Hey!
Il n'est pas encore minuit, je ne suis donc pas encore en retard pour la publication de ce chapitre!
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Les non logés trouveront une réponse à leur review en fin de chapitre.
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Aizhi, mon adorée bêta (tu les vois mes yeux de chiot là?), a corrigé ce chapitre.
! ATTENTION !
LE CONTENU DE CE CHAPITRE PEUT HEURTER LA SENSIBILITÉ DES CŒURS LES PLUS TENDRES.
Mais bon, ça va^^
Dans le chapitre précédent : Hagrid sauve Ombrage des centaures. Harry se livre à des actes de torture sur les Dursley et se soumet ensuite sexuellement à Voldemort. Ce dernier lui redit qu'il l'aime, lui offre des cadeaux et cède à ses caprices, notamment lorsqu'il réclame la présence de Rabastan pour la démonstration de son projet avec les golems. Voldemort parvient à contrôler les golems créés par ses mangemorts. Rabastan livre au Seigneur des Ténèbres une émeraude qui a la couleur des yeux d'Harry. Jaloux de la relation qu'il semble entretenir avec Harry, Voldemort punit Rabastan et exige de lui qu'il fasse un enfant à Bellatrix.
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Chapitre 12 : Un supplément d'âme
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Il trébucha, mais les bras forts de son fiancé le stabilisèrent. Il n'était pas aisé d'avancer ainsi, les yeux bandés.
« Nous sommes presque arrivés, le rassura la voix douce de Lord Voldemort. »
Il était derrière lui les mains posées sur ses hanches afin de le guider. Ils avaient d'abord transplané dans un endroit qui lui avait semblé bien plus frais que son bureau, où son amant était venu le chercher. Une cave, peut-être. Ils avaient ensuite descendu un premier escalier, puis longé un long couloir. Harry avait cru un moment qu'ils étaient dans les cachots de Morsonge, mais il ne pensait pas que son fiancé puisse lui réserver une surprise en ces lieux. Or, il lui avait dit qu'il avait une surprise pour lui, pour le féliciter de sa réussite avec les golems. D'ailleurs, à présent qu'il descendait un nouvel escalier, plus étroit et en colimaçon, Harry ne pensait plus à cette éventualité. Mais ils se trouvaient sûrement dans un sous-sol. C'était en tout cas ce que l'odeur de terre mouillée et l'humidité des lieux lui laissaient croire.
Une peur sourde envahissait Harry. Il ne voyait rien et Lord Voldemort l'emmenait il ne savait où. Il n'entendait pas un bruit. Ils étaient seuls et isolés.
« Nous y sommes presque, l'encouragea son fiancé alors que ses pas se faisaient plus hésitants. »
Au bas de l'escalier, les murs du couloir étaient si étroits que ses épaules les frôlaient régulièrement. Quelques mètres plus loin, les mains de son fiancé le retinrent et ils se stoppèrent. Il entendit Lord Voldemort murmurer un « Alohomora », puis un grincement lui indiqua qu'une porte s'ouvrait devant eux. Une main dans le bas de son dos l'invita à entrer en le poussant doucement. Une bouffée d'air brulant lui sauta au visage tandis qu'une odeur aigre emplissait ses narines. La porte se referma et son amant dénoua le bandeau posé sur ses yeux. Ce qui s'offrit alors à lui était saisissant.
Comme il l'avait pensé au départ, c'était bien dans un cachot que Lord Voldemort l'avait conduit. Un cachot taillé à même la roche et dans lequel une myriade de cierges avait été allumés, baignant l'endroit d'une lumière irréelle et d'une chaleur infernale. Au mur faisant face à Harry, bras tendus au bout d'une chaine, un petit homme bedonnant était attaché. Sa chemise, son pantalon et sa redingote avaient connu des jours meilleurs. Bien que son visage soit dissimulé par un sac de tissu noir, il ne semblait pas avoir été soumis à la torture.
« Qui est-ce ? demanda-t-il. »
Lord Voldemort se dirigea vers le prisonnier et arracha le sac sur sa tête. De grosses incisives projetées en avant, de petits yeux noirs surmontés d'un large front et d'un crâne dégarni, auréolé de cheveux roux fillasses, évoquèrent à Harry un rongeur. L'homme garda un air impassible, les regardant tour à tour, Lord Voldemort et lui, le visage vide de toute expression. Il aurait aussi bien pu être en train de prendre le thé dans une pièce sans convives.
« Je te présente Peter Pettigrow, lui répondit finalement son fiancé. »
La surprise était de taille.
Pettigrow. Ce nom était resté gravé dans la mémoire amputée d'Harry depuis qu'il l'avait entendu, il y a de cela quelques mois, alors qu'il était encore convalescent. C'était l'un des deux membres de l'Ordre du Phénix qui avait mis le feu à la maison de ses parents, leur donnant la mort. (1)
C'était comme si un troll venait d'abattre sa massue sur le crâne d'Harry. Il était sonné.
Voldemort revînt vers lui, tel un vautour tournant autour de sa proie. Il enveloppa de ses doigts de pianiste les épaules frêles du garçon. Il était en train de jouer le moment le plus délicat de sa partition.
« Je voulais le tuer moi-même, A Chuisle. Pour tout ce qu'il t'a fait. Je voulais venger les années de désespoir dans lesquelles il t'a plongé en tuant tes parents. Je voulais qu'il paye. Parce que ta douleur est ma douleur. Parce que je t'aime et que mes sentiments pour toi me poussent à haïr ceux qui t'ont blessé. Mais, au dernier moment, j'ai retenu mon geste. J'ai laissé à cette vermine un sursis, pour que tu puisses toi-même éprouver l'intense soulagement que procure la vengeance. C'est une véritable libération, tu verras…susurra-t-il à son oreille. »
Harry restait là, complètement halluciné. Il ne semblait même plus se rendre compte de ce qui l'entourait. Voyait-il seulement Pettigrow devant lui ? Ou était-il plongé dans ses souvenirs douloureux ? Ces années passées aux côtés des Dursley, à être humilié, exploité, brimé et souvent privé de nourriture… Au lieu de vivre dans un foyer aimant. A cause de Sirius Black et de son complice. Cet homme. Peter Pettigrow.
Voldemort observa le garçon sortir sa baguette magique, comme un automate. Il sentait la tension de son corps sous ses doigts, prêt à se rompre. Et dans sa magie, saturant l'atmosphère, prête à exploser.
« Pourquoi y a-t-il un pentacle sur le mur ? demanda-t-il d'une voix absente. »
Bien qu'il ait prévu l'éventualité que le garçon lui pose cette question, Voldemort fut surpris qu'il le fasse, d'autant plus dans l'état où il se trouvait.
« C'est un piège à âme. La sienne ne trouvera jamais le repos. Elle restera pour toujours prisonnière de ce lieu. Dès que tu l'auras tué. »
Tué.
Tu-é.
Le mot devait se graver dans l'esprit du garçon. Il allait tuer. Oter la vie.
Sa main armée, encore innocente la veille, se leva et tint en joug le meurtrier de ses parents, sans trembler. Pettigrow regarda la baguette avec curiosité. Mais il n'émit pas un son, pas une parole. Et c'est tout aussi silencieusement qu'il mourut, lorsqu'Harry eut prononcé l'Avada Kedavra.
Le rayon vert le frappa, en plein milieu du front, et le traversa de part en part pour venir s'écraser contre la paroi rocheuse où était tracé le pentacle. Les contours extérieurs de ce dernier s'électrifièrent. Puis ce furent toutes ses ramifications intérieures qui furent parcourues d'éclairs verts, jusqu'au centre de l'étoile à cinq branches. L'énergie s'y amoncela avant de rejaillir puissamment, sous la forme d'un imposant rayon vert marbré de sombres tentacules.
Tout cela fut fait en quelques secondes à peine et, sans qu'Harry ne puisse faire quoi que ce soit, l'étrange rayon plongea droit dans son corps puis dans celui de Lord Voldemort, toujours derrière lui.
Harry hurla sans discontinuer, vidant tout l'air de ses poumons. La douleur était implacable. In-sou-te-nable. Il perdit connaissance alors même que tout prenait fin, s'écroulant aux pieds de son fiancé qui tentait de reprendre son souffle, une main crispée sur la poitrine.
Voldemort était toujours debout. La douleur ne l'avait pas tué. Elle l'avait rendu plus fort. Plus vivant. Il pouvait le sentir, là, derrière ses côtes, cet horcruxe que le garçon avait créé en tuant Pettigrow sur le pentacle de sang qu'il avait tracé pour l'occasion. Petit à petit, la souffrance laissa place à une sensation de soulagement intense, comme s'il avait été en apnée de trop longues minutes et qu'il pouvait enfin respirer de nouveau. Une douce chaleur s'installait, là.
Juste là.
Lord Voldemort se sentit submergé par une étrange émotion. Avec urgence, il s'accroupit pour passer ses bras sous le corps d'Harry et le soulever. La porte du cachot s'ouvrit selon sa volonté et il le transporta avec d'infinies précautions jusqu'aux étages supérieurs où il pourrait transplaner. Durant toute cette ascension vers la lumière, il ne cessa de contempler le visage du garçon, pâle comme la mort, et pourtant si beau. Il avait hâte de le coucher dans leur lit. De le border chaudement. Et de s'étendre à ses côtés.
L'âme de Potter avait trouvé refuge près de son cœur.
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Lorsqu'Harry se réveilla, la lumière du jour filtrait à travers les épais rideaux de leur chambre à coucher. Il resta tout un moment, simplement ainsi, les yeux ouverts, l'esprit vide. Le cœur vide. Cette sensation de néant l'engloutit, lui donnant l'impression de sombrer dans une boue épaisse et froide.
Il prit une inspiration tremblante.
Un maelstrom de sentiments s'abattit sur lui. Ses yeux se firent brûlants de larmes. Mais une main fraîche se posa sur son front et un corps chaud se colla au sien. Lord Voldemort était à ses côtés. Il se retourna pour mieux s'enfoncer dans sa chaleur, son odeur, souhaitant se noyer dans sa présence, en faire son monde. Un monde où il n'avait pas ôté la vie. Un monde où son corps ne serait pas pétri de souffrance. Mais il s'arrêta net et eut un mouvement de recul alors que son regard rencontrait deux yeux marron.
Dans son état de bouleversement total, il lui fallut quelques instants pour réaliser que l'homme à ses côtés était bel et bien son fiancé.
« Chuuuuut, souffla celui-ci contre sa joue en l'enfermant dans son étreinte, juste comme il le souhaitait. »
Mais Harry ne se tut pas, bien au contraire. Le torse de Lord Voldemort étouffa ses hurlements de détresse. Ce dernier le laissa s'épuiser ainsi, caressant simplement son dos. Il connaissait bien cette sensation. La sensation atroce d'une perte incommensurable. Cette impression insoutenable d'avoir été amputé de l'intérieur. Il l'avait vécu lui aussi. Sept fois. Mais à chaque fois, il avait su ce qui lui manquait aussi atrocement : un morceau d'âme. Potter l'ignorait.
Il y a quelques mois de cela, il avait enfin eu Potter à sa merci, agonisant à ses pieds dans la salle du trône. Et, alors qu'il s'apprêtait à mettre un terme à l'existence de cette vermine, ses yeux avaient accroché la cicatrice sur son front pâle. Et c'est là, à cet instant, qu'il avait réellement compris la prophétie qui les impliquait, lui et le garçon. Cela lui était apparu comme une évidence.
L'un devra mourir de la main de l'autre car aucun ne peut vivre tant que l'autre survit.
Potter était son septième horcruxe. Si Potter mourait, il mourrait un peu lui aussi. Il ne lui aurait alors resté plus que Nagini. Sa vie n'aurait plu tenu qu'à un fil. Il avait compris que s'il voulait vivre et régner sur les sorciers éternellement, il fallait que Potter vive et règne avec lui, car le garçon était tout à fait capable de sacrifier sa propre vie pour l'entrainer avec lui dans la tombe. Il avait alors cherché un moyen de changer la donne. Il avait sacrifié Nagini pour que le morceau de son âme dont elle était la gardienne réintègre son corps. Et il avait pensé que si Potter avait pu être le réceptacle de son âme, il n'y avait aucune raison pour qu'il ne puisse pas être celui de l'âme de Potter.
Et ça avait marché. Ils étaient à présent garants de la vie l'un de l'autre. Ils étaient plus imbriqués qu'aucune autre entité sur cette Terre. A présent, aucun d'eux ne pourrait mourir tant que l'autre survivait. Et, si Harry avait été bouleversé par la perte d'un morceau de son âme, lui l'avait été de sentir sa chaleur remplir un peu le trop grand vide que ses nombreux meurtres avaient laissé en lui.
« Il est mort ? demanda Harry, dans une accalmie. »
« Oui. »
Alors qu'il était à nouveau secoué de sanglots, Lord Voldemort embrassa son front.
« Je sais que tu l'as oublié, mais ce n'est pas la première fois que tu tues, Harry. »
« Vous m'aviez dit que je me sentirais mieux, geignit-il. Que ce serait un soulagement ! Mais… Mais c'est faux ! Je me sens si mal. »
« C'est ma faute, lui chuchota-t-il. Tu n'étais pas prêt. Je te demande pardon. J'ai trop tendance à te voir tel que tu étais avant ta perte de mémoire… »
Ces mots, loin de réconforter Harry, le glacèrent d'effroi. Lord Voldemort ne le voyait pas comme il était. Il voyait un autre à sa place. Cet inconnu qui avait habité son corps et dont il ne se souvenait pas.
« Vous le préférez à moi ? »
Les caresses dans son dos cessèrent.
« Qui donc ? »
« L'autre Harry. Celui qui était là avant moi. »
« Il n'y a pas d'autre Harry. Tu es Harry. »
Après ça, il se recroquevilla en position fœtale, dans un silence hermétique. Les minutes s'égrainèrent comme des siècles. Tout lui semblait insoutenable. Il aurait voulu être mort. Il aurait même préféré se réveiller dans son placard sous l'escalier, perclus de douleur après que son cousin et ses amis l'aient battu. Finalement, son oncle et sa tante avaient toujours eu raison : il était un monstre. Durcissant ses poings comme des pierres, il commença à se donner des coups sur le torse, puis au visage. Mais très vite, les mains de Lord Voldemort saisirent ses poignets.
« Harry ! HARRY ! Calme-toi ! lui cria-t-il en l'immobilisant sous son corps. »
Il tenta de se débattre, en vain, jusqu'à ce qu'il aperçoive la cicatrice sur le torse de son fiancé. La chair rose était boursoufflée, là, sur ses côtes.
« C'est quoi, ça ? demanda-t-il, la voix tremblante. »
« Ça, c'est ce qui arrive lorsque tu perds le contrôle de ta magie, Harry. Aussi serait-il bon que tu gardes ton calme. Il est hors de question que je te laisse agir ainsi, assena-t-il avec force. »
« Non… Non, je n'ai pas fait ça. Dites-moi que je n'ai pas fait ça ! gémit-il en pleurant à chaudes larmes. »
Lord Voldemort libéra ses poignets pour sécher ses joues et embrasser son front.
« Allons, chuuut, ne pleure pas. Ce n'est rien de grave, je vais très bien, tu vois. Et j'ai retrouvé la couleur de mes yeux grâce à toi. J'ignore comment tu as pu faire une telle chose, mais le résultat est là. Tu m'as guéri. Tu m'as sauvé, Harry… »
Il embrassait ses pommettes à présent, l'angle de sa mâchoire, la commissure de ses lèvres…
« Vos yeux aussi…. C'est de ma faute, hoqueta Harry qui n'entendait rien des paroles rassurantes qu'il lui disait. »
« C'est plutôt une bonne chose, tu ne trouves pas ? A moins que je te plaise moins, ainsi… »
« Non ! s'écria Harry, affolé. »
Plus tard, il se dirait qu'à ce moment-là, il aurait dû lui expliquer que la couleur de ses yeux, la beauté de son visage, l'intégrité de son corps pourraient bien être altérées, il lui plairait toujours… Mais pour l'instant, il manquait de mots. Lord Voldemort sembla le comprendre puisqu'il lui offrit un sourire et se pencha doucement vers lui.
« Me voilà rassuré, murmura-t-il avant d'embrasser tendrement ses lèvres. »
Plein de remords, Harry lui rendit son baiser. Mais très vite, sa repentance se mua en besoin. Un besoin qu'il connaissait bien à présent. Mais il était bien plus impérieux et brûlant que lorsqu'il avait torturé Bellatrix ou les membres de sa famille moldue.
Ils étaient, heureusement, nus tous les deux. Harry aurait pu transformer Morsonge en torche si ça n'avait pas été le cas. Il voulait sentir le corps de cet homme contre le sien, le poids de ses membres, la dureté de son regard. Mais ses yeux n'étaient plus de sang et le regardaient avec trop de douceur. Une douceur qu'il ne méritait pas. Pas après tout ce qu'il avait fait. Et il ne le supporterait pas plus.
Harry le repoussa. Ses yeux verts le regardèrent avec une rage telle que Voldemort crut un instant qu'il allait s'en prendre à lui. Mais il n'en fit rien, se retournant simplement pour se mettre à quatre pates devant lui.
« Prenez-moi ! exigea-t-il en tapant du poing contre le mur. Prenez-moi maintenant ! »
Aussitôt, il se colla à lui, embrassant son dos et ses épaules.
« Non ! Non ! protesta Harry en essayant de se dérober à ses baisers. Prenez-moi ! Prenez-moi ! cria-t-il. »
Le Seigneur des Ténèbres tendit la main et le flacon de lubrifiant décolla de leur table de chevet pour venir se loger dans sa paume. Il en laissa couler directement entre les fesses du jeune homme tandis qu'il se masturbait lui-même, pour faire durcir son sexe. Il n'avait pas eu le temps d'être excité, pas eu le temps de penser ses actes. Il ne faisait qu'obéir à l'urgence dans la voix de son amant. Moins d'une minute plus tard, il s'enfonçait dans son étroitesse.
Harry avait à peine desserré les dents, lui qui était d'habitude si prompt à exprimer son plaisir, sa frustration ou son désir. Pour le moment, il n'avait que de violentes revendications. Son poing le lui fit comprendre en s'abattant une nouvelle fois sur le mur. Immédiatement, Voldemort raffermit sa prise sur ses hanches et commença à aller et venir en lui. Il chercha sa prostate et pensa bien l'avoir trouvée quand Harry gémit enfin. Mais ses membres restaient tendus. Ce n'était pas comme d'habitude. Son corps semblait vouloir le rejeter.
« Plus ! exigea pourtant le jeune homme avec colère. PLUS ! »
Il fallait qu'il reprenne ses esprits. Il n'était pas dans sa nature d'agir ainsi comme un pantin. Il était Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Personne ne lui dictait sa conduite. Alors pourquoi faisait-il tout ce qu'il pouvait pour satisfaire le garçon ? Il lui donnait à présent de grands coups de boutoir, espérant le combler. Mais rien n'y faisait. Il lui demandait toujours plus.
« Plus FORT ! Je ne sens rien ! disait-il en pleurant. »
C'était de la folie. Il était en train de le perdre. Il n'arrivait pas à le ramener. Il devait trouver comment punir assez fort le garçon pour qu'il se sente mieux. Il pensa avoir trouvé quelque chose. Il se retira de lui, lui faisant vociférer des protestations. Il écarta ses fesses et plongea ses deux pouces dans son anus. Il le testa un peu, tirant la chair d'un côté puis de l'autre.
« Qu'est-ce que vous foutez ?! s'énerva-t-il en cognant encore une fois le mur. »
« Tu ne vas pas me parler longtemps comme tu le fais. Je te garantis que cette fois, tu vas la sentir passer, répondit-il, plein de fiel. »
Il glissa son gland entre ses deux pouces et s'apprêta à revenir en lui. La grosseur de son sexe ajoutée à celle de ses doigts allait déchirer le garçon, il le savait. Son anus n'était pas prêt pour une telle intrusion. Harry allait hurler, mais il ne s'arrêterait pas pour autant de le baiser. Il allait lui apprendre qui donnait les ordres ici. Et qui obéissait. Furieux, il commença à pousser.
Le cri déchirant de son amant le stoppa.
Mais pourquoi, par Salazar ?
Avec une froide colère, il libéra le garçon qui s'effondra contre le matelas, en larmes. Il gémissait et hoquetait pitoyablement sous son corps. C'était pathétique et ça n'aurait pas dû le toucher autant. L'âme de Potter était en train de l'intoxiquer, il ne voyait pas d'autre explication. Elle se diluait en lui comme un poison. Il le retourna sur le dos pour lui écarter les jambes. D'une poigne de fer, il entoura son petit cou et, d'un coup de hanche, il le pénétra. Il le prit cette fois à sa convenance, selon son bon plaisir. Et plus il prenait son pied, plus il serrait la gorge d'Harry. Ses grands yeux verts bordés de cils humides le regardaient avec peur. Ses doigts tentaient de crocheter les siens pour lui faire lâcher prise.
Il l'étranglait. Il le faisait vraiment. Son visage était rouge. Sa bouche grande ouverte cherchait désespérément de l'air et son sexe n'avait jamais été si dressé.
Il allait tuer le garçon, et tant pis si ça le tuait lui aussi. Il n'accepterait pas – jamais – d'être l'esclave de l'âme de Potter. Il sentit la poitrine de celui-ci se contracter, comme s'il allait vomir. Ses yeux se révulsèrent et son sexe libéra de courts jets de sperme, maculant son torse.
Arrivé au bout de son orgasme, tous ses membres se relâchèrent. Voldemort libéra son cou et vint y enfouir son visage. Le corps du garçon lui souhaitait enfin la bienvenue. Son anus était redevenu un écrin de douceur. Il ne tarda pas à jouir à son tour, heureux de retrouver ces délicieuses sensations.
Il était épuisé. Sous son corps, celui d'Harry restait inerte. Son jeune amant avait perdu connaissance. Mais il entendait et sentait son cœur battre. Un rythme calme et régulier, à l'unisson avec le sien.
Il avait réussi. Il ne l'avait pas perdu. Il était là, tout à lui.
Il embrassa son épaule et se gorgea de son odeur. Ça irait maintenant.
Ça irait.
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Il était rare que la salle des Douze Sièges compte autant de monde. Et, de l'avis de Yaxley, Dolohov, Mulciber et Rosier l'ambiance était…bizarre. Ils se lançaient tour à tour de brefs coups d'œil interrogateurs.
D'un côté de la table, les Lestranges affichaient des visages plus enjoués qu'à l'accoutumée. Rodolphus, notamment, affichait un sourire suffisant. Rabastan semblait détendu, ce qui était assez rare pour être noté. Bellatrix, installée entre les deux, allait de l'un à l'autre, flirtant ouvertement.
De l'autre côté leurs faisaient face les Malefoy et Rogue, égaux à eux-mêmes, c'est-à-dire sur leurs gardes. Bien sûr, Drago souriait parfois comme une marionnette. Mais on savait bien que cela ne voulait rien dire de particulier.
Comme à l'accoutumée, Lord Voldemort arriva dans une envolée de portes et de cape. Il regagna son siège en bout de table alors que tous se levaient et s'inclinaient, une main sur le cœur. Ce n'est que lorsqu'ils se furent redressés qu'ils les virent…
Les yeux de leur Maître.
Des yeux tout ce qu'il y avait de plus banal. Avec des pupilles noires, un fond blanc et des iris…marron.
Le rouge et ses infernales volutes avaient disparu, donnant au Seigneur des Ténèbres un regard doux. Fier de son petit effet, il les gratifia d'un sourire en coin un peu crâne. L'image fut furtive et le mirage prit fin lorsque son visage se referma et qu'il leur intima d'un geste l'ordre de se rasseoir. Lui resta debout, dominant son auditoire.
« Je vous ai réunis aujourd'hui pour vous annoncer que, grâce à ses talents d'orateur, Lucius est parvenu à évincer la femme de Bill Weasley. Les gobelins ont enfin signé les accords me donnant la main mise sur les fortunes des sorciers d'ascendance moldue ! »
Les Lestrange restèrent stoïques tandis que Lucius semblait se gonfler d'orgueil. Pour les autres, la surprise était de taille. C'était une avancée qu'ils attendaient tous depuis des mois. Les choses allaient enfin pouvoir bouger, ce que ne tarda pas à leur confirmer Lord Voldemort.
« Ces nouveaux fonds ne seront pas injectés dans le démarchage de sorciers étrangers, comme je l'avais envisagé, pour gonfler nos rangs et attaquer le Ministère de la Magie. Potter et Rabastan ont dépassé toutes mes espérances en rendant possible la création d'une armée de golems assujettie à ma seule volonté ! »
Curieusement, ce ne fut pas Rabastan qui afficha un sourire victorieux. Mais son frère et leur compagne. Quand un Lestrange trébuchait, c'est tout le clan qui chutait. Et quand un Lestrange gagnait, c'est tout le clan qui triomphait. Ils restaient soudés, quoi qu'il arrive.
« J'ai l'intention de faire une proposition de rachat à la Gazette du Sorcier. Une proposition si indécente qu'ils ne pourront pas la refuser. Quant aux journaux plus mineurs comme le Chicaneur ou Sorcière Hebdo, je vous charge, Yaxley et Dolohov, de les faire rentrer dans le droit chemin. »
Les deux mangemorts acquiescèrent sans discuter. Ils n'avaient pas besoin de d'avantage de précisions. Sans compter qu'ils détenaient déjà la fille Lovegood.
« Aucun des médias sorciers ne doit disparaitre. Ceux qui crieront au scandale doivent être une minorité. Et s'ils crient trop fort, vous les ferez taire. Définitivement. La masse doit continuer de penser que leur presse est libre et qu'elle reflète l'opinion publique. Ainsi, mon opinion deviendra la leur, car il n'y a rien de plus rassurant que de se dire que l'on pense comme nos congénères. »
Bellatrix gloussa, s'attirant le regard tout neuf de son Maître. Mais pas aussi longtemps qu'elle ne l'aurait souhaité.
« Et c'est lorsque l'opinion commencera à penser comme moi, lorsqu'elle remettra en cause les fondements de la société dans laquelle elle vit, que nous prendrons le Ministère. Une prise de pouvoir sans heurtes, ou presque, voilà ce que je projette désormais. »
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D'un geste de la main, Voldemort fit s'ouvrir les rideaux, laissant des flots de lumière pénétrer dans la chambre. Les yeux d'Harry, habitués depuis trois jours à la pénombre, se fermèrent avec force. Il ne s'était toujours pas levé, malgré la patience et les nombreux encouragements de son fiancé.
Celui-ci vint s'assoir à ses côtés. Il lui caressa les cheveux un long moment, jusqu'à ce que son visage se détende et qu'il ouvre des yeux aux pupilles dilatées.
« Ton temps est écoulé, A Chuisle, lui dit-il. Je ne vais pas accepter plus longtemps que tu restes terré dans ce lit. Tu ne m'es d'aucune utilité ainsi. »
Piqué, Harry fit volte face. Malgré sa gorge encore douloureuse, il cracha :
« Il faut donc vous être utile pour… »
Il fut coupé dans son élan de colère lorsque son regard tomba dans celui de Lord Voldemort. La couleur de ses yeux, ce pralin si doux, lui rappelait sans cesse son crime.
« Pardon, murmura-t-il. Je vous promets que dès demain, j-»
« Ce soir, le coupa Lord Voldemort. Une fête sera donnée en l'honneur de Lucius, qui a enfin obtenu les accords des gobelins, en l'honneur de Rabastan, qui a su t'aider à la création d'une armée de golems, et en ton honneur, pour avoir éliminé Pettigrow. »
« Oh c'est…formidable, murmura Harry, ne sachant comment traduire ce qu'il ressentait réellement. »
« J'espérai bien que cela te fasse plaisir. Et je n'ai pas su résister à l'envie de te faire faire de nouveaux habits pour l'occasion. Et…une nouvelle cape, ajouta-t-il en la faisant apparaître dans sa main. »
Il la déposa sur les genoux d'Harry. Elle était absolument somptueuse. Digne d'un prince.
« Vous êtes incorrigible ! s'amusa Harry, se surprenant lui-même de sa soudaine légèreté. »
La réalisation de cette incongruité le replongea bien vite dans les méandres de la culpabilité.
« Merci. Elle est magnifique, ajouta-t-il en passant sa main sur le tissu soyeux. »
« Je viendrai te chercher à 20h. Je tiens à retrouver mon Prince plein d'assurance et d'élégance. Je peux compter sur toi ? »
« Oui… Oui, Lord Voldemort, acquiesça Harry d'une petite voix résolue. »
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Harry s'agita dans son lit. Il transpirait et son visage aux paupières clauses était tourmenté. Le même cauchemar allait revenir, il le savait. Ça commençait toujours de la même façon, avec cette sensation atroce d'être englouti par une nuit froide et sans fin. Il inhalait l'odeur chargée de l'humidité centenaire des cachots. Il sentait la chaleur des centaines de bougies sur ses joues. Il entendait l'Avada Kedevra. Le sort résonnait, encore et encore, jusqu'à ce qu'il se rende compte que c'était ses propres lèvres qui le prononçaient, en boucle. Mais il n'y avait personne dans ce cachot. Personne d'autre qui lui. Du moins, c'est ce qu'il croyait au début. Il regardait les parois rocheuses suintantes, la myriade de petites flammes scintillantes et le pentacle sur le mur. Et il finissait par se rendre compte qu'il y avait quelque chose.
Quelque chose qui l'observait en restant tapi, quelque part. Harry sentait alors l'angoisse monter en lui. Il sortait sa baguette magique et attendait, immobile, à l'affut, la peur au ventre…
Et soudain, la chose fondait sur lui en hurlant. C'était l'âme de Pettigrow, pareille à un nuage de fumée montrant une figure humaine déformée par le cri d'agonie qu'elle poussait, sa bouche béante laissant voir d'énormes incisives.
Et, alors qu'il s'apprêtait à lui lancer le sortilège de mort, l'âme de Pettigrow ne faisait que le frôler. Aussitôt, Harry se retournait pour la suivre du regard tandis qu'elle fonçait vers la porte du cachot.
Et Harry le savait, elle n'arriverait pas à sortir. Il le savait parce ce cauchemar il l'avait déjà fait. Encore et encore. Et l'âme de Pettigrow ne faisait que se cogner contre cette porte avant de se trainer en gémissant contre les murs de sa prison. Elle pleurait et sanglotait de ne pouvoir sortir de ce lieu. Le lieu de son supplice. Elle devenait folle, ainsi prise au piège pour l'éternité.
Elle tournait, tournait et tournait encore autour d'Harry, dans cette cellule de plus en plus petite, où il faisait de plus en plus chaud. Harry voulait qu'elle arrête, qu'elle le laisse tranquille. Mais l'âme de Pettigrow hurlait toujours, lui vrillant les tympans de ses pleurs aigus déchirants.
Harry se réveilla, cramponné à ses draps. Le silence de la chambre était presque dérangeant, alors que les cris de Peter Pettigrow hantaient encore son esprit.
La nuit était tombée depuis la visite de Lord Voldemort. Les rideaux étaient restés ouverts et il vit de la lumière au dehors. Tremblant, il prit la cape que son fiancé avait laissée à son chevet un peu plus tôt et s'en revêtit avant de sortir du lit. A pas feutrés, il se dirigea vers la haute fenêtre. Les baies vitrées du rez-de chaussée étaient illuminées, projetant sur le parc endormi les ombres mouvantes des occupants de la salle de bal.
Son pied nu entra en contact avec un petit corps froid.
« Aizih ! s'exclama Harry en s'agenouillant aussitôt. »
La vipère boomslang était complètement recroquevillée derrière l'épais rideau. Elle n'eut aucune réaction lorsqu'Harry écarta ce dernier pour mieux la voir. Inquiet, il tendit la main pour la toucher. Elle redressa alors vivement la tête et ouvrit sa gueule, menaçante, prête à mordre. Il retira aussitôt sa main, effrayé.
« Aizih ? Mais qu'est-ce que tu as ? demanda-t-il d'une voix blanche. »
« Harrryy ? siffla-t-elle. »
« Oui… C'est moi. Qu'est-ce qui se passe, Aizih ? »
Elle l'observa un moment, semblant le jauger. Doucement, elle approcha sa tête, dardant sa petite langue sur sa main. Ça le chatouilla un peu, mais il resta immobile. Elle le sentait, comme si elle ne le reconnaissait pas, réalisa-t-il en fronçant les sourcils.
« C'est moi, répéta-t-il. Tout va bien ? »
Elle glissa dans sa main et s'enroula autour de son bras. Il la laissa progresser jusqu'à son épaule. Là, elle examina son cou, du bout de sa langue fourchue.
« Harrryy. Aizih avait perdu Harrryy…. »
« Non, c'est moi qui t'avais perdue. J'étais inquiet. Où étais-tu ? »
« Triiisste… Triiiiiisste sans Harrryy… »
« Je suis là maintenant. Tu m'as manqué aussi. Il ne faut plus nous perdre, hein ma jolie ? »
Disant cela, il l'embrassa dans le cou, comme il le faisait parfois. Mais, contrairement à d'habitude, elle ne se déroba pas. Au contraire, elle resserra fermement ses anneaux autour de son cou et nicha sa petite tête dans le creux de sa clavicule.
Est-ce que ça l'avait changé ? songea-t-il en la caressant du bout des doigts. Une fête était donnée ce soir en l'honneur de Lucius et Rabastan. Et en son honneur à lui. Parce qu'il avait tué Peter Pettigrow. Il l'avait tué et rien de ce qu'il pourrait faire à présent ne changerait le fait que Peter Pettigrow était mort. L'Avada Kedavra était irréversible. Tout comme l'était probablement l'Avada Memomagia.
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Lorsqu'il pénétra dans sa chambre – leur chambre – Voldemort trouva Potter debout devant les grandes fenêtres. Il avait revêtu la cape qu'il lui avait offerte un peu plus tôt. Mais, quand il se retourna pour lui faire face, il put constater que sous celle-ci le garçon portait toujours son pyjama. Pyjama qu'il avait en horreur, par ailleurs. Aizih était finalement revenue. Elle dormait autour de son cou.
« Ce n'est pas une tenue appropriée pour assister à la fête donnée en ton honneur, Harry, fit-il remarquer froidement.»
« Je sais que vous risquez de vous mettre en colère, Lord Voldemort. Mais je n'ai pas l'intention de me rendre à cette fête, répondit-il très calmement. »
Ils s'affrontèrent un instant du regard, et même si les yeux du Seigneur des Ténèbres avaient perdu leur terrible couleur, ils restaient incroyablement expressifs. En les contemplant à cet instant, Harry pouvait dire qu'il était furieux. Pourtant, comme s'il se sentait parfaitement détaché de la situation et des risques qu'il prenait, il poursuivit :
« J'ai tué un homme. Ce n'est pas quelque chose que je peux fêter. Je sais bien que votre Harry, celui que j'étais avant de perdre la mémoire, aurait adoré cela. Et je vous assure que j'ai essayé. J'ai vraiment essayé d'être cet homme. Mais je ne peux pas. Je ne peux tout simplement pas. »
Que répondre à cela ? Bien sûr, il savait ce qu'il avait envie de dire au garçon : Qu'il n'avait pas le choix. Qu'il l'obligerait à tuer des enfants pour l'endurcir s'il le fallait. Et que si cela ne suffisait pas, c'est que sa place n'était pas à ses côtés mais dans les cachots de Morsonges. Mais il ne pouvait pas dire de telles choses. Il perdrait le garçon s'il le faisait. Et ça, il ne le voulait pas.
« Je peux tuer tous les hommes que vous voudrez, ajouta cependant Potter, à son plus grand étonnement. Mais ne me demandez pas de danser sur leurs tombes. Les morts ont droit au repos. C'est ce que je pense.»
« Pourquoi pleures-tu si tu en es si sûr ? »
Harry essuya ses yeux du revers de sa manche. C'est vrai qu'il pleurait, alors qu'il s'était juré qu'il ne craquerait pas.
« Tu es simplement effrayé. Mais je te promets que cela va passer, lui dit-il en s'approchant finalement de lui pour prendre sa main. »
Main que Potter lui retira instantanément, provoquant en lui la brûlante envie de l'étriper.
« Non, vous ne comprenez-pas ! Je ne changerai pas d'avis ! Et même si je sais que celui que j'étais avant ne pensait pas ainsi, je ne peux pas redevenir cette personne… Je ne suis plus celui que vous avez connu ! s'emporta Harry, faisant redoubler ses larmes. Et je veux que vous libériez l'âme de Pettigrow ! »
« Tu parles du meurtrier de tes parents, là, lui rappela-t-il. »
« Je sais ! Et vous n'imaginez pas à quel point je m'en veux de vous demander ça ! éclata Harry dans un sanglot. Et…Et à quel point je suis….terrorisé…. à l'idée que vous ne m'aimiez pas, moi. Parce que je ne suis pas celui avec qui vous vous êtes fiancé. Cet Harry-là n'existe plus. Il ne reste que moi. Et je sais que je ne suis sûrement pas à la hauteur. Mais je vous aime. Je vous aime peut-être même plus qu'il ne vous aimait, lui. Et même si je ne m'en souviens plus, je suis en droit de le croire, tant je vous aime ! »
Voldemort n'esquiva pas un geste, complètement abasourdi.
« C'est la vérité ! Je vous jure que c'est vrai ! Je… J'en tremble tant je vous aime ! continua Harry en serrant ses mains, comme s'il le priait de le croire. »
Et c'est vrai qu'elles tremblaient, constata le Seigneur des Ténèbres. Il était venu ici avec la ferme intention de mettre fin au comportement apathique de Potter en le trainant de force à la fête donnée en son honneur. Mais à présent, il n'avait plus qu'une envie : coucher le garçon sur leur lit et le baiser jusqu'à en perdre la raison.
« Je ne doute pas de tes sentiments, A Chuisle… Mais il semblerait que tu doutes des miens, finit-il par répondre, donnant à sa voix les inflexions d'une douce tristesse. Je n'ai peut-être pas été assez clair…»
Il s'approcha de nouveau d'Harry et prit son visage en coupe.
« Je t'aime, chuchota-t-il en le regardant dans les yeux. Je t'aime plus que ma vie. Laisse-moi t'aimer, finit-il tout contre ses lèvres. »
Il les embrassa précautionneusement, comme on approchait une bête apeurée. Au début, il n'obtint aucune réaction. Le garçon retenait son souffle, hésitant probablement à poursuivre sa plaidoirie ou à se rendre dans un baiser. Il prit sa main, un peu crispée, et la posa sur son cœur. Les yeux mi-clos, il lui chuchota :
« A Chuisle. »
Contre sa paume, Harry sentit les battements réguliers. La signification de ces mots, qu'il entendait depuis des mois, était juste là, dans le creux de sa main, pulsant jusqu'au bout de ses doigts. (2) Il voulait tant y croire. Il passa ses bras autour de la nuque de son amant et l'embrassa à son tour. Il se sentit immédiatement accueilli, serré fermement contre le corps de Lord Voldemort. Tandis que leurs bouches se happaient et se caressaient avec tendresse, son amant détacha délicatement la vipère de son cou pour l'installer autour d'un montant du baldaquin. Les dents d'Harry mordirent doucement la chair rebondie de sa lèvre inférieure avant que sa langue ne se fasse pardonner, donnant une nouvelle impulsion à leur baiser. Leurs langues s'enlacèrent, heureuses de se retrouver, de se gouter encore.
Leurs capes glissèrent au sol alors que leurs doigts s'attaquaient déjà à leurs autres vêtements. Plus le baiser se prolongeait, plus Harry sentait sa poitrine se libérer de l'étau dans lequel elle était enfermée. Ses gestes devenaient désordonnés, s'agaçant de ne pouvoir déshabiller son amant plus rapidement. Il était urgent de l'avoir nu contre lui. Urgent.
Lorsque d'un informulé le garçon fit disparaitre l'intégralité de ses vêtements, Voldemort se détacha de lui, surpris. Potter était complètement débraillé, sa veste de pyjama ne tenant plus que par un bouton, ses cheveux défiant les lois de la pesanteur de bien des manières. Et son regard était probablement aussi étonné que le sien après cette petite démonstration de puissance.
« Quelle impatience, le taquina-t-il dans un sourire goguenard, le faisant rougir de gêne. »
Il s'approcha de nouveau pour prendre son jeune amant dans ses bras. Il lui fit oublier son embarras en donnant de nombreux baisers à sa bouche, tout en le conduisant jusqu'au lit. Il lui ôta sa veste de pyjama et le coucha, venant tout de suite s'allonger au dessus de lui. Ils s'embrassèrent à nouveau langoureusement, leurs mains donnant d'infinies caresses à leurs corps amoureux. Une intense chaleur s'épanouit entre eux, remplissant Harry de bonheur. La main sûre de son fiancé descendit le long de son flanc, jusqu'à sa hanche où elle glissa sous la ceinture de son pantalon, le faisant descendre le long de ses jambes alors que son torse était parsemé de baisers.
Quand la chaleur infernale de la bouche de Lord Voldemort engloutit son érection, Harry se laissa aller dans un gémissement pitoyable. Il couvrit sa bouche honteuse, à peine, du bout de ses doigts. Bientôt, il sentit l'index de son amant cajoler la peau plissée de son anus, l'enduisant de salive, avant de pousser en lui. Les lèvres suçaient son sexe, la langue le léchait, et il était doigté, encore et encore. Au début, sa prostate était à peine frôlée, comme si ce doigt inquisiteur se jouait de lui. Mais elle fut ensuite caressée plus franchement, mais toujours avec une douceur qui frustrait Harry. Il tapa du pied contre le matelas, râlant et tortillant son derrière. En représailles, son fiancé ralentit tant les mouvements de sa bouche sur son érection qu'Harry en aurait pleuré de frustration. Et ce fut bien pire quand il arrêta complètement de le sucer pour souffler un air frais sur son sexe luisant de salive. Il se mordit les lèvres pour juguler ses réactions impulsives.
« S'il vous plait, mon amour, bafouilla-t-il. »
Pour le féliciter, la langue flatta son sexe sur toute sa longueur.
« Je vous en priiiiie, chouina Harry. »
Cette fois, les lèvres englobèrent son gland et recommencèrent à le sucer, prenant un peu plus de son sexe à chaque nouvelle venue. Le doigt sortit très lentement de son anus avant de revenir, tout aussi lentement et de se poser tout contre sa prostate. Et, alors que la bouche aspirait doucement sa verge tendue, il donna une série de petits coups sur sa prostate. Harry se cambra, décollant du matelas, fou de plaisir. Après cela, Lord Voldemort ne se joua plus de lui. Il le suça avec science, sans jamais cesser de masser sa prostate. Harry transpirait et gémissait, ne sachant plus à quel mage se vouer. Il sentit son orgasme grossir, le faisant presque suffoquer.
« Mon amour ! Mon amour ! s'affola-t-il alors qu'il sentait sa semence venir. »
Mais Voldemort ne se retira pas. Il recueillit la jouissance du garçon dans sa bouche avant de la recracher dans sa main. Se léchant rapidement les lèvres, il enduisit son sexe du sperme encore chaud et, ainsi lubrifié, il le pénétra entièrement. Potter cria, surpris d'être ainsi rempli. Un doigt, ce n'était pas la même chose que la présence imposante de son érection. Mais il pouvait sentir le plaisir de son amant dans les pulsations encore présentes de son anus. Cela l'excita follement, lui donnant envie de le baiser comme il l'entendait depuis le début.
« Tu n'as pas mal ? demanda-t-il pourtant. »
« Non… »
Harry se mordit la lèvre et, rouge de gêne, il écarta d'avantage les jambes, invitant son fiancé à venir plus profondément en lui. Sa proposition fut accueillie par un sourire tendre. Prenant appui sur un coude, Voldemort se pencha sur lui, laissant quelques mèches de cheveux frôler son visage empreint de plaisir. Ses hanches épousèrent ses cuisses et son sexe le pénétra d'avantage. Il fit onduler son bassin, allant et venant dans sa chaude intimité.
« Tu es exquis, murmura-t-il à Harry en lui caressant la joue. »
Celui-ci tourna la tête pour embrasser ses doigts.
«Je pourrais te faire l'amour pendant des heures, chuchota-t-il encore. »
Harry adorait l'idée. Il le fit savoir dans un long gémissement. Pourtant, son sexe était mou. Mais il était ainsi : il aimait être possédé par cet homme.
Parfois, Voldemort se demandait si Potter aimerait ça, qu'importe la bite qui le fourrerait. Mais il préférait ne pas trop y penser. Il avait voulu le garçon ainsi. Et Potter était le genre de personne à n'éprouver de plaisir dans l'acte de chair que s'il était amoureux. Et amoureux, il l'était. Totalement et irrémédiablement. Il lui était acquis, soumis, dévoué. Potter était son captif. C'est ce que l'amour faisait des pauvres fous qui s'y laissaient prendre : des captifs, serviles et consentants. Et il était terriblement bon d'avoir un tel prisonnier à sa merci. C'est ce qu'il se disait alors qu'il baisait Potter avec dévotion.
« AH AH Hummmoui oui… »
« Oui », c'était ce que répondait le garçon à chacune de ses venues en lui, et lorsque leurs peaux s'épousaient. « Oui », il le voulait. « Oui », il l'aimait. « Oui », il le suivrait jusqu'en enfer. « Oui », il l'épouserait.
« OUI ! cria-t-il à son tour en jouissant, profondément enfoui dans le corps et dans le cœur de Potter. »
Essoufflés, comblés, ils se caressèrent du regard un long moment, leurs yeux se murmurant des mots d'amour sans nom, n'existant que pour eux.
Avec douceur, Lord Voldemort se retira de son corps pour s'étendre à ses côtés. Un sourire paresseux sur les lèvres, Harry laissa errer ses doigts sur sa peau moite.
« J'ai commencé par la fin, lui souffla l'homme. »
« Comment ? »
« Ce soir, j'avais prévu de t'emmener au bal, expliqua-t-il en redessinant un sourcil d'Harry. J'aurais attendu le moment propice pour te proposer une balade au clair de lune dans le parc. Et, après t'avoir redis combien je t'aime – parce que je t'aime, Harry – j'aurais fait apparaitre cet écrin dans ma main, et je t'aurai demandé de m'épouser. »
Abasourdi, Harry regarda la petite boite de velours bleu nuit qui venait d'apparaitre dans la main de son fiancé. Il n'était pas sûr d'avoir bien compris…
« Et ce n'est que lorsque tu aurais accepté que je t'aurais conduit dans notre chambre pour te faire l'amour, poursuivit-il, un sourire amusé aux lèvres. Et donc, j'ai commencé par la fin.»
« Je…. Quoi ? fut tout ce qu'Harry trouva à dire, provoquant un éclat de rire de Lord Voldemort. »
Quand il fut calmé, celui-ci s'agenouilla, nu au milieu de leur lit défait. Avec sérieux, il regarda Harry se redresser aussi, attentif. L'homme ouvrit la petite boite, révélant une bague en or sertie d'une imposante émeraude.
« Harry, épouse-moi, lui dit-il. »
Ce n'était pas vraiment une demande. Mais ce n'était pas non plus à proprement parler un ordre, ce qui pouvait être considéré comme un très gros effort de la part de Lord Voldemort, se dit Harry en souriant malgré tout, perdu dans la contemplation de l'émeraude qui lui était offerte.
« Elle a l'exacte nuance de tes yeux, lui précisa-t-il en la sortant de son écrin. »
Il prit sa main gauche et la lui passa au doigt, à côté de son anneau de fiançailles.
« Vraiment ? s'étonna Harry en la portant à hauteur de son regard. »
Il n'imaginait pas que ses yeux puissent être si beaux. Il se disait que son fiancé le flattait sûrement un peu.
« Oui, vraiment, insista cependant Lord Voldemort. Et tu n'imagines pas le mal que j'ai eu à la trouver, ajouta-t-il en faisant apparaitre dans sa main une petite bourse de velours rouge. »
Il en délassa les cordons avant de renverser son contenu contre l'épaule d'Harry. Une pluie de petites émeraudes roulèrent dans son cou marqué de bleus. Puis sur son torse et dans son dos, s'échouant tout autour de lui dans les draps. Harry passa sa main sur les petites pierres, ne semblant pas y croire.
« Vous êtes fou, souffla-t-il finalement en plantant son regard dans celui de son fiancé. »
« Certainement, lui répondit-il avant de fondre sur ses lèvres. »
Harry grimpa sur ses genoux et l'embrassa avec bonheur, ne se préoccupant pas des émeraudes qui tombaient au sol.
« Comme tu ne te souviens pas du jour où nous nous sommes fiancés, je voulais que cette soirée soit inoubliable… »
« Et j'ai tout gâché…murmura Harry, coupable. »
« Tu n'as rien gâché du tout. Tu m'as fait la plus belle et la plus sincère des déclarations d'amour. Il m'était impossible de ne pas y répondre sur le champ. »
Rougissant, Harry se mordit la lèvre.
« Il n'est peut être pas trop tard pour faire ce que vous aviez prévu… »
« Tu veux aller au bal ? »
Il fit la grimace, répondant ainsi à la question de Lord Voldemort.
« Dans ce cas, j'ai une idée, reprit celui-ci après un instant de réflexion. »
Il fit glisser Harry de ses genoux et se leva pour aller ouvrir le grand coffre de bois disposé entre les fenêtres de leur chambre. Il en sortit un balai. Harry savait que les sorciers volaient sur des balais. Drago le lui avait expliqué dès leur première rencontre et depuis il avait vu des mangemorts voler. Mais il n'en avait lui-même jamais fait l'expérience. Tout du moins, pas depuis qu'il avait perdu la mémoire.
« Habille-toi. Je t'emmène voler. »
Harry fut sur ses pieds en quelques secondes et il avait déjà enfilé son pantalon. Il était rare que Lord Voldemort lui accorde du temps de cette façon. Pour un peu, il n'aurait pas eu besoin de balai pour voler. Il enfila sa tunique à la va-vite et vit du coin de l'œil que son fiancé s'habillait aussi, beaucoup plus tranquillement, un œil amusé posé sur lui. Il tempéra alors son empressement pour fermer ses boutons.
Chaussé et drapé dans sa nouvelle cape, il se dirigea timidement vers son fiancé qui l'attendait, son balai à la main.
« Vas-y, prends le manche et installe-toi. »
Le bois poli glissa sous les doigts d'Harry. Il le serra fermement, cherchant une sensation connue, une réminiscence. Mais rien de tel ne se produisit et c'est un peu maladroitement qu'il enfourcha l'engin. Les mains de Lord Voldemort se superposèrent aux siennes et il prit place derrière lui, tout contre son dos. D'une simple impulsion du pied, il fit s'élever le balai dans les airs. Harry se cramponna, peu sûr. D'un mouvement de la main, son fiancé ouvrit une des grandes fenêtres de leur chambre. Puis il tira légèrement sur le manche et le balai avança. Harry tangua un peu mais le bras fort de son fiancé vint immédiatement l'enlacer pour le stabiliser.
Un instant plus tard, ils n'étaient plus dans leur chambre et s'élevaient dans la nuit. En contrebas, Harry vit quelques mangemorts qui avaient envahi le parc pour prendre l'air en buvant un verre. Des rires se mêlaient à la musique s'échappant de la salle de bal. Personne ne fit attention à eux et ils s'éloignèrent, s'isolant dans le ciel nocturne piqueté d'étoiles.
« C'est magnifique, murmura Harry, confortablement blotti contre le torse de son amant. »
« Mon royaume, A Chuisle. Et le tien, si tu le veux bien. »
« Oui… Je le veux. »
Pendant plus d'une heure, sous le clair de lune, Lord Voldemort les fit valser paresseusement.
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A la fenêtre de leur chambre du 12 Square Grimmaurd, Hermione était elle aussi abîmée dans la contemplation du clair de lune. Ron dormait depuis un moment déjà, mais elle avait trop de choses en tête pour y parvenir. Elle pensait à Harry. Elle se demandait ce qu'il faisait en ce moment. Severus ne leur donnait que trop peu d'informations à son goût. Elle avait peur pour lui, peur pour le monde sorcier, peur pour eux tous.
Elle avait peur de devoir admettre qu'il n'y avait aucun contre sort à l'Avada Memomagia et qu'elle avait perdu son meilleur ami, pour toujours. Elle imaginait ce que serait une confrontation avec ce nouvel Harry, qui voudrait peut-être les tuer. Qui y arriverait peut-être car, en ce qui la concernait, elle ne pourrait jamais lui faire de mal.
Dans la nuit, elle aperçut un point blanc se diriger vers la maison des Black.
« Ron, chuchota-t-elle. »
Son petit ami remua dans le lit en marmonnant mais ne fit pas mine de se réveiller.
Le point blanc était à présent une chouette volant à sa rencontre, aussi Hermione ouvrit-elle la fenêtre. L'oiseau se posa sur son rebord dans un silence irréel et lui tendit sa patte. Un parchemin y était ficelé. La sorcière le détacha avant de chercher une friandise Miam Hiboux® dans leur armoire. La chouette la prit dans son bec crochu et déploya à nouveau ses ailes, entrant dans leur chambre pour se poser sur leur tête de lit, juste au-dessus de Ron qui dormait toujours à poings fermés. Là, elle dévora son encas avant de gonfler ses plumes et de fermer ses grands yeux oranges, visiblement épuisée.
Hermione retourna toute son attention au parchemin que l'animal lui avait confié. Elle le déroula. La note qu'il renfermait était brève, mais elle gonfla son cœur d'espoir.
« Ronald ! s'écria-t-elle faisant sursauter le rouquin ainsi que la chouette assoupie. Dépêche-toi ! Habille-toi ! lui ordonna-t-elle en plongeant de nouveau dans leur armoire pour en sortir des vêtements. On repart en Lettonie ! »
« Hein ? Quoi ? Keskispass ? »
Pour toute réponse, la jeune fille lui mit dans les mains le parchemin. Il put y lire :
Chers sorciers anglais,
Je crains d'avoir commis une terrible erreur. Ma sœur et moi vous attendons au plus vite, au sujet de vous-savez-quoi.
Dépêchez-vous,
Ada Berzins et Maija Kalnins.
(1) Cf. Chapitre 1.
(2) A Chuisle : «Mo chuisle » est une expression irlandaise qui veut littéralement dire «Mon pouls », mais qui peut aussi signifier « Mon amour », « Ma/Mon chéri(e) ». Cela vient de l'expression «A chuisle mo chroí », « Pouls de mon cœur. ». Quand on s'adresse directement à une personne, on dira «A chuisle ». Quant on parle au sujet de quelqu'un, on dira «Mo chuisle ». Le film Million Dollar Baby écrit incorrectement «Mo cuishle » au lieu de «Mo chuisle ». Explications fournies par Jacquie38 sur le site .
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Un extrait du prochain chapitre vous attend d'ores et déjà sur mon LJ : groumde . livejournal (enlevez les espaces et vous trouverez^^)
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Rose qui a écrit : Quel chapitre excellent ! Ton histoire est vraiment unique et passionnante ! : Merci beaucoup pour ces compliments. Cela me fait énormément plaisir ! J'espère que cette suite t'aura plu tout autant. A bientôt !
Julie : D'une certaine façon, oui, Voldemort devient « accro » à Harry. Et il prend grand soin à attiser le côté sombre d'Harry. Il est vrai qu'un couple de mages noirs à de quoi inquiéter lol Et j'imagine que le chapitre d'aujourd'hui n'est pas fait pour te rassurer^^ Merci beaucoup pour ta review et à bientôt !
La personne qui a écrit : Oh ! Ce chapitre était très chaud ! Décidément Voldemort et Harry sont plus proche que jamais ! : Oui, j'aime quand c'est « chaud » LOL Ce n'est pas le chapitre d'aujourd'hui qui laissera penser le contraire^^ Merci pour ta review et à bientôt !
La personne qui a écrit : Alors comme ça le Lord est jaloux ? Il juré fidélité à Harry ? Et il ne peut plus se passer de…etc : Merci pour ta review. J'aime beaucoup ta citation : « tel est pris qui croyait prendre » car elle résume bien le fond de cette histoire, selon moi. Moi pour découvrir pourquoi et comment, il faudra attendre la suite^^ Voldemort est indéniablement jaloux, oui. Quant au fait qu'il jure fidélité à Harry, ce n'est qu'un mensonge, hein^^ Il l'a trompé avec Bella et juré sur sa défunte mère, qu'il a toujours détestée, montre à quel point il est manipulateur et perfide. Le chapitre d'aujourd'hui en est une nouvelle preuve^^ A bientôt !
Rose qui a écrit : Ton Harry m'impressionne de plus en plus. Qui aurait pu croire qu'il pouvait devenir aussi bon prince…etc : On peut douter des réels sentiments de Voldemort envers Harry, mais il y a une chose dont on ne peut pas douter c'est qu'il adore le voir se transformer en prince des ténèbres, d'autant plus qu'il est l'instigateur de cette transformation. Bellatrix a compris quelle était sa place…pour le moment. Mais il est évident que la situation est loin de lui plaire et que, comme un certains nombre de mangemort de sa génération, elle se pose des questions. Elle sera heureuse de porter un enfant si c'est pour son maître, je pense. Mais je n'en dis pas plus^^ Merci beaucoup pour ta review et à bientôt !
Emma : Toute les questions que tu te poses au sujet d'Harry sont très pertinente et j'avoue (même si ce n'est pas forcément très rassurant) que je me les suis posé aussi….et que je me les pose encore LOL Je suis d'accord avec toi : Voldemort éprouve un fort désir de possession envers Harry. Pour ce qui est d'éventuels sentiments affectifs… Comment savoir ? Et ce que tu dis au sujet des penchants sadiques d'Harry est en partie vrai aussi. Mais, comme tu as pu le constater dans le chapitre d'aujourd'hui, Harry n'est pas aussi sadique qu'on pourrait le croire. Il a ses limites. C'est plus un jeune homme qui se venge pour soigner ses peines que quelqu'un de réellement sadique. Voilà, j'espère que le chapitre 12 t'aura plu. A bientôt !
