En premier lieu je tiens à platement m'excuser pour ce trou de deux semaines dans la publication ! J'ai eu deux semaines extrêmement chargées et je viens juste de terminer le chapitre que je poste d'ailleurs tout de suite. Je ne le trouve pas bien du tout pour ma part, surtout la fin que je trouve malheureusement baclée. Elle devait être plus longue mais je n'avais pas envie de retarder encore la publication donc je vais tenter de me rattraper dans le prochain chapitre qui sera lui livré Mardi en temps et en heure sinon je vous autorise à me flageller !
Voilà voilà ^^
Tout pleins de bisous à mes lecteurs !
Chapitre 11 :
POV Lexa :
Je fus brutalement tiré de mon sommeil par un cauchemar. Criant de réalité, mélange entre mes souvenirs et mes remords, il me renvoyait dans cet affrontement près de l'hôpital, piégée aux mains des dizaines de rôdeurs qui nous entouraient. L'horrible vérité s'insinuait dans mon esprit alors que je tentai de retrouver un souffle régulier, allongée sur le dos. J'avais perdue mon innocence dans une lutte à mort, pour ma survie et celle de mes amis. J'avais sombré dans la violence et laisser mes instincts les plus primaires, les plus animales, prendre le relais sur mon humanité. J'avais tué, arraché la vie à ceux qui autrefois n'étaient pas si différent de moi.
Je fermai les yeux et posai une main sur mon front. Je devais faire la part des choses ou j'allais devenir folle. Je ne pouvais pas me permettre de faiblir alors que de toute mon existence, cet instant précis me demandait d'être forte. Je voulais vomir mes actes mais je me devais d'accepter ce que le monde était en train de devenir. Il fallait que je chasse les images de mon massacre, que je devienne plus forte que ma culpabilité et la nausée qui en ressortait.
Un bruit presque inaudible me fit tourner la tête vers la table de nuit et je constatai que l'heure venait de s'afficher sur le cadran. Le courant venait de revenir, mais qui savait pour combien de temps ?
Le jour était encore jeune, en pleine bataille pour prendre l'ascendance sur la nuit et je parvenais à distinguer les premières lueurs d'une aube timide. Je me calai sur mon côté droit et laissai un sourire se dessiner sur mes lèvres. Clarke dormait encore paisiblement, allongée sur le ventre, les bras glissés sous son coussin. Sa respiration était calme et régulière, son visage détendu. Cette vision m'apaisa aussitôt et je me laissai aller à la dévisager pendant de longues secondes. Nous n'avions échangé aucun mot cette nuit, après s'être allongées. Nous étions simplement restées l'une en face de l'autre, à lire dans nos regards ce que nos lèvres n'osaient encore s'avouer. Nos mains ne s'étaient pas effleurées, nous ne nous étions pas laissées aller à d'autres baisers, d'autre étreinte. Il n'y avait qu'elle et moi dans cette bulle de sérénité jusqu'à ce que le sommeil nous emporte en son sein. Je m'étais endormie, le visage de Clarke capturé dans mon esprit.
Lorsque nous nous étions retrouvées, lorsqu'elle m'avait prise dans ses bras, que j'avais senti sa peur, son soulagement de me tenir contre elle dans cette ruelle, j'avais compris. Compris que les sentiments que je ressentais pour elle n'était pas qu'à sens unique. À l'instant précis où je l'avais vu sur le toit de cette voiture, où son cri m'avait fais tourner la tête, je m'étais rendue compte que je ne voulais plus que Clarke. Qu'importe Matt, qu'importe le monde qui nous entourait désormais, ma décision était prise.
J'étais consciente que nous devrions en discuter, mais pour le moment, je désirais simplement la laisser se reposer. Certaine qu'elle n'était pas au bord du réveil, je me penchai presque timidement et déposa un baiser sur son épaule que son Marcel laissait dénudée. Puis je me levai silencieusement pour me diriger vers la salle de bain. Une bonne douche ne pourrait que me faire du bien et lorsque l'eau chaude glissa sur ma peau, je laissai échapper un soupir de bien-être. J'avais l'impression que cela faisait des mois que toute cette apocalypse avait débuté. Mes pensées dérivèrent bien évidemment sur les récents événements puis sur ma famille, que j'espérais en sécurité. Je pensais à Nick, priais pour que rien ne lui arrive. À ma mère, que je savais être d'une force incroyable quand il s'agissait de nous protéger. Pour elle, pour eux, je devais continuer à être forte.
Je sortis après de longues minutes et m'emparai d'une serviette pour mon corps et une autre que j'utilisai pour sécher mes cheveux. Me sentir propre affaiblissait légèrement les souvenirs de la ruelle. Une fois qu'ils furent juste humide, je sortis de la salle de bain et rejoignis le lit sans bruit.
Clarke avait bougé jusqu'à mon côté et tenait mon oreiller pressé contre elle, la tête enfouie dedans. Elle dormait toujours et ce constat m'arracha un nouveau sourire.
Je m'approchai doucement et m'assis sur le rebord du matelas, tenant toujours ma serviette serrée autour de moi. Elle était belle. Ma main vint chasser les mèches blondes qui couvraient son visage et mon pouce caressa sa joue pendant encore un instant. Même lorsque Clarke montra les premiers signes de son réveil je restai ainsi, mes yeux ne quittant jamais sa contemplation.
- Lexa ? Qu'est-ce qui se passe ?
Je me retins de rire. Même avec les paupières encore à demi-closes, tout juste émergée de son sommeil, ma blonde ne perdait pas son instinct de survie.
- Rien, rassures-toi.
- Quelle heure est-il ?
- Pas encore sept heures.
- Pourquoi est-ce que tu ne dors plus ? Me demanda-t-elle sans chercher à dégager son visage de mes caresses.
Je m'abstins de répondre, préférant placer une mèche invisible derrière son oreille.
- Lexa...
- Je vais bien Clarke. J'ai juste fais un cauchemar mais je suppose que ce ne sera pas le dernier au vu de ce qui nous entoure.
Elle hocha la tête en prenant conscience que j'avais raison. Pendant un instant il n'y eut entre nous que le silence avant qu'elle ne sorte finalement son bras de dessous le coussin et posa sa main sur la mienne pour m'arrêter. Clarke n'avait pas besoin de parler pour que je comprenne ce que ce geste signifiait, la façon dont elle pressait mes doigts sans en avoir même sûrement conscience. La manière dont son regard se fit soudainement plus hésitant me réconforta dans mes pensées.
Pour moi, Clarke avait toujours été incroyablement forte. Têtue et bornée, mais forte. Mais sa déclaration d'hier me faisait prendre conscience d'un autre de ses visages. Sa fragilité. Elle avait peur, peur que notre baiser de la veille n'ait été qu'un moment dans notre existence, un instant de paix dans cette nouvelle guerre. Elle craignait que je regrette mon acte.
Aurais-je dû le regretter ? Après tout, j'étais encore la petite-amie de Matt. J'aurais du vouloir lui rester fidèle jusqu'à ce que nous puissions éclaircir ce qui nous arrivait mais mon cœur en avait décidé autrement. Je l'avais embrassé parce que j'étais à elle, parce que les mots que j'avais prononcé n'était que la vérité que j'avais tenté d'enfouir. J'étais la copine de Matt. Mais j'appartenais à Clarke.
Prudemment, comme pour ne pas l'effrayer, mes doigts glissèrent derrière sa nuque et je la forçai doucement à se relever vers moi, nos lèvres s'effleurant en un souffle qui se perdit bientôt lorsqu'elle répondit timidement à mon baiser. Paupières closes, je tentai de graver en moi la moindre sensation que Clarke me faisait ressentir. Je sentis son étreinte se resserrer autour de moi lorsque ses mains se posèrent sur ma taille, entendis sa respiration se faire difficilement quand elle se recula juste assez pour pencher la tête de l'autre côté. Ses doigts agrippèrent le tissu de ma serviette et la réaction de mon cœur ne se fit pas attendre. Il tambourina dans ma poitrine, semblait se débattre pour s'unir au sien.
La chaleur de mon corps augmenta brutalement lorsque notre baiser s'approfondit. Je ne me rendis même pas compte de mes mouvements jusqu'à ce que je me retrouve allongée sur elle, les mains de chaque côté de sa tête tandis que nos lèvres ne cessaient de s'unir avec une intensité décuplée. Ses doigts sur mes hanches resserrèrent leurs étreinte et je retins difficilement un soupir. J'en voulais plus. Je voulais plus. Je la voulais.
Sa bouche se sépara de la mienne mais Clarke ne me laissa pas le temps de protester que déjà elle gagnait mon cou avec une sensualité qui me fit trembler d'anticipation. Pourtant, aussi soudainement que ça avait commencé, ses baisers se firent plus doux, comme une caresse. Elle termina en collant son front contre le mien, les yeux encore fermés, le souffle court.
- Je pensais que tu ne voudrais pas reparler de tout ça, murmura-t-elle. Quand je me suis endormie cette nuit, j'avais peur de ce que ce réveil apporterait avec lui.
- Clarke... Je pensais chacun des mots que j'ai prononcé. Je ne veux pas que tu puisses en douter un seul instant.
- J'ai l'impression que c'est irréel. Que je vais me réveiller.
J'esquissai un sourire. Faire retomber la pression après pareil baiser était dur mais mon cœur ne battait plus de désir. Il battait pour quelque chose de bien plus profond.
- Nous aurons besoin d'en parler Clarke.
- Je sais.
- Nous prendrons le temps de discuter de tout ça, nous en avons besoin.
- Matt ?
- Tu sais très bien ce qu'il en est...murmurai-je en me redressant au-dessus d'elle. Je l'ai aimé mais...Cet amour s'est tarie il y a longtemps. J'ai essayé de sauver mon couple alors que je savais très bien que rien ne pourrait l'empêcher de se briser. Il...
Je retins ma phrase. Ses yeux bleus me suppliaient de continuer, de livrer mes secrets et mes sentiments. Elle s'était mise à nue hier, lui parler à cœur ouvert apparaissait comme la meilleure des réponses. Je n'étais pas spécialement le genre de fille qui se laissait facilement aller à parler de ce qu'elle ressentait mais Clarke me fixait. Elle n'était pas n'importe qui. Et Matt n'était pas elle...
Je pris mon courage à deux mains mais n'eut pas le temps de prononcer le moindre mot que la porte de ma chambre s'ouvrit à la volée, laissant entrer Harper et Octavia.
- Lex il faut que – Oh mon dieu !
Par réflexe, O cacha ses yeux avec sa main et plaqua sans ménagement la seconde sur ceux de Harper. Clarke avait déjà sauté sur la couverture et remonté contre nos corps encore entremêlés.
- Bon sang ! Vous pourriez mettre un panneau sur votre poignée au moins, se plaignit la brune.
Je me retins d'éclater de rire et glissai de dessus ma blonde pour me précipiter dans la salle de bain. Il ne me fallut que quelques secondes pour enfiler mes vêtements mais les filles avaient déjà filé. Il ne restait plus que Clarke dont les joues étaient recouvertes d'une teinte rouge.
- Ne t'en fais pas, la rassurai-je avec un sourire. Je m'occupe d'elles.
Elle hocha la tête et me regarda sortir de la chambre.
Je pensais que mes meilleures amies seraient cachés derrière la porte, prête à me sauter dessus pour me poser des questions mais ce ne fut pas le cas. Je me dirigeai alors vers le salon commun à tout l'hôtel et fut acceuillie par une délicieuse odeur de petit-déjeuner, ainsi que le son des discussions.
Malgré l'heure matinale, Octavia, Harper, Raven, Lincoln et Bellamy étaient déjà réveillés, tous rassemblés devant la télévision. Les deux rescapés de l'accident de voiture arboraient à présent les traces de leur blessure. Des bleus, des hématomes, mais apparemment rien de plus sérieux que ça.
Le petit groupe discutait à voix basse mais les visages maintenant familier se tournèrent dans ma direction lorsque je franchis le seuil de la pièce. Aucune de mes deux amies n'évoqua leur intervention dans ma chambre et si je pu lire dans leurs yeux un bref instant d'amusement, il disparut dès que Bellamy changea de chaîne sur la télé pour tomber sur les informations. Et ce qu'on y vit me glaça le sang. Des images d'horreur, sûrement tournés par hélicoptères, montraient toujours plus de rôdeurs dans les rues.
« ...Une nouvelle fois ne sortez pas de chez vous. L'épidémie est très virulente et se transmet par simple morsure. Ne tentez pas de venir en aide à des personnes infectées. »
Le garçon zappa sur une nouvelle chaîne, mais partout, les mêmes images, les mêmes recommandations.
« ...Washington est désormais bouclée pour tenter de contenir l'épidémie. »
« ...le pays tout entier... »
« ...partout les gens pillent des magasins dans l'espoir d'obtenir des médicaments, de la nourriture et de l'eau. »
Un frisson me parcourut l'échine. Au moins nous avions la réponse à nos questions. Los Angeles n'était pas l'unique ville atteinte de ce mal. Bellamy continua de changer jusqu'à tomber sur des images qui attirèrent plus encore notre attention. Un plan de L.A s'étalait sur l'écran, cerclé de plusieurs zones allant de rouge à vert.
« ...Un détachement de l'armée vient déjà de boucler plusieurs zones de la ville de Los Angeles dans l'espoir de maintenir le calme et l'ordre. Des provisions seront distribués toutes les semaines, aussi longtemps que l'épidémie ne sera pas endiguée. Un couvre-feu a également été mis en place afin de limiter les déplacements. Toute zone en rouge est désormais considérée comme zone de quarantaine et il est fortement interdit d'y pénétrer. L'électricité sera elle aussi contrôlée. »
La voix continua ainsi pendant encore cinq bonnes minutes et aucun de nous ne parla. Les yeu rivés sur l'écran, le visage impassible, je regardais nos vies se détruire lentement, remplacé par un cauchemar que nous ne pensions jamais devoir vivre un jour.
Une main se posa sur le bas de mon dos et je n'eus pas besoin de me retourner pour savoir que Clarke se tenait désormais derrière moi. Sa présence m'offrit un brin de soulagement et même si elle ne dit rien, qu'elle resta concentrée sur la télévision, son contact m'apaisa immédiatement.
Finalement, ce fut Octavia qui éteignit l'écran. Personne ne parla durant de longues minutes, chacun assimilant les informations à notre façon.
- Tes parents se trouvent en zone jaune, murmura Clarke à mon oreille. Dès que ma mère arrive, on prends nos affaires et on se tire les rejoindre.
- Tu as vu dans quel zone nous sommes ?
- Ça ne veut rien dire.
- Rouge...
- ça ne veut rien dire !
- Rouge Clarke ! Si ce qu'ils ont dis à la télévision est vraie, alors l'armée nous a déjà mis en zone de quarantaine.
- Ce ne sont pas de simples barrières qui m'empêcheront de sortir d'ici. Tu sais ce que j'en pense... »
Je tournai enfin le regard vers elle et un visage apparut sur mes lèvres. Je savais qu'elle faisait référence aux barrières entourant le panneau Hollywood qu'elle avait déjà vandalisé. Tous les souvenirs de cette journée remontèrent en moi et bientôt la tristesse remplaça cette étincelle de bien-être. Nous ne pourrions sans doute plus jamais avoir de tels moments. Assises sans se soucier du monde, sans savoir qu'au dehors nous attendaient ces créatures. Notre quotidien se résumerait dès maintenant à survivre. Rien de plus.
- Il faut pas traîner ici, annonça Murphy, que personne n'avait vu arriver. Le parking a encore quelques voitures. Suffit d'en fracturer une et on pourra se tirer avec sans tarder.
- Et si on tombe sur des barrages ? demanda Bellamy.
- Suffira d'être convainquant. Après tout, aucun de nous n'est infecté. On leur expliquera la situation et ils nous laisseront passer. Ils vont pas nous laisser enfermés dans une zone rouge, ils sont pas si idiots.
Lincoln fit un peu en avant.
- Si on représente un quelconque danger, l'armée n'hésitera pas. Dans le meilleur des cas, elle fera feu. Sinon, elle nous renverra d'où on vient.
- Et bien on défoncera le barrage, dit Finn qui émergea lui aussi du couloirs. Je compte pas me laisser enfermer ici par ces idiots.
Je levai les yeux au ciel devant tant de stupidité. J'ouvris la bouche pour lui répondre mais Clarke me devança et se mit à ricaner sans aucune joie dans la voix.
- Tu es le seul idiot si tu penses pouvoir forcer un barrage militaire. Tu crois qu'avec notre pauvre voiture on pourra résister à leur armement ? Sois sérieux.
- Oh mais avec toi je peux être sérieux quand tu veux... Si tu veux on peut s'isoler pour que je te montre à quel point.
Je me figeai brutalement, le regard fixé sur le garçon. Mon ventre se serra douloureusement et pendant un instant je me voyais m'emparer de n'importe quoi et lui mettre en travers de la tête. Ses paroles m'avaient donné chaud et mon cœur battait fortement dans ma poitrine. Son petit sourire, son regard...
Il draguait ouvertement ma... il draguait Clarke, et ça me rendait dingue. Mais je me forçai ne rien laisser paraître, pas plus qu'un simple mouvement de la mâchoire.
- Vous croyez que c'est le moment ? Lança Harper.
- C'est toujours le bon moment pour s'isoler avec une jolie femme, surtout une femme telle que Clarke. Je pourrais clairement lui faire -
Non cette fois-ci c'était trop. Je me précipitai sur lui, prête à lui mettre mon poing en travers de la figure mais les bras de ma blonde se refermèrent autours de ma taille pour m'en empêcher.
- Ouh, rigola Finn en levant les mains devant lui. Pas touche à ta propriété c'est ça ?
- Ça suffit Finn !
- Oh allez Murphy, va pas me dire que ça te plairait pas de te taper une fille comme Clarke en plein milieu de l'Apocalypse.
Le visage de Clarke s'approcha près de mon oreille et elle me chuchota des mots afin de me calmer, ses bras toujours autour de moi. Je ne supportais pas que ce gars parle d'elle comme ça, avec si peu de respect. Elle méritait beaucoup mieux que d'être traitée comme un vulgaire objet.
- Allez viens, murmura-t-elle. On va aller attendre ma mère dans ma chambre...Lexa viens.
Mais je ne bougeai pas, les yeux rivés sur le garçon en face de moi. Je le foudroyai du regard tandis qu'il me fixait avec amusement. Ce fut finalement une sonnerie qui brisa le silence inconfortable qui s'était installé dans le salon.
- C'est ma mère. Elle arrive.
J'avais toujours trouvé que Clarke et Madame Griffin se ressemblaient énormément, tout en étant sérieusement différente. Les cheveux de Abby tiraient plus sur le blond cendré tandis que ceux de sa fille étaient aussi lumineux qu'un rayon de soleil. L'une possédait des yeux sombres tandis que l'autre arborait un regard aussi clair que le bleu du ciel. Leurs physique et leur caractère différaient et pourtant il y avait ce je ne sais quoi qui ne laissait place à aucun doute concernant leur lien.
Je sentis Clarke se tendre lorsque sa mère pénétra dans l'hôtel, moins de cinq minutes plus tard. J'ignorais complètement comment j'aurais réagis à sa place. Je ressentais toute sa tension, toute son appréhension mais aussi son soulagement à la voir enfin devant elle, saine et sauve.
- Clarke !
Abby se précipita vers sa fille dès que leur regard se croisèrent et l'enlaça contre sa poitrine. Les larmes qui perlèrent aux coins de ses yeux me serrèrent le cœur tandis que je me reculai lentement, leur laissant l'intimité dont leur retrouvailles avaient cruellement besoin. Aussi je décidai de rejoindre Octavia et Harper qui s'étaient sans doute isolée dans la chambre.
Je toquai prudemment avant de pénétrer dans la pièce. La première chose qui me frappa fut la pâleur de Harper. J'étais consciente qu'elle souffrait de son récent accident mais son teint grisâtre me choqua plus que voulu et je restai un instant à la fixer, détailler son visage où perlaient quelques gouttes de sueur. Des cernes noires que je n'avais pas remarqué ce matin assombrissaient à présent son regard.
- Comment se passent les retrouvailles ? Me demanda O avec un sourire.
- Je les ai laissé toutes les deux. Elles en avaient besoin je crois.
Je ne fis aucun commentaire sur l'état de santé de mon ami et vins me poser sur le lit à côté d'elle. Pendant une minute, aucune de nous ne parla mais je pouvais sentir leur regard de connivence et je finis par tourner la tête dans leur direction. Elles arboraient toutes les deux le même sourire mutin.
- Quoi ?
- Clarke était dans ta chambre ce matin.
- Oui.
- Et bah alors raconte ! Nous oblige pas à te tirer les vers du nez !
- Je vous arrête tout de suite ! Il ne s'est rien passé entre nous.
O étouffa une quinte de toux simulée et je crus reconnaître un « mais oui bien sûr ».
- Bon, elle est venue hier, on a discuté et...Et elle m'a avoué qu'elle aurait voulu me rencontrer avant Matt. J'ai pas pu lui dire qu'il n'y aurait rien entre nous, depuis un moment maintenant je ne rêve que de ça. J'ai finis par...par l'embrasser.
Je pensais que des hurlements suivraient mon annonce mais seul le regard curieux et avide d'une suite me répondit. Je continuai donc ma petite histoire, leur racontant la nuit que nous avions partagée jusqu'à notre réveil ce matin et leur interruption.
- Je devrais me sentir coupable, vous croyez pas ? J'ai embrassé Clarke alors que officiellement je suis encore avec Matt, qu'il est peut-être dehors quelque part. Mais le pire c'est que je ne ressens pas de culpabilité. Je ressens juste...je ne sais pas...
- De la joie ? Proposa Harper. Après tout, ça fait un moment maintenant que vous vous tournez autour. J'ignore qu'elle a été la plus aveugle d'entre vous mais au final, les choses avancent. Matt ne te rendait plus heureuse.
- Et puis, il n'a même pas pris de tes nouvelles. Il aurait pu t'écrire ou je ne sais quoi, ou même agir comme Clarke et refuser de te laisser. Mais à la place il a juste pris la fuite.
Je baissai la tête, leurs paroles tournoyant dans mon esprit. Elles avaient totalement raison, je le savais. La vie devenait de la survie, alors peut-être qu'au fond les questions concernant la moralité d'un acte devenaient un peu plus subjectives.
La porte de la chambre s'ouvrit tout à coup, manquant de nous faire sursauter, et le visage de Lincoln apparut dans l'encadrement, la mine grave.
- Bellamy voudrait qu'on se regroupe dans la salon. Il veut qu'on organise votre départ.
Chapitre très court je m'en excuse mais promis le prochain sera mieux ! Enfin je vais tout faire pour en tout cas XD
