Pfiou vraiment merci à tout le monde... Quand je vois les retours pour cette fiction, ça me réchauffe le coeur et me donne encore plus envie d'écrire et de continuer à vous livrer les chapitres. Alors merci, de tout coeur merci !
On m'a plusieurs fois demandé si j'avais un compte Twitter et jusqu'à hier je répondais non mais du coup, la réponse vient de changer en Oui :D
Vous pouvez donc me retrouver sur twitter sous le compte : Kara_kom_Trikru Je pense que j'y mettrai des infos sur la fiction ou les publications ;)
On se retrouve en bas !
Chapitre 4 :
J'avais mal à la tête. Une migraine horrible qui me donnait l'impression qu'on m'agitait des lames de rasoir dans le crâne. Malgré les rideaux tirés, la lumière du jour n'arrangeait rien et ma nuque engourdie non plus. La douleur de mon poignet s'atténuait, heureusement.
- Est-ce que ça va ?
Ce n'était qu'un chuchotement mais il me donna l'impression de me fendre la boîte crânienne en deux. J'ouvris difficilement les yeux et captai aussitôt le regard inquiet de Octavia et Harper. Manifestement, on m'avait emmené à l'hôpital.
- Tu as une mine affreuse.
- Tu te sentirais comment O si tu t'étais fais attaquée ?
- Je dis juste qu'elle a une mine affreuse. Regarde-là, elle est toute pâlichonne.
Harper leva les yeux au ciel.
- Comment va ton poignet ? Le Dr Griffin dit que tu n'as rien de cassé, seulement une foulure. Ce malade te la sérieusement tordu.
- Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Demandai-je en tentant de me redresser. L'homme de la ruelle.
Mes amies échangèrent un regard.
- Clarke a appelé les secours avant de t'emmener ici. Elle leur a expliqué qu'il t'avait agressé et que c'était le seul moyen de le faire te lâcher. D'après les dernières nouvelles, ils l'ont emmené à l'hôpital lui aussi.
- Elle n'y a pas été de mains mortes, approuva Octavia. Je crois qu'elle a réagit par instinct. Elle t'a entendu hurler malgré la fête forraine et s'est précipitée vers toi. Quand elle a vu ce qui t'arrivait...
- Elle a pris le premier truc qui lui tombait sous la main.
Une partie de moi, enfouie et cachée, sourit de joie à la simple pensée que Clarke m'avait protégé. Mais la partie consciente n'y prêta sur le moment pas plus d'attention.
- Où est-elle maintenant ?
- Sa mère l'a emmené au poste de police pour tout raconter. Légitime défense. Mais avec son casier...
C'était de ma faute. Je n'aurais jamais dû m'éloigner toute seule de mon groupe et voilà qu'à cause de moi Clarke risquait d'avoir des ennuis. Uniquement parce qu'elle était venue à mon secours.
Je fermai les yeux, culpabilisant comme jamais, avant de me souvenir brusquement d'une chose et de passer la main sur mon cou. Un pansement recouvrait l'arrière de ma peau.
- Ne t'en fais pas, ce psychopathe ne t'a pas mordu. Mais tu as une plaie à cause du mur contre lequel il t'a repoussé. Apparemment, ça t'a entaillé la peau et c'est pas très joli à voir. Le Doc a prescrit quelques antibiotiques et un truc contre la douleur au cas où tu te réveillerais pendant son absence.
- Et on a prévenu ta mère, me rassura Harper avec un sourire. Elle ne devrait pas tarder à arriver.
- Je suis restée inconsciente combien de temps ?
- Tu es tombée dans les pommes dans la ruelle. Amanda a proposé d'appeler une ambulance mais Clarke te portait déjà.
- Et je peux te dire que tu es un poids plume, intervint une voix amusée. Bravo Lexa, tes séances de sport ont payé.
Clarke se tient dans l'encadrement de la porte, appuyée contre la bordure en bois. Les bras croisés, elle me regardait avec un sourire amusé.
- Bon, intervint Octavia en s'étirant. Il est temps pour moi d'aller me chercher du café où je risque de me transformer en Hulk d'ici peu ! Tu viens Harper ?
- Non, j'ai pas envie de...Aïe !
Harper se massa l'épaule, fusillant O. du regard tandis que mon amie trouva subitement ses ongles plus intéressant.
- Je te l'ai dis, je vais me transformer en horrible chose verte. Il faut que tu m'accompagnes.
A contrecœur, la jeune fille finit par se lever et s'éloigna avec la brune en me promettant de vite revenir. J'avais compris le petit jeu de Octavia et j'ignorais si je devais la remercier ou lui lancer mon coussin en plein visage. Elles passèrent près de Clarke qui les observa jusqu'à ce qu'elles disparaissent dans le couloir de l'hôpital avant de se tourner vers moi.
Pendant un moment elle ne prononça aucun mot, me détaillant de ses yeux bleus. Quant à moi, je ne pouvais m'empêcher de la détailler. Elle avait troqué ses vêtements de la veille pour un marcel blanc et un jean noir, le tout complété par des convers sombres et son éternel veste en cuir. Ses cheveux étaient relâchés et tombaient sauvagement sur l'une de ses épaules tandis qu'une paire de lunette d'aviateur trônait au sommet de son crâne. Cette vision me coupait littéralement le souffle.
- Comment va ta tête ?
Elle quitta enfin la porte pour s'avancer vers moi et récupéra une chaise. Elle la tourna avant de prendre place dessus, l'avant de son corps reposant contre le dossier.
Une brusque chaleur m'envahit et je rougis instantanément, souhaitant pendant un instant qu'elle me chevauche moi aussi.
- J'ai toujours la migraine. Mais ça. Je suis intacte. Grâce à toi.
- Tu aurais fais pareil.
- Prendre une barre de fer et m'en servir comme d'une batte de base-ball ? Je ne pense pas. Mais en tout cas...merci...
Clarke baissa la tête.
- Quand je t'ai entendu hurler, murmura-t-elle, mon sang n'a fais qu'un tour. J'aurais du réfléchir, appelé la police peut-être. Mais c'était comme si je n'arrivais plus à réfléchir. La seule chose à laquelle je pensais c'est que tu étais en danger. Je ne me suis même pas rendue compte que j'empoignais cette barre de fer avant que je frappe ce type avec.
- Je suis désolée. Si je ne m'étais pas éloignée, tu n'aurais pas eu à intervenir. A cause de moi, tu risques d'avoir des problèmes.
Elle sembla vouloir ajouter quelque chose mais fut interrompu par l'arrivée de ma mère, accompagnée par Travis et Nick. Mon frère se précipita vers moi en boitillant, sûrement à cause de son récent accident, et me prit dans ses bras. Pendant un instant, un bref instant, je redevins une petite fille. Je pressai mon visage dans le creux de son cou et laissai son étreinte rassurante m'envahir. Mon grand frère ne tenait dans ses bras et c'était tout ce dont j'avais besoin. Qu'il me murmure qu'il veillait sur moi et qu'il ne laissera rien m'arriver de nouveau.
- Je croyais qu'on était d'accord pour que je sois le seul à profiter des services luxueux de l'hôpital, me chuchota-t-il.
- Désolée grand, frère. Il fallait que je comprenne pourquoi tu apprécies temps rester dans cette chambre.
Il rit faiblement avant de me relâcher à contrecœur.
- Mademoiselle Griffin, veuillez sortir de cette chambre je vous prie.
Le ton sec de ma mère me fit froncer les sourcils. Je remarquai seulement la façon dont elle observait la blonde, avec un mélange de colère et de ressentiment mal dissimulé.
- Qu'est-ce qui se passe Maman ?
- Tu as besoin de repos.
- Sa présence ne me gène pas.
- Moi elle me gène.
- Je m'en vais, annonça Clarke en se levant de sa chaise.
- Non restes. Tu m'as sauvé, tu n'as pas à partir d'ici.
J'ignorais quelle mouche venait de piquer ma mère mais il était absolument hors de question qu'elle ordonne à Clarke de partir. Elle ne la portait peut-être pas dans son cœur mais elle n'avait pas le droit de la traiter comme ça.
- Je ne veux pas qu'elle reste ici, Alexandria, rétorqua-t-elle. C'est à cause d'elle si tu te retrouves ici.
- Quoi ? Mais de quoi tu parles ? Un homme m'a agressé ! Elle n'a rien à voir là-dedans !
- Je m'inquiète constement pour Nick et ses fréquentations ! Maintenant je dois aussi me méfier des tiennes ! Tu veux qu'elle reste ici ? Parfait. Mais il est hors de question que tu restes seule avec elle.
- Je peux savoir de quoi vous m'accusez au juste ? Demanda Clarke dont les poings étaient à présent serrés.
Nick se tenait auprès de moi, gardant ma main dans la sienne, gardant le silence. Travis avait quitté la chambre sans même que je n'en aperçoive et moi j'observai la discussion entre les deux sans vraiment la comprendre.
- Je connais les filles comme toi, Clarke Griffin. Tu te pavanes dans les couloirs du lycée en pensant que tout lui est acquis. Mais j'ai lu ton dossier. Aucun projet d'avenirs, tu as redoublé deux fois et tu passes ton temps à sêcher les cours, à trainer dehors pour fumer. Je ne laisserai pas quelqu'un comme toi entraîner ma fille dans ton sillage.
- Alors c'est ça ? Ricanai-je. Tu penses que c'est une mauvaise fréquentation ? Tu as peur que je n'aille pas à Berkeley ? Que je ne colle pas à la vie parfaite qu'on a décidé pour moi ?
- Tu es brillante Alexandria ! Je ne veux pas que tu finisses comme...
Elle se tû brusquement, laissant place à un silence lourd. Ses pensées avaient sûrement dépassé ses pensées mais à présent il était trop tard. Le mal était fait.
- Elle ne veux pas que tu finisses comme moi, acheva Nick. Pas vrai M'man ?
Ma mère ne répondit rien et ce silence ne fit que confirmer ce que tout le monde pensait déjà.
- Le type qui t'a agressé, reprit mon frère, à quoi il ressemblait ?
- Il avait l'air...malade. Je crois qu'il avait cette grippe dont tout le monde parle.
- Quoi ?
Nick se leva soudainement, aussi pâle que les murs qui nous entouraient.
- Pourquoi ? Qu'est-ce que ça change qu'il soit malade ? Demanda Clarke en se rapprochant au contraire de moi.
Ils échangèrent un regard entendu. Mais moi je n'y comprenais rien. Qu'est-ce qui était en train de se passer ? Il fallait qu'ils m'explique !
- Tu crois que...débuta ma mère mais Nick la coupa aussitôt.
- Ouai. J'en suis certain.
- Il faut qu'on prévienne Travis. Lexa, tu ne bouges pas d'ici. Tu as compris ? Tu restes là !
Ils ne me laissèrent pas plus de temps et sortirent de la chambre en trombe, gardant avec eux leurs précieuses informations sur le type qui m'avait agressé.
Clarke n'ajouta rien mais m'adressa un sourire.
- Génial la réunion de famille.
Je me mis à rire.
- Bienvenue dans ma vie.
Une sonnerie de portable attira notre attention et je tendis le bras en direction de la table de nuit pour le récupérer.
- Matt ?
- Non. Octavia qui me demande si j'ai survécu à la tornade famille. Je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis hier. Je ne lui ai même pas dis ce qui m'était arrivée.
- Pourquoi ? Il devrait être à ton chevet en ce moment, à veiller sur toi.
Oui, il devrait.
Je plongeai dans son regard, chacun des battements de mon cœur résonnant dans ma poitrine.
- Je n'ai pas envie qu'il soit là. Toi tu es là pour veiller sur moi et ça me suffit.
La bouche de Clarke s'entrouvrit devant ma confidence et le masque de confiance qu'elle affichait en permanence se fissura brutalement. Soudain elle n'avait plus l'air de cette fille rebelle et indépendante mais simplement d'une jeune femme fragilisée par la vie.
J'étais consciente de ce que ma phrase impliquait mais à cet instant je n'avais pas peur.
- Emmène-moi loin d'ici.
- Quoi ?
- Je ne veux pas rester là. Dans cette chambre. Je m'en fiche de ce que vient de m'ordonner ma mère.
La blonde sembla réfléchir un moment puis finit par me sourire et je sû que j'allais partir de cet hôpital.
En seulement quelques minutes, je m'habillai et laissai un simple mot à ma mère pour lui dire que je partais. Je savais qu'elle serait furieuse, peut-être inquiète mais qu'importe. J'en avais marre d'être cette petite fille parfaite qu'elle voyait en moi.
Je ne le savais pas encore à l'époque, mais cette journée serait la dernière que je passerai sans avoir à me soucier de ma survie.
*Clexa*Clexa*Clexa*
- Alors c'est tout ? Tu es sortie d'une confortable chambre d'hosto pour la plage ? Tu n'as pas beaucoup d'imagination Woods.
Je tirai la langue à Clarke tandis que je continuai d'avancer sur le sable. Le soleil caressait mon visage et me faisait le plus grand bien. La brise de l'océan faisait voleter ma chemise, claquant autour de moi au rythme du vent. J'ignorai si c'était dû à mon agression mais pour la première fois depuis longtemps je me sentais vivante. Seule ma randonnée avec la blonde avait réussi à me donner cette impression.
J'écartai les bras, mon poignet prisonnier de son atèle, et basculai ma tête en arrière, les yeux fermés. Je laissai l'odeur de la mer emplir mes narines, les grains de sables se glisser entre mes orteils nus. J'étais libre. Le bruit des vagues qui s'écrasaient paisiblement devenait une musique apaisante pour mes oreilles.
- Tu devrais te reposer Lexa.
Je rouvris les yeux et me tournai vers Clarke, à plusieurs mètres en arrière. Elle était restée vers sa moto, adossée contre le réservoir, lunettes visées sur le nez dans une position nonchalante. Je ne pouvais pas voir son regard mais le devinais.
- Qu'avez-vous donc fais de l'insouciante Clarke Griffin ?
- Je suis insouciante mais ça ne veut pas dire que tu dois l'être.
- Oh s'il te plait, j'ai failli me faire bouffer hier soir. Je veux juste profiter.
Je ne savais pas d'où ça venait, mais je me sentais griser. Comme si j'étais littéralement défoncée sauf que je n'avais rien pris.
Je fixai ses lunettes fumées, tentant d'attraper son regard au travers, et attrapai le premier bouton de ma chemise. Lentement je le déboutonnai puis passai aux autres jusqu'à ce que le vêtement se retrouve sur le sable et que je sois en simple top noir. Clarke ne bougeait pas et j'étais bien incertaine de si elle me regardait ou non.
Joueuse, j'attrapai les bords de mon haut et le retira prestement. Je n'en avais rien à faire que d'autres personnes puissent me voir, se demander ce que j'étais en train de faire. Je m'en foutais même que le temps ne soit pas propice à une baignade malgré ce soleil éblouissant. A cette seconde je ne souhaitais qu'une chose : qu'elle me voit.
La prochaine étape de mon effeuillage fut pour mon short dont je fis très vite sauter l'ouverture et entrepris de le descendre lentement le long de mes jambes. Désormais j'étais livrée à son regard, seulement en sous-vêtements.
- Qu'est-ce que tu fais Lexa ?
Sa voix était rauque et j'étais presque certaine de la voir serrer ses clés plus que de nécessaire.
« Alors Miss Griffin, je vous fais de l'effet ? »
- Je vais prendre un bain.
- Tu ne peux pas. Ton atèle...
Sa phrase mourut dans sa gorge lorsque mes doigts défirent ma queue de cheval, relâchant mes cheveux bruns sur mes épaules.
Je ne m'étais jamais considéré comme une fille particulièrement jolie. Pas vraiment grande, pas mannequin pour un sous. Je ne pouvais compter que sur mes yeux verts et mon ventre. Mais lorsque la bouche de Clarke s'affaissa légèrement et qu'elle baissa ses lunettes sur son nez, me révélant enfin ce bleu qui me rendait dingue, et qu'elle le laissa glisser sur tout mon corps, je me sentis désiré. Une chaleur incroyable s'insinua dans mon ventre mais je me forçai à ne pas succomber et reculai lentement en direction de l'océan sans jamais rompre le lien visuel avec ma blonde.
A chaque pas, Clarke avança dans ma direction. Même lorsque l'eau lécha mes pieds, puis mes chevilles pour remonter jusqu'à mes cuisses, elle ne cessa pas de me rejoindre.
- Tu joues à un jeu dangereux, tu le sais ? me demanda-t-elle, au bord de l'océan.
- Je croyais que tu aimais prendre des risques ?
Je me baissai complètement, de manière à entrer entièrement dans l'eau.
Clarke m'observa un moment sans rien dire avant de finalement hocher la tête. Elle posa son casque au sol, très vite rejoint par sa veste et ses lunettes. Je pensais qu'elle m'imiterait et enlèverait ses vêtements mais j'explosai de rire lorsqu'elle entra précipitamment dans l'eau. Toute habillée.
- Alors, tu es contente de revoir l'insouciante Clarke Griffin ?
- Tu es complètement folle, riai-je alors qu'elle nageait dans ma direction.
Nous passâmes un long moment à nous pourchasser sous les yeux interloqués des passants. Moi à demi-nue et Clarke habillée en train d'essayer de me rattraper dans l'océan, riant aux éclats comme s'il n'y avait plus que nous sur terre.
J'avais surestimé mes chances de gagner contre elle lorsque ses bras encerclèrent ma taille, m'arrachant un cri de surprise, et qu'elle me rapprocha d'elle en me tenant fermement. Elle immobilisa mes mains sans difficulté mais je sentis cette douceur dans son mouvement lorsqu'elle manipula mon poignet blessé.
Ce simple constat augmenta brusquement mon rythme cardiaque et je cessai de me débattre pour la regarder. Notre soudaine proximité dû la surprendre autant que moi car sa prise se fit moins ferme.
- Tu m'as protégé, murmurai-je.
J'en prenais pleinement conscience. Elle n'avait pas hésité une seconde, au risque d'avoir des ennuis, pour venir me sauver de mes ennuis. Je n'étais même pas persuadée que Matt l'aurait fais. Ou peut-être que si...
- Je ne laisserai rien t'arriver Lexa, me répondit Clarke sur le même ton. Jamais.
J'étais perdu dans ses yeux bleus.
Lentement, portées par les vagues, je laissai mon index glisser sur son visage et en esquisser les contours. Mon cœur me le criait, ses mots n'étaient pas que des paroles en l'air. C'était une promesse.
Inconsciemment, je me pressai contre elle, aidée par son étreinte, et mis mes bras autours de son cou. Je n'avais plus pieds désormais puisque Clarke me tenait contre elle, me surélevant du sol par la même occasion. Le temps n'avait plus d'emprise sur nous.
- Je vais me perdre si ça continue, chuchota ma blonde.
Ses pouces caressaient mes hanches et je haussai un sourcil, tentant de comprendre ce qu'elle entendait par là.
Un cri effroyable nous fit brutalement sursauter et je resserrai mes bras autours de son cou. D'un même mouvement nous regardâmes la plage et je failli hurler en retour devant le spectacle qui s'offrit à nous. Un homme était penché sur une femme et au vu du sang qui dégoulinait de sa bouche, il ne lui faisait rien d'amical. Les gens regroupés autour se dispersèrent brusquement, pris de panique par cette scène mais cela n'empêcha pas l'agresseur de plonger une nouvelle fois sur sa victime, lui arrachant un morceau de chair comme si ce n'était que de la viande.
Je retins une vague de nausée tandis que Clarke me prit la main et m'emmenait déjà en direction de la plage.
- Bordel de merde, jura-t-elle lorsque ses vêtements furent récupérés. C'est quoi ça !
Un nouveau hurlement retentit lorsque l'homme s'attaqua au visage de sa victime mais mon cerveau refusa d'assimiler cette information. C'était un canular. Comme ceux de la TV. Ca ne pouvait être que ça !
- Lexa viens !
Elle tira sur ma main pour me forcer à bouger et je me remis en mouvement, récupérant à mon tour mes habits pour les passer en quelques secondes.
Tout semblait irréel. Cette attaque, les gens qui courraient sur la plage et les sirènes de police qui retentissait déjà au loin. Clarke m'obligea à la suivre jusqu'à sa moto mais mes oreilles bourdonnaient, je n'entendais plus rien et je n'arrivais pas à enlever mon regard de l'horreur que j'avais sous les yeux.
- Allez Lexa !
Le bruit du moteur de la moto me ramena brutalement à moi et je me dépéchai de monter derrière elle sans prendre le temps de mettre nos casques. Elle démarra à l'instant où je passai mes bras autour d'elle, laissant une grande marque noire sur le bitume tandis que moi, j'accordai un dernier regard par dessus mon épaule.
La femme avait cessé de hurler.
Et voilà c'est tout pour aujourd'hui !
Bon...je croise les doigts pour que ce chapitre vous ai plut ! Au moins on peut pas dire qu'il n'y a pas eu de moment Clexa hein :p
Qu'en avez-vous pensé ? Lire toutes vos réactions à chaque fois me fait chaud au coeur, merci milles fois !
Pour répondre à mes guests :
Clem : Je suis contente que le chapitre t'ait plus et j'espère que cet autre moment Clexa t'aura comblé ;)
Morgane : Ca me touche ta review ! Vraiment, ça me va droit au coeur quand je lis ce genre de review, ça veut dire beaucoup pour moi.
lolalove : Merci :) J'ai suivis ton conseil et normalement elle devrait être plus facile à retrouver.
Guest : Ta review m'a bien fais rire ! Surtout ton moment danse de la joie ^^ J'ai hâte de savoir si tu vas refaire une danse de la joie dans ce chapitre là :p
A bientôt pour la suite !
