! Une sale besogne, oui !
Mettre un enfant dans le ventre de Bellatrix était pure folie. Elle était totalement dépourvue du moindre instinct maternel. Il n'y avait qu'à voir la façon dont elle traitait Drago depuis le plus jeune âge. Elle avait toujours été mesquine et cruelle avec lui, jouant de chantage affectif et testant sans cesse son ego par des provocations absurdes. Ce n'était que grâce à la vigilance de Lucius et Narcissa qu'elle ne lui avait jamais jeté de sort douloureux.
Et il devrait accepter que cette femme diabolique soit la mère de son enfant ?
Jamais. Jamais.
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Lorsqu'il entra dans la salle de bain ce soir-là, Harry eut la surprise d'y trouver Lord Voldemort, immergé dans la baignoire. Il semblait détendu, les yeux clos. Tirés en arrière, ses cheveux humides paraissaient encore plus sombres que d'habitude, contrastant de façon saisissante avec la pâleur de son visage. Ses lèvres pleines et roses, la noirceur de ses sourcils bien dessinés, l'angle doux de sa mâchoire et le nez droit formaient un visage plein de grâce.
« Je t'attendais, A Chuisle, murmura-t-il sans ouvrir les yeux. »
Harry se déshabilla. Puis il entra dans l'eau chaude et s'installa à califourchon sur son fiancé, passant ses bras autour de son cou et embrassant délicatement sa bouche. Celui-ci n'eut aucune réaction. Mais, après un instant, ses sourcils se froncèrent.
« Je te tuerai si tu me trompes, déclara-t-il. Je t'étranglerai… Oui, je pense que je te tuerai à mains nues pour ça. »
Son amant parlait avec un tel sérieux qu'Harry en fut décontenancé. Assurément, il le ferait. Il le tuerait.
« Comment pouvez-vous me dire une telle chose alors que vous êtes celui qui m'a trompé ? s'indigna-t-il en se détachant de lui. »
Enfin, Lord Voldemort ouvrit les yeux, dévoilant le carmin assassin de ses iris. Un regard de démon sur un visage d'ange. Il attrapa le bras d'Harry pour le tirer à nouveau tout près de lui… Sa poigne était un étau de fer.
« Je suis ton maître et ton roi. J'ai tous les droits sur toi. Y compris celui de te tromper. »
La voix était basse mais elle raisonna avec force, ébranlant Harry.
« Mais sache que je ne l'ai jamais fait. »
« C'est vrai ? demanda-t-il, la gorge serrée. »
Lord Voldemort relâcha son bras et ses mains caressèrent son dos jusqu'à ses hanches qu'elles tirèrent doucement, collant le bassin d'Harry contre son ventre ferme.
« Je te jure sur la tombe de ma défunte mère que jamais, jamais, je ne t'ai trompé. Tu es tout ce que je désire. »
C'était la première fois qu'il évoquait ses parents. Harry savait qu'ils étaient morts, comme les siens. Mais il n'en parlait jamais. Harry trouvait cela indiscret de poser des questions sur un sujet si délicat. Mieux que personne il savait combien cela pouvait être dur. Les paroles de son fiancé le touchèrent en plein cœur.
« Je vous crois. Et je vous jure que jamais je ne vous tromperai. Jamais ! C'est même totalement impossible. Je ne vois que vous. »
« C'est exactement ce que je voulais entendre, ronronna son amant avant de capturer ses lèvres entre les siennes. »
Le baiser était empli de tendresse. Il se prolongea, éveillant leurs sens. Leur nudité se rappela à eux, l'érection de Lord Voldemort gonflant entre les fesses d'Harry. Celui-ci ondula dessus, les électrisant tout les deux. Puis il embrassa le cou et l'épaule de son fiancé, qui lui rendait chaque baiser avec autant de douceur. Leurs mains n'étaient pas en reste, échauffant leurs corps, étreignant leurs cheveux. Leurs bouches s'embrassaient avec passion à présent.
Les doigts de Lord Voldemort imprimèrent une caresse incendiaire sur le galbe des fesses de son amant, jusqu'au petit orifice caché là. Ils le massèrent gentiment pour qu'il se détende mais Harry se déhancha, poussant les doigts à le pénétrer. L'index vint entièrement en lui, lui arrachant un gémissement de satisfaction. Il pressa son sexe tendu sur le ventre ferme de son fiancé et commença des va-et-vient, se masturbant des deux côtés.
« Tu es très excitant quand tu fais ça, tu sais ? »
« Ne me faites pas languir, mon amour, se plaignit Harry. »
Il se mordit les lèvres lorsque le deuxième doigt le pénétra. Et, lorsque le troisième se joignit aux autres, il s'accrocha avec force aux épaules de Lord Voldemort.
« Humm… Oui… »
Les doigts l'ouvrirent consciencieusement, l'un d'eux venant parfois rencontrer sa prostate. Et, bien que cela plaise énormément à Harry, il avait terriblement envie du sexe de son amant. Il le sentait caresser le creux de ses reins à chacun de ses mouvements. Il passa une main derrière son dos pour s'en saisir. Poussant sur ses jambes, il se souleva, faisant sortir les doigts de son anus. Il y présenta la verge gorgée de désir de son fiancé et commença à la faire pénétrer en lui.
Lord Voldemort le laissa faire, se délectant des expressions sur son visage. Un bref moment d'inconfort l'avait chiffonné, puis il s'était détendu au fur et à mesure que son érection le remplissait.
« Oui, c'est bon, A Chuisle, l'encouragea-t-il. Vas-y, fais-toi plaisir sur mon sexe. »
Harry ne se fit pas prier. Il commença à le faire coulisser dans son petit orifice, cherchant la position qui lui donnerait le plus de satisfaction. Ses mouvements provoquèrent de légers remous dans l'eau du bain, faisant résonner un petit clapotis contre les parois de la baignoire. Il prenait appui sur les épaules de son amant, se courbant en avant pour mieux le sentir dans son ventre.
Lord Voldemort le soutenait de ses bras, l'aidant dans ses montées et amortissant ses descentes. Il embrassait sa nuque et léchait son oreille, tout en l'encourageant en fourchelangue :
« Vas-y… Oui, comme ça…. Ne t'arrête pas…. C'est bon… »
Harry gémissait en réponse. Il venait de plus en plus fort sur le sexe de son amant, faisant déborder l'eau du bain. Il était essoufflé. Son cœur courait un marathon. Mais il ne pouvait pas s'arrêter. Il voulait venir. Il y était presque… Lâchant une des épaules de son fiancé, il empoigna son sexe demandeur et commença à se masturber vigoureusement.
Ce fut le signal pour Lord Voldemort qui attrapa ses hanches pour lui donner de profonds coups de reins, accélérant la cadence. Il sentit les chairs intimes du garçon se contracter autour de son sexe et la jouissance les faucha en même temps.
Hors d'haleine, Harry s'effondra sur le torse de son amant. Celui-ci ne tarda pas à passer une main caressante dans son dos, lui faisant fermer les yeux de bien être.
Le bain s'était vidé de moitié sur le sol.
« Moi, ce sont vos amants et vos maîtresses que je tuerai si vous me trompez, promit Harry en suçant une goutte d'eau sur l'épaule de Lord Voldemort. »
Un sourire paresseux et heureux s'épanouit sur les lèvres du Seigneur des Ténèbres.
A moins que cela ne fut un sourire amusé…
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Extrait du chapitre 12: Un supplément d'âme
Harry restait là, complètement halluciné. Il ne semblait même plus se rendre compte de ce qui l'entourait. Voyait-il seulement Pettigrow devant lui ? Ou était-il plongé dans ses souvenirs douloureux ? Ces années passées aux côtés des Dursley, à être humilié, exploité, brimé et souvent privé de nourriture… Au lieu de vivre dans un foyer aimant. A cause de Sirius Black et de son complice. Cet homme. Peter Pettigrow.
Voldemort observa le garçon sortir sa baguette magique, comme un automate. Il sentait la tension de son corps sous ses doigts, prêt à se rompre. Et dans sa magie, saturant l'atmosphère, prête à exploser.
« Pourquoi y a-t-il un pentacle sur le mur ? demanda-t-il d'une voix absente. »
Bien qu'il ait prévu l'éventualité que le garçon lui pose cette question, Voldemort fut surpris qu'il le fasse, d'autant plus dans l'état où il se trouvait.
« C'est un piège à âme. La sienne ne trouvera jamais le repos. Elle restera pour toujours prisonnière de ce lieu. Dès que tu l'auras tué. »
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Darklady Tj: Excuse-moi de te répondre ici. Tu étais bien logée mais impossible de te répondre directement ou te retrouver ta review sur le site. Je ne l'ai eu que sur ma boite mail... Les mystères de FFnet lol En tous cas un grand merci pour ta review! Je suis contente que tu apprécies mon Voldemort et mon Harry. Ne t'inquiète pas pour ton côté fleur bleu. Il devrait survivre ;) J'espère que le chapitre d'aujourd'hui t'aura plu! A bientôt :)
