Un peu de retard pour ce chapitre 15 mais j'ai eu de gros problèmes au boulot et du coup j'avais pris du retard sur l'écriture ! Quoi qu'il en soit, le voici enfin, normalement vite suivit par le chapitre 16 si tout se passe bien !
Je tenais à remercier tout ceux qui me suivent au travers de cette fiction. Grâce à vous, le Clexa continue de vivre et ça, ça fait un bien fou. Donc merci à vous tous, tous ceux qui me laissent des reviews que je prends plaisir à découvrir à chaque fois, ceux qui me follow ou même ceux qui viennent ici par curiosité. Un grand MERCI.
Concernant la fiction, je dirais que j'en suis à peu près à la moitié. Ce qui veut dire que si tout va bien, il y aura environ 30 chapitres (plus ou moins ça reste à voir !). Merci de votre soutien ! Je sais qu'il n'y a pas de grands chapitres dédiés à Clexa mais j'essaie de faire une histoire qui tienne vraiment la route et qui, même si elle est axée sur la romance/survie, ne tourne pas que autour de leur relation. Mais je vous rassure, le Clexa est et restera bien présent ;)
Bonne lecture !
Chapitre 15 :
La rage qui coulait dans mes veines était indescriptible. Elle battait à l'intérieur de mon crâne au rythme de mon cœur désordonné, un voile noir tombant sur le monde, tandis que je me précipitai en direction de Finn. Il n'eut pas le temps d'éviter le premier coup de poing que je lui portai, ni même le second ou le troisième. Je le battais de toutes mes forces, les cheveux détachés telle une furie. Mes oreilles n'entendaient pas ses supplices ou ses gémissements de douleurs. J'étais incapable de réfléchir. Ma main me brûlait à force de la frapper mais je continuai encore et encore.
Des bras, sans doute ceux de mes amis, tentèrent de me défaire à cet acte horrible que j'étais en train de commettre mais je les repoussai avec toute la brutalité dont je faisais preuve et retourna à mon affreuse besogne. Le garçon chuta à terre, sonné, mais je n'en restai pas là. Avec un cri de rage je me mis à cheval sur lui et portai de nouveaux coups, ignorant ses avant-bras levés pour se protéger de ma colère ni le sang qui coulait de son visage amoché. Je ne pensai qu'à lui faire mal, lui rendre tout ce que Lexa avait subit par sa faute.
Je la revoyais encore, j'assistai à tout ce qui s'était passé, les images tournant en boucle dans mon esprit aveuglé par la folie.
- Clarke arrête ! Hurla Bellamy.
Il tenta de me ceinturer mais je me défis une nouvelle fois de son emprise. Je n'eus pas le temps de continuer à frapper Finn que cette fois je me fis littéralement soulever du sol, Lincoln m'empêchant de me débattre grâce à sa poigne puissante.
- Ca suffit Clarke ! Tu vas le tuer ! Arrête !
Mais cela revenait à demander à un tsunami de s'arrêter à la limite des côtes, à un orage de ne pas laisser tomber la foudre ou à un volcan en éruption de retenir toute la lave qui bouillonnait en son ventre. J'en étais incapable. Je voyais à peine les autres me regarder avec de l'horreur dans les yeux, ni ma mère qui se couvrait la bouche, choquée de voir sa fille dans une telle fureur.
- Lâches-moi Lincoln ! M'écriai-je en me débattant comme un diable.
- Il a fait une erreur, laisses-le !
- Tout ce qui est arrivé est de sa faute ! Lâches-moi !
Mon coude heurta brutalement les côtes de mon ami qui en perdit le souffle et me lâcha aussitôt, libérant de nouveau le lion en cage. Je fonçai sur le corps toujours étendu de Finn et l'aggripai par le col pour le redresser face à moi. En temps normal, j'aurais sûrement réagis en voyant la peur dans ses yeux qui se mélangeait avec la culpabilité et les remords. En temps normal, je me serais éloignée, isolée, pour attendre que ma colère s'éteigne d'elle-même. Mais ce « temps normal » n'existait plus lorsque Lexa entrait dans l'équation.
Mon poing fracassa son nez.
- Clarke !
Je reconnus à peine la voix de Abby.
Je laissai mes instincts les plus primaires prendre le dessus. Je revoyais encore Lexa, je revoyais tout ce que notre groupe avait subis à cause de cet idiot. D'un geste je récupérai mon pistolet glissé dans mon pantalon et le braquai contre le front de Finn sans une once d'hésitation. J'aurais donné cher à cet instant pour connaître ses pensées et ce qu'il ressentait alors que j'appuyai le canon de mon arme contre son front ruisselant de sueur. Je voyais ses larmes couler le long de ses joues, se mêlant au sang qui couvrait son visage. Il me regardait, bredouillant des excuses, me suppliant de ne pas presser la détente.
Mais je me contentai de rester là. Sans trembler, sans sourciller. Je le fixai avec tout le dégoût que je pouvais éprouver pour un garçon comme lui.
- Tout ce qui est arrivé est de ta faute, murmurai-je à son attention.
- Je suis désolé Clarke, pleura-t-il pour seul réponse.
- Je n'en ai rien à faire que tu sois désolé.
Je voulus presser la détente mais quelque chose m'en empêcha. Une sensation, une impression, qui se distilla dans mes veines et retint mon geste. Mes compagnons ne bougeaient plus, horrifiés sans doute par mon comportement. Mais là encore, ce n'était pas leur regard qui évitait que le sang de Finn se répande au sol.
Je tournai la tête et ce fut là que je la vis. Alexandria. Pas la Lexa forte et combative que je connaissais, mais une jeune fille frêle et encore terrorisée dont les grands yeux se plantèrent dans les miens. Ses cheveux détachés tombaient sur ses épaules, accentuant sa jeunesse que les plaies sur son visage tentaient de me dissimuler. Son corps était enroulé dans une couverture qu'elle resserra autour d'elle quand je lui rendis son regard, comme si elle tentait de se protéger. Avait-elle peur de moi ? Étais-je devenu le monstre ?
*clexa*clexa*clexa*
3 jours plus tôt :
Je ne voyais rien. Ma tête était comme prise dans un étau douloureux et le sifflement qui me perçait les tympans m'empêchait d'entendre quoi que ce soit. J'étais allongée sur le sol, je le sentais à la froideur et à la dureté sous mon corps. Mais comment ? Pourquoi ?
Des cris. Ou peut-être des appels ?
Je tentai de me lever mais mon corps semblait paralysé. Et puis soudain tout me revint en mémoire. Jasper et Monty, ma dispute avec Lexa. Puis plus rien. On était attaquée !
- Hey ! Celle-là bouge encore ! entendis-je à peine.
- Espèce de crétin ! Tu aurais dû la flinguer ! On a assez à faire avec l'autre.
Je crus distinguer mon nom au travers des cris qui me parvenaient et je réussis grâce à un effort surhumain à me relever. Ma vision s'éclaircit mais je n'eus pas le temps de me remettre complètement debout que je fus empoignée et plaquée contre le mur, m'arrachant un gémissement de douleur.
- Lâche-là fils de pute !
Cette voix, ça ne pouvait être qu'elle.
Le voile devant mes yeux sembla se lever et je vis enfin la scène qui se déroulait. Un homme me tenait, une arme pointée sur mon visage, tandis qu'il regardait derrière son épaule. Son compagnon tenait une Lexa déchaînée par les poignets et tentait de l'immobiliser mais ma brune se débattait comme une furie, rouge de colère. Elle semblait donnée du fil à retordre à son assaillant dont le bras affichait une grosse morsure, sûrement faite par sa victime au vu des quelques gouttes de sang qui coulaient encore sur le menton de Lexa.
- Arrête de bouger ! Lui ordonna-t-il. Ou je vous descends toutes les deux. Clive, occupes-toi de la blonde !
Mon corps réagit aussitôt et je donnai un violent coup de genoux dans les parties intimes de mon assaillant. Celui-ci se plia en deux et j'en profitai aussitôt pour me libérer de sa poigne et abattre mes deux poings liés sur sa nuque. Il s'effondra, le souffle coupé, son arme s'échappant de ses doigts.
Mon action attira l'attention de l'autre gars et Lexa saisit sa chance. Son pieds percuta brutalement le tibia de l'homme qui hurla de douleur avant que son cri ne se décuple lorsqu'il reçut un violent coup de tête qui le fit reculer de plusieurs pas. Je me précipitai aussitôt vers eux et me jetai sur le type. Sauf que je n'étais pas prête à ce qu'il réplique aussitôt. Son poing m'effleura le visage mais il me bascula sur le côté, m'emprisonnant sous son poids, avant de sortir son propre pistolet et de me le braquer sur le front. Deux fois en moins de cinq minutes, ça commençait à faire beaucoup même pour moi.
- Arrête de t'agiter, me conseilla-t-il d'une voix froide. Et toi c'est pareil ! Si jamais tu fais le moindres pas je la tue sans hésiter.
Lexa s'immobilisa aussitôt. Je voyais la colère tourbillonner dans ses yeux verts et l'instant avait beau ne pas être propice, je la trouvais dangereusement magnifique, tel un lion qu'on aurait tenté sans succès de mettre en cage.
- Qui êtes-vous ? Demanda-t-elle. Qu'est-ce que vous voulez ?
- Combien vous êtes ici ?
- Seulement nous deux, répondis-je aussitôt.
- Me mens pas ! J'ai entendu d'autres voix que les vôtres. Combien ?! Oh, et puis après tout ce n'est pas important. Je vous tuerais les uns après les autres. Maintenant vous allez me dire où est-ce que vous planquez vos armes, vos munitions et vos provisions. Maintenant.
- On en a pas.
- Encore un mensonge.
Le canon de son arme appuya davantage contre mon front et un frisson de peur me parcourut. Cet homme puait le danger. Son visage bien qu'encore un peu juvénile semblait animé par la simple pensée de tuer et à croire son sourire sadique, il ne rêvait que de ça. Moi qui pensait que seuls les morts pourraient me foutre la trouille. Mais je n'en laissai rien paraître.
- Notre camps n'est pas ici. Si tu me laisses partir, je te donnerai sa position.
- Est-ce que tu m'as pris pour un idiot ? Maintenant que je vous tiens toutes les deux je vais avoir les réponses que j'attends. Même si je dois buter l'une de vous pour les obtenir. Alors dis-moi ma jolie, est-ce que tu préfères que je t'explose la cervelle ou est-ce que tu préfères que ce soit la sienne ?
Un grognement m'empêcha de répondre et j'aperçus avec effroi le deuxième type, Clive, se relever péniblement. Ça ne s'annonçait vraiment pas bon pour nous. Mon seul espoir se plaçait en les autres, qu'ils aient entendu les hurlements de Lexa.
- La prochaine fois, te laisse pas démonter par une fille, ricana l'homme au dessus de moi.
Ils n'eurent pas le temps de répondre qu'une masse noire se jeta sur mon assaillant, le projetant brutalement sur le côté et me libérant de son étreinte. Je me relevai précipitamment et me plaça aussitôt devant Lexa alors que le second ennemi courut vers son compagnon, au prise avec Lincoln. Si on sortait d'ici vivante, il faudrait que je pense à remercier le militaire !
Celui-ci décrocha un coup de poing terrifiant à son adversaire et se retourna à temps pour contrer l'attaque de Clive. Pendant un instant il n'y eut qu'un échange de coups et je crus la partie gagner jusqu'à ce qu'un tir résonne dans le couloir, nous figeant sur place. Lincoln poussa un gémissement de douleur et j'écarquillai les yeux en découvrant son épaule atteinte par la balle.
- Joli coup Dan !
Je voulus réagir mais Lexa fut la plus rapide. Elle se jeta sur Dan et l'envoya au sol, roulant avec lui. Je voyais le pistolet briller, je voyais la femme que j'aimais se débattre dans tous les sens pour l'attendre mais je savais qu'elle n'y arriverait pas.
Mon instinct prit le dessus et je fonçai dans leur direction, m'emparant en une fraction de seconde de l'arme mortelle. Je n'avais pas le droit à l'erreur, et je n'en fis aucune lorsque mon doigt pressa la détente. Le son de la décharge me vrilla les tympans mais je gardai mon regard fixé sur le cadavre sans vie de Dan, une balle en travers de la gorge. La fumée s'échappait du canon en rythme avec le flot de sang qui se vidait sur le béton. Je n'eus le temps de faire aucun autre geste qu'un corps me percutait avec une force démesurée et je heurtai une nouvelle fois le mur, me faisant lâcher le flingue.
- Espèce de sale pute !
Clive me frappa durement dans les côtes et me coupa le souffle avant d'entourer ma gorge de ses mains. Il serra de toutes ses forces et, prise au piège, je me mis à paniquer, cherchant un moyen inexistant de m'échapper de sa poigne largement plus puissante que la mienne.
J'allais vraiment mourir comme ça ?
Je cherchai à atteindre son visage mais mon ennemi me décolla quelque peu du mur avant de m'y recoller violemment, ma tête heurtant furieusement la paroi dure. Je me sentais happée par les ténèbres.
Puis soudain, plus rien. Plus de pression, l'air recommençait à entrer dans mes poumons. Je toussai, les mains autours de mon cou, et regardai avec suspicion Clive qui se reculait de moi les yeux écarquillés. Lorsqu'il s'effondra, le poignard de chasse que Lexa venait de lui enfoncer à l'arrière du crâne se retira avec un bruit écœurant et son corps retomba mollement par terre.
Ma brune ne détourna pas le regard de sa victime et je vérifiai rapidement l'état de Lincoln, seulement blessé, avant de retourner vers elle. Je posai mes mains de chaque côtés de son visage et la forçai doucement à me regarder.
- Il allait te tuer, me murmura-t-elle d'une voix à peine audible. Je n'ai pas eu le choix.
Je l'attirai contre moi et la serrai, l'entraînant loin de notre assaillant. Je sentis ses mains s'accrocher à ma veste à la recherche de réconfort, de pardon ou de je ne sais quoi d'autre et je lui donnai tout ce que je pouvais lui offrir dans cette étreinte.
- J'ai tué un homme Clarke...
- Ca va aller. Tout va bien se passer. Je suis là...
Le bout de son nez se réfugia au creux de mon cou.
- Lincoln ? Est-ce que ça va ?
Mon ami se relevait difficilement, une grande tâche écarlate sur l'épaule. Je voyais la souffrance inscrite sur son visage et je savais aussi ce qu'il me restait à faire. Doucement, j'éloignai Lexa de ma poitrine.
- Il faut rejoindre les autres tout de suite.
Ma brune hocha la tête et je me baissai pour récupérer le pistolet de Dan avant d'aider Lincoln à marcher jusqu'au sous-sol. Lorsqu'ils nous virent arriver, le reste de la bande se précipita à notre rencontre et je captai la mine inquiète d'Octavia lorsqu'elle prit ma place à ses côtés.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda aussitôt Bellamy. On a entendu des coups de feu mais on pensait que c'était dehors.
- Des hommes nous ont attaqués. Sans doute les pillards qu'on voit traîner en ce moment. Ils voulaient des renseignements sur notre camps. Lincoln a été blessé dans la bagarre.
- Et les hommes ?
- Morts.
Raven se posta à ma droite.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On ne peut pas laisser Lincoln dans cet état, surtout pas avec les rôdeurs qui traînent autours de l'immeuble. Tout comme on ne peut pas laisser Jasper et Monty ici.
- Tu as raison. Toi et Lexa vous allez retourner à l'hôtel où ma mère pourra le soigner sans délai.
- Il en est hors de question, répliqua aussitôt Lexa avec colère. D'autres hommes pourraient venir ici après avoir entendu les coups de feu.
- Lincoln ne peut pas rester là. Il faut qu'il soit soigner le plus vite possible. Raven est la seule à pouvoir faire démarrer une voiture.
- Je ne pars pas.
D'un regard, j'indiquai à Bellamy de prendre la place de Lexa auprès de Lincoln et je m'éloignai de quelques pas pour avoir un peu d'intimité avec elle.
- Je ne partirais pas Clarke.
- Tu n'as pas le choix. Il faut que quelqu'un veille sur Lincoln et Raven ne peut pas y aller seule.
- Envois Bellamy. Ou Octavia. Tu vois bien comment elle s'inquiète.
- Ma mère doit vérifier tes blessures à toi aussi.
- Ce ne sont que des bleus et des éraflures.
- Lexa -
- Il est hors de question que je te quitte Clarke !
Je me figeai à ses mots, le cœur battant. Je n'avais pas envie qu'elle me quitte non plus mais la savoir éloignée d'une potentielle attaque était l'unique chose qui me motivait.
- Tu es forte, tu pourras prendre soins d'eux en cas d'attaque, dis-je sans avouer les véritables raisons. J'ai la radio. Je vais chercher un moyen de sortir Jasper de là et puis on vous rejoindra aussitôt.
- Et comment ? Si vous n'avez pas Raven vous n'avez pas de voitures. Et sans voitures...
- Je sais comment en démarrer une, intervint Monty en s'approchant. Je pourrais le faire.
Je remerciai le garçon d'un hochement de tête avant de reporter mon attention sur ma brune.
- S'il te plait Lexa, ne m'oblige pas à te supplier...
Je discernai dans ses yeux la bataille qui faisait rage en elle. Mais finalement, après quelques secondes, elle finit par acquiescer. Le souffle que je retenais sans en avoir confiance se libéra enfin et je lui accordai un sourire.
Il fallut presque dix minutes à Raven pour trouver un véhicule en état de marche et Bellamy, accompagnée de Octavia, m'aidèrent à transporter Lincoln jusqu'à l'arrière du pick-up. Le militaire souffrait, je le voyais à la pellicule de sueur sur son visage, à sa respiration erratique.
- Faites vite mais soyez prudents, dis-je à Raven avant de la prendre dans mes bras. Contactez-nous une fois arrivés. On vous rejoint au plus vite.
- Tu peux me faire confiance.
- Je sais.
Elle s'éloigna avec un sourire et grimpa à l'avant du véhicule. Lexa s'approcha de moi et ne me laissa pas le temps de dire quoi que ce soit que ses bras vinrent m'enlacer. Je lui rendis aussitôt son étreinte, les yeux fermés, profitant de ce simple instant de bien-être qu'elle m'apportait. Je savais qu'une fois au calme de l'hôtel elle repenserait à ses actions. Elle penserait à l'homme qu'elle venait de tuer pour me sauver la vie et je priais n'importe quel dieu de me permettre d'être à ses côtés à ce moment-là pour la soutenir.
- Sois prudente, lui soufflai-je à l'oreille, le cœur serré.
- Et toi, tu as intérêt à me revenir. Sinon je te jure que je viens ici pour te botter les fesses.
Sa remarque m'arracha un petit rire et je plongeai mon regard dans le sien pour les dernières secondes qui nous étaient accordées. Si jamais d'autres hommes grouillaient ici et que nous subissions une attaque, je voulais graver chaque trait de son visage, chaque nuance de ses yeux verts dans mon esprit pour les emporter avec moi.
Mon corps brûlait de me pencher et de m'emparer un ultime instant de ses lèvres, de lui murmurer à l'oreille que je l'aimais aussi, bien plus que personne en ce monde, mais je me contentai de venir l'embrasser sur la joue plus longtemps que de rigueur.
Un frisson, une respiration.
- Ce ne sont pas des au-revoir, me dit-elle fermement lorsque je me séparai. On va se retrouver.
- On va se retrouver, répétai-je.
- Lexa ! Il faut y aller !
Je pris sa main et l'accompagnai jusqu'à la portière du conducteur d'où je l'aidai à monter dans le véhicule. Je ne relâchai ses doigts qu'au dernier moment et ne la quittai pas des yeux. Même lorsqu'elle démarra, même lorsqu'elle s'éloigna avec un regard en ma direction dans le rétroviseur. Je gardai les yeux rivés sur les feux arrières, le cœur serré.
- On se reverra...
*Clexa*Clexa*Clexa*
- Toujours pas de nouvelles ?
Je répondis à Octavia d'un mouvement de tête négatif, la radio dans ma main.
- Ils doivent être en train de soigner Lincoln. Ils nous contacteront une fois que la situation sera calmée.
- Tu as sans doute raison.
Cela faisait un peu plus d'une heure maintenant que le pick-up avait quitté le sous-sol. Une heure que nous cherchions un moyen de sortir Jasper de sous cette voiture en redoutant une nouvelle attaque, qu'elle soit de rôdeurs ou d'autres hommes. Mais le bâtiment semblait vide de toute présence hormis la nôtre. Bellamy s'était proposé pour effectuer une ronde sans s'éloigner plus que de rigueur tandis que Monty veillait sur Jasper.
Prisonnière de mon secret sur l'état de santé du garçon, j'avais préféré m'isoler pour tenter de trouver une solution à cette équation vouée à l'échec. Je n'en trouvais aucune. J'avais beau retourné le problème dans tous les sens, le résultat était le même, Jasper n'y survivrait pas. Mais comment lui dire ? Comment le faire comprendre à Monty ?
Octavia s'assit à mes côtés, le fusil entre ses jambes, et fixa le mur que je contemplais depuis de longues minutes.
- Dis-moi la vérité Clarke, me demanda-t-elle. Pourquoi est-ce que vous vous êtes disputées avec Lexa ?
- Jasper est condamné, avouai-je en soupirant. J'ai parlé avec Abby, elle est du même avis que moi. Quoi qu'on fasse, il ne s'en sortira pas. Lexa souhaitait qu'on tente tout pour le prendre avec nous tandis que moi...
Elle comprit sans que je n'ai besoin de lui en dire plus.
- J'ai beau remué le problème, je ne trouve pas de solutions.
- C'est qu'il n'y en a aucune. On ne peut pas sauver tout le monde Clarke...
- C'est ce que j'ai dis à Lexa avant qu'on soit attaqué, fis-je avec un sourire sans joie. Mais comment tu veux que je lui dise ça ? Et comment je pourrais le dire à Monty ?
- Me dire quoi ?
Nous nous retournâmes d'un même mouvement et aperçûmes le garçon debout derrière nous, les sourcils froncés.
- Me dire quoi ?
- Tu veux que...commença Octavia mais je la coupai d'un geste.
- Non ça va aller. Retourne auprès de Jasper.
La jeune fille acquiesça avant de se relêver. Elle posa sa main sur l'épaule de Monty puis s'éloigna, nous laissant seuls.
- Alors ? Qu'est-ce que tu dois me dire ?
Je me positionnai en face de lui. Je lisais dans son regard qu'il connaissait déjà la réponse et pourtant il devait l'entendre de ma bouche, entendre que ses craintes seraient confirmées.
- On ne pourra pas sauver Jasper.
Certains diront que j'aurais pu être plus douce dans mon annonce mais il méritait la vérité. Et la vérité, comme mes paroles, était horrible. Je lui expliquai alors la conversation que j'avais eu avec ma mère, racontant comment je pouvais être aussi sûre de moi. À mesure que je parlais, son visage se décomposait, perdait de sa couleur. Il resta un long moment à seulement m'écouter jusqu'à ce que finalement je n'ai plus rien à dire. Alors ce fut le silence qui me remplaça.
Il souffrait, tout son être le criait, mais il n'était pas surpris. Monty n'était pas un imbécile, seulement un rêveur qui avait tenté depuis des semaines de s'accrocher à un cauchemar qu'il essayait de transformer en songe. Pourtant, il me jeta un regard sévère, les sourcils froncés.
- Je ne l'abandonnerais, me dit-il froidement. Vous n'avez qu'à rentrer, je m'occuperai de lui tout seul.
- Il n'en a plus pour très longtemps et nous ne pouvons pas perdre plus de jours. Rentre avec nous Monty, tu ne peux plus rien pour lui.
- Je resterai à ses côtés. Cette conversation est finie Clarke. Je te remercie pour ton aide.
Une brusque colère s'empara de moi et j'attrapai son bras pour le forcer à me faire face, nos visages à quelques centimètres l'un de l'autre.
- On est venue ici pour vous. On a pris des risques pour vous ! Lincoln, Lexa et moi on a faillit se faire tuer en venant jusqu'ici !
- J'en suis conscient et je le regrette sincèrement. Mais tant qu'il sera en vie, je ne partirai pas. Tu n'as qu'à imaginer que c'est Lexa qui est coincée sous cette voiture. Maintenant dis-moi Clarke, est-ce que tu l'abandonnerais ? Ou est-ce que tu resterais jusqu'à son dernier souffle ?
Je le relâchai et il en profita pour s'éloigner.
Il avait raison, je le savais. Si Lexa était à la place de Jasper, je serais restée envers et contre tout. Je ne pourrais pas faire changer Monty d'avis et maintenant une seule question méritait mon attention.
Devais-je attendre la fin de Jasper ou les abandonnés à leur sort ?
- Je suis trop jeune pour ces conneries, soufflai-je pour moi-même.
Je décidai de remettre ce choix à plus tard et rejoins le petit groupe qui s'était formé autour de Jasper. Du coin de l'oeil, j'aperçus la mine inquiète d'Octavia, puis Bellamy qui continuait de patrouiller au loin. Les lampes que nous avions pris soins d'allumer projetaient nos ombres sur le sol, image déformée mais ô combien plus paisible. Pendant un instant j'écoutai vaguement les discussions jusqu'à ce que la voix de Jasper m'interpelle.
- Monty, tu te rappelles cette fois où on a fumé beaucoup trop d'herbe en une soirée ?
- Une soirée géniale mais en même temps horrible, ria le garçon. J'ai cru que ton père allait nous écarteler lorsqu'il est entré dans la chambre. Je ne me souviens pas avoir eu aussi peur de toute ma vie. Enfin...avant tout ça.
- Il était furieux. Il nous a empêché de nous voir pendant un mois.
La discussion arracha des sourires et des rires. On aurait presque pu croire à une joyeuse soirée entre amis si l'un d'eux n'était pas le prisonnier d'un monstre de fer et que les autres ne tenaient pas une arme au creux de la main.
- Je me souviens que j'ai jamais été aussi mal, poursuivit Jasper. Un mauvais bad-trip qu'ils appellent ça. J'avais l'impression que j'allais crever d'une minute à l'autre mais il faut croire que c'était pas pour tout de suite.
- Oui, on a eut de la chance.
- Sauf que j'ai l'impression d'en faire un à nouveau...
Un silence de mort suivit son aveu. Monty détourna le regard et finit par se lever, trouvant comme excuse d'aller aider Bellamy pour son tour de garde.
- Je vais veiller sur lui, ajouta aussitôt Octavia en suivant ses pas.
Je me sentais mal à l'aise de me retrouver seule en présence de Jasper avec tout ce que je savais mais je me forçai à lui sourire naturellement, avalant une gorgée d'eau.
- Il tient à toi, finis-je par dire, les yeux rivés sur Monty.
- Dis-moi la vérité Clarke. Je ne vais pas m'en sortir, c'est ça ?
Mon cœur loupa un battement. Je ne m'attendais pas à une telle question de sa part mais il me fixait sans sourciller. Il n'était pas en colère, ni même triste ou résignée. Il attendait simplement que je lui délivre la vérité.
- Je suis désolée Jasper...
- Ce n'est pas toi qui m'a coincé sous cette voiture. Et d'une certaine manière, je le savais. Au début j'arrivais encore à bouger mes orteils, maintenant je ne ressens plus rien. Je n'ai pas fais beaucoup d'études mais je ne suis pas complêtement idiot.
- Tu n'as pas peur ?
Ma question lui fit baisser les yeux.
- Si. J'ai peur de mourir. J'ai peur qu'il n'y ait rien après et que ma vie ne se soit résumée qu'à faire des conneries. Si j'avais su, j'aurais peut-être fais les choses autrement. Ou peut-être pas. J'ai peur de partir et de laisser Monty tout seul.
- Il ne partira pas. Il restera avec toi jusqu'au bout.
- Je sais...C'est bien ça qui m'inquiète.
Je lui jetai un regard surprit.
- Il est resté piégé avec moi pendant trop longtemps. Et comme vous avez dis tout à l'heure, il y a peut-être des rôdeurs ou des hommes qui vont venir ici. Je voudrais qu'il soit partie quand ça arrivera sauf qu'il ne le fera pas tant que je serais...encore en vie.
- Mais alors comment...
Ma voix mourut dans ma gorge lorsqu'il releva les yeux vers moi. Un frisson d'horreur me parcourut l'échine tandis que mon cerveau prenait peu à peu conscience de la demande implicite que Jasper venait de me lancer.
- Jasper non... Je ne peux pas faire ça.
- Je ne veux pas qu'il s'en occupe. Je ne veux pas que la dernière image qu'il garde de moi soit comme ça. Je sais que...Je sais que je te demande quelque chose d'horrible mais...je t'en prie Clarke.
C'était un garçon brisé. Il n'avait plus d'espoir, plus de rêves, plus d'attentes. Tout ce qu'il désirait aujourd'hui était d'épargner son meilleur ami. Et qui étais-je pour le lui refuser ?
- Il suffit de lever la voiture de quelques centimètres seulement et ce sera terminé.
- Je -
- Il y a un sûrement un cric dans une de ses voitures. Il ne me libéra jamais de cette foutue caisse mais au moins assez pour que...
Il ne termina pas sa phrase.
Comme en pilotage automatique, je me levai pour fouiller dans plusieurs coffres avant de trouver ce que je cherchais et de revenir aussitôt vers Jasper, dont les traits semblaient de plus en plus tirés. Je coinçai le cric sous la tôle de la voiture avant de me retourner une nouvelle fois dans sa direction.
- Il y a sûrement un autre moyen...
- Il n'y en a pas.
Cette fois, ces yeux exprimaient clairement la peur et je sentis le peu de courage que j'avais me quitter. Tuer pour se défendre était une chose, mais arracher la vie d'un innocent en était une autre. Je n'étais pas certaine de pouvoir y arriver. Pourtant il le fallait.
- Laisse-lui au moins te dire au revoir.
- C'est mieux comme ça Clarke. Je t'assure.
- Il s'en voudra.
- Il comprendra.
J'avais beau tenté d'éviter l'inévitable, Jasper semblait décidé. Je me doutais que ce ne devait pas être la première fois qu'il y pensait. Pas pour m'avoir indiqué comment faire aussi vite. Il fallait seulement qu'il trouve le courage d'accepter son destin.
Tremblante, je posai les doigts sur la manivelle du cric. Je tentai de ne pas réfléchir.
- Clarke ?
Je relevai la tête vers lui.
- Est-ce que je vais avoir mal ?
- … Non Jasper. Tu n'auras pas mal. Tu vas avoir l'impression de t'endormir. Ton corps va essayé de lutter mais... Ce ne sera pas douloureux.
J'actionnai une première fois le cric. Puis une seconde. Une troisième.
Bientôt je perdis le compte, la voiture se levant doucement, millimètres par millimètres.
- Clarke... ?
- Oui Jasper ? Répondis-je la gorge serrée, tentant de retenir les sanglots.
- Tu pourras lui expliquer ? Qu'il comprenne pourquoi j'ai fais ça ?
- Je lui dirais...
La voiture remontait lentement tandis que le garçon commençait à papilloner des paupières, manifestement en train de se battre avec le sommeil qui menaçait de l'emporter à tout jamais.
- Clarke... ?
- Oui Jasper ?
- … Merci...
Les larmes roulèrent sur mes joues.
*Clexa*Clexa*Clexa*
Personne ne prononçait un mot à l'intérieur de la voiture. Le moteur ronronnait tranquillement et la radio ne diffusait plus que les mêmes messages d'urgence, en boucles, inlassablement. Bellamy conduisait, le regard rivé sur la route, tandis qu'Octavia se tenait à l'arrière avec Monty. Celui-ci ne disait plus rien depuis que nous avions quitté le souterrain. La culpabilité me rongeait et bien que le garçon ne m'en veuille pas, je pouvais endosser ce rôle toute seule. C'était moi pourtant qui ais soutenu à Lexa que nous ne pourrions sauver Jasper mais à présent que je l'avais fais, que je lui avais ôté la vie, je ne pouvais m'empêcher de penser que j'aurais dû trouver un autre moyen. J'aurais dû persévérer.
L'arme de ce Dan reposait dans mes mains. Il restait malgré tout un très bel ouvrage et je parvenais à lire les initiales D.E gravées finement sur la crosse. Il me tardait d'arriver à l'hôtel et de rejoindre le calme de ma chambre. Même pour un bref instant, j'avais cruellement besoin de repos. Les autres étaient déjà sûrement prêt à partir et nous quitterions notre refuge le plus vite possible pour rejoindre les zones vertes.
- Nous aurons besoin des deux voitures pour transporter tout le groupe, m'avertit Bellamy pour briser le silence. Si on a de la chance, ils auront réduit le nombre de militaire aux barrages et on pourra passer sans problème.
- Et si ce n'est pas le cas ? Demanda Octavia.
- Il faudra qu'on trouver un moyen de traverser quand même. On ne peut pas rester ici, c'est du suicide. On a besoin de trouver un endroit sûr, de rejoindre la civilisation en attendant que cette crise passe. Peut-être rejoindre Las Vegas, j'ai entendu qu'ils avaient établis un camps là-bas. Si on sort de la ville sans problème, on pourrait le rejoindre en une journée. Deux selon l'état de Lincoln.
- Bell, tu crois qu'on retrouvera les parents là-bas ?
Les doigts du garçon se crispèrent sur le volant. Avec tout ce qui s'était passé, j'avais presque oublié que les parents de Harper et ceux des Blake étaient toujours portés disparus. Je pensais également au petit frère de Lincoln, qu'on espérait trouver dans le camps de Las Vegas, ainsi que la famille de Lexa. Quelles chances avions-nous pour tous les retrouver au même endroit ?
Et Amanda ? Avait-elle réussi à quitter la ville et à s'abriter quelque part ? Était-elle sauve, en sécurité ?
Mon regard se porta au loin. Le temps où je sortais avec elle et qui me paraissait si compliqué me semblait aujourd'hui simple et très lointain. Nous n'étions pas si mal ensemble finalement. Notre histoire n'aurait pas duré éternellement, c'était certain, mais elle m'avait tout de même apporté bonheur et réconfort tandis que mon cœur se brisait à chaque fois que je voyais Matt et Lexa ensemble.
Et mon ami... Je l'avais trahie en embrassant sa petite-amie. Je n'avais plus aucune nouvelle, sans doute était-il mort lui aussi, comme tant d'autres dans cette ville. Mon cœur se serra à cette idée. Ma vie passée semblait tellement lointaine.
- On arrive.
Bellamy gara la voiture près de l'hôtel et nous prîmes le temps de regarder que la voix était libre avant de sortir. Armes en mains, sacs sur le dos, nous avançâmes en direction de la porte. Pourtant, je ne tardai pas à me figer, une main en l'air pour indiquer aux autres de faire pareil.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Me demanda Octavia en chuchotant.
- La porte est entrouverte.
Aux aguets, nous entrâmes avec précaution dans le bâtiment. À l'intérieur il n'y avait aucun bruit. Pas de discussions, pas de radios allumées. Le silence totale.
La nervosité s'empara de moi mais je resserrai ma prise sur la crosse de mon arme et continuai d'avancer, talonnée par les autres. J'indiquai à Bellamy d'inspecter quelques pièces autour de nous puis m'engageait en direction des chambres. Je pris aussitôt la direction de la chambre de Lexa et poussai la porte de la pointe de mon arme, prête à faire feu. La radio reposait toujours sur la table mais à cet instant, seul la forme avachie dessus m'intéressait. Je me précipitai aussitôt, le cœur serré, le souffle court.
Tremblante, je m'approchai et retins un cri d'horreur lorsque je découvris le cadavre de Harper, un couteau planté en plein milieu du front. Ses yeux ouverts fixaient le néant et je me détournai de cette vision. J'aperçus à peine Octavia pénétrer dans la pièce et je n'eus que le temps de bondir dans sa direction et de plaquer ma main sur sa bouche pour l'empêcher de hurler Son regard fut rapidement noyé par les larmes lorsqu'elle découvrit le corps de sa meilleure amie que la mort figeait à présent pour toujours. Je sentais chacun de ses tremblements accentués par ses sanglots mais je ne pouvais la laisser aller à son chagrin. Je lui laissai un instant et l'attirai contre moi.
- Harper...Comment... ?
- Il faut qu'on trouve les autres, chuchotai-je à son oreille.
- Qui a bien pu faire ça ?
- C'est ce qu'on va découvrir O. Je te le promet.
La jeune fille hocha la tête et se détourna de la vision de Harper. Nous savions à présent pourquoi nous n'avions pas eu de nouvelles.
Une peur irrationnelle se distilla dans mes veines quand je pris conscience que Lexa pouvait avoir subit le même sort. Il fallait que je la retrouve !
Je sortis de la chambre et me dirigeai sans hésiter vers l'arrière de l'hôtel, là où nous avions l'habitude de nous rassembler. J'allais franchir le seuil de la pièce lorsque la pointe d'un canon se posa sur ma nuque.
- Lève tes mains lentement.
Je déglutis difficilement mais exécutai l'ordre du type. Je fus délestée de mes armes et une simple pression me fit avancer. Je découvris un petit groupe d'hommes armées, chacun tenant en joue les membres de mon groupe acculés dans un coin. Le visage de Abby s'illumina aussitôt et je lui souris pour lui faire comprendre que j'allais bien. Je cherchai rapidement le visage de ma Lexa mais la réalité s'imposa à moi. Elle n'en faisait pas partie. Tous les autres étaient là, même Raven et Lincoln avec son bras en écharpe. Mais pas elle.
La peur me figea sur place. Mon cœur battait à mille à l'heure dans ma poitrine.
- Alors comme ça, c'est toi Clarke ? Me demanda une voix.
Je tournai les yeux vers l'homme qui venait d'entrer dans la pièce et je faillis défaillir. L'inconnu tenait Lexa bien serré contre lui, une arme posée sous son menton. Sa joue était rougie et sa lèvre ensanglantée ne laissait aucune place à l'imagination. Ces hommes l'avaient frappés et maintenant la menaçait. La colère s'ajouta à la terreur de la voir en une telle position et je jetai un regard haineux à celui qui venait de prendre la parole. Lui se contenta de s'asseoir, entraînant Lexa dans son sillage , avant de pousser une chaise du bout du pieds dans ma direction.
- Je m'appelle Emerson, se présenta-t-il poliment. Je t'en prie assieds-toi. Nous avons...beaucoup de choses à nous dire.
Pas taper ! Pas taper ! Vous savez que je vous aime ! :p
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XoXoo
