Wouah, je m'attendais pas à ce que cette histoire plaise autant :D Je remercie tous mes followers, ainsi que ceux qui m'ont ajouté dans leur favori. Et bien évidement un grand merci à vous tous cher lecteur !

Prévision dans ce chapitre : Un petit moment Clexa, des tensions et une charmante rencontre !

On se retrouve en bas !


Chapitre 3 :

Je pensais ne jamais éprouver la moindre affection particulière pour la moto. Trop rapide, trop dangereuse. Ca ne rentrait pas dans les normes de ma personnalité qui consistaient à rester rationnelle et avisée. Pourtant, à l'instant présent, je venais littéralement d'en tomber amoureuse. Disons plutôt que j'étais tombée sous le charme de devoir être collée contre le dos de Clarke, mes mains entourant sa taille pour reposer sur son ventre. Chacune de ses accélérations me forçaient à resserrer un peu mon étreinte, à me blottir d'avantage contre elle tandis que mon bassin suivait le sien lorsque le véhicule amorçait le moindre virage. Lorsque nous nous arrêtions, elle tournait légèrement la tête vers moi pour me demander d'un regard si ça allait. Et j'allais plus que parfaitement bien. La vitesse avait emporté loin de mon esprit ma dispute avec Matt et l'adrénaline me faisait presque tourner la tête.

Si, au début, Clarke avait commencé lentement notre balade, me laissant le temps de m'habituer aux vrombissement de la moto et d'assimiler les bases, très vite elle nous avait conduite en dehors de la ville, laissant libre cours à la puissance du moteur. Il hurlait de contentement et moi je me retenais de rire de joie. Pour la première fois depuis très longtemps je me sentais libre. Le poids de mes responsabilités, de mes envies de grands avenirs s'envolaient loin de moi. J'avais le droit d'être une fille de dix-sept ans normale. Pas de grand frère drogué, pas de vie de famille désastreuse et de couple qui battait de l'aile. Juste une adolescente comme tant d'autre.

La moto s'engagea sur une route que je connaissais bien, grimpant la petite colline qui abritait le fameux panneau « Hollywood » si cher au cœur des gens. Pour moi ce n'était qu'un énorme amas de métal. Il nous fallut à peine cinq minutes pour le rejoindre et Clarke s'arrêta juste devant les grilles empêchant les gens d'entrer sur le secteur. D'un geste elle se débarrassa de son casque et secoua la tête pour libérer ses cheveux blonds avant de se retourner vers moi, un immense sourire aux lèvres et de retirer le mien.

- Tout le monde descend, m'indiqua-t-elle en poussant la béquille pour stabiliser l'engin.

Je descendis aussi gracieusement que je pouvais, manquant malgré tout de me retrouver le nez par terre tant mes jambes tremblaient encore et la jeune femme me suivit aussitôt.

- Qu'est-ce qu'on vient faire ici ?

- Je t'avais dis que j'allais te changer les idées. Et bien voilà !

- Tu sais, on aurait mieux aperçu les lettres si on était restée en bas, m'amusai-je tandis qu'elle levait les yeux au ciel.

- Viens.

Elle prit ma main et m'approcha au plus près de la barrière. Sans attendre, elle souleva un morceau du grillage qui semblait avoir été découpé et m'invita à entrer.

- Après vous charmante demoiselle.

- Tu sais qu'il est interdit de passer le grillage à cause des risques d'éboulements ?

- Et si tu me faisais un peu confiance Alexandria ?

Je lu l'amusement dans son regard mais de l'entendre prononcer mon prénom en entier, chose que peu de personne ne faisait à part ma mère lorsqu'elle me disputait, serra agréablement mon estomac. Ma bouche se fit soudainement très sèche et j'acquiesçai sans même lui répondre. Évidement que je lui faisais confiance, mais à ce moment, c'était de moi dont je me méfiais.

Je passai la barrière pour me retrouver au pied de l'immense « H » et ce que je vis me coupa le souffle. A nos pieds s'étendait tout Los Angeles, bercée par la lumière du soleil déclinant à l'horizon. Les rayons jouaient avec le vert des arbres et le bleu du lac qui s'étirait en contrebas. Au loin, les buildings semblaient être aussi grands que de simples crayons. Il n'y avait pas de bruit, seulement le vent qui rasait la terre quasi désolée autours de nous. Je serai sûrement restée immobile si Clarke n'était pas venue frôler mon dos pour admirer le spectacle à son tour, m'arrachant un frisson qui se répandit dans l'ensemble de mon corps.

- Alors, est-ce que ça te change les idées ? me chuchota-t-elle à l'oreille.

« Concentre-toi. Concentre-toi Lexa ! »

- C'est magnifique.

Elle récupéra ma main, lâchée pendant que je traversais le grillage, et m'emmena contre la tôle du premier « L ». Elle s'assit, dos contre la lettre, et m'invita à la rejoindre. Pendant de longues minutes, aucune de nous ne prononça le moindre mot, chacune le regard perdu au loin. D'ici, mes problèmes semblaient encore plus lointain que sur la moto, presque ridicule face à l'immensité du monde devant moi. Je me sentais apaisée comme jamais et peut-être que le pouce de Clarke dessinant des cercles sur le dos de ma main y était pour quelque chose.

Je devrais me sentir coupable de désirer que cet instant ne se termine jamais, que la blonde entrelace ses doigts aux miens et qu'on reste là pour l'éternité mais je ne parvenais pas à éprouver le moindre regret. Je ne pouvais pas.

- Félicitations Lexa, dit Clarke avec un sourire. Maintenant tu es une hors la loi, tout comme moi.

- Qu'est-ce qu'on risque si on se fait prendre ici ?

- Une amande, peut-être une remontrance pour toi comme tu as moins de dix-huit ans.

- Et pour toi ?

Je savais que Clarke approchait de la vingtaine. Matt m'avait raconté qu'elle détestait les cours et qu'à cause de tous ceux qu'elle avait séché, elle avait redoublé deux classes.

- J'en sais rien, et je m'en fiche. Je suis bien ici.

- Allez dites-moi tout Miss Griffin, c'est là que vous emmenez toutes vos conquêtes ?

Ma question lui arracha un rire sincère. Elle relâcha ma main pour s'emparer de son sac à dos et en sortit un carnet de croquis, comme ceux qui traînaient un peu partout dans la chambre de Matt. Elle me le tendit.

Je haussai un sourcil, surprise par son geste, mais ne me fit pas prier et ouvris le cahier pour y découvrir des dessins en noir et blanc tous plus magnifiques les uns que les autres. Il n'y avait pas besoin de couleur pour reconnaître la vue qui s'offrait devant nous, retranscrite à la perfection sur les pages granuleuses. Parfois de nuit, parfois sous ce que je pensais être un coucher ou un lever de soleil.

- C'est magnifique Clarke.

- Je viens ici quand j'ai besoin de me vider la tête. De couper avec le monde qui m'entoure. Quand je monte ici et que je regarde en contrebas, j'ai l'impression que rien ne peut m'atteindre, que je suis intouchable et invisible. Cet endroit est un peu ma cachette pour m'évader. Je m'assois et j'observe. Je dessine.

Son regard restait fixé au loin mais je ne pouvais m'empêcher de détailler son visage tandis qu'elle se confiait. Mon cœur battait douloureusement dans ma poitrine alors que je fixai ses yeux, son nez, ses joues puis enfin ses lèvres. Des lèvres que je mourrai d'envie de goûter, de caresser des miennes.

- Alors pour répondre à votre question, Miss Woods, vous êtes la première personne que j'amène ici avec moi, termina-t-elle avec un sourire. Et si tu continues de me dévisager comme ça, je risque de ne plus répondre de moi.

Je rougis furieusement et reporta mon attention sur la ville, sans chercher à comprendre ce qu'insinuait sa dernière phrase. Bientôt, un silence confortable s'installa qu'aucune de nous ne tenta de rompre. On n'avait pas besoin de parler pour s'exprimer. Nous restâmes ainsi pendant un moment, le temps comme suspendu.

Le charme fut rompu par une sonnerie de téléphone qui nous fit sursauter.

- Le tien ou le mien ?

Clarke vérifia aussitôt son portable et leva l'index.

- Le mien ! C'est Amanda. Il faut croire que Matt n'est pas le seul qui a posé un lapin aujourd'hui. Je suis fautive.

Merde. J'avais complètement oublié que la jeune femme n'était pas à Venice Beach juste pour me kidnapper loin de mes problèmes. Si je savais qu'elle avait rendez-vous avec Amanda je n'aurais jamais accepté une virée en moto avec elle.

- On ferait mieux de rentrer.

Elle se leva prestement et me tendit la main pour m'aider à me relever.

Le trajet du retour se fit bien top rapidement à mon goût et je sentis les problèmes arriver à des kilomètres quand nous nous garâmes au point de départ sous les regards furieux d'Amanda et de Matt. Pour une fois qu'il tenait sa parole.

Ils nous fixèrent tandis que nous descendions de la moto et je détaillai furtivement la petite amie de Clarke. Ses cheveux châtains encadraient un joli visage et j'aurais pu la trouver charmante si elle n'avait pas la sale habitude de se mettre à bouder en permanence. Sa bouche était pincée par la contrariété et elle se tenait droite, les bras croisés sur sa poitrine. Je pensais qu'elle était en colère mais lorsque ses yeux sombres croisèrent les miens, une rage indescriptible apparut. Si j'étais quelqu'un de facilement impressionnable, j'aurais sans doute reculer.

- Je croyais que tu m'attendais sur la plage, Lexa ? Me demanda aussitôt Matt, manifestement tout aussi agacé que l'autre pimbêche.

- Il faut croire qu'elles avaient mieux à faire que de nous rejoindre, approuva Amanda. Alors Lexa, tu t'es bien amusée avec ma copine ?

- Je peux savoir ce que tu insinues ?

Je n'avais pas eu le temps de rétorquer, Clarke m'avait devancé et se posta devant sa petite-amie, le casque serré dans la main.

- Ce que j'insinue c'est que tu es partie en virée avec la copine de quelqu'un d'autre. Et tu m'as posé un lapin pour ça.

- Elle avait besoin de se changer les idées parce qu'un débile ici présent n'est pas capable de prendre soin d'elle.

- Ne commences pas Clarke ! Intervint Matt avec colère. Je lui ai dis que j'arrivais, elle n'avait pas besoin que tu lui tiennes compagnie.

- Elle t'attendait depuis plus d'une heure. Tu es vraiment con ou tu le fais juste exprès ?

Je la sentais fulminer à mes côtés et j'ignorai si je devais me mêler à la conversation où laisser les choses se calmer d'elles-même. C'était la première fois que j'assistais à une dispute entre les deux amis et savoir que j'en étais la cause, ainsi que celle de l'engueulade entre Amanda et Clarke, me fit me sentir brusquement coupable. Nous étions bien loin du panneau Hollywood tout à coup.

- Ce n'est pas ta copine, lança Amanda. Ce n'est pas à toi de lui tenir compagnie, sans compter qu'à cause d'elle je t'attends depuis cinq minutes !

- Pauvre petite chose, railla la blonde entre ses dents. Vous me gonflez tous les deux.

Sans même attendre de réponse, Clarke tourna les talons et rejoignit sa moto sous le regard estomaqué d'Amanda.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je me casse. J'en peux plus d'être entourée par des abrutis.

Elle fit rugir le moteur et enfila son casque.

J'avais envie de la retenir, de lui demander de rester . J'aurais dû tenter d'arranger les choses entre tout le monde mais je restai immobile, simple spectatrice du désastre que j'avais provoqué sans le vouloir.

Amanda me jeta un énième regard haineux puis partit dans la direction opposée à la notre, s'éloignant rapidement. Matt, lui, se rapprocha au contraire de Clarke.

- Je ne sais pas à quoi tu joues, Griffin, mais garde tes mains loin de ma petite-amie.

- Tu veux un conseil Matt ? Quand tu as la chance d'avoir une fille comme elle, accorde-lui un peu d'attention. Sinon quelqu'un d'autre le fera à ta place et elle se rendra compte que tu ne la mérites pas. Arrête de jouer au con avec elle.

Il voulut répliquer mais la blonde tourna une fois de plus la manette d'accélération et la moto poussa un cri furieux.

- Dégage de mon chemin Matt, ordonna-t-elle d'une voix forte.

Mon copain n'eut d'autre choix que de se pousser et Clarke démarra en trombe, s'accordant les regards étonnés des passants autour de nous. Bientôt il ne resta plus que Matt et moi et je savais que la discussion qui allait suivre ne me plairait pas.

*Clexa*Clexa*Clexa*

Le lendemain, j'avais rejoins Octavia et Harper au fond de la salle de biologie pour leur raconter en détail les événements de la veille. Évidemment, Octavia n'avait cessé de me lancer des clins d'œil dès que le prénom de Clarke était entré en jeu mais notre amie n'étant pas au courant, elle se retint de faire le moindre commentaire. Ce qui, au vu de son visage crispé, lui demandait un effort surhumain.

Harper finit par soupçonner quelque chose quand j'en vint à la partie entre Matt et la blonde et que O s'est littéralement étouffée pour s'empêcher de parler.

- Mais enfin qu'est-ce qui t'arrive à la fin ?

- J'ai avalé de travers.

Je levai les yeux au ciel. Bravo O. Très convainquant.

- Cette fille est tellement badass, annonça-t-elle avec un air rêveur. Franchement je suis jalouse. Moi aussi j'aimerai bien qu'elle m'emmène me balader en moto !

Un raclement de gorge nous empêcha de discuter d'avantage et nous baissâmes aussitôt la tête, prises en faute par notre professeur. Celle-ci patienta encore un moment puis reprit la suite de son cours.

- Au fait, chuchota Harper, vous avez vu la vidéo qui tourne un peu partout ? Apparemment un mec se fait tiré dessus en plein milieu de l'autoroute.

- C'était sur une bretelle, précisa Octavia.

- Mes parents y étaient. Enfin ma mère et Travis. Il paraît que ça a bouchonné pendant des heures.

Je baissai les yeux vers mon portable tandis que Harper s'emparait du sien pour trouver la dite vidéo.

Un sourire se dessina sur mes lèvres lorsque le numéro de Clarke s'afficha. Un message d'elle était rare et je ne pensais pas en recevoir de sitôt après le scandale de la veille.

De Clarke : Prête à botter des culs ce soir sur ma PS4 ?

Je retins un rire et m'empressai de répondre.

- C'est Clarke ? Demanda Octavia en essayant de lire par dessus mon épaule. Dis-lui que cette fois je ne compte pas la laisser gagner et que les douze autres fois, elle a eu de la chance.

- Je ne sais pas si c'est judicieux de se faire notre mercredi filles, O. Si ça se trouve Amanda et elles se sont séparées à cause moi et Matt va encore tirer la gueule.

- Si tu ne veux pas y aller, grand bien te fasse. Moi je ne vais pas m'arrêter de vivre pour des «si ». Et si tu veux mon avis, tu devrais faire pareil. Tu as assez donné je trouve.

Après tout, pourquoi pas.

De Lexa : Octavia pense que ce soir, c'est sa soirée. Je serais toi, je ferais attention.

De Clarke : Tout ira bien tant que tu continues à être ma cheerleader secrète ;)

De Lexa : Je ne supporte aucune de vous deux !

De Clarke : Quoi ? Tu ne m'apportes même pas ton soutien indéfectible ? Je me demande bien pourquoi je t'invite alors !

- Ca y est je l'ai trouvé ! S'exclama Harper en nous tendant son téléphone.

De Clarke : J'aurais su ça plus tôt, je ne t'aurais jamais emmener sur ma moto, traîtresse. Heureusement que tu es plutôt pas mal à regarder sinon je ne n'aurais plus trouver d'intérêt à ta présence sachant que tu es nulle aux jeux vidéos :p

Mon cœur s'arrêta littéralement à la lecture de ce message. Est-ce qu'elle était en train de me draguer ou je me faisais des films ?

Le bruit de coups de feu m'obligea à regarder la vidéo de Harper. Un homme, debout entre des ambulances, manifestement blessé, se faisait tirer dessus par des policiers mais les balles ne semblaient pas l'atteindre. Ou alors elles lui passaient littéralement au travers.

- Mesdemoiselles, faut-il que je vous retire vos téléphones ?

Malheureusement, aucune de nous trois n'écoutaient la prof. Nous continuions la lecture de la vidéo comme si nous n'étions plus que les seules filles dans la classe.

L'homme tomba finalement sur les genoux après avoir reçu une dizaine de balles. Pourtant, alors qu'il aurait dû être mort depuis longtemps, il réussit lentement à se relever pour de nouveau faire face aux policiers.

- Dégueu ! S'exclama Octavia en cherchant mon appui.

- C'est bidon. C'est impossible.

- Shhh Miss Woods. Regardez-ça, ça a l'air plutôt vrai.

Le blessé continua d'avancer vers la police avant d'être stoppé net par une balle en pleine tête qui le terrassa.

- Prends ça bâtard.

Je levai les yeux au ciel. O et sa discrétion légendaire.

Je savais que c'était faux. C'était impossible que quelqu'un puisse résister à autant de coup de feu et se relever comme si de rien n'était. Ca ne pouvait être qu'un canular. Pas vrai... ?

- Je ne sais pas quoi répondre à Clarke, soufflai-je pour moi-même.

- Et vous ne lui répondrez pas de sitôt, me coupa la prof en s'emparant du portable de Harper. Donnez-moi ça Miss Woods.

Certainement pas !

Ma rébellion fut étouffée dans l'œuf lorsque la voix du proviseur s'éleva dans les hauts parleurs présents un peu partout dans le bâtiment.

- Rebonjour à tous. Le rectorat a décidé de fermer l'établissement cette après-midi. Je répète, pas de cours cette après-midi. Quand la sonnerie retentira...

Un toquement nous fit lever la tête et j'aperçus ma mère. C'était toujours étrange de la croiser, parfois j'arrivais à oublier qu'elle occupait le poste de conseillère d'orientation ici.

Elle demanda rapidement l'autorisation de me prendre à part tandis que les autres élèves rangeaient leurs affaires.

Elle avait l'air inquiet, sans que je ne sache pourquoi. Ces traits étaient tirés et elle semblait pressée de me faire quitter le lycée. Elle me cachait quelque chose, j'en étais persuadée.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- La fusillade a inquiété les gens.

Impossible. Je retins un sourire amusé.

- Ce n'était pas un montage ?

- Je veux que tu rentres, ok ?

- Et Nick ?

Mon frère était parti de l'hôpital. Il avait disparu, évanouie dans la nature encore une fois sans aucun indice pour le retrouver. Ma mère et Travis passaient les deux derniers jours à tenter de retrouver sa trace mais Nick était doué pour disparaître. S'il se passait vraiment quelque chose de grave, il était hors de question que j'attende les bras croisés qu'il lui arrive malheur.

- Tu seras là s'il rentre.

« S'il rentre » ?

- « Quand » il rentrera, la rectifiai-je, la gorge nouée.

- Oui. « Quand »...Maintenant, rentre ma puce.

Elle sembla vouloir ajouter quelque chose mais se ravisa et passa une main dans mes cheveux. Nous n'étions pas très tactile depuis la mort de mon père et ce geste me confirma ce que mon instinct ressentait déjà. Il arrivait un événement grave. Très grave.

Je passai donc le reste de la journée à la maison, à tourner comme un lion en cage. Je n'avais aucune idée d'où était mon frère, de s'il allait bien et le flot de messages que j'envoyais à Maman restait sans réponse. Comment étais-je censée rester bien tranquillement dans le salon alors que je devrais être dehors à le chercher moi aussi ?

Finalement, un texto de ma mère me fit pousser un soupir de soulagement et mes nerfs manquèrent de me lâcher.

De Maman : Tout va bien. Nick est avec nous.

Je ravalai les larmes d'angoisses qui menaçaient de s'écouler et attrapai aussitôt ma veste. Je la nouai autour de ma taille, les manches caressant le haut de mes jambes dénudées par mon short, puis relevai mes cheveux en un chignon désordonné. J'étouffai, et je n'avais aucune envie de rester ici une minute de plus. J'avais besoin de changer d'air immédiatement ou j'allais exploser.

Je pris mon sac à dos et sortis de la maison sans un regard en arrière. Mon vélo m'attendait, comme toujours posé contre le mur et je l'enfourchai sans réfléchir. Je savais exactement où je voulais aller et je pris un minute pour envoyer deux textos, le premier à Octavia, puis le second à ma mère.

De Woods : Rendez-vous chez Clarke comme prévu. On a retrouvé Nick.

De Alexandria : Je pars chez Clarke avec Octavia et Harper. Ne m'attendez pas.

*Clexa*Clexa*Clexa*

- Je suis sûre que tu triches ! Hurla O. en lançant sa manette sur le canapé. Ce n'est pas possible que tu sois aussi forte à un jeu de combat.

- Peut-être qu'elle a compris qu'il ne faut pas juste appuyer sur toutes les touches en espérant que ça fasse une bonne combinaison, dis-je en ne levant pas le regard de mon magazine. Ce qui apparemment n'est clairement pas ton cas, Blake.

Peut-être que si je l'aurais fais, j'aurais vu avant le dangereux coussin qui me percuta de plein fouet, m'arrachant un cri de surprise.

- Tu es de son côté ou du mien Woods ? Choisis ton camps !

Je regardai tour à tour ma meilleure amie, debout au milieu de la pièce, les mains sur les hanches, puis Clarke qui était tranquillement lovée dans les bras de, à mon plus grand malheur, Amanda. Manifestement, elles n'avaient pas rompu. Je devrais être contente pour elles mais j'arrivais juste à être jalouse.

Malgré la compétitivité entre O et ma blonde, l'ambiance détendue me faisait le plus grand bien. Des cartons de pizza entamés traînaient ça et là sur la table basse et par terre tandis qu'un pack de bière était déjà bien commencé. Harper s'amusait à faire la DJ et je devais dire qu'elle sen sortait plutôt bien en mixage. Au moins, j'arrivais à penser à autre chose qu'à Nick et sa disparition, ou à cette vidéo qui devait obligatoirement être un montage. Pour couronner le tout, j'avais reçu un message de Matt qui me souhaitait une bonne soirée, comme si notre engueulade de la veille était oubliée.

- Je te l'ai dis, je ne choisis aucun camps. Laissez-moi en dehors de vos histoires, riais-je en levant les mains devant moi.

- Tu es obligée de me choisir ! Je suis ta meilleure amie !

- J'ai une idée, objecta Amanda. Et si on arrêtait les jeux vidéos pour sortir ?

Clarke se redressa un peu dans ses bras pour pouvoir la regarder.

- Et tu veux aller où ?

- La fête foraine.

Pour une fois, cette fille n'était pas si inutile que ça et il ne nous fallut qu'un bref tour de table pour accepter l'idée. Rapidement, nous nous préparâmes et sortîmes de l'appartement de Clarke pour rejoindre la fête foraine. Toutes ces lumières, toute cette ambiance et ces rires me donnaient l'impression d'être tombée dans un autre monde et ça me faisait un bien fou. Pour peu j'en aurais presque félicité Amanda de son idée. Presque.

J'arrivais à peine à ne pas lorgner sur leurs mains liées ensemble ou sur la façon dont cette gourdasse se pressait contre la blonde. Heureusement que Harper et Octavia me changeaient les idées sans même le savoir !

Pendant près d'une heure on se balada parmi les attractions avant que O agrippe la main de Harper pour la tirer jusqu'à une maison hantée.

- Tu viens avec nous Lex' ? On va se foutre la trouille !

Un cri émana de la maison et je me figeai. Il était absolument hors de question que je pose un pied là-dedans et elles le savaient très bien.

- Ne me dis pas que tu as peur, m'accusa Harper avec un sourire diabolique.

- Je ne suis pas trop d'humeur pour ce genre de truc, c'est tout.

On avait déjà vu plus convainquant comme mensonges et ce fut en éclatant de rire que mes amies s'éloignèrent sans moi.

Amanda leur cria de l'attendre et enlaça Clarke contre elle, collant ses lèvres aux siennes dans un baiser bien trop fougueux pour être montré en public. Ses mains vinrent d'abord se perdre dans les cheveux blonds avant de descendre jusqu'aux hanches de mon artiste puis sur ses fesses et je détournai la tête, autant gênée que énervée par son comportement.

- Je reviens vite, lui souffla-t-elle avant de m'accorder un regard satisfait et de rejoindre mes amies.

Décidément je ne pourrais jamais aimer cette fille.

- Alors princesse, qu'est-ce que tu veux faire ?

Je haussai les épaules, incapable de regarder Clarke en face après un tel spectacle. Je tentai de calmer les battements de mon cœur et d'ignorer la douleur que je ressentais mais la blonde me donnait l'impression de lire en moi avec une facilité déconcertante.

Avec un sourire, elle me proposa le tir à la carabine et je la suivis sans protester. Que ce soit aux jeux vidéos ou à ce genre d'attraction, le talent m'avait clairement abandonné de toute façon.

- Une partie s'il vous plaît, demanda-t-elle au forain.

L'homme nous donna six plombs et Clarke s'empara de l'arme factice déposée devant nous. Je l'observai coller la crosse contre l'intérieur de son épaule et viser quelques secondes avant d'appuyer sur la détente. Un ballon. Deux ballons. Puis trois. Elle tirait avec une facilité déconcertante qui me cloua sur place. Comme si elle avait fait ça toute sa vie.

- A toi, m'informa-t-elle. Fais-moi honneur !

Je pris le quatrième plomb mais l'horreur commença avant même que j'ai pu charger l'arme. Je mis au moins dix bonnes secondes à plier la carabine pour y enfoncer la fausse balle. Mes mains un peu moites glissaient sur la crosse et je tentai tant bien que mal d'imiter Clarke. Je soufflai rapidement et pressai la détente.

Mes trois ballons continuèrent tranquillement leur petite vie, totalement insensible au fait que je venais de tenter de les percer. Le plomb les avait raté et de loin.

- Allez ma petite, m'encouragea le forain.

Je le fusillai du regard mais tentai malgré tout un deuxième tir qui se révéla aussi raté que le premier.

- Pas de chance, ria l'homme. Peut-être que vous devriez laisser votre jolie amie tirer à votre place si vous espérez avoir un lot.

- On vous paie une partie de carabine, pas vos leçons, rétorqua Clarke avec froideur. Bouclez-là.

Ses paroles eurent l'effet escompté car il n'ajouta rien et s'intéressa à un nouveau client. Quant à moi, je me sentais ridicule.

- Ok Lexa, on va revoir tout ça.

La jeune femme vint se placer derrière moi et appuya légèrement dans le creux de mon dos pour me redresser. Puis elle écarta mes pieds avec le sien et mon appuie se renforça automatiquement.

- La position est importante. Plus tu as d'appuis, plus ça te permet de viser correctement. Tu n'es pas facilement déséquilibrée par le moindre coup de vent. Garde le dos droit, ne te penche pas en avant. Ensuite, tu viens caler la crosse juste ici.

Elle posa la carabine contre l'intérieur de mon épaule et s'assura qu'elle ne bougerait plus pendant le tir. Elle prit ensuite ma main droite et la referma sur la poignée de l'arme.

- Ne mets pas ton doigts sur la gâchette. Tu le laisses juste à côté jusqu'au moment où tu vas tirer. Ca évite les accidents.

Il fallait que je me concentre. Que j'écoute attentivement les leçons qu'elle me prodiguait. Mais comment pouvais-je espérer retenir ses paroles lorsque tout son corps était pressé contre le mien, épousant la moindre de mes formes ? Ses mains reposaient sur les miennes et sa joue caressait mon visage tandis qu'elle me parlait d'une voix semblable à un murmure.

J'avais chaud. Beaucoup trop chaud.

- Ok maintenant tu te concentres sur ta cible. Repère son mouvement. Tu vois le ballon a toujours plus ou moins le même schéma. Il te suffit de le connaître et puis de stabiliser ton arme en un point donné. Quand le ballon s'en approchera, il ne te restera plus qu'à tirer.

Repérer. Analyser. Tirer. Ok, c'était dans mes cordes.

- Contrôle ta respiration, tu dois être parfaitement calme sinon le coup partira trop vite ou n'ira pas là où tu le souhaites.

Sa main gauche vint se positionner sur mon ventre et je pu de justesse éviter un gémissement de franchir mes lèvres. J'étais en ébullition totale.

- Concentre-toi, me chuchota-t-elle d'une voix amusée.

Plus facile à dire qu'à faire !

Une minute s'écoula, puis une autre jusqu'à ce que... Là. Le moment était parfait.

Je tentai de ne pas prendre garde à notre position et soufflai doucement en fermant un œil. Le ballon y était presque. Encore quelques secondes...

- Maintenant.

J'appuyai sur la détente et ma cible explosa, m'arrachant un cri de victoire. Clarke s'écarta de moi pour me féliciter et je devais avouer qu'elle était plutôt bonne dans ce domaine.

L'homme vint nous apporter notre cadeau, qui était relativement sans intérêt, puis nous repartîmes en direction de la maison hantée où Octavia, Harper et Amanda n'étaient toujours pas ressorti.

- C'est un talent inné chez toi de savoir tirer à la carabine ? demandai-je à la blonde.

- Mon père faisait partie de l'armée. Avant sa mort, chaque dimanche il m'emmenait avec lui dans un stand de tir pour m'apprendre à tirer. Certains enfants faisaient du basket ou de la gym. Moi je maniais un pistolet.

- Je suis désolée Clarke. Pour ton père.

- Il est mort il y a longtemps maintenant, je m'en suis remise. Je garde les bons souvenirs et laisse les mauvais au passé. Et puis je ne peux pas me permettre d'être faible alors que ma mère a encore du mal à sortir de sa dépression.

Je hochai la tête. Je comprenais tout à fait ce qu'elle pouvait ressentir, bien que la personne sur qui je devais veiller se révélait être mon frère.

- Matt m'a dit que tu avais perdu le tiens il y a cinq ans, me confia Clarke.

Elle ne me posa aucune question. Ce n'était qu'une simple constatation, sa manière bien à elle de me dire que si je souhaitais me confier un jour ou l'autre, elle serait présente.

Je mis mon masque impassible malgré moi et n'ajoutai rien. Je n'avais pas envie de parler de ça, pas maintenant.

- Voilà les filles !

Clarke s'éloigna rapidement de moi pour les rejoindre et j'en profitai pour m'isoler un peu. J'avais grand besoin de souffler après ce trop plein d'émotions mais mes pensées en décidèrent autrement et l'inquiétude que je ressentais plus tôt pour Nick me percuta de plein fouet pour me rappeler sa présence. Ce n'était pas parce qu'il se trouvait à la maison qu'il était sauvé de cette addiction. Pourquoi avait-il quitté l'hôpital sans rien dire à personne ? Est-ce qu'il était parti acheter de la nouvelle came ? Dans quel état Travis et ma mère avaient mis la main sur lui ?

Je soupirai, bifurquant dans un endroit désert, et sortis mon portable de ma poche. Avec toute l'agitation de la soirée, je n'avais pas pensé à le regarder et ce fut sans surprise que j'y aperçut sept appels manqués de ma mère ainsi qu'un message vocal datant de plus de deux heures.

- Ma puce, rappelle-moi. Tout de suite.

Son ton inquiet me serra brusquement le ventre et je m'empressai de composer son numéro. La tonalité sonna une fois, deux fois sans que personne ne décroche.

- Aidez-moi...

Je sursautai soudainement de peur et me retournai en une fraction de seconde pour faire face à l'homme qui venait de parler.

- Je vous en prie, aidez-moi...implora-t-il d'une voix faible en s'approchant.

Le cœur tambourinant contre ma poitrine, je plissai les yeux pour distinguer son visage à travers l'obscurité.

- Est-ce...Tout va bien Monsieur ?

Un râle me répondit tandis qu'il continuait d'avancer pour entrer enfin dans mon champs de vision. Je retins un cri apeuré et plaquai ma main sur ma bouche.

L'homme était d'une pâleur affolante. Ses yeux injectés de sang étaient soulignés par de larges cernes noires et une épaisse pellicule de sueur recouvrait son visage et son cou. Il semblait à bout de force et titubait dans ma direction en se retenant au mur pour ne pas tomber.

- A l'aide...

Il fit un nouveau pas vers moi et je reculai aussitôt, terrassée par la peur. Il devait sûrement être infecté par cette grippe dont tout le monde parlait. Une grippe vraiment étrange et foudroyante... Une grippe qui arborait des symptômes jamais vu et qui ne correspondaient absolument pas à la maladie.

- Ne bougez pas, lui intimai-je calmement malgré mes tremblements. Je vais appeler un médecin, d'accord ?

Il ne s'arrêta pas.

Par réflexe je tentai d'apercevoir un échappatoire par lequel je pourrais m'enfuir mais l'inconnu me bloquait la sortie. Peut-être que si je hurlais assez fort, quelqu'un se retournera.

Je pensai à la vidéo que nous avait montré Harper. Ce blessé que les policiers avaient tenté abattre à mainte reprise. Les deux semblaient atteints par la même maladie...

Mon dos percuta le fond de l'allée, mes doigts lâchèrent mon téléphone qui s'écrasa au sol avec un bruit sourd.

- S'il vous plait Monsieur, ne vous approchez pas.

Mon ordre fut totalement ignoré. Au contraire, il sembla accélérer et plongea brusquement sur moi, la bouche grande ouverte. Je hurlai aussitôt, tendis les bras en avant pour le repousser mais il était plus grand et plus fort que moi. Tout son poids pesa contre le mien et il se débattit brutalement de mon emprise, claquant des dents d'une manière atroce. Mes muscles crièrent sous la soudaine pression, mon poignet se tordit violemment mais je serrai les dents et fermai les yeux pour ne plus croiser son regard dément. Ca ne pouvait être qu'un cauchemar !

Ses mains agrippèrent les miennes et il me tira contre lui avant de me plaquer avec violence contre le mur, me soutirant une grimace de douleur. Je lâchais. Je le sentais aux tremblements de mes bras, à la façon dont il se rapprochait de plus en plus de moi. J'entendis ses dents claquer près de mon oreille, de mon cou, et je penchai la tête pour m'en éloigner. Trop tard.

Il bascula en avant à l'instant même où je laissai échapper un hurlement, le corps brutalement projeté contre le mien. Quelque chose de chaud et de visqueux me gicla au visage tandis que l'homme s'effondrait sur moi, m'entraînant avec lui dans sa chute. Il ne poussait plus aucun râle, amorphe et inerte sur mon propre corps.

- Lexa !

Octavia !

Quelqu'un empoigna les vêtements de mon agresseur et le tira en arrière pour l'éloigner de moi et j'aperçus enfin le visage de ma meilleure amie. Elle s'agenouilla aussitôt et me dévisagea avec crainte avant de me tendre sa main pour m'aider à me relêver. Sans sa poigne, mes jambes n'auraient sûrement pas pu tenir sous mon poids tant je tremblais. Je réussis malgré tout à me mettre debout et croisai les visages anxieux d'Amanda, de Harper puis de Clarke.

Cette dernière avait les doigts serrés autours d'une barre de fer. Ses phalanges blanchies par la force avec laquelle elle la tenait son arme improvisé, elle cherchait à capter mon regard. Etait-ce de la peur que je lisais dans le sien ? Ou juste de l'inquiétude ?

Je regardai une nouvelle fois ce qu'elle tenait et baissai les yeux vers l'homme à mes pieds. Le crâne défoncé. Par réflexe, je portai ma main valide à mon visage et la tendis devant mes yeux. Du sang. Clarke avait frappé mon agresseur pour me protéger.

- Est-ce que tu vas bien Lexa ? Ca va ?

Je papillonnai des yeux, incapable de comprendre le sens de ses paroles. Je la distinguai s'approcher lentement dans ma direction, une main tendue comme on le ferait pour apaiser un animal apeuré.

- Tu es blessée ?

- Je...

- Lexa ?

Je secouai la tête et plongeai dans son regard. Elle attendait une réponse qui ne tarda pas à venir.

- Je crois qu'il m'a mordu.


Et voilà c'est tout pour aujourd'hui !

Alors, alors ? :D J'espère que vous n'avez pas envie de me tuer pour avoir coupé à cet endroit !

Qu'avez vous pensé de ce chapitre ? Il est un peu plus long que les autres désolée mais j'avais vraiment envie de tout écrire ! ^^ Je ne me voyais pas couper ailleurs qu'à cet endroit.

Note 1 : Pour celles qui me l'ont demandé en MP, la moto de Clarke est une Bandit rouge :) Je trouve que ça colle bien avec son gabarit.

Note 2 : On ne peut vraiment plus accéder au panneau d'Hollywood à cause des barrières, en tout cas elles y étaient la dernière fois que je suis allée mais comme Clarke est badass, ce n'est pas un petit grillage qui va l'arrêter :D

Note 3 : Le tir à la carabine est une de mes attractions favorites ! Pour le coup, Clarke a hérité de mon talent au tir ^^

Pour répondre à mes guests :

Shameleliza : Oui j'avoue qu'on résiste difficilement à une Clarke Badass :p Perso je n'apprécie pas plus que ça son personnage dans The 100 mais je l'imagine très très bien joué ce genre de rôle là. Nick et Lexa devraient partager plus de scène pour la suite ne t'en fais pas ;) Pour l'instant j'ai encore quelques scènes en commun avec la série mais je suis clairement en train de m'en éloigner ! J'espère que la suite te plaira tout autant :D

Morgane : Ouh je suis trop contente si tu deviens accro à ma fiction ! Tu aurais remarquer la tension commence à monter un peu mais j'espère en tout cas que cette suite sera à la hauteur de tes attentes ;) !

N'hésitez pas à me donner votre avis sur ce chapitre, que je sache ce que vous en avez pensé :D !

A bientôt pour la suite !